Archives du 25 août 2013

Nouvelles précautions avec certains anti-inflammatoires

Le 21 Août, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a instauré de nouvelles restrictions d’utilisation pour le diclofénac (nom commercial Voltarène® et ses génériques).
Ces nouvelles restrictions sont dues à une évaluation entreprise par l’Agence Européenne du Médicament (EMA).
L’EMA a réévalué le diclofénac à la fin de l’année dernière et au début de cette année à la demande du Royaume-Uni qui a constaté une légère augmentation d’effets cardiovasculaires indésirables avec le diclofénac comparé aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Les résultats ont montré que sur 1.000 patients traités par le diclofénac pendant un an, trois patients de plus avaient développé des problèmes vasculaires importants en comparaison à ceux traités par un placebo.

Ce médicament fait en effet partie des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et est prescrit pour atténuer l’inflammation et donc les douleurs dans certaines maladies rhumatologiques comme la sciatique, l’arthrose, les tendinites par exemple.

Or ont été répertoriés des risques secondaires au diclofénac essentiellement cardiovasculaires à type de thromboses.

Le diclofénac est le principe actif de quelques médicaments vendus en France sous les marques Voltarène, Artotec, Flector et de plusieurs autres génériques.
Ils se présentent soit en comprimés, en solutions buvables ou en injectables.
Par contre les gels ou pommades ne sont pas concernés par les restrictions d’utilisation, souligne l’agence sanitaire.

Ceci avait déjà été décrit avec les inhibiteurs sélectifs de la COX-2 (Coxibs) avec des risques de thrombose artérielle comparables.

Ce médicament rend malgré tout un grand bénéfice mais ce risque a conduit l’ANSM à de nouvelles restrictions d’utilisation.

L’ANSM en a profité pour rappeler que tous les AINS peuvent provoquer des effets indésirables parfois graves, gastro-intestinaux, cardiovasculaires, rénaux et qu’il convient de réévaluer leur nécessité en cas de douleur chronique dans la mesure où ils n’agissent que sur les symptômes, sans traiter toutefois la cause.

Les nouvelles restrictions font que le médicament est à présent contre-indiqué chez les personnes souffrant :
d’insuffisance cardiaque avérée,
de cardiopathie ischémique,
d’antécédents d’infarctus,
d’artériopathie périphérique,
de maladie vasculaire cérébrale.
Certains facteurs de risque cardiovasculaire (hypertension artérielle, hyperlipidémie, diabète et tabagisme).

En conséquence, ajoute l’ANSM, les médecins devront prescrire « la dose efficace de diclofénac la plus faible possible, pendant une durée la plus courte possible garantissant le contrôle des symptômes ».

Docteur DENJEAN qui comprend les restrictions mais qui connait aussi les atroces douleurs des hernies discales…

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