Archives Mensuelles: juillet 2013

Sauter le petit-déjeuner est mauvais pour le cœur

Il est bien connu pour bien démarrer la journée, il faut prendre un petit déjeuner conséquent pour y puiser les forces nécessaires.
Ce devrait être le repas le plus important de la journée.

Déjà, de précédentes études avaient démontré que s’alimenter au réveil diminuait les risques d’obésité, de diabète, d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie, autant de facteurs impliqués dans l’apparition des maladies cardio-vasculaires.

Et pourtant, bon nombre de personnes débutent la journée sans prendre de petit-déjeuner mais savent ils qu’ainsi ils vont augmenter le risque de crise cardiaque de près d’un tiers.

Des chercheurs américains ont en effet découvert, lors d’une étude sur 26 902 hommes, âgés de 45 à 82 ans, publiée dans la revue Circulation, que le risque de développer une maladie coronarienne augmentait également.
Reste à savoir si cette observation est valable chez les femmes !
Celles ci ont en effet été exclues de l’étude mais seront l’objet de recherches ultérieures.

Ces chercheurs américains ont recueilli et analysé des données concernant les habitudes alimentaires des hommes et leur habitudes, sur une période de 16 ans, entre 1992 et 2008.
Ces hommes ont été interrogés sur leurs habitudes comme le temps passé devant la télévision, leur degré d’activité physique, la durée du sommeil, la quantité et qualité du régime alimentaire, l’éventuelle consommation d’alcool, l’IMC, et bien sûr, s’ils prenaient un petit déjeuner au réveil.
13 % d’entre eux ne prenaient pas de petits déjeuners.

Durant ce délai, 1.527 hommes ont eu des problèmes cardiaques.
Bien entendu, après correction des critères directement impliqués dans l’origine des maladies Cardio-vasculaires (tabac, célibat, alcool, manque d’activité physique, régime alimentaire, etc.), Leah Cahill et ses collègues de la Harvard School of Public Health (Boston, États-Unis) en sont venus à la conclusion que les hommes sautant le premier repas de la journée présentaient un risque de maladies cardio-vasculaires augmenté de 27% par rapport à ceux qui s’alimentaient le matin.

Les chercheurs estiment donc que cette étude confirme, encore une fois, que le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée.
« Sauter le petit-déjeuner peut favoriser un ou plusieurs facteurs de risques, tels que l’obésité, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et le diabète, qui peuvent tous être une cause de crise cardiaque », a déclaré l’auteur de l’étude, Leah Cahill.
Elle a donc conclu en recommandant de ne pas sauter le petit-déjeuner.
Cependant, il y à plus grave : ceux qui se lèvent la nuit pour manger.
Bien que dans cette étude il y ait eu peu d’hommes ayant cette habitude, elle montre que ceux ci présentent un risque majeur. Ces collations nocturnes augmenterait de 55% le risque de développer une maladie coronarienne chez les hommes.

Quelle explication ces chercheurs donnent ils ?

L’une des hypothèses défendues est « que sauter un repas » implique de manger davantage aux autres. Cette ingestion excessive de calories dans un délai restreint augmenterait les pics de glycémie et aurait donc un impact grave sur les vaisseaux sanguins et plus particulièrement coronariens.

Alors, même s’il faut se lever plus tôt, ne sautez pas ce premier repas de la journée, c’est simple et surtout « protéger son cœur est indispensable ».
Ne dit on pas « qui veut aller loin ménage sa monture »….

Docteur DENJEAN qui ne peut pas commencer sa journée sans un bon petit déjeuner …

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Tatouages éphémères sur les plages : danger!

C’est l’été, il fait beau et nous voilà en tenue légère et avides de mettre notre corps en valeur.
Alors certains qui voulant pas prendre le risque de faire sur leur peau un tatouage définitif se laissent tenter par un un tatouage éphémère à base de henné.
C’est passager donc tentant!
Ces tatouages sont proposés aux vacanciers sur les plages, dans les centres de vacances ou sur les marchés.
Au départ, ces tatouages à base de henné de couleur brun orangé ne présentaient pas de risques dermatologiques, en revanche les tatouages temporaires à base de henné noir sont à l’origine de cas d’allergies cutanées parfois graves, prévient l’Afssaps dans un communiqué en juillet 2013.
Ces tatouages noirs sont proposés et préférés car la couleur noire est plus intense et surtout dure plus longtemps.

La couleur noire est obtenue par l’ajout illégal de la paraphénylènediamine (PPD) dans le henné.
La PPD est une substance certes autorisée dans les produits cosmétiques mais uniquement dans les teintures capillaires et seulement à une concentration ne pouvant excéder 6 %.
Je rappelle que La PPD est utilisée pour colorer les textiles.

Les dermatologues et allergologues signalent chaque année à l’ANSM des cas d’eczémas allergiques de contact qui surviennent quelques jours voire plusieurs semaines après la réalisation de ces tatouages.
Ils peuvent se limiter à la zone tatouée ou déborder largement autour de la zone et même s’étendre sur tout le corps.
Dans certains cas, ces réactions allergiques peuvent même être violentes et nécessiter une hospitalisation.
Elles peuvent également conduire à une poly sensibilisation irréversible, notamment à des substances comme le caoutchouc, à des colorants vestimentaires et à des teintures capillaires.

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a mis en ligne sur son site Internet une fiche spécialisée de déclaration d’effets indésirables consécutifs à la réalisation d’un tatouage.
Cette fiche peut être remplie par des professionnels de santé , par le tatoueur ou la personne tatouée elle-même.

L’agence de sécurité sanitaire insiste sur le caractère définitif de ces réactions allergiques graves et déconseille donc purement et simplement la réalisation de tatouage noir temporaire au henné. « Si le tatoueur vous propose un ‘test’ sur la peau, sachez que cela ne garantit pas votre sécurité » ajoute l’Afssaps sur son site.

Ceci pour 2 raisons: la réaction allergique peut être retardée mais aussi même un test peut être à l’origine d’une importante réaction allergique secondaire lors de la réintroduction de l’allergène ( à l’occasion d’une teinture par exemple)

Alors ne cédez pas à la tentation et si malgré tout vous avez craqué pour un joli dessin sur votre peau et que vous avez développé une allergie, signalez le toujours à votre dermatologue ou à votre médecin traitant.

