Archives Mensuelles: août 2013

précisions au sujet de mon blog

Bonjour à toutes et tous,

 

Depuis le 1er novembre 2012, j’ai traité 128 articles sur mon blog pour vous informer sur différents sujets.

Hors il est très facile que vous sélectionniez le sujet qui vous intéresse en interrogeant mes archives.

Il suffit de taper le mot qui retient votre attente dans la case recherche (rech…) dans la partie droite de mon blog et dans la rubrique ARCHIVES.

Et vous obtiendrez tous les articles où votre mot sera effectivement présent dans l’article.

Si la rédaction vous satisfait et si le contenu vous fait progresser dans votre réflexion, appréciez moi en votant avec une à cinq étoiles pour exprimer votre vote.

Si vous souhaitez que j’aborde un sujet en particulier, adressez moi un email sur blogdermatologue@orange.fr pour le bien de toutes et tous.

Si le sujet est trop personnel, je vous répondrais sur votre email.

J’en profite pour remercier les nombreuses et nombreux internautes qui prennent le temps de commenter mes différents articles. Ceux ci proviennent de France et d’ailleurs. C’est un bon encouragement de voir l’intérêt de mon blog, hors frontières.

Alors, toutes et tous, à vos claviers et tablettes.

Docteur DENJEAN qui est une fan d’informatique !

 

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Nouvelles précautions avec certains anti-inflammatoires

Le 21 Août, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a instauré de nouvelles restrictions d’utilisation pour le diclofénac (nom commercial Voltarène® et ses génériques).
Ces nouvelles restrictions sont dues à une évaluation entreprise par l’Agence Européenne du Médicament (EMA).
L’EMA a réévalué le diclofénac à la fin de l’année dernière et au début de cette année à la demande du Royaume-Uni qui a constaté une légère augmentation d’effets cardiovasculaires indésirables avec le diclofénac comparé aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Les résultats ont montré que sur 1.000 patients traités par le diclofénac pendant un an, trois patients de plus avaient développé des problèmes vasculaires importants en comparaison à ceux traités par un placebo.

Ce médicament fait en effet partie des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et est prescrit pour atténuer l’inflammation et donc les douleurs dans certaines maladies rhumatologiques comme la sciatique, l’arthrose, les tendinites par exemple.

Or ont été répertoriés des risques secondaires au diclofénac essentiellement cardiovasculaires à type de thromboses.

Le diclofénac est le principe actif de quelques médicaments vendus en France sous les marques Voltarène, Artotec, Flector et de plusieurs autres génériques.
Ils se présentent soit en comprimés, en solutions buvables ou en injectables.
Par contre les gels ou pommades ne sont pas concernés par les restrictions d’utilisation, souligne l’agence sanitaire.

Ceci avait déjà été décrit avec les inhibiteurs sélectifs de la COX-2 (Coxibs) avec des risques de thrombose artérielle comparables.

Ce médicament rend malgré tout un grand bénéfice mais ce risque a conduit l’ANSM à de nouvelles restrictions d’utilisation.

L’ANSM en a profité pour rappeler que tous les AINS peuvent provoquer des effets indésirables parfois graves, gastro-intestinaux, cardiovasculaires, rénaux et qu’il convient de réévaluer leur nécessité en cas de douleur chronique dans la mesure où ils n’agissent que sur les symptômes, sans traiter toutefois la cause.

Les nouvelles restrictions font que le médicament est à présent contre-indiqué chez les personnes souffrant :
d’insuffisance cardiaque avérée,
de cardiopathie ischémique,
d’antécédents d’infarctus,
d’artériopathie périphérique,
de maladie vasculaire cérébrale.
Certains facteurs de risque cardiovasculaire (hypertension artérielle, hyperlipidémie, diabète et tabagisme).

En conséquence, ajoute l’ANSM, les médecins devront prescrire « la dose efficace de diclofénac la plus faible possible, pendant une durée la plus courte possible garantissant le contrôle des symptômes ».

Docteur DENJEAN qui comprend les restrictions mais qui connait aussi les atroces douleurs des hernies discales…

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Dangereuse mode chez certaines adolescentes: le thigh gap

Parents, attention à vos adolescentes !!!

Le thigh gap : en effet chez certaines adolescentes, c’est le nouveau critère de beauté c’est-à-dire un espace visible entre les cuisses, tout en gardant les pieds joints.
Prenant pour exemple des clichés de mannequins ultra-minces voire maigres, des jeunes adolescentes s’échangent des conseils sur Internet pour ressembler à ces modèles et avoir elles aussi ce terrible thigh gap.
Cette nouvelle forme d’anorexie met bien sûr leur santé à rude épreuve.

