Archives Mensuelles: septembre 2013

Le cerveau ne se laisse pas duper par les édulcorants artificiels

Il est prouvé que les boissons sucrées contribuent de façon significative à l’épidémie d’obésité.
Ce qui a conduit à l’introduction des boissons édulcorées sur le marché, mais voilà il semble bien réel que les aliments pauvres en calories à base d’édulcorants artificiels ne trompent pas le cerveau.

Des chercheurs de l’Université de Yale à New Haven (États-Unis) ont effectué divers tests comportementaux vis à vis des édulcorants et des sucres qu’ils ont publié dans la revue The Journal of Physiology.

La consommation de ces produits augmente le risque de privilégier, par la suite, des aliments riches en calories car la sensation de récompense attribuée aux sucres manque lorsque l’on consomme des édulcorants artificiels.

Le plaisir lié à la consommation des boissons sucrées est en majeure partie dû à l’énergie qu’elles apportent, soulignent Ivan de Araujo et ses collaborateurs qui ont mené ces études.

« Ceci signifie que les personnes qui ingèrent les boissons édulcorées restent dans un état de besoin de sucre ou d’énergie et tendent à fréquemment se tourner vers des aliments à forte charge en sucres », déclarent les chercheurs.

Ils ont identifié un signal cérébral particulier qui régule le taux de dopamine et n’arrive que lorsque le sucre se transforme en un composé utilisable comme énergie pour permettre le bon fonctionnement des cellules.

Cette expérience semble démontrer que les personnes consommant fréquemment des produits sucrés pauvres en calories lorsqu’ils ont faim ou lorsqu’ils sont fatigués privilégieraient par la suite des aliments riches en calories.

« Ces résultats suggèrent qu’un juste milieu serait la solution : associer des édulcorants à des quantités minimales de sucre de manière à ce que le métabolisme énergétique ne chute pas, tout en maintenant la consommation calorique à un minimum », a déclaré Ivan de Araujo.

Le mieux ne serait il pas de s’habituer à moins consommer d’aliments à goût sucrés ?

Docteur DENJEAN qui évite les sucreries depuis bien longtemps …

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Pantalons serrés et santé

Depuis plusieurs années, la mode est aux jeans « slim » très près du corps.
Mais cette mode n’est pas sans conséquences sur la santé.

Des scientifiques ont récemment fait une étude et demandé à des jeunes de transporter des charges lourdes.
Parmi ces jeunes, certains portaient des pantalons normalement taillés et d’autres ayant des jeans très serrés,

Le résultat est intéressant : les porteurs de « slim » ont ressenti une sensation d’inconfort dans le bas du dos.

Ceci est dû au fait que les vêtements trop serrés compriment des nerfs et entraînent des problèmes nerveux durables: la méralgie paresthésique.
Ce syndrome est causé par une pression sur le nerf cutané fémoral qui traverse la cuisse et provoque au niveau de la face externe de la cuisse des douleurs, fourmillements, picotements et brûlures.
De même, ces jeans serrés compriment les veines et donc gêner le retour veineux.

Le port d’un pantalon serré peut aussi provoquer des douleurs testiculaires et de plus en provoquant la remontée des testicules et en augmentant la chaleur, le pantalon serré diminue la mobilité des spermatozoïdes et peut même en réduire leur nombre.
Enfin, au bout du compte peuvent survenir des problèmes de stérilité chez l’homme.

D’ailleurs, il y a 25 ans, une équipe toulousaine a voulu inventer un slip chauffant: Il chauffait les testicules, et c’était contraceptif !

Chez les femmes, les jeans serrés provoquent des mycoses et infections urinaires surtout si les pantalons portés sont en fibres synthétiques.

Alors, réfléchissons bien avant de choisir un pantalon…

Docteur DENJEAN qui n’aime pas être serrée dans ses vêtements !

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La disparition de la vignette sur les boites de médicaments remboursables est prévue pour début 2014.

La disparition de la vignette sur les boites de médicaments remboursables est prévue pour début 2014.

Cette disparition pourrait bien survenir en même temps que l’arrivée de la mention SMR (service médical rendu).
Lors de ses évaluations, la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) a attribué à certaines spécialités un service médical rendu (SMR) ou un Service Médical Rendu insuffisant (SMRi), ce qui peut conduire le Ministre de la Santé à décider de ne plus (ou de ne pas) rembourser certains médicaments.