Docteur DENJEAN qui trouve qu’il y a déjà assez d’allergènes dans la vie courante pour ne pas en rajouter!

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Bien se laver les mains et éliminer les germes ? Élémentaire

Le mot germe est un terme qui désigne divers types de micro organismes.

Les bactéries et les virus sont deux types différents de germes présents presque partout dans notre environnement.

Il est prouvé que  80 pour cent des maladies infectieuses courantes, comme le rhume, la grippe, la gastro-entérite se transmettent par l’intermédiaire des mains. Ainsi, lorsque vous posez vos mains sur un objet contaminé tel une poignée de porte, une rampe, des pièces de monnaie sur lesquelles une bactérie ou un virus  a été déposé vous risquez de vous contaminer.

L’université de Manchester a mené une étude sur les téléphones mobiles et les écrans tactiles et le nombre bactéries que l’on y trouve. Le résultat est édifiant : Verdict : Plus de 500 fois plus de bactéries et microbes sur les écrans tactiles que sur un siège de toilette !

On retrouve des bactéries type Echerichia Coli (un bacille venant de la flore intestinale), des salmonelles, de streptocoques, de staphylocoques dorés…

Par contre, vous pouvez facilement lutter contre ces germes en vous lavant les mains fréquemment et correctement et éviter ainsi de propager certaines maladies infectieuses.

Des chercheurs à l’Université du Michigan ont fait une étude sur la façon dont les gens se lavent les mains après avoir été aux toilettes.

Sur 3 749 personnes sortant des toilettes, 66.9% se sont lavés les mains avec du savon, 23% ont seulement rincé les mains à l’eau sans savon et 10.3% n’ont pas lavé leurs mains du tout.

De plus, seulement 5.3% des personnes passent 15 secondes ou plus à se laver leurs mains, ce qui est la  durée minimum pour tuer les bactéries.

Alors, pour éviter la propagation des bactéries quelques conseils d’hygiène de base :

Enlevez de préférence les  bagues (mais ne les oubliez pas !) et passez  vos mains sous l’eau chaude courante.

Prenez un peu de savon liquide dans la main. Les savons en pain ne sont pas spécialement conseillés car pas aussi hygiéniques que les savons liquides parce qu’ils restent humides et peuvent garder les germes.

Lavez-vous les mains pendant 20 secondes en faisant bien  mousser et en frottant bien le dessus et le dessous des mains sans oublier les ongles pour décoller toutes les particules contaminantes.

Bien entendu, rincez-vous bien les mains sous l’eau courante pendant un minimum de 10 secondes pour tout éliminer.

Ensuite l’idéal est de se sécher avec un papier essuie-tout.

Si vous utilisez des serviettes, changez les tous les jours et l’idéal est que chacun ait sa propre serviette à mains.

Ce rituel doit être fait plusieurs fois par jour : avant un repas, avant de préparer le repas, après être allé aux toilettes (sinon propagation des germes assurée), bien entendu lors de tout geste type mouchage mais aussi  toux, éternuement (dans ce cas éviter de le faire dans vos mains mais dans un kleenex par exemple).

Lorsque vous rendez visite à une personne souffrante, lavez-vous bien les mains pour ne pas lui apporter les microbes de l’extérieur et en sortant pour ne pas propager des germes à votre entourage.

Lorsque vous utilisez une crème cosmétique, faîtes le toujours avec des mains propres pour ne pas contaminer le pot de crème et pour ne pas propager les éventuels germes de vos mains vers votre visage

Lorsque vous n’êtes pas à la maison et que vous ne pouvez pas vous laver les mains, vous pouvez utiliser un  gel hydro alcoolique.

Ces gels sont antiseptiques et neutralisent la plupart des germes.

Enfin, n’oubliez pas de former vos enfants au lavage méticuleux de leurs mains et pour qu’ils ne bâclent pas ce geste dîtes leur de chanter une comptine en même temps.

Nettoyer vos bureaux et tous les objets posés dessus sont pour garder un environnement sain. 

N’oubliez pas de nettoyer régulièrement votre téléphone, votre ordinateur, télécommandes etc., en fait tout ce que les mains touchent régulièrement. Certaines bactéries peuvent survivre longtemps.. Pour ces objets, un coton imprégné d’alcool sera parfait.

 Docteur DENJEAN qui ne sort jamais sans sa petite bouteille de désinfectant dans son sac….

 

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Merci pour votre fidélité

Bonjour et merci pour votre fidélité et j’en suis fière.

Merci pour tout, de suivre mon blog et d’y laisser quelques commentaires les plus dignes d’intérêt. Vous ne pouvez savoir combien j’en suis ravie et flattée.

Je tiens à dire merci à tous mes adeptes, j’apprécie toutes les questions que vous avez suscitées sur mes posts. Je pense et je vais m’efforcer de raccourcir le délai de parution même pendant les weeks ends. Si vous avez des suggestions, je serais très heureuse d’y répondre par un article.

Cependant ne m’en veuillez pas si je ne suis pas toujours régulière mais certaines semaines étant bien chargées je n’arrive pas toujours à poster.

Les articles sur les effets sur la peau sont particulièrement infinis et suscitent une priorité de parution mais je peux publier selon votre forte sollicitation.

je traite aussi des sujets parfois éloignés de la dermatologie mais le corps est un tout et la peau est le parfait reflet de notre état général et je tiens à vous faire partager les nouveautés dans le domaine médical.

Je sais que vous pouvez relayer mon blog auprès de vos proches ou de votre entourage. Plus mon blog est sollicité, plus cela motive mon audience et à la rédaction de nouveaux sujets.

Encore merci pour votre soutien et participation. Je sais que je suis déjà lue sur les cinq continents mais chaque nouvel abonné est toujours le bienvenu.

Dans quelques temps je vais plus particulièrement aborder la Dermatologie esthétique.

Merci encore et bonnes vacances à toutes et tous.