Récemment, ces dernières années la mode « pro-ana » a glorifié l’anorexie et entrainé des décès chez les jeunes adolescentes. Ces sites bien qu’encore existants pour certains ont été interdits en 2008.

Nouvel idéal de minceur, le thigh gap se définit par l’écart visible entre les cuisses lorsque l’on se tient debout les pieds joints.
Heureusement ce fait est l’apanage minorité qui ne supporte pas la disparition de cet écartement typique de la pré adolescence.
Par contre cette terrible mode atteint des jeunes filles de plus en plus jeunes : 12 – 13 ans !
Sur Tumblr, mais aussi sur Facebook, Twitter, Instagram et Pinterest, les comptes et les blogs consacrés à cet écart entre les cuisses se sont multipliés.
Les ados s’échangent des astuces pour obtenir cet écartement signe de beauté selon elles.

Elles se conseillent des exercices physiques très durs pour muscler l’intérieur des cuisses, de ne rien manger, au maximum pas plus que le volume d’une tasse, de se serrer au maximum la ceinture avant de passer à table, se remplir l’estomac d’eau, etc…
Voire même d’avaler des boules de coton trempées dans du jus d’orange ou de la confiture pour remplir l’estomac au risque de provoquer une occlusion.

Heureusement, depuis peu des groupes ( Fuck yeah, touching thighs ) se mettent en opposition sur internet contre cette mode dangereuse du thigh gap en affichant des photos de célébrités (Beyoncé, Marilyn Monroe, Rihanna) et de sportives affichant la devise : « No thigh gap, no problem.»

Docteur DENJEAN qui déplore cette mode insensée et la trouve absolument inesthétique ..

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Certains antihypertenseurs augmenteraient le risque de cancer du sein!

Des chercheurs du centre Hutchinson de recherche sur le cancer de Seattle aux Etats-Unis ont suivi 2700 femmes âgées de 55 à 74 ans.

L’étude a été publiée sur le JAMA Internal Medecine et mis en évidence une recrudescence des cancers du sein chez les femmes qui ont été sous ce traitement contre l’hypertension.

Cette étude américaine aurait mis en évidence la possibilité d’un lien entre le cancer du sein et certains médicaments contre l’hypertension artérielle.
En effet, les inhibiteurs calciques, augmenteraient le risque de contracter le cancer du sein chez les femmes. Le risque en serait donc doublé.

Sur les 2700 patientes suivies pendant 10 ans, 1907 ont contracté un cancer : le risque de contracter un cancer canalaire est multiplié par 2,4 et celui de contracter un cancer lobulaire agressif est multiplié par 2,6.

Selon eux, les traitements de courte durée ne sont en revanche pas associés à un risque accru de cancer et ils n’ont noté aucun lien du même type entre le cancer du sein et d’autres molécules utilisées comme antihypertenseurs.

Cette étude est la première qui établisse un lien direct entre ce type de traitement et le cancer du sein.
Bien entendu, cette étude devra être confirmée par d’autres études plus poussées peut-être mais cela permet d’orienter les recherches pour mieux prévenir le cancer.

Si les résultats de cette étude sont confirmés, les conséquences seront multiples car les inhibiteurs calciques sont aussi prescrits pour traiter l’angine de la poitrine et l’arythmie.

Donc, en cas d’hypertension, il est donc préférable de choisir un autre traitement.

D’ailleurs avant que les résultats de cette étude, qui a duré 10 ans, soient publiés par les chercheurs et donc connus, le ministère de la Santé a donné son avis sur les inhibiteurs calciques en recommandant lorsque cela est possible, de prescrire des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine.

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Le cap des 200.000 visites sur mon blog est dépassé, merci pour votre assiduité.

Le cap des 200.000 visites sur mon blog est dépassé, merci pour votre assiduité.

Le 21 juin 2013, je passe le cap des 100.000 hits (visites).
Hier 20 août, me voici à plus de 200.000 hits.
Merci à vous toutes et tous pour votre soutien et vos encouragements.
Si un article vous plait, n’hésitez pas à apporter votre suffrage en votant au début de chaque article.
Je suis toujours ravie de vos commentaires et suggestions.
Je constate qu’un grand nombre de nouveaux internautes sollicite des échanges par email absolument dignes d’intérêt.
C’est pourquoi je continue et avec grand plaisir pour encore plus de sollicitations de mon blog.
Je vous souhaite à toutes et tous, une excellente continuation.
La Dermatologie Esthétique et ses conseils vous aidera à mieux appréhender les années.