Cette information aurait l’approbation du Ministère de la Santé ainsi que de la HAS.
Par contre les laboratoires pharmaceutiques y sont plus hostiles car il y a déjà beaucoup d’informations sur les boîtes de médicaments et surtout ils pensent qu’il y a un risque d’amalgame pour le patient entre SMR « bon médicament » et non SMR « mauvais médicament ».

Rappelons que la vignette et sa couleur apportaient cette information :
les vignettes blanches correspondant à un service médical rendu majeur ou important, les bleues pour un SMR modéré et les oranges pour un SMR faible ou insuffisant.

Le SMR est très controversé, le professeur Bernard DEBRÉ, membre du Comité national d’éthique, coauteur d’un livre polémique «Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux» dit douter de l’indépendance de ceux qui évaluent…

Cette annotation SMR provoque beaucoup de confusion car on va se retrouver avec trop de signes et pictogrammes.
en effet, déjà depuis 2005 existent les triangles jaunes, oranges et rouges pour alerter contre les risques de somnolence et la conduite automobile.

Alors préparons nous à déchiffrer les pictogrammes et peut-être à lire les notices certainement plus explicites….

Docteur DENJEAN qui se demande si l’on pense réellement aux patients, de tous les āges, dans toute cette lourdeur administrative.

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LED et photobiomodulation en thérapeutique 

Les LED (Light Emitting Diode) sont des sources lumineuses froides qui agissent de façon non thermique par « photomodulation ».
C’est à dire qu’elles activent ou inhibent les cellules selon les paramètres choisis afin de normaliser des zones qui ont été agressées soit par un laser, une chirurgie, une chimiothérapie, une radiothérapie, une brûlure, des coups de soleil ou tout simplement par un vieillissement.
Tout le monde connait les LED qui composent les témoins lumineux de divers appareils et qui rentrent de plus en plus dans le matériel informatique, les éclairages des automobiles et motos, et les lampes à faible consommation.

Ces LED dérivent des infra rouges, lasers et lampes, qui ont été utilisés depuis de nombreuses années pour leur action anti inflammatoire et cicatrisante dont l’utilisation en médecine a commencé dans les années 80.
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Ces lumières froides émettent une association de couleurs allant du bleu aux infra rouges et sont utilisés pour leur effet remodelant, anti rides, cicatrisant et anti inflammatoire car la lumière est émis en mode « pulsé » même si la plupart du temps on a surtout l’impression que la lumière est émise en continu en raison de la rapidité de la fréquence des « flash ».

Ces lumières permettent une régulation de la cellule en agissant sur les mitochondries intra cellulaires.
Les lumières permettent non seulement la réparation de ces cellules mais elles ont aussi la capacité d’augmenter la pénétration des substances appliquées sur la peau.

De ce fait, les indications sont extrêmement vastes et la LED peut être appliquée dans de multiples pathologies car il y a une absence de risques.
Aucun risque de brulure comme avec un tir de laser « chaud » ou de lampe flash.
Sauf la possibilité de déclenchement d’une crise d’épilepsie chez un sujet sensible quand la fréquence des pulses est très basse créant des impulsions désagréables.
De plus les yeux ne risquent rien puisque l’on garde l’habitude comme avec un traitement laser de toujours se protéger avec des lunettes spéciales.

Et de plus, il faut rappeler que la LED de couleur rouge est utilisée dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge ou DMLA et pour d’autres affections ophtalmologiques.
Seule la couleur bleue nécessite une protection systématique car la pupille se ferme moins avec cette couleur et donc protège mal la rétine.
Grâce à la thérapie LED, on obtient :
Une amélioration de la vascularisation et une augmentation du diamètre veineux et artériel.
Une augmentation de l’activité du système lymphatique.
Une augmentation de la perméabilité cellulaire donc une meilleure absorption des nutriments.
Une augmentation de la libération d’ATP par transformation de l’énergie et donc de la synthèse de l’ADN nécessaires à la vie cellulaire, du collagène, des enzymes, etc…
Une stimulation de la cicatrisation, que ce soit pour les plaies, les ulcères.
Une augmentation de la fabrication du collagène et d’élastine et donc permet de lutter contre le vieillissement.
De plus par son action sur le système nerveux et son action anti inflammatoire, les LED permettent de soulager certaines douleurs et certains œdèmes et surtout de lutter contre le stress et la déprime.
Enfin, les LED permettent de stimuler la réponse immunitaire et a donc un effet protecteur anti radicalaire.