Je serai toujours numérique au mois d’août, c’est aussi passionnant de rester connectée

Docteur DENJEAN qui aime toujours autant la dermatologie et la dermatologie esthétique

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L’efficacité des canneberges ( cranberry) dans les infections urinaires

Une infection urinaire se définit par la présence de bactéries dans l’urine. Les symptômes les plus courants sont une miction difficile ou douloureuse, fréquentes, l’urine est trouble avec du sang dans l’urine parfois.. Bien qu’elles puissent se produire chez l’homme, les infections urinaires sont 50 fois plus fréquentes chez la femme.

En France, près de deux millions de femmes sont chaque année atteintes d’infections urinaires récidivantes.
Le traitement de référence est la prise d’antibiotiques, qui certes diminue l’infection et le taux de récidive mais les phénomènes de résistance des bactéries aux antibiotiques sont de plus en plus fréquent.
Aux Etats-Unis, le jus de fruits de cranberry est consommé depuis plusieurs décennies comme remède traditionnel de ces infections urinaires et fait partie de la cuisine : la dinde aux canneberges est un plat traditionnel américain servi à l’occasion de l’Action de grâce (Thanksgiving).

La canneberge, également appelée cranberry, est une plante de la famille des airelles qui pousse essentiellement dans les tourbières et les montagnes d’Amérique du Nord. Riches en vitamine C, ses fruits entrent dans la préparation de jus de fruits et de plats cuisinés.

La canneberge ou « grande airelle rouge » ainsi dénommée en France, est appelée cranberry chez les anglo-saxons. C’est une baie rouge amère et acidulée à la fois, bien connue aux Etats-Unis depuis des lustres.
Les jus donnent des boissons désaltérantes, mais sont surtout bien connues pour leurs vertus santé.
Depuis des dizaines d’années, la canneberge à été utilisée pour la prévention des infections urinaires mais aucune preuve scientifique venait étayer ceci.

Dans un avis de mars 2011, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (aujourd’hui Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, ANSES) a émis l’avis suivant : « Les données expérimentales obtenues in vitro montrent que les proanthocyanidines présentes dans la canneberge ont un effet inhibiteur sur l’adhésion de certaines bactéries responsables d’infections urinaires (E. coli) aux cellules épithéliales urinaires. Cependant, les données cliniques, disponibles à ce jour, ne permettent pas de conclure que la consommation de canneberge ait un effet préventif sur les infections urinaires. Une telle allégation serait abusive au regard des connaissances actuelles. »

Tout est en train de changer avec deux nouvelles études :

Des chercheurs de l’Université McGill (Canada) ont analysé les effets des canneberges lors de deux études.

Les résultats de ces études ont été publiés dans le Canadian Journal of Microbiology : Nathalie Tufenkji et ses collaborateurs y expliquent que la poudre de canneberge peut inhiber la mobilité de la bactérie responsable, le proteus.

De plus et ce résultat est aussi très important, si la poudre de canneberge est donnée en grande concentration il y a une diminution de la production de l’uréase par le proteus, enzyme contribuant à la virulence des infections.
D’autre part, les dérivés de la canneberge jouent aussi un rôle dans la prévention de la colonisation bactérienne des dispositifs médicaux type cathéters.

L’intérêt de ces études est très important car actuellement les bactéries sont de plus en plus résistantes aux antibiotiques et la canneberge permet une autre approche thérapeutique.

«Mais comment expliquer ces propriétés?
Ce n’est pas l’acidification de l’urine par le jus de cranberry qui est à l’origine de cette protection.
En effet, ces baies rouges contiennent des flavonoïdes, des anthocyanes et des proanthocyanidines qui seraient capables de se fixer sur certaines bactéries Escherichia coli ou proteus mirabilis responsables des cystites et de les empêcher d’adhérer aux cellules de la vessie et de causer l’infection. Ainsi, sans point d’ancrage, ces bactéries sont alors naturellement éliminées par les voies naturelles. »

Mais attention, c’est un adjuvant qui ne peut remplacer les antibiotiques !

Il faut noter une contre-indication de la canneberge (cranberry) car de par sa richesse en acide oxalique, la canneberge est déconseillée aux personnes prédisposées aux calculs urinaires.

Un surdosage en canneberge peut provoquer des effets indésirables intestinaux (diarrhée, ballonnements, crampes, etc.).
Enfin, les jus à base de canneberge sont souvent sucrés et donc à éviter chez les personnes en surpoids ou diabétiques.

Les personnes qui prennent des anticoagulants doivent éviter de consommer de grandes quantités de canneberge.

Docteur DENJEAN qui aime bien mettre des canneberges séchées dans ses salades…

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Attention aux piqûres de vives

Comme tous les étés, des milliers de vacanciers affluent sur les bords de mer pour profiter du soleil et des bains de baignade en toute tranquillité.
Vous arrivez au bord de l’eau, heureux, avide de vous laisser masser par les vagues sans penser que vous allez troubler la tranquillité de certains poissons enfouis dans le sable les « vives ».
Ce poisson vit essentiellement dans le sable des côtes et son nom vient de « wivre » (vouivre ou serpent fabuleux).
On le surnomme aussi « épine de Judas » ou « dragon marin » en Belgique.

Il en existe 9 espèces mais en Europe on trouve surtout la petite vive (Echiichthys vipera) d’environ 15 cm de long. C’est la plus dangereuse et la plus fréquente sur nos côtes l’été, son venin étant particulièrement toxique.

La vive est un poisson qui passe beaucoup de temps enfoui dans le sable des eaux peu profondes dans les mers tempérées dans l’attente d’une proie et elles piquent grâce à leur épine dorsale lorsque l’on leur marche dessus.
Les vives se rencontrent sur tous les bords de mer, que ce soit en Méditerranée ou sur la côte Atlantique et la Manche,
Ce poisson est aussi dangereux vivant que mort car son venin peut pénétrer lors de la manipulation des poissons par les pêcheurs ou les cuisiniers car sa chair est fine et recherchée et dans le Sud elle est spécialement utilisée dans la bouillabaisse.

Je rappelle d’ailleurs que les piqûres de rascasse et de raie sont aussi dangereuses.