Docteur DENJEAN qui vous remercie de tout cœur

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Les tiques peuvent transmettre des maladies

Les Ixodida, appelées plus communément tiques existent depuis plus de 140 millions d’années : on a retrouvé des fossiles de diverses espèces de tiques dans diverses régions du monde.

La tique est un insecte qui vit dans les hautes herbes et les bois et qui peut s’attaquer aussi bien aux animaux qu’à l’homme.
Elles piquent les animaux et les hommes en se fixant sur la peau grâce à des crochets qui servent aussi à sucer le sang de son hôte.

L’éclosion des tiques a lieu dans le sol, puis elles se fixent sur la peau d’un hôte, mammifères ou oiseaux ou reptiles, se nourrissant de leur sang à l’aide d’un rostre.

Ce sont surtout les femelles adultes en train de se gorger de sang qui sont les plus visibles car bien plus grosses.
Une femelle de tique peut être plus de 600 fois plus lourde après son repas qu’avant !
Cela permet aux tiques de pondre plusieurs dizaines, à plusieurs centaines, de milliers d’œufs (ce chiffre variant selon les espèces).

C’est ainsi qu’elles transmettent par le biais de leur salive à leurs hôtes des agents pathogènes notamment une bactérie Borrelia burgdorferi, responsable de la Borréliose ou maladie de Lyme.

Détectée à temps, la maladie se soigne très bien.

Au début, quelques jours après la morsure de tique, on note l’apparition de ce que l’on appelle un érythème migrant : c’est une rougeur sur la peau à l’endroit de la piqûre de quelques centimètres de diamètre apparaissant dans les jours suivants.
Cet érythème doit pousser à consulter, car soignée à ce stade la Borréliose peut être guérie à 100% grâce à un traitement antibiotique adapté pendant 15 jours.
Ce traitement ne doit en aucun cas être prescrit préventivement mais uniquement en cas de manifestation cutanée.
Il faut en effet savoir que toutes les tiques ne sont pas porteuses de Borrelia (15 % seulement), même dans les zones à risque, donc toutes les piqûres de tiques ne sont pas contaminantes.
Cet érythème peut ne pas survenir ou être fugace, il peut s’accompagner de fièvre et de fatigue.

Si la maladie dite de Lyme n’est pas détectée précocement et n’est donc pas traitée, elle peut donner des atteintes articulaires et cardiaques ou neurologiques (par le biais d’une neurotoxine) au bout de plusieurs mois.

La maladie de Lyme peut en effet être de diagnostic difficile car souvent faite à retardement car au moment où les symptômes apparaissent on a souvent oublié ou même pas détecté la tique plantée dans la peau.

Si donc la présence du parasite est constatée, il faut le retirer rapidement pour éviter des complications graves car plus le temps de fixation est court, plus le risque d’infection est faible.
Mais on ne la sent pas toujours.

Alors, comment ôter une tique de la peau ?

Surtout pas avec de l’éther car cela endort la tique, qui de ce fait libère alors sa salive dans la peau.
Le mieux est de l’ôter avec un tire-tique qui ressemble à un mini pied de biche (on en trouve chez les vétérinaires). On le glisse entre la tique et la peau et en le tournant délicatement entre le pouce et l’index,on peut la détacher.

Il ne faut pas tirer violemment mais le faire perpendiculairement à la peau, dans l’axe des mâchoires de la tique.
Si on n’a pas de tire-tique, on peut prendre une pince à épiler, attraper la tique en tournant délicatement sans l’écraser et en tirant toujours dans une direction perpendiculaire à la peau.

Puis la tique retirée, il faut bien nettoyer et désinfecter la peau.

Bien sur, l’idéal est de se protéger contre les piqûres de tiques : comment ?

Il est préférable de porter des vêtements de couleur foncée (les couleurs claires attirent les insectes).
En portant des chaussures suffisamment hautes ou des bottes, des chaussettes et des pantalons longs, en fixant le bas du pantalon dans vos chaussettes, surtout quand on marche dans les hautes herbes ou lors d’une randonnée en forêt.
De même, il faut porter des pulls avec des poignets serrés.
Par contre, Il faut apprendre à s’examiner au retour de telles promenades pour détecter l’insecte accroché à la peau car elle reste en place plusieurs heures.
Il faut examiner et inspecter tout le corps, mais plus particulièrement les zones de pression (aisselles, plis des genoux), le pubis, le nombril, le cuir chevelu et aussi derrière les oreilles.

Dans les jardins, pour limiter leur prolifération, il faut couper l’herbe régulièrement et éliminer les feuilles mortes, refuge des larves.