Docteur DENJEAN qui est toujours étonnée par l’efficacité des LED dans beaucoup de domaines….

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LES ANGIOMES

L’angiome est une malformation vasculaire rouge localisée sur la peau et les tissus sous-cutanés, rarement le système nerveux central. Cette lésion est due à la prolifération et la dilatation des vaisseaux.

L’angiome prouve qu’il existe une anomalie du système vasculaire.
Cette anomalie peut être congénitale et apparaît le plus souvent chez le nouveau-né ou peu de temps après la naissance pouvant ou non disparaître spontanément, sans laisser de traces.
Il est évident que lorsque ces angiomes persistent, il se pose alors un problème esthétique et donc faire envisager un traitement au laser.

Les complications sont RARES mais possibles soit par traitement inadapté, blessure, ou par une prolifération anarchique localisée sur le cerveau, le visage ou d’une extrémité.
Il faut noter que ces rares angiomes cérébraux ou viscéraux peuvent être dangereux.
Soit un ou des angiomes peuvent apparaitre plus tardivement, essentiellement à l’âge adulte et ne sont pas dangereux.

Les angiomes cutanés ne sont d’ailleurs pas cancéreux.
Par contre si vous en voyez un sur votre peau qui se modifie, change de couleur, consultez malgré tout votre dermatologue afin de contrôler qu’il s’agit bien d’un angiome et non d’un grain de beauté que vous auriez confondu avec un angiome de par sa dominante rouge qui se modifie.

Il existe donc, vous l’avez compris, divers types d’angiomes :

L’angiome plan, encore appelée tache de vin qui est dû à des malformations vasculaires provoquées par une dilatation des vaisseaux au niveau du derme. Présent dès la naissance ou juste après, l’angiome plan grandit avec l’enfant et peut s’estomper, voire disparaître dans les premières années.
Mais il peut aussi durer toute la vie de l’individu.
Son étendue est variable de même que sa couleur qui varie du rose pâle au rouge foncé ou pourpre.
Il peut se localiser n’importe où, de la tête aux pieds.

L’angiome stellaire (son nom est dû au fait qu’il est en forme d’étoile) se caractérise par une lésion rouge, comportant un point central plus foncé et de fines ramifications comme une étoile.
La localisation est souvent au niveau de la face mais aussi sur les avant-bras, le dos, les mains et les doigts.
On peut en voir chez l’enfant comme chez l’adulte et ils apparaissent fréquemment au cours de la grossesse.
Dans ce cas, ils disparaissent en grande partie après l’accouchement, mais pas toujours.

L’angiome rubis, quant à lui, il se caractérise par un petit point arrondi, surélevé de 1 à 4 mm environ, rarement plus, apparaissant progressivement tout au long de la vie. Ces taches rubis se situent sur n’importe quel endroit du visage et du corps.
Il n’est pas rare d’en retrouver plusieurs dizaines sur le corps.

On ne peut prévenir les angiomes mais certaines facteurs peuvent être évités.

Parmi les facteurs favorisants, on note :

> Le soleil
> Le stress
> Les excitants (tabac, café, alcools, épices pimentées)
> La grossesse
> Les troubles digestifs et hépatiques
> Les traitements à base de cortisone
> L’alcool
> La radiothérapie

Le traitement de ces angiomes diffère selon le type d’angiome :
On les traitait autrefois par l’électro-coagulation mais depuis quelques années on obtient de bien meilleurs résultats avec les lasers vasculaires.
Divers lasers sont utilisés, tous à visée vasculaires.
Le traitement par laser donne juste une impression de coup d’élastique ou de légère piqûre mais cela reste très supportable.

Pour les angiomes viscéraux, il faut toujours envisager la chirurgie.
Les petits angiomes cutanés ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale, car considérés comme des traitements relevant de l’esthétique.
Par contre les angiomes plans de naissance qui sont souvent disgracieux peuvent être en partie pris en charge par la Sécurité Sociale, toujours avec un accord préalable, mais peu remboursés car la technologie utilisée coûte évidemment plus cher que ce qui est pris en charge.