Suite à une piqûre la douleur est immédiate et intense, elle débute au point de piqûre puis irradie à tout le membre (jambe chez les baigneurs, bras chez les pêcheurs).
La piqûre s’accompagne de sueurs, nausées, vomissements et malaise.
Localement, on observe un érythème et un oedème voire même un hématome.
Dans certains cas, la zone de piqûre peut s’infecter.
Cette piqûre n’est pas grave en soi mais elle peut le devenir étant donné que l’incident survient dans l’eau, et une eventuelle syncope peut parfois provoquer une noyade.

La piqûre de vive est très douloureuse et insupportable mais il ne faut pas paniquer.

En réalité le venin de vive est thermolabile, c’est à dire qu’il est détruit par la chaleur.
Il faut donc réaliser un choc thermique au niveau de la plaie, c’est à dire qu’il faut effectuer un brutal réchauffage de la plaie puis un refroidissement aussi soudain.
Le traitement consiste à tremper le membre atteint dans l’eau chaude à 40° pendant 20 minutes ou vous pouvez utiliser les moyens du bord en approchant une cigarette incandescente près de la piqûre mais bien sur sans toucher la peau pendant 1 à 2 minutes puis aussitôt appliquer un glaçon directement sur la peau, ainsi la douleur disparaîtra presque instantanément. Attention tout de même à ne pas brûler la peau.

Enfin, ne pas oublier de désinfecter la plaie avec un antiseptique et de l’aspirine ou du paracétamol si la douleur est importante.

Quelques gestes à ne surtout pas faire :

Surtout pas de garrot sur le membre atteint.
Ne pas inciser la plaie et ni la faire saigner.
Ne pas sucer la blessure pour aspirer le venin.

Sans traitement la douleur peut durer plusieurs jours.

Alors l’idéal est de tout mettre en œuvre pour une prévention efficace et cela consiste à marcher dans l’eau en portant des sandales en plastique à semelles suffisamment épaisses.
De plus comme la vive est aussi dangereuse morte, il est recommandé pour les personnes qui la manipulent (les pêcheurs et les cuisiniers), de le faire en portant des gants très épais.

Lorsque vous marchez sur le sable dans l’eau, éviter les grandes foulées.
Avec des petites foulées, vous avez une chance d’effrayer les vives qui sont sur votre chemin, donc de les faire fuir avant que votre pied ne se pose sur leurs aiguillons.

Docteur DENJEAN qui a toujours eu très peur des vives et qui n’oublie jamais ses chaussures plastiques pour pénétrer dans l’eau.

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Risque de carence en vitamine D : optimiser l’exposition au soleil !

Savoir gérer l’exposition solaire pour éviter la carence en vitamine D pour les peaux claires et les peaux foncées.

Pour couvrir les besoins en vitamine D, l’idéal est une exposition de 30 minutes par jour, 3 fois par semaine pendant 6 semaines, partiellement vêtu d’un T-shirt et d’un short sous un soleil estival modéré type britannique ou latitude équivalente.

Ceci pour couvrir près de 90 % les besoins des adultes à peau blanche.
Il faut savoir que plus la couleur de peau est foncée et plus la synthèse de la vitamine D sera difficile car la mélanine absorbe une partie des UVB du soleil et les rendra inefficaces.
C’est pourquoi cette recommandation n’est pas valable pour certaines ethnies vivant dans les contrées nordiques.

Cette étude a évalué l’efficacité de différentes doses d’UV sur le dosage de la vitamine D dans une population d’indiens et de pakistanais vivant en Angleterre (population le plus à risque de carence en vitamine D).

On a soumis 51 participants, tous carencés en vitamine D, à des UV artificiels pendant 6 semaines avec une fréquence de 3 fois par semaine.
Ces UV artificiels équivalaient à une exposition au soleil l’été en plein midi.
La durée d’exposition était augmentée par intervalle de 15 minutes en fonction du groupe de participants choisis : pour commencer, le groupe 1 a reçu 15 minutes d’UV puis le temps d’exposition a été augmenté jusqu’au groupe 6 qui a reçu quant à lui 90 minutes d’UV.

Après les 6 semaines d’exposition, le taux de vitamine D avait augmenté de manière « dose dépendante » chez tous les participants.
Chez les personnes exposées pendant 45 minutes ou plus aux UV, il a été constaté une augmentation significative du taux de vitamine D.

En conclusion, d’après les auteurs de cette étude, une exposition au soleil des personnes à peau foncée, même 3 fois supérieure à celle recommandée aux sujets à peau blanche est insuffisante pour couvrir les besoins en vitamine D, mais elle serait suffisante pour éviter la carence.

Certains pensent qu’il suffit en fait de couvrir les besoins en avalant diverses pilules, ampoules sans avoir à se poser de questions mais le surdosage est aussi néfaste et il n’y a pas de consensus sur la posologie.

Alors comme d’habitude je vous conseille, surtout si vous avez une peau claire, de vous exposer qu’avec de multiples précautions, après 16 heures, un chapeau, des lunettes de soleiĺ et surtout plusieurs applications de crème protectrice.

Docteur DENJEAN qui n’aime toujours pas s’exposer au soleil.

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Bien étaler la crème solaire pour les enfants: encore une excellente vidéo

Comment bien étaler sa crème solaire: une vidéo très explicite

Je n’aime pas faire une pub particulière pour une marque mais ces vidéo valent mieux que tous les écrits

merci au laboratoire Vichy

Docteur DENJEAN qui se protège toujours du soleil

Le soin des aisselles

Les beaux jours sont là et avec eux les tenues légères, il est indispensable de montrer des aisselles impeccables.

Les aisselles forment la petite partie du corps sous l’épaule à la jonction du bras et du thorax.
La surface des aisselles est de 116 cm2 chez les hommes et de 65 cm2 chez les femmes.

Elle contient beaucoup de follicules pileux mais aussi des glandes sébacées et des glandes sudoripares eccrines et apocrines.
Les glandes sudoripares produisent la sueur avec l’humidité et donc les odeurs de transpiration, les glandes sébacées elles liées aux follicules pileux sécrètent le sébum dont le rôle est de lubrifier les poils et de protéger la peau.

Cette zone qui peut s’avérer très poilue suit actuellement l’évolution de la mode et doit être de nos jours une partie du corps complètement épilée car souvent exposée aux regards.