Donc, il faut continuer à profiter des joies de la nature mais surtout soyez toujours prudents et vigilants.

Docteur DENJEAN qui déteste toujours les tiques…

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La colère est nocive pour le cœur

Selon une récente étude américaine, la colère augmenterait le risque d’infarctus avant la cinquantaine.

Les chercheurs américains ont suivi plus de 1055 hommes pendant plus de trente ans et ils ont évalué le risque de développer une maladie cardiovasculaire avant l’âge de 55 ans en fonction de leur réaction au stress.

Les participants ont répondu à un questionnaire afin d’évaluer leur attitude face à la pression et au stress.
Leur comportement coléreux a aussi été évalué sur 3 trois facteurs : colère exprimée ou contenue, irritabilité ou le simple fait de râler.

Avant 76 ans, 205 personnes ont eu une maladie cardiovasculaire (34,5%), avec un âge moyen de 56 ans.
145 ont été victimes de maladies coronariennes (94 victimes d’infarctus du myocarde) et 59 ont été victimes d’accidents vasculaires cérébraux.

Avant 55 ans, 77 (soit 7,9%) ont présenté des maladies cardiovasculaires de manière prématurée, avec un âge moyen de 49 ans. Parmi eux, on compte 56 maladies coronariennes (dont 34 infarctus) et 13 des accidents vasculaires cérébraux.

En faisant le parallèle entre leur histoire cardiaque et leur caractère, les chercheurs ont remarqué des corrélations importantes.
Les plus coléreux ont trois fois plus de risque de développer une maladie cardiovasculaire par rapport aux plus calmes. La conséquence la plus importante étant l’infarctus du myocarde avec un risque 6,4 fois plus important.

« Bien que le nombre d’événements cardiaques restent faible, l’incidence des maladies cardiovasculaires était significativement plus élevée chez ceux présentant les plus hauts degrés de colère en comparaison de ceux avec les plus bas niveaux » précise le Professeur Chang responsable de l’étude. Il ajoute également qu’il reste difficile de savoir si ces résultats s’appliquent aux femmes et aux non-caucasiens.

Au-delà de 55 ans, le tempérament ne semble plus jouer de rôle particulier sur la survenue des maladies cardiovasculaires. « Dans cette étude, les colères prédisent la maladie avant que d’autres facteurs de risque plus traditionnel comme le diabète ou l’hypertension ne deviennent apparents » précise le Professeur Chang.
Selon lui, le meilleur conseil à donner aux hommes jeunes trop stressés est de recourir à des aides pour gérer leur stress.

D’autres études ont impliqué le tempérament à la survenue de problèmes cardiovasculaires, mais les mécanismes en jeu restent mystérieux.

Déjà en 2010, Angelina Sutin, chercheuse au National Institute on Aging aux États-Unis, a dirigé une étude sur 5614 personnes de 14 à 92 ans, dont 58% de femmes, dans quatre villages de Sardaigne (Italie).
Les personnes les plus colériques avaient «un épaississement plus important des artères du cou (carotides), par rapport aux personnes plus aimables», ont noté les chercheurs.

L’épaississement de la paroi artérielle se poursuivait, chez les personnes colériques, pendant encore 3 ans !

L’explication serait la libération d’adrénaline par le système nerveux.
Cette hormone donne à l’organisme l’énergie dont il a besoin pour faire face à diverses situations de danger par exemple en réduisant le diamètre des vaisseaux sanguins et en augmentant le rythme du coeur (donc son débit) pour mieux oxygéner les muscles et les tissus (pour prendre la fuite par exemple).
Le revers de cette réaction est que ceci favorise la survenue de maladies cardiovasculaires.

Alors, avant de vous mettre en colère, respirez à fond et pensez à votre santé fragilisée….. Il serait souhaitable que tous les Françaises et Francais puissent en prendre conscience…..

Docteur DENJEAN qui trouve que la colère nous enlaidit et ne vaut pas la peine qu’on se mette en réel danger…..

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Le chocolat serait bénéfique pour le cerveau

Bonne nouvelle !

Des chercheurs de Harvard affirment que boire du chocolat chaud permet de stimuler les fonctions cognitives chez les personnes âgées et maintenir leur bonne santé.

Lors d’une étude sérieuse publiée dans le journal en ligne Neurology, des chercheurs de la Harvard Medical School à Boston ont recruté 60 personnes âgées d’environ 73 ans non atteintes de démence.
Pendant un mois, ces personnes ont bu tous les jours deux tasses de chocolat chaud, et pendant ce temps là les chercheurs étudiaient le flux sanguin au niveau de leurs cerveaux pendant qu’on leur faisait faire des exercices cognitifs et des tests de mémoire.