Docteur DENJEAN qui aime bien traiter les petits angiomes au laser car on les voit « blanchir » de suite…

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Anticoagulants anti vitamine K et alimentation

Le traitement anticoagulant par voie orale dit encore anti vitamine K (AVK) est destiné à éviter la formation de caillots lors de certaines pathologies qui doivent être traitées au long cours.

Les anticoagulants sont à différencier des antiagrégants qui agissent eux sur les plaquettes et pas du tout sur les facteurs de la coagulation.

La vitamine K a, quant à elle, un rôle essentiel dans la fabrication des facteurs de coagulation.
Les anticoagulants indispensables chez certains patients limitent la formation de caillots en cas de pathologie cardiaque (fibrillation auriculaire, infarctus du myocarde, prothèse valvulaire…) ou en cas de thrombose (phlébite, embolie pulmonaire…).

Ce traitement doit être contrôlé régulièrement car au-delà d’une certaine dose, qui ne doit pas être dépassée, et qui est très variable selon les patients, il y a un risque hémorragique et le traitement devient alors dangereux.

Cette surveillance se fait par un test sanguin appelé INR (International Normalized Ratio) qui est de 1 chez le sujet normal.
De même si l’INR est trop bas le traitement ne sera pas efficace et le patient ne sera pas protégé, ce qui est aussi dangereux.

Autrefois, on surveillait le traitement par un dosage du TP (taux de prothrombine) mais il est beaucoup moins fiable.
L’INR doit se situer entre 2 et 3 pour avoir un traitement anticoagulant efficace, et dans certains cas il devra être de 3 à 4,5 mais au-delà de 5, le risque hémorragique est élevé et implique de baisser les doses du médicament le plus rapidement possible.
À la mise en route du traitement on contrôle l’INR tous les 2 à 4 jours puis lorsque le chiffre se stabilise, toutes les 2 à 4 semaines si le traitement est au long cours.

De nombreux médicaments interférent avec les anticoagulants, mais aussi certains aliments contenant une importante quantité de Vitamine K.

Aucun régime n’est vraiment imposé mais des précautions sont réellement indispensables.

Il faut surtout éviter de trop consommer les aliments contenant de grandes quantités de Vitamine K.

Une portion quotidienne de ces aliments n’a pas d’interactions avec le traitement mais il faut éviter d’accumuler les repas riches en aliments contenant de la vitamine K.

La vitamine K existe naturellement sous deux formes :
La vitamine K1 (phylloquinone), synthétisée par les végétaux et qui agit plus spécifiquement sur la coagulation.
La vitamine K2 (ménaquinone), qui est un dérivé de la vitamine K1, est produite par les animaux et surtout certaines bactéries de la flore intestinale.
Dans l’alimentation, la vitamine K1 est principalement apportée par les feuilles des légumes verts et certaines huiles.

Toutes les variétés de choux, les épinards, le cresson, le pissenlit, certaines salades contiennent des quantités importantes de vitamines K1 variant de 100 à plus de 1000 µg pour 100 grammes.
Certaines épices et herbes aromatiques (persil, ciboulette, coriandre…) également, mais elles sont utilisées en cuisine en relatives faibles quantités.
Les poireaux, asperges, endives, haricots verts, graines de soja, fèves, lentilles, petits pois…contiennent des quantités de vitamine K1 plus basses : 10 à 100 µg pour 100 grammes.
Les légumes racines (navets, oignons, carottes, pomme de terre…) sont moins riches car la vitamine K est surtout dans leurs feuilles.
Les huiles de colza, soja et l’huile d’olive à plus faible concentration sont aussi à prendre en compte.
Elles peuvent contenir jusqu’à 1 000 µg de vitamine K aux 100 grammes, ce qui apporte 150 µg pour une cuillère à soupe.
Or, elles sont utilisées pour les vinaigrettes, certaines sauces, margarines et divers produits industriels.

Pour les produits animaux on trouve en grandes quantité de la vitamine K2 essentiellement dans les abats, en particulier le foie.

On limitera aussi le thé vert.

Cependant il ne faut pas oublier que divers facteurs interfèrent :
Les aliments gras qui favorisent son assimilation, le poids et l’âge du patient, le changement d’alimentation surtout en voyage.