Cependant cela n’a pas été toujours le cas.
Le rasage des aisselles à débuté au Royaume-Uni et aux États-Unis parallèlement à l’introduction du rasoir de sureté au début du XXème siècle en Europe à la fin de la seconde guerre mondiale.
Cette pratique est devenue très courante chez les sportifs tant hommes que femmes.

Aujourd’hui, les problèmes de transpiration sont des facteurs de rejet et peuvent provoquer un mal-être tant pour la personne concernée que pour l’entourage.
Retirer les poils des aisselles et utiliser un anti-transpirant sont donc devenus deux pratiques ancrées dans notre quotidien.

La peau de l’aisselle est constamment sollicitée soit pour lutter contre les odeurs de transpiration, pour freiner l’humidité, ou bien pour une épilation.
De même les frottements liés aux vêtements accentuent les irritations.
Tout ceci peut favoriser les irritations cutanées.

Ainsi on peut constater des rougeurs, des sécheresses cutanées, des hyperpigmentations surtout sur les peaux foncées, voire des démangeaisons.

C’est pourquoi il est recommandé de surtout bien en prendre soin.

Tout d’abord, il est primordial d’hydrater la peau de l’aisselle pour entretenir la fonction barrière normale et hydrater les couches supérieures de l’épiderme.
Cette hydratation permet en outre de compenser les irritations causées par les multiples agressions externes.
Il est donc indispensable de se laver efficacement les aisselles TOUS LES JOURS.
Mais les laver avec un produit nettoyant doux : un syndet, un pain de toilette ou un gel douche surgras.
Il faut bien sécher la peau des aisselles après la toilette afin d’éviter l’humidité génératrice de la prolifération des bactéries.
Après toute épilation quelque soit la méthode, rasage ou cire ou laser, il faut bien hydrater la peau des aisselles avec une crème ou un lait mais aussi notamment après le bain ou la douche.

Il faut éviter les vêtements serrés qui vont aussi favoriser le développement des bactéries.

Choisir de préférence des vêtements en fibres naturelles comme le coton, la soie ou le lin qui favorisent l’évaporation d l’humidité et éviter au maximum les vêtements synthétiques.

Alors que choisir ? Un déodorant ou un anti-transpirant ? Quelle différence?

Les déodorants contiennent des agents antimicrobiens qui luttent contre les bactéries responsables des odeurs de la sueur, tout en préservant la flore bactérienne cutanée.

Les anti-transpirants agissent en se dissolvant dans la sueur produisant un gel qui obstrue de façon provisoire les canaux sécréteurs, réduisant ainsi le flot de transpiration.

Un mot sur la pierre d’alun qui permet de stopper la prolifération des bactéries qui prolifèrent dans la sueur et provoquent la mauvaise odeur sans altérer le processus de transpiration car elle ne camoufle pas les odeurs mais empêche leur apparition.

L’alun est un sel double d’aluminium et de potassium, issu d’un cristal de roche, qui régule la sudation sans pour autant boucher les pores de la peau.

Une récente polémique : l’aluminium dans la pierre d’alun, c’est nocif ou pas ?

En fait, la pierre d’alun naturelle, la seule que l’on doit utiliser, est celle de potassium. Aussi appelé aluminium hydraté.
C’est une forme stable de l’aluminium qui ne se fixe pas sur la peau et donc ne la pénètre pas. L’aluminium s’élimine simplement par le phénomène de transpiration ou au moment de la douche. Il n’y a pas de réaction chimique. donc pas de risque de libération de l’aluminium, à l’inverse des hydrates de chlorure d’aluminium contenus dans certains déodorants classiques.

Il faut la distinguer de la pierre d’alun d’ammonium fabriquée à partir de sels d’ammonium provenant de l’industrie chimique lourde, et donc absolument pas naturelle.
Elle se reconnaît facilement car elle a un aspect opaque.
De plus, l’aluminium n’est pas hydraté, ce qui entraîne sa fixation sur la peau et sa pénétration. (rappelons toutefois que l’aluminium est accusé de favoriser la maladie d’Alzheimer et le cancer du sein).

Sans parfum, sans conservateurs, ni alcool et sans colorants, la pierre s’utilise brute en humidifiant la pierre avant de la passer sous les aisselles.

Une fois utilisée, la pierre d’alun doit être rincée et séchée.

Un dernier mot sur l’épilation permanente des aisselles au laser :

Les poils de cette zone sont très gros et très réceptifs .
Il faut prévoir environ 6 à 8 séances espacées de 8 à 10 semaines.
La zone traitée par laser peut devenir rouge, un érythème pendant 1 heure ou 2 en post laser. Certains poils peuvent mettre plus d’une ou deux semaines à tomber.
De plus, il faut noter que la texture de la peau est améliorée après le laser grâce à la stimulation de la synthèse de collagène par le laser dans la zone traitée.
Cette solution durable offre un avantage certain et supprime bon nombre d’inconvénients liés aux rasages successifs, notamment l’apparition de poils incarnés ….

Docteur DENJEAN qui aime avoir des aisselles parfaites, été comme hiver…

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Les femmes ont une meilleure mémoire que les hommes

Une chercheuse américaine Qi Wang, professeur de développement humain à l’Université Cornell aux Etats-Unis vient de confirmer ce que bon nombre de femmes savaient déjà d’instinct ( oui, je ris intérieurement ) : elles ont une bien meilleure mémoire que les hommes.
Elle démontre dans une étude qui a été publiée dans la revue scientifique Memory que les femmes ont des capacités de mémorisation nettement plus élevées que les hommes.

Lors de cette étude, Qi Wang a testé la mémoire d’une soixantaine d’étudiants universitaires de diverses origines.
Durant une semaine, ces étudiants ont reçu trois SMS imprévus leur demandant de relater immédiatement, par écrit, les événements vécus au cours des trente dernières minutes.
Puis en fin de la semaine, ces mêmes étudiants ont été convoqués et soumis oralement par surprise à un test de mémoire.
Ils devaient raconter, avec un maximum de détails, les souvenirs des moments vécus juste avant la réception des SMS.

Les femmes semblent capables de restituer leurs souvenirs de façon plus détaillée, plus juste et plus précise que les hommes.
Elles auraient donc une meilleure mémoire épisodique.