Une circulation sanguine saine est importante face aux troubles cognitifs (faculté d’acquérir des connaissances) : « Puisque certaines régions cérébrales ont besoin de plus d’énergie pour fonctionner correctement, elles ont aussi besoin d’une meilleure circulation », explique l’auteur principal de cette étude, Farzaneh Sorond. « Cette relation, appelée le couplage neuro-vasculaire, pourrait jouer un rôle important dans les maladies comme Alzheimer. »

Par contre si aucun changement notable n’a été mesuré dans le flux sanguin ou dans les résultats obtenus chez les personnes dont la circulation est régulière, les chercheurs ont par contre noté une amélioration de 8% chez les personnes qui ont commencé l’étude avec un flux sanguin cérébral abaissé.

En plus d’un meilleur apport sanguin dans les parties actives du cerveau, les participants à cette étude se montrent plus rapides lors des tests de mémoire, passant de 167 secondes à 116 secondes à la fin de l’exercice, selon les chercheurs.

D’autre part, les chercheurs ont fait boire à une moitié du groupe un chocolat chaud enrichi en flavonol (un antioxydant) tandis que l’autre moitié a bu un chocolat pauvre en flavonol mais ils n’ont pas noté de différences entre les deux groupes.
Leur conclusion est que plusieurs composés du chocolat pourraient jouer un rôle important sur la santé cérébrale de ces personnes.

Par contre si vous ne pouvez boire de chocolat chaud et que vous préférez un carré de chocolat, une étude hollandaise conseille plutôt le chocolat noir qui est de bien meilleure qualité que toutes les variétés de chocolats au lait trop riches en sucres et en matières grasses.
Le meilleur chocolat est celui qui contient le moins possible de matières grasses et de sucres.
Donc pas de chocolat contenant de l’huile de palme et pas de chocolat blanc qui contient peu ou pas de cacao.
De plus le chocolat noir réduit aussi l’envie d’aliments gras, salés ou sucrés.

Ouf, on peut craquer pour un carré de chocolat et c’est bon pour notre santé.
En effet, une étude suédoise menée pendant dix ans sur plus de 37000 personnes démontre que croquer en moyenne, 63 grammes de chocolat par semaine suffit pour voir le risque d’accident vasculaire cérébral diminué de 17%.

Cet effet bénéfique peut être imputé aux différents flavonoïdes (épicathéchines, cathéchines et procyanidines) naturellement contenus dans le chocolat, qui sont de très puissants antioxydants.

Le chocolat aurait de plus un effet anticoagulant comparable à celui de l’aspirine, et ferait même baisser la tension.
Alors le chocolat deviendrai t’il un médicament ? Peut-être !

Car attention : le chocolat ne serait pas bon pour les os…

Et oui, selon une étude australienne publiée dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, la consommation de chocolat ne serait pas conseillée pour la densité osseuse.

Cette enquête a été réalisée auprès de 1000 femmes âgées de 70 à 85 ans et semble démontrer que les femmes qui consomment quotidiennement du chocolat auraient une densité osseuse de 3,1% inférieure par rapport à celles qui n’en consomment qu’une fois par semaine.
Selon les auteurs de l’étude, ce constat pourrait être lié à la présence d’oxalates dans le chocolat, qui ont pour effet de diminuer l’absorption du calcium et du sucre.

Docteur DENJEAN qui a enfin une excuse pour croquer son chocolat préféré….
Oui mais en quantité raisonnable, sinon gare au poids !

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Consommer régulièrement des noix réduit le risque de mortalité

La noix est un fruit à coque, produite par le noyer, arbre de la famille des juglandacées, présent à l’origine sur le continent eurasiatique et en Afrique.

La noix se distingue des autres oléagineux par sa concentration importante en acides gras poly insaturés, (plus de 70 % de ses lipides totaux), dont presque un cinquième est sous forme d’acide alpha-linolénique, un acide gras oméga-3 dont les bienfaits pour le coeur ont déjà été prouvés.
De plus, la noix contient la proportion idéale d’acides gras oméga-3 par rapport aux acides gras oméga-6 nécessaires dans notre alimentation.

Sa teneur en eau est faible : de 20 à 40% contre plus de 80% pour la majorité des fruits frais.

Elle constitue également une bonne source de protéines, alors que la plupart des fruits n’en contiennent qu’à l’état de traces.