La prise de certains compléments alimentaires à base de plantes, vitamines ou autres nutriments peut modifier la coagulation.
(Par exemple la vitamine C à forte dose l’augmente).

Enfin un dernier rappel sur l’interaction avec certains médicaments :

L’aspirine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens augmentent le risque d’hémorragie.
Les corticoïdes, les antibiotiques, certains antidépresseurs diminuent leur efficacité.

Certaines plantes agissent de même :

Le millepertuis par exemple diminue l’activité des AVK.
La reine des prés ou le curcuma agissent sur les plaquettes et augmentent donc le risque de complications.

En conclusion, ne vous privez pas, ayez une alimentation équilibrée.
N’oubliez pas qu’un manque de vitamine K perturbe l’ossification car cette dernière y joue un rôle.
Comme toujours, le danger survient toujours par les excès.

Par exemple, si votre INR est bien équilibré et que pour une raison quelconque vous voulez suivre un régime hypocalorique riche en légumes verts, prévenez votre médecin qui surveillera de près votre INR.
De même ne prenez aucun traitement, aucun complément alimentaire en auto médication.

Docteur DENJEAN qui confirme que l’important est d’avoir une alimentation régulière et équilibrée ..

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Attention au pamplemousse avec certains médicaments

Il faut savoir que lors de la prise d’un médicament, celui-ci passe bien sur dans le tube digestif, puis passe de l’intestin dans le sang.
Il va être utilisé par l’organisme grâce à l’action d’enzymes qui vont transformer la molécule pour la rendre utilisable par les cellules.
Ces cellules vont capter la molécule active et l’utiliser et enfin rejeter les « déchets » qui vont s’éliminer par les urines ou le foie.

Alors que se passe t’il avec le pamplemousse ?

Ce fruit contient des produits actifs appelés furanocoumarines qui bloquent de manière irréversible une enzyme présente dans la paroi de l’intestin et dans le foie le CYP3A4 ou cytochrome P450 3A4.
Or, l’enzyme CYP3A4 est justement l’enzyme qui sert à métaboliser de nombreux autres médicaments et non des moindres.
Certains médicaments contre le cancer, le VIH, l’hypertension, les problèmes cardiovasculaires, les problèmes urinaires, ainsi que des médicaments immunosuppresseurs et des anti-infectieux, des analgésiques et des tranquillisants.

En effet, lorsque vous prenez un pamplemousse ou son jus, les médicaments avalés ensuite passent dans le sang mais ne sont pas métabolisés comme ils devraient l’être, parce que l’enzyme est bloqué.

Résultat :
La concentration sanguine du médicament s’élève, jusqu’à provoquer une overdose, avec des effets qui peuvent être très graves puisque cela peut aller jusqu’à la mort subite, un blocage rénal aigu, arrêt respiratoire.
Certes c’est une overdose accidentelle mais bien réelle !

« Prendre un comprimé avec un verre de jus de pamplemousse est identique comme à prendre 20 comprimés avec un verre d’eau », explique David Bailey, pharmacologue canadien ayant découvert cet effet il y a déjà 20 ans, specialiste des interactions entre médicaments et pamplemousse.

Le risque d’accident est important car la liste de médicaments s’allonge et il est donc justifié que chacun reste vigilant sur le fait que les médicaments qu’il prend ne soient pas incompatibles avec le pamplemousse d’autant plus que cette interaction se produit même avec des petites doses, que le pamplemousse soit consommé tel quel ou sous forme de jus.

D’autre part les personnes de plus de 50 ans compensent moins bien les overdoses de médicaments dans le sang, surtout que ce sont celles qui consomment en général le plus de pamplemousses et ….certains médicaments.

Comment faire en pratique :
Aucun problème bien sûr si vous ne prenez aucun médicament.

Si vous prenez des médicaments, vous devez vérifier si vous pouvez associer le pamplemousse.

Le risque existe pour les 85 médicaments concernés pris par voie orale et qui sont métabolisés par l’enzyme CYP3A4, ce qui est contrôlable en lisant la notice car celle-ci comprend toujours l’avertissement de ne PAS consommer de pamplemousse simultanément.
Actuellement donc 85 médicaments concernés alors qu’en 2008 il y en avait que 17 !