En outre, elles prêtent bien plus d’importance aux relations sociales auxquelles elles participent.
«Ces résultats renforcent l’idée que les hommes et les femmes voient le monde différemment, explique Qi Wang, cette dissemblance se reflète dans leurs capacités de mémorisation.»

Hommes et femmes ont, c’est certain, une différence de vécu et d’émotions.

Docteur DENJEAN qui savait déjà que le sexe faible n’est pas si faible que cela…. N’est ce pas Messieurs !!!!

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Alerte et danger sur les poissons gras chez la femme enceinte

Le corps médical conseille toujours de manger plus de poisson pour notre bonne santé et surtout des poissons gras riches en oméga 3.
C’est certain que notre système Cardio vasculaire en tirera des bénéfices.

Cependant, les autorités de santé norvégiennes ont émis, récemment, un conseil aux femmes enceintes en leur demandant de limiter leur consommation de poisson gras à deux apports par semaine.
Cette annonce a été reçue avec grande inquiétude dans ce pays qui est le plus gros producteur mondial de saumon.

On ne peut malheureusement ignorer que les poissons gras, comme le saumon, le thon ou le maquereau, les harengs, les sardines accumulent dans leur chair des contaminants (dioxines et polychlorobiphényles) entraînant des effets néfastes sur le développement mental et moteur du foetus ou sur le système endocrinien de l’adulte.
Ingvild Eide Graff, Directrice des recherches du Nifes, l’organisme norvégien de recherche en nutrition et produits de la mer rétorque , à cette annonce : « Les recommandations des autorités de santé sont basées sur des chiffres qui datent de 2006. Depuis, les concentrations en dioxine du saumon [élevé en Norvège] ont baissé d’un tiers »
En effet la nourriture des poissons d’élevage subit des contrôles stricts depuis plusieurs années et ont permis une amélioration : « Ils étaient historiquement nourris avec des ingrédients issus de la mer, donc qui apportaient des contaminants. Aujourd’hui, les poissons mangent une plus grande proportion d’huile végétale, qui ne contient pas de dioxines », précise Ingvild Eide Graff.

En France, L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), recommande la consommation du poisson au moins deux fois par semaine avec un poisson à forte teneur en oméga 3 et un poisson maigre, mais aussi en variant les espèces et les provenances.

Décidément, que nous reste t’ il pour garder une nourriture saine ?
Les fermes marines devraient être nettement plus contrôlées, surtout ces poissons importés provenant d’Asie, des Indes et d’Amérique du sud…. On nous parle de traçabilité, en continu, et là nous avons peu d’informations tangibles….

Docteur DENJEAN qui s’inquiète de cette pollution.

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L’index UV

Nous sommes constamment exposés aux rayons ultraviolets (UV) de façon plus ou moins importante selon la saison, notre profession si elle a lieu en extérieur, notre type de peau, etc…
Le soleil que tout le monde recherche est très souvent un faux ami.

En effet, le spectre solaire est composé de rayons électromagnétiques d’énergie et de longueurs d’ondes variables.
Ils vont pénétrer plus ou moins profondément dans la peau et entraîner des effets biologiques importants qui vont se révéler aussi bien bénéfiques que néfastes. Parmi eux, les ultraviolets.
Cependant, ce ne sont pas les UV qui améliorent notre humeur et notre mental, mais seulement la lumière visible (les UV sont invisibles).
C’est en effet elle qui agit sur la mélatonine, hormone qui agit sur nos rythmes biologiques et sur notre moral.

Les UV et IR, c’est quoi exactement ?

Le rayonnement ultraviolet est un rayonnement électromagnétique dont la longueur d’onde est intermédiaire entre celle de la lumière visible et celle des rayons X.

Le rayonnement infrarouge (IR) est un rayonnement électromagnétique d’une longueur d’onde supérieure à celle de la lumière visible.

Il existe 3 types d’ultraviolets : les UVA (400-315 nm), les UVB (315-280 nm) et les UVC (280-10 nm).

Les UVC sont les plus courts, les plus puissants, les plus nocifs.
Heureusement, ils n’atteignent pas la surface de la terre, car la couche d’ozone les arrête.
C’est pourquoi le trou dans la couche d’ozone est particulièrement dangereux.

Les UVB, moins puissants que les UVC, sont partiellement filtrés par l’atmosphère.
Sur notre peau, ils sont arrêtés par la couche cornée et n’atteignent pas le derme.
Ils sont responsables des cancers de la peau et des cataractes ( protéger les yeux avec de bonnes lunettes de soleil, un chapeau ou une grande visière ).
Rappelons que l’incidence des cancers de la peau a notamment doublé en 20 ans et c’est à ce jour une des premières causes de mortalité par cancer chez les jeunes adultes.
Ce sont également eux qui sont responsables des coups de soleil qui peuvent être de graves brûlures cutanées, mais aussi du bronzage (lié à la multiplication des mélanocytes et des grains de mélanine).
Le bronzage étant une protection que crée l’organisme pour se protéger.
Les UVB sont indispensables à la synthèse de vitamine D qui fixe le calcium des os et qui joue un rôle fondamental sur la structure de l’épiderme.

Les UVA sont les UV les plus faibles sur le plan énergie, mais ils pénètrent plus profond dans la peau, jusqu’au derme superficiel.
Ils sont impliqués dans le mécanisme du bronzage en faisant migrer les gains de mélanine vers la surface de la peau.
À un degré moindre que les UVB, ils sont aussi impliqués dans le coup de soleil, en cas de surexposition.
Les UVA sont les plus grands responsables du vieillissement cutané et de l’apparition des rides : Ils altèrent les fibres d’élastine et de collagène, les protéines de la peau et donc provoquent des lésions irréversibles.
La peau abimée par le soleil restera sensible à vie et devra être encore plus protégée.

Il faut savoir que les UV sont plus nombreux entre 12 heures et 16 heures.
Il faut aussi tenir compte de la réverbération :
Les UV sont réfléchis par l’eau (5% des UV réfléchis), le sable (20 % des UV réfléchis), l’herbe (5 % des UV réfléchis) et surtout la neige (85 % des UV réfléchis). Et plus on monte en altitude, plus ils sont nombreux.