La noix est particulièrement riche en vitamine E et vitamines du groupe B, ainsi qu’en minéraux et oligo-éléments : potassium, phosphore, magnésium, calcium, fer.

Elle contient divers antioxydants: la vitamine E, mais aussi l’acide gallique et l’acide ellagique.

L’acide ellagique de la noix est contenu dans sa fine pellicule brune, c’est un composé phénolique antioxydant ayant aussi une action préventive contre certains cancers.

La noix contient de la mélatonine, molécule antioxydante qui agirait en synergie avec les autres molécules anti oxydantes.

Enfin, elle fournit une quantité importante de fibres et de phytostérols, dont l’effet sur la réduction du LDL cholestérol a été démontré de nombreuses fois.

Des chercheurs espagnols de l’université Rovira i Virgili de Tarragone, dirigés par Jordi Salas-Salvadó, ont montré que la consommation régulière de fruits à coque pouvait réduire sensiblement le risque de développer certaines maladies graves et même augmenter l’espérance de vie.

Cette étude réalisée sur 7000 personnes âgés de plus de 50 ans, a démontré que ceux qui consommaient régulièrement différentes sortes de noix réduisaient simultanément et significativement leur risque non seulement de maladies cardiovasculaires mais aussi de cancer par rapport à ceux qui n’en consomment jamais.

Le remplacement d’une partie des lipides de l’alimentation par les noix a nettement amélioré l’élasticité de la paroi des vaisseaux sanguins, un point essentiel pour la prévention de la maladie coronarienne. Cet effet pourrait être du à l’acide alpha-linolénique et à l’arginine contenus dans les noix.

De plus les consommateurs de fruits à coque avaient aussi un indice de masse corporelle plus bas. Leur alimentation était aussi plus équilibrée, avec plus de fruits, de légumes et de poisson, que les personnes non amatrice de ces fruits.
Ceci serait du à l’effet de satiété du à la présence des fibres.
L’étude nous apprend aussi que les consommateurs de fruits à coque ont moins de risque de développer un diabète de type 2 (manger 8 noix par semaine suffit à diminuer le risque), moins d’hypertension et en conclusion un risque de mortalité globale réduit de 39 %, par rapport au non consommateurs de noix.

Pendant cette étude, les sujets ont consommé plus de trois portions (une portion = 28 g) par semaine de fruits à coques, et ainsi ils réduisaient leur risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire de 55% et de cancer de 40%.

Pour Jordi Salas-Salvadó, l’auteur de cette étude, « les résultats de ces travaux sont vraiment étonnants mais nous ne savons toujours pas précisément quels sont les composants qui, dans ces fruits, exerce un tel effet protecteur. Les noix comportent de très nombreuses molécules, vitamines et minéraux et il existe sans doute un effet synergique particulier entre ces composés . »
Quand on sait que manger trop de viande ainsi que trop de charcuteries (viandes transformées) augmente le risque de maladies cardiovasculaires et augmente le risque de cancers d’après une étude européenne (Les gros consommateurs présenteraient 40 % de plus de risques de mourir jeune !)…Alors voilà encore plus de raisons de manger plus de noix !

Docteur DENJEAN qui aime bien rajouter quelques noix dans ses salades…

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La pleine lune peut perturber le sommeil.

Des chercheurs suisses dirigés par le professeur Christina Cajochen de l’hôpital psychiatrique universitaire de Bâle ont étudié 33 volontaires pendant qu’ils dormaient dans leur laboratoire.
Ces 33 volontaires étaient tous de très bons dormeurs et étaient totalement isolés de toute influence externe dans le laboratoire.

À la suite de leur étude ces chercheurs concluent qu’il est difficile de bien dormir un soir de pleine lune.
Ces chercheurs ont publié les résultats dans la revue Current Biology.

Ils ont donc étudié leur activité cérébrale, leurs mouvements oculaires et mesuré leurs sécrétions hormonales, notamment la mélatonine.

Après des journées de recherche, ils ont constaté que les quatre jours qui précèdent ou suivent la pleine lune montraient certaines perturbations :
En période de pleine lune l’activité cérébrale liée à la phase profonde du sommeil diminue de 30%.
De même, les participants de cette étude non seulement mettent cinq minutes de plus pour s’endormir mais aussi ils dorment vingt minutes de moins.

Les volontaires ont aussi évalué que leur sommeil a été de moins bonne qualité et en effet ceux ci présentaient moins de sommeil profond.

De plus la mélatonine, l’hormone qui régule le sommeil et les cycles de veille et de sommeil, était à des taux plus bas.

