Archives du 8 mai 2013

Le stress détecté par les cheveux

Étymologiquement, le mot « stress » provient du latin « stringere » : mettre en tension.
En Anglais, il signifie  » contrainte « .

Le mot stress englobe différentes réactions de l’organisme, biologiques et psychologiques, face à une situation nouvelle quelle qu’elle soit, dangereuse ou pas.
Chaque personne réagira différemment face à un évènement qu’il jugera traumatisant.

Le stress peut atteindre toute personne, épisodiquement ou chez certains fréquemment, devenant un véritable handicap dans la vie quotidienne.

Le stress déclenche dans le corps une réaction d’adaptation de l’organisme face à ce qu’il ressent comme une agression ou une perturbation.

Lorsque cet état dure trop longtemps ou se renouvelle trop souvent, il va entraîner des symptômes psychiques ou physiques et pourra conduire à un épuisement total.

Le stress peut même déclencher de nombreuses pathologies : par exemple les maladies cardio-vasculaires, l’eczéma, la migraine, une dépression, etc….
Le stress entraîne un complet déséquilibre du système nerveux : le stress excite le système nerveux hypotalamo hypophysaire et surrénalien ce qui provoque une hyper sécrétion de cortisol, hormone du stress.
Le système sympathique répond en provoquant une libération d’adrénaline responsable, entre autre, d’une augmentation de la fréquence cardiaque.

Dans la nature un léger stress permet une réaction rapide face à une situation inattendue mais si cela se répète ou si c’est trop intense, le résultat sera inverse et aura même un effet paralysant et permettra même à des maladies de se développer.

Récemment, des chercheurs de l’Institut médical Erasmus de Rotterdam ont dirigé une étude qui pourrait permettre d’avoir recours à un nouvel outil de détection et d’évaluation du stress.

Les niveaux de cortisol, hormone du stress, peuvent actuellement être mesurés par un dosage sanguin mais il ne donne qu’une évaluation instantanée du stress ressenti. Il faudrait donc faire ce dosage immédiatement.

L’équipe du Dr Laura Manenschijn a découvert une nouvelle approche qui permet de suivre les variations des niveaux de cortisol sur plusieurs mois : l’analyse des cheveux.

L’étude a été réalisée sur des échantillons de 3 cm de long de cheveux prélevés sur 283 participants, âgés de 65 à 85 ans.
Des mesures très précises des taux de cortisol ont été pratiquées sur une période de trois mois.

« Nos cheveux contiennent des informations précieuses sur nos niveaux de stress. Or des niveaux élevés de cortisol peuvent, à long terme, entraîner, chez les personnes âgées, une augmentation du risque de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral (AVC) » explique le Dr Manenschijn.

Les résultats de son étude ont été publiés dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism et confirment donc que les personnes ayant des niveaux élevés de cortisol ont un risque bien plus élevé de maladie coronarienne, d’AVC, d’artériopathie ou de diabète.
Même le stress peut déclencher de graves crises chez un asthmatique,

Et n’oublions pas que le stress aggrave de très nombreuses maladies de peau : eczéma, psoriasis, vitiligo, acné, etc …

Docteur DENJEAN qui tente de rester zen en toutes occasions….

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La pollution épaissit la paroi artérielle

Il faut rappeler que les maladies cardiovasculaires peuvent être mortelles et sont actuellement la deuxième cause de mortalité après le cancer.

De nombreux facteurs favorisent leur apparition, comme le tabac, l’alcool, le manque d’activité physique mais aussi la pollution de l’air.

Une équipe américaine de l’université du Michigan a étudié l’effet de la pollution sur la circulation sanguine et plus particulièrement sur la paroi artérielle de la carotide, artère qui vascularise la tête, le cerveau et le cou.

L’étude a été faite sur plus de 5.000 Américains âgés de 45 à 84 ans, appartenant à différentes communautés et habitant dans six métropoles différentes.
Ils ont examiné la paroi de la carotide par échographie pendant trois ans.

Rappelons que l’épaisseur de la paroi de la carotide est un excellent indicateur de l’athérosclérose générale d’un individu et donc du pronostic de sa santé cardio vasculaire.

Cette étude démontre un net épaississement de la paroi l’artère carotide en fonction de la concentration de l’air en particules fines.

Une concentration élevée en particules de moins de 2,5 microns provoque un épaississement notable de la couche interne de l’artère carotide.

A l’opposé, la diminution de particules fines dans l’air entraîne un ralentissement de cet épaississement.

Sara Adar, directrice de cette étude déclare « un résident d’une zone polluée aurait en moyenne 2 % de chances de plus que les autres de faire un arrêt cardiaque »

Malheureusement, dans notre vie de tous les jours, il est presque impossible de contrôler l’état de pollution dans notre environnement.

Par contre, essayons au maximum de lutter en ayant une vie saine et une alimentation saine et équilibrée pour limiter les risques d’accident cardiaque.
Ainsi nous préserverons notre cœur, notre cerveau et ….un joli teint …

Docteur DENJEAN qui malheureusement habite et travaille dans un arrondissement de Paris particulièrement pollué..

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