Pour quantifier l’intensité du rayonnement UV, l’Organisation Mondiale de la Santé a mis au point l’index UV dont j’ai parlé dans mon article précédent.

En France, l’été, l’index UV atteint 7 – 8 en bord de mer.
L’index UV augmente par ailleurs de 10% par 1000 mètres d’altitude. Il augmente de même dans les cas où la réflexion est très importante : neige à la montagne, sable et eau en bord de mer en été (ne pas oublier que l’écume dans le sillage d’un bateau double la quantité d’UV reçue).
La météo donne maintenant l’index UV, chaque jour pendant l’été et pourra certainement aider à savoir comment il suffit de se protéger.

Enfin un mot sur les IR :

Le rayonnement infrarouge (IR) est un rayonnement électromagnétique d’une longueur d’onde supérieure à celle de la lumière visible mais plus courte que celle des micro-ondes.

Les IR (infrarouges) pénètrent jusqu’aux couches profondes de la peau. Ils font peu bronzer et créent un phénomène de vasodilatation qui peut entraîner de petits problèmes circulatoires.
Ils donnent une sensation de chaleur agréable certes mais aussi ils déshydratent et induisent un sécheresse cutanée.

Un dernier mot sur les UV artificiels en cabine :

C’est fortement déconseillé car dangereux pour la peau. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils ne préparent pas du tout la peau à l’exposition solaire car ils n’épaississent pas la peau. Ils n’ont pas non plus d’impact sur notre moral comme l’aurait une exposition au soleil puisque c’est la lumière qui agit sur notre humeur.

Il est clair que les explications médiatiques troublent la compréhension de tout un chacun.
Le besoin exprimé en exposition solaire et au bronzage rapide, ainsi que les effets sur le moral, sont en opposition avec la sauvegarde de la peau sur plusieurs décennies.
C’est pourquoi je tenais à rendre compréhensible les effets des UV.
Je compte sur votre compréhension pour relayer celle ci auprès de vos proches auxquels vous tenez tant. Les cancers sont toujours dramatiques quand ils sont constatés beaucoup trop tardivement. Tous les Dermatologues informent, encore et encore, mais chaque année les cancers de la peau progressent car cette information ne semble pas atteindre sa plénitude.

Docteur DENJEAN qui se protège toujours du soleil….

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Choisir l’indice de sa crème solaire ☀

Les indices de protection sont nombreux et il est difficile de choisir lorsqu’on ne sait pas déchiffrer les informations sur le produit.

Beaucoup de personnes sont convaincues que les produits solaires les protègent entièrement du soleil et ont ainsi trop tendance à s’exposer beaucoup plus longtemps au soleil.

Le seul indice important à étudier avant de choisir une crème, c’est l’IP, indice de protection, encore appelé FPS, facteur de protection solaire ou en anglais SPF, pour sunburn protection factor.
Donc sachez que IP, SPF et FPS signifient la même chose.

Comment calcule t’on ces indices ? :
Son calcul résulte d’une méthode que tous les laboratoires appliquent.

Des volontaires viennent exposer leur dos, divisé en plusieurs zones (une sans protection solaire, l’autre ou les autres recouvertes de crèmes solaires), à un rayonnement UV artificiel.
L’indice de protection est le rapport existant entre le temps nécessaire pour déclencher un coup de soleil avec et sans produit.
Ainsi, on mesure l’impact des UVB sur la peau car seuls ceux-ci provoquent des coups de soleil.

Certaines crèmes mentionnent un indice de protection contre les UVA mais ceci ne signifie rien car les mesures de protection contre les UVA ne sont pas standardisées et n’évaluent pas exactement les mêmes choses.

Un seul chiffre est significatif et quelle que soit la marque, il y a un consensus d’un pays à l’autre et le FPS correspond au même niveau de protection.

En théorie seulement, car les conditions des laboratoires dans lesquelles sont calculés ces indices sont au maximum testés avec une couche très épaisse mais ce n’est pas le cas dans la vie de chaque jour pour chaque consommateur !
La quantité de crème appliquée par tout un chacun est moindre que lorsque on est exposé dans des conditions normales par exemple en bord de mer, à la montagne.

En laboratoire on applique 2 mg de crème solaire par cm2 de peau, ce qui revient à utiliser en une seule application 1/4 du tube de crème…
Bien évidemment personne ne le fait par manque d’information ou par le coût élevé.
Tout cela fait que la protection réelle est souvent inférieure à celle évaluée par l’indice de protection mesuré en laboratoire.

C’est pourquoi il est important de RENOUVELER L’APPLICATION toutes les heures ou au maximum toutes les 2 heures.

Certes certaines crèmes sont résistantes à l’eau ( waterproof ) mais soyons prudents : en effet après un bain de mer, les gouttelettes d’eau agissent comme une loupe et multiplient les quantités d’UV.
Pour limiter le risque, il faut surtout bien s’essuyer et appliquer à nouveau la crème solaire.

Les indices solaires s’étendent jusqu’à 50, voire plus, mais l’échelle d’indices de protection n’est pas linéaire.
Ainsi, la différence de protection entre un indice 8 et un indice 30 est très importante, alors qu’elle est moins importante entre un indice 30 et un indice 50.
Le choix de la protection doit donc se faire en fonction du type de peau et de l’index UV.
On recommande cependant qu’il ne soit pas inférieur à 10 et même 20 car la protection est alors clairement insuffisante.

Cependant, dire qu’un écran est « total » est totalement faux car aucun produit solaire n’offre une protection totale contre les rayonnements UV.

Le choix des indices doit, comme je viens de l’indiquer, s’effectuer en fonction du type de peau et aussi en fonction de l’ensoleillement ( index UV ).

Un mot sur l’index UV.
Cet index donne l’intensité du rayonnement UV par région géographique sur une échelle de 1 à 20.
C’est une échelle universelle de mesure des ultraviolets dans l’atmosphère en fonction de la saison, de l’heure, de la latitude, de l’altitude et la réflexion du sol.
Il ne faut pas oublier qu’il y a le soleil qui brille au dessus de nos têtes mais aussi la réverbération de celui-ci ( mer, sable, neige, eau ).
Mis au point par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), cet index mesure l’intensité du rayonnement et permet de doser les risques pour la santé.
Plus la valeur de l’index est élevée, plus la probabilité de lésion cutanée est grande et donc plus une protection élevée est nécessaire. À partir de l’index UV 3, une protection contre le soleil est recommandée. A partir de 8, il est expressément déconseillé de rester dehors.