Il est difficile de bien dormir un soir de pleine lune, affirment ces chercheurs suisses dans une étude qui constitue selon eux la première preuve scientifique de l’influence du cycle lunaire sur le sommeil.
« Le cycle lunaire semble avoir une influence sur le sommeil humain, même si on ne voit pas la lune et que l’on ne sait pas » qu’il s’agit d’un soir de pleine lune, explique M. Cajochen.

« Nous ne nous y attendions pas », a précisé Christian Cajochen.

Christian Cajochen pense que cette horloge interne « circa-lunaire » pourrait provenir des temps anciens où la lune aurait pu avoir une influence sur certains comportements humains comme la reproduction ou même d’autres domaines, comme c’est le cas chez les animaux en particulier marins.

Dr DENJEAN qui dort toujours très peu indépendamment des cycles lunaires…

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L’hydrocution, un danger à ne pas négliger

En France 20000 accidents de noyade dont 500 hydrocutions sont recensés par an.

Dans l’eau, le corps se refroidit 25 fois plus vite que dans l’air et Il va donc essayer de conserver sa température.
Il se refroidit encore plus, 40 fois plus vite lorsqu’il y a mouvement dans l’eau (nage, agitation).

Une hydrocution résulte d’un choc thermique entre la peau chaude et l’eau froide.
Cette importante différence de température peut entraîner d’abord un arrêt respiratoire puis cardiaque avec perte de connaissance et donc noyade.
Ce terme dérive du mot électrocution car on retrouve les mêmes signes et même un bon nageur peut en être victime.
Cette hydrocution peut survenir quelque soit l’âge mais bien sur les enfants, les personnes âgées et les personnes malades sont les plus exposées.

Pourquoi ?

Lorsque la température au dehors est élevée, le corps réagit pour lutter contre la chaleur, les vaisseaux sous cutanés se dilatent pour stimuler la circulation périphérique et évacuer la chaleur.
Le rythme cardiaque augmente simultanément afin d’accélérer le refroidissement.
Puis suite à une entrée rapide et trop brutale dans l’eau froide, la peau se refroidit très vite. Et en réaction les vaisseaux sous cutanés se contractent rapidement provoquant une augmentation de la tension artérielle.
Pour lutter contre cette hypertension, le cœur ralentit et cette diminution du débit cardiaque va moins bien oxygéner le cerveau et provoquer un malaise jusqu’à la perte de connaissance.
Puis survient la noyade….

Certains symptômes précurseurs doivent alerter :

Maux de tête, sensation d’étau autour de la tête, frissons, tremblements, angoisse puis apparition de crampes et d’une fatigue intense et anormale et des vertiges avec des bourdonnements d’oreilles sans oublier l’apparition de démangeaisons.
Devant l’apparition de l’un quelconque de ces signes, il est urgent et prudent de sortir de l’eau très rapidement.

Si vous êtes témoin d’une hydrocution, ramenez la personne le plus vite possible sur la plage, sur le bord de la piscine, toutefois hors de l’eau.
Appelez tout de suite les secours d’urgence en étant très précis sur le lieu d’intervention.

En attendant leur arrivée, luttez contre l’hypothermie de la victime en la séchant et en la couvrant. Rassurez la si elle est consciente et surveillez la attentivement.
En cas d’arrêt Cardio respiratoire, pratiquez un massage cardiaque UNIQUEMENT si vous savez le faire.

N’oubliez pas que l’hydrocution peut être évitée avec de simples précautions :

Entrez progressivement dans l’eau, surtout lorsque l’eau est froide et que vous vous êtes exposé longtemps au soleil et donc que vous avez très chaud !
Mais le plus sage est de ne pas trop s’exposer au soleil avant et de boire suffisamment.
Se mouiller progressivement le corps, en entrant lentement dans l’eau, puis se mouiller la nuque et les bras, le torse avant de rentrer dans l’eau.

Evitez de rester au soleil trop longtemps surtout si l’eau est à une température basse aux alentours de 18 degrés.
Commencez par un bain bref, pas plus de 15 minutes,
Et surtout essayez d’attendre 2 ou 3 heures après un repas copieux, surtout si vous avez bu de l’alcool.
En effet, pour digérer, l’estomac et les intestins ont besoin de plus d’oxygène et d’énergie pour fonctionner. Il y a donc un afflux de sang vers ces organes diminuant la capacité du corps à réguler la température et en augmentant le facteur de risque d’hydrocution.
Il est déconseillé de prendre plusieurs bains consécutifs. Les mécanismes thermorégulateurs de l’organisme se déclenchent rapidement (5 minutes environ après la fin du bain), mais le corps ne retrouve un équilibre qu’au bout d’une heure environ.
Et enfin ne vous baignez pas seul dans une crique isolée par exemple et surtout ne surestimez pas vos capacités.