Le Dr David Bailey affirme de plus dans son analyse que non seulement le pamplemousse ou son jus mais aussi certains autres agrumes, y compris les oranges et les citrons surtout verts contiennent des furanocoumarines qui vont inhiber l’enzyme cytochrome P450 3A4.
On ne les retrouve pas dans les oranges douces.

Les principaux médicaments connus pour interagir avec le pamplemousse :
· Certains anti-cancéreux
. Certains médicaments traitant le VIH
· Certains anti-infectieux
· Certains hypolipémiants
· Certains médicaments traitant les affections cardiovasculaires
. Certains anti-hypertenseurs
· Certains médicaments du système nerveux
· Certains antiémétiques (produits contre les nausées et vomissements)
· Certains immunosuppresseurs
· Certains médicaments utilisés en urologie

En conclusion, il faut absolument toujours lire les notices incluses dans les boites de médicaments.

Docteur DENJEAN qui aime bien les agrumes mais restera toujours prudente… Surtout avec les pamplemousses.

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Smoothies, pas si bons pour la santé!

Un smoothie est une boisson fruitée dont la traduction exacte signifie « onctueux ».
Cette boisson est à base de fruits ou de légumes mixés, mélangés ou non à des jus de fruits, de la glace pilée ou du yaourt glacé.

Ces nouvelles boissons sont très à la mode, et primitivement faites maison, deviennent progressivement le résultat d’une production industrielle.
The Guardian souligne que la marque de smoothie Innocent est détenue par Coca-Cola et Tropicana par Pepsi.

Dans un article paru dans le quotidien britannique The Guardian, l’innocuité de cette boisson a été remise en cause par deux scientifiques américains, Barry Popkin et George Bray.

Pour eux le smoothie fait partie des aliments dangereux pour la santé car encore plus sucré que le Coca-Cola malgré la réputation usurpée de produit sain dans le grand public.
En effet, selon ces scientifiques, le smoothie contient un taux élevé de fructose (le sucre naturel des fruits) et un verre de smoothie équivaudrait en effet à 6 oranges et un grand verre de Coca-Cola.

Pour ces chercheurs, la surconsommation de ces boissons accentuerait le risque de diabète et d’obésité.
« Les consommateurs se sont mis à remplacer les sodas par des boissons à base de jus de fruits et des smoothies, ce dernier étant perçu (à tort) comme bon pour la santé », souligne Barry Popkin, professeur au département nutrition de l’université de Caroline du Nord.
Barry Popkin déclare de plus que « leur consommation n’affecte pas vraiment la manière dont on mange après. Ce qui est paradoxal, c’est que l’on a bien une sensation de satiété après un smoothie, mais elle ne dure pas longtemps : la littérature scientifique montre en effet que cela n’affecte pas la quantité de nourriture que l’on va manger dans la journée. Manger un fruit à la place, a, en revanche, un réel effet ».

Alors ?

Attention à surtout ne pas habituer les enfants à ingurgiter trop de smoothies dans la journée….

Docteur DENJEAN qui préfère manger le fruit entier avec ses fibres …

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Un triangle noir inversé sur les notices de certains médicaments

Désormais, depuis le 1er Septembre, un « black-symbol », triangle noir inversé figure sur la notice des médicaments sous surveillance renforcée par les autorités de santé européennes.
Il est accompagné de la phrase suivante « Ce médicament fait l’objet d’une surveillance renforcée ».
Une obligation qui est à appliquer dans les 27 États membres de l’Europe.
Ce logo se remarquera au fur et à mesure des livraisons des nouveaux lots des médicaments concernés.
Cette décision date d’avril 2013 et concerne non seulement les notices des médicaments mais aussi les RCP (résumé des caractéristiques du produit) remis par les laboratoires aux professionnels de santé.
Le but de ce symbole est d’inciter patients, pharmaciens et médecins à déclarer tous les effets indésirables secondaires à ces médicaments.

Ce triangle noir inversé n’est pas imprimé sur l’emballage extérieur. Un logo qui risque de passer inaperçu car peu de patients lisent les notices.

La liste des médicaments faisant l’objet d’une surveillance renforcée a été publiée par l’Agence Européenne du Médicament (EMA) le 25 avril 2013.

Elle comprend 103 médicaments.

Les raisons d’