Tatouages éphémères sur les plages : danger!


C’est l’été, il fait beau et nous voilà en tenue légère et avides de mettre notre corps en valeur.
Alors certains qui voulant pas prendre le risque de faire sur leur peau un tatouage définitif se laissent tenter par un un tatouage éphémère à base de henné.
C’est passager donc tentant!
Ces tatouages sont proposés aux vacanciers sur les plages, dans les centres de vacances ou sur les marchés.
Au départ, ces tatouages à base de henné de couleur brun orangé ne présentaient pas de risques dermatologiques, en revanche les tatouages temporaires à base de henné noir sont à l’origine de cas d’allergies cutanées parfois graves, prévient l’Afssaps dans un communiqué en juillet 2013.
Ces tatouages noirs sont proposés et préférés car la couleur noire est plus intense et surtout dure plus longtemps.

La couleur noire est obtenue par l’ajout illégal de la paraphénylènediamine (PPD) dans le henné.
La PPD est une substance certes autorisée dans les produits cosmétiques mais uniquement dans les teintures capillaires et seulement à une concentration ne pouvant excéder 6 %.
Je rappelle que La PPD est utilisée pour colorer les textiles.

Les dermatologues et allergologues signalent chaque année à l’ANSM des cas d’eczémas allergiques de contact qui surviennent quelques jours voire plusieurs semaines après la réalisation de ces tatouages.
Ils peuvent se limiter à la zone tatouée ou déborder largement autour de la zone et même s’étendre sur tout le corps.
Dans certains cas, ces réactions allergiques peuvent même être violentes et nécessiter une hospitalisation.
Elles peuvent également conduire à une poly sensibilisation irréversible, notamment à des substances comme le caoutchouc, à des colorants vestimentaires et à des teintures capillaires.

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a mis en ligne sur son site Internet une fiche spécialisée de déclaration d’effets indésirables consécutifs à la réalisation d’un tatouage.
Cette fiche peut être remplie par des professionnels de santé , par le tatoueur ou la personne tatouée elle-même.

L’agence de sécurité sanitaire insiste sur le caractère définitif de ces réactions allergiques graves et déconseille donc purement et simplement la réalisation de tatouage noir temporaire au henné. « Si le tatoueur vous propose un ‘test’ sur la peau, sachez que cela ne garantit pas votre sécurité » ajoute l’Afssaps sur son site.

Ceci pour 2 raisons: la réaction allergique peut être retardée mais aussi même un test peut être à l’origine d’une importante réaction allergique secondaire lors de la réintroduction de l’allergène ( à l’occasion d’une teinture par exemple)

Alors ne cédez pas à la tentation et si malgré tout vous avez craqué pour un joli dessin sur votre peau et que vous avez développé une allergie, signalez le toujours à votre dermatologue ou à votre médecin traitant.

Docteur DENJEAN qui trouve qu’il y a déjà assez d’allergènes dans la vie courante pour ne pas en rajouter!

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4 réflexions sur “Tatouages éphémères sur les plages : danger!

  1. Émmanuelle, La Ferté sous Jouarre 27 juillet 2013 à 10 h 35 min Reply

    Je constate que des employées en boulangerie ont des mains colorées au henné. Comment un employeur peut tolérer cette pratique qui doit certainement faire fuir une partie de sa clientèle. Mais maintenant avec les loisirs qui sont plus importants que le travail, on en arrive à toujours être décalés et à tout relativiser.
    On voit même des policiers tatoués…. Tous les règlements sont remis en cause par des initiatives personnelles. Cela fait partie de la remise en cause individuelle et égoïste de notre société. Chacun veut son apport personnel et c’est pour cela que la globalité dérape.
    La cohésion collective de la majorité bascule dans les initiatives individuelles car chacune et chacun veut sa version originale.

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  2. Angélique, Louvain 25 juillet 2013 à 12 h 40 min Reply

    Des risques dont n’ont pas conscience la plupart de ceux qui vont se faire un tatouage dans leur pays ou à l’étranger. Pour palier le problème, le gouvernement belge indique dans le même communiqué que « des contrôles seront organisés par le Service Inspection du service public fédéral Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement dans les lieux sensibles » du territoire. « Nos inspecteurs feront des contrôles dans les festivals ou les fêtes. S’ils trouvent des produits à risque, ils les confisqueront, mais nous ne donnerons pas d’amendes. Ce n’est pas notre rôle », explique Inge Jooris du service inspection. Mieux vaut prévenir que guérir.
    Ici en Belgique, l’information relayée dans bon nombre de médias est une formidable prise de conscience contre le mercantilisme des tatoueurs plus concernés par le rendu que par la santé.

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  3. Isabelle, Amiens 25 juillet 2013 à 12 h 03 min Reply

    Lorsqu’une allergie à la PPD s’est déclarée, des réactions d’hypersensibilité vont survenir pour tout contact avec un produit contenant de la paraphénylènediamine, même aux concentrations autorisée. A chaque contact, cette réaction sera de plus en plus marquée. La personne devenue allergique devra éviter le contact avec de nombreux produits.
    La paraphénylènediamine est un produit fort utilisé dans l’industrie. Elle peut se rencontrer dans le caoutchouc (poignées de vélo, bottes), tuyaux de pompe à essence, la fourrure, les textiles (les jeans par exemple), les colorants pour cheveux, les cirages, les plastiques, les encres d’imprimerie, les réactifs de photographie…
    Il faut tenir également compte des allergies croisées avec certains filtres présents dans des crèmes solaires : le PABA (acide para aminobenzoïque) et les dérivés PABA.
    L’allergie à la paraphenylènediamine peut empêcher l’exercice de certains métiers.

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  4. Axelle, Le Vésinet 25 juillet 2013 à 11 h 30 min Reply

    Et voilà, encore des effets de mode irréfléchis qui conduisent au stress et à l’aggravation du déficit de la Sécurité Sociale par des effets indésirables…
    Ces tatouages temporaires, et pratiqués par des gens non formés sur les éventuels dangers secondaires de la peau, sont en train de mercantiliser notre jeunesse par des effets de mode passagère.
    On nous parle toujours du service après vente, mais dans ce cas, le prestataire se défile sur la médecine et ne veut rien assumer financièrement quant aux conséquences de sa prestation. Hormis la composition du produit connue du prestataire, cela peut etre aggravé par un surplus local de produit mal dilué ou surdosé. Mais que faire quand le prestataire ne veut surtout pas expliquer les effets indésirables ?
    Comment les associations de consommateurs si prolixes envers les reproches ciblés auprès de médecins, se retrouvent sans arguments face à ces commerçants sans scrupules. C’est aussi vrai pour les poseurs de percings qui occasionnent des infections quelquefois persistantes.
    Nos jeunes tatoués temporaires, par un côté ludique et de pression des copines et copains, se retrouvent bien seuls quand des complications allergisantes sont engendrées sur la peau.
    Tous n’ont pas le réflexe de faire signer avant la prestation un devis éclairé par le prestataire, que ce soit en boutique, sur les marchés, sur la plage ou même en réunion entre copains. Tout au moins une facture détaillée de la prestation incluant la nocivité éventuelle du produit appliqué sur la peau et en profondeur….
    Mais sans facture, aucun recours possible. C’est aussi identique pour les intoxications alimentaires….

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