Docteur DENJEAN qui aime beaucoup se baigner mais pas en eau froide

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L’Ambroisie

L’ambroisie (Ambrosia artemisiifolia) fait partie de ce que l’on appelle couramment « les mauvaises herbes ».
Elle est de la même famille que le tournesol et se développe facilement pour former un buisson qui peut atteindre plus d’un mètre de haut.

Dans la mythologie grecque, l’ambroisie était une substance réservée à la nourriture des dieux afin de leur procurer l´immortalité.
C’est aussi une plante aromatique au parfum de citronnelle que les jésuites avaient rapportée du Mexique.

L’ambroisie qui n’existait pas dans nos contrées a été introduite accidentellement dans la vallée du Rhône par un lot de semences fourragères en provenance d’Amérique du Nord.

Les avis divergent sur son introduction en France : en effet pour certains, elle aurait été introduite en 1863 par un lot de graines de trèfle rouge.
Alors que pour d´autres, la contamination serait liée aux avions américains qui auraient répandu des graines pendant la seconde guerre mondiale.

L´ambroisie, ambrosia artemisiifolia, est une plante annuelle, assez grande (de 30cm à 1,80m). La floraison a lieu à la fin de l´été jusqu’à l´automne.

Cette mauvaise herbe sauvage, depuis les années 1950, n’a cessé d’envahir de plus en plus de régions françaises.

Chaque pied de cette mauvaise herbe peut produire jusqu’à 2,5 milliards de grains que le vent va propager sur une longue distance parfois de 100 kilomètres.

Le drame est que son pollen a un pouvoir allergisant très élevé, responsable entre autre du rhume des foins.
5 grains par m3 d’air suffisent pour déclencher une allergie !
Et sur une échelle de 1 à 5, le potentiel allergisant de l’ambroisie est de 5.

Or, le réseau national de surveillance aérobiologique vient d’annoncer récemment un pic d’allergie à l’ambroisie prévu entre le 14 et le 18 août, période estivale la plus propice à la dispersion de son pollen.

Les réactions allergiques se manifestent sous forme de conjonctivite, écoulement nasal, voire de problèmes respiratoires (asthme, toux liée à la trachéite allergique).
L’allergie peut se manifester au niveau dermatologique et provoquer des crises d’eczéma ou d’urticaire.
À la différence des allergies aux autres pollens qui se manifestent en mai, juin, l’ambroisie provoque des allergies de août à octobre.

En Rhône-Alpes, région la plus atteinte, 12 à 20% de la population souffre tous les ans de cette allergie liée à l’ambroisie.

La caisse primaire d’assurance maladie de cette région évalue ente 14 et 20 millions d’euros les frais de remboursement liés aux effets secondaires de l’ambroisie, un coût en hausse de 90% depuis 2008 car il y a entre 194000 et 254000 personnes atteintes en Rhône-Alpes.

La lutte contre l’ambroisie est inscrite dans le deuxième plan national santé environnement autorisant les préfets de doter leurs départements d’un programme d’action spécifique afin de prévenir l’invasion des cultures par cette mauvaise herbe.

Alors, comment lutter?

En été, si vous êtes allergique, pour limiter les risques, il faut éviter de circuler en voiture les vitres baissées, surtout ne pas faire sécher le linge dehors et enfin éviter de sortir en début de matinée car la libération des pollens y est au maximum.
L’ambroisie (Ambrosia artemisiifolia) fait partie de ce que l’on appelle couramment « les mauvaises herbes ».
Elle est de la même famille que le tournesol et se développe facilement pour former un buisson qui peut atteindre plus d’un mètre de haut.

L’ambroisie n’aime pas les autres végétaux donc pour empêcher son apparition ne laissez pas de terre dénudée aux mois de mai, juin, juillet : semez du gazon, mais sans le tondre trop ras, et évitez les désherbants trop radicaux et totaux.

Sinon, Il faut arracher le plus possible de plants sur les bords des routes, dans les jardins privés ou les espaces verts sans oublier de porter un masque pour se protéger du pollen.
En outre, ne pas hesiter à la faucher dès l’apparition des fleurs, si les surfaces envahies sont trop grandes.

Et si malgré tout vous êtes confronté à cette allergie, n’hésitez pas à consulter un médecin avant que vos symptômes ne soient trop handicapants.

Docteur DENJEAN qui décidément n’aimera jamais les mauvaises herbes !

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