Archives du 24 mars 2013

Risques de la dépigmentation volontaire

En 2010, 40% des produits de dépigmentation étaient non conformes à la législation et dangereux pour la santé.
La dépigmentation de la peau est née dans les années 60 aux États Unis dans la communauté noire.
En effet, les ouvriers travaillant dans le milieu du textile (fabrication de jeans) et du caoutchouc ont noté le pouvoir blanchissant d’un produit utilisé pour délaver les jeans, ce produit servant d’anti oxydant sur le caoutchouc.
Comme ils travaillaient sans gants, ils ont pu voir l’effet de ce produit toxique sur leur peau.
Ensuite, ce produit fut utilisé pour se blanchir la peau par la communauté noire américaine puis se répandit sur le continent africain.
La dépigmentation pratiquée dans la population à peau noire est un immense fléau sur le plan santé et social.
Il est connu en Afrique sous différents noms :
Xessal au Sénégal, Bojo au Bénin, Tchoko au Congo, Bleaching aux USA, etc….

Les composés les plus régulièrement utilisés sont les corticoïdes locaux, des savons à base de sels de mercure et des crèmes contenant de l’hydroquinone.

Les effets secondaires de ces produits dépigmentants sont essentiellement cutanés :

Pigmentation non homogène du dos des mains avec zones très foncées aux articulations, pigmentation très irrégulière du visage avec une hyperpigmentation péri-orbitaire ou bien une dépigmentation en forme de confettis sur le corps.
Une acné, une atrophie cutanée, des télengiectasies (vaisseaux éclatés), une poïkilodermie (aspect bigarré de la peau), des vergetures très larges.
Une ochronose exogène : l’ochronose est une pigmentation « bleu-noir » de la peau.
L’ochronose exogène est un effet secondaire connu de l’utilisation de l’hydroquinone. À cause de cela (parmi des nombreux autres effets toxiques) son utilisation est interdite en Europe sauf par une ordonnance médicale dans des cas bien particuliers.

Parmi ces signes on reconnaît les complications dûes à l’usage des dermocorticoïdes :
infections, acné, vergetures, atrophie, troubles de la pigmentation, une hypertrichose (pousse de poils), etc…
Ces effets nocifs cutanés sont extrêmement fréquents.
Les complications systémiques, c’est à dire générales, ne sont pas exclues :
diabète, hypertension artérielle, problèmes rénaux graves et neurologiques.
Quatre cas de cancers de la peau ont d’ores et déjà été signalés.
Les risques pour l’enfant sont aussi importants en cas d’utilisation par une femme enceinte ou qui allaite.
Certes cette pratique existe depuis de nombreuses années mais elle s’accroît et touchent aussi bien les femmes que les toutes jeunes filles.
Le problème est que ce marché est certes illicite mais il est en constante croissance et l’enjeu financier fait que malheureusement il n’est pas prêt de disparaître.
De plus, si les phénomènes sont très fréquents, les déclarations à l’AFSSAPS sont absolument rares car les femmes se cachent pour utiliser ces produits prohibés.

AFSSAPS : agence française de sécurité sanitaire des produits de santé

Le Dr DENJEAN réfute, avec la plus grande vigueur, l’utilisation de tous les produits de dépigmentation illicites.

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