En dessous de 10, l’indice est non protecteur et déconseillé à tous les types de peaux.
De 10 à 15 la protection est faible, à la limite pour les peaux mates sous un ensoleillement faible (Index UV 1/2).
De 15 à 25 la protection est moyenne et à réserver pour les peaux mates sous un ensoleillement modéré (Index UV 3/4).
De 25 à 40 la protection est forte et convient à tous les types de peaux sous un ensoleillement fort (Index UV 5-8).
Plus de 40 et 50 la protection est très forte et convient aux peaux sensibles sous un ensoleillement extrême (Index UV 9 +).

Mais n’oublions pas que ceci est un schéma et que même des peaux mates doivent dans certaines circonstances mettre un indice élevé : par exemple en cas de prise de médicaments photo sensibilisants, certaines maladies qui entraînent une intolérance au soleil ou bien certaines pathologies cutanées qui peuvent toujours s’aggraver avec le soleil comme par exemple « le masque de grossesse » ou bien sûr « en cas d’antécédent de mélanome ».

Docteur DENJEAN qui s’expose très rarement au soleil ☀ et jamais sans sa crème solaire indice 50….

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Un adolescent révolutionne le dépistage du cancer du pancréas

Le pancréas est un organe profond, mou, pesant maximum 50 grammes, plat, situé dans la partie supérieure de l’abdomen, en avant de l’aorte, de la veine cave inférieure et des veines rénales, derrière l’estomac et enchâssé dans une anse formée par le duodénum (première partie de l’intestin).

Le pancréas est une glande qui a 2 fonctions :
Il sécrète des hormones telles l’insuline et le glucagon qui permettent de réguler le taux de glucose dans le sang, c’est la glycémie.
D’autre part, il produit les sucs pancréatiques dont les enzymes permettent de digérer les protéines et les graisses.

Comme le pancréas est un organe logé dans le creux de l’abdomen, dépourvu de terminaisons nerveuses qui pourraient alerter grâce à des signes douloureux, les tumeurs pancréatiques sont le plus souvent asymptomatiques, donc de diagnostique tardif.
Il est donc particulièrement redouté et redoutable et il touche 10000 personnes chaque année en France.
Il touche le plus souvent des personnes de plus de 60 ans, un peu plus souvent les hommes que les femmes.
Un adolescent américain de 16 ans, Jack Andraka aurait réussi à mettre au point un test de diagnostic très peu couteux pour détecter le cancer du pancréas.
Si ce test est validé il permettra un dépistage plus précoce et donc une meilleure prise en charge de cette maladie.

Jack Andraka ignorait tout de cet organe il y a 3 ans, mais lors du décès brutal de son oncle d’un cancer pancréatique (il avait alors 13 ans) c’est l’incompréhension qui le gagne et qui le pousse à se poser des questions sur cet organe vital.
Il fait de multiples recherches sur internet et découvre que ce type de cancer est souvent détecté très tard.
De plus, le seul test de dépistage qui existe est vieux d’une soixantaine d’années et dont le prix est exorbitant.
Jack Andraka, bon élève et passionné de biologie, décide de chercher un moyen simplifié de dépistage du cancer du pancréas.
Il veut trouver un test peu cher, simple, facile, fiable et rapide.

Ce jeune adolescent se plonge alors dans des traités de biologie et découvre que 8000 protéines spécifiques codent le cancer du pancréas.
Oui, mais une seule d’entre elles permet de poser le diagnostic : la mesothéline.

Partant de ce principe, il veut mener des expériences pour développer son idée mais sa mère ne veut pas que son fils transforme la cuisine de la maison de famille en laboratoire !

L’adolescent veut cependant poursuivre ses recherches et de préférence dans un vrai laboratoire.
Il en contacte 200 et essuie 199 refus.
Un seul lui répond favorablement : le Docteur Anirban Maitra, Professeur de Médecine de Baltimore (dans le Maryland), répond positivement et le pousse à continuer ses expérimentations au sein de son laboratoire.
Jack Andraka se lance alors dans ses recherches et perfectionne son invention.

Très vite, il met au point un test sanguin, « aussi simple qu’une recette de cookies au chocolat », dit-il.
Ce test sanguin consiste en une simple bandelette de papier, imitant celle utilisée par les diabétiques pour mesurer leur taux de glycémie et il détecte, dans plus de 90 % des cas la présence de mesothéline dans le sang, et donc le cancer du pancréas et même à des stades précoces.

Selon Jack Andraka, son nouveau test de dépistage est 168 fois plus rapide (5 minutes), 26000 fois moins cher (6 centimes) et 400 fois plus sensible que le précédent.
Pour le Docteur Maitra qui a fait confiance à ce jeune, sa nouvelle recrue est « le nouveau Thomas Edison ».

Avec son invention, Jack Andraka a été invité à la prestigieuse conférence TED (Technology, Entertainment and Design), organisée en Californie, ce qui lui a permis d’expliquer son procédé révolutionnaire.
Cette découverte lui a valu d’être récompensé par le Grand Prix 2012 de l’Intel International Science and Engineering Fair. Un titre très honorifique qui lui a permis de toucher un chèque de 75000 dollars.
Cependant à cet instant, aucune date de commercialisation de ce test n’est annoncée.

Seul bémol à cette découverte : la mésothéline n’est pas spécifique au cancer du pancréas car cette protéine est produite aussi par les cellules cancéreuses du cancer des ovaires ou lors d’un mésothéliome (atteinte notamment de la plèvre qui recouvre les poumons).

Mais si on y réfléchit, ce sont tous des cancers diagnostiqués difficilement et tardivement et donc ce test représente une nette avancée et pour seulement 6 centimes, en cas de positivité il permettra d’alerter le médecin afin de faire les investigations nécessaires.
De plus sachant que dans certains cas on trouve une prédisposition familiale (5 à 10 % des cas), ce test est particulièrement intéressant.

Docteur DENJEAN qui est toujours admirative devant ces jeunes pleins de talents….

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