Archives du 18 août 2013

Les tiques peuvent transmettre des maladies

Les Ixodida, appelées plus communément tiques existent depuis plus de 140 millions d’années : on a retrouvé des fossiles de diverses espèces de tiques dans diverses régions du monde.

La tique est un insecte qui vit dans les hautes herbes et les bois et qui peut s’attaquer aussi bien aux animaux qu’à l’homme.
Elles piquent les animaux et les hommes en se fixant sur la peau grâce à des crochets qui servent aussi à sucer le sang de son hôte.

L’éclosion des tiques a lieu dans le sol, puis elles se fixent sur la peau d’un hôte, mammifères ou oiseaux ou reptiles, se nourrissant de leur sang à l’aide d’un rostre.

Ce sont surtout les femelles adultes en train de se gorger de sang qui sont les plus visibles car bien plus grosses.
Une femelle de tique peut être plus de 600 fois plus lourde après son repas qu’avant !
Cela permet aux tiques de pondre plusieurs dizaines, à plusieurs centaines, de milliers d’œufs (ce chiffre variant selon les espèces).

C’est ainsi qu’elles transmettent par le biais de leur salive à leurs hôtes des agents pathogènes notamment une bactérie Borrelia burgdorferi, responsable de la Borréliose ou maladie de Lyme.

Détectée à temps, la maladie se soigne très bien.

Au début, quelques jours après la morsure de tique, on note l’apparition de ce que l’on appelle un érythème migrant : c’est une rougeur sur la peau à l’endroit de la piqûre de quelques centimètres de diamètre apparaissant dans les jours suivants.
Cet érythème doit pousser à consulter, car soignée à ce stade la Borréliose peut être guérie à 100% grâce à un traitement antibiotique adapté pendant 15 jours.
Ce traitement ne doit en aucun cas être prescrit préventivement mais uniquement en cas de manifestation cutanée.
Il faut en effet savoir que toutes les tiques ne sont pas porteuses de Borrelia (15 % seulement), même dans les zones à risque, donc toutes les piqûres de tiques ne sont pas contaminantes.
Cet érythème peut ne pas survenir ou être fugace, il peut s’accompagner de fièvre et de fatigue.

Si la maladie dite de Lyme n’est pas détectée précocement et n’est donc pas traitée, elle peut donner des atteintes articulaires et cardiaques ou neurologiques (par le biais d’une neurotoxine) au bout de plusieurs mois.

La maladie de Lyme peut en effet être de diagnostic difficile car souvent faite à retardement car au moment où les symptômes apparaissent on a souvent oublié ou même pas détecté la tique plantée dans la peau.

Si donc la présence du parasite est constatée, il faut le retirer rapidement pour éviter des complications graves car plus le temps de fixation est court, plus le risque d’infection est faible.
Mais on ne la sent pas toujours.

Alors, comment ôter une tique de la peau ?

Surtout pas avec de l’éther car cela endort la tique, qui de ce fait libère alors sa salive dans la peau.
Le mieux est de l’ôter avec un tire-tique qui ressemble à un mini pied de biche (on en trouve chez les vétérinaires). On le glisse entre la tique et la peau et en le tournant délicatement entre le pouce et l’index,on peut la détacher.

Il ne faut pas tirer violemment mais le faire perpendiculairement à la peau, dans l’axe des mâchoires de la tique.
Si on n’a pas de tire-tique, on peut prendre une pince à épiler, attraper la tique en tournant délicatement sans l’écraser et en tirant toujours dans une direction perpendiculaire à la peau.

Puis la tique retirée, il faut bien nettoyer et désinfecter la peau.

Bien sur, l’idéal est de se protéger contre les piqûres de tiques : comment ?

Il est préférable de porter des vêtements de couleur foncée (les couleurs claires attirent les insectes).
En portant des chaussures suffisamment hautes ou des bottes, des chaussettes et des pantalons longs, en fixant le bas du pantalon dans vos chaussettes, surtout quand on marche dans les hautes herbes ou lors d’une randonnée en forêt.
De même, il faut porter des pulls avec des poignets serrés.
Par contre, Il faut apprendre à s’examiner au retour de telles promenades pour détecter l’insecte accroché à la peau car elle reste en place plusieurs heures.
Il faut examiner et inspecter tout le corps, mais plus particulièrement les zones de pression (aisselles, plis des genoux), le pubis, le nombril, le cuir chevelu et aussi derrière les oreilles.

Dans les jardins, pour limiter leur prolifération, il faut couper l’herbe régulièrement et éliminer les feuilles mortes, refuge des larves.

Donc, il faut continuer à profiter des joies de la nature mais surtout soyez toujours prudents et vigilants.

Docteur DENJEAN qui déteste toujours les tiques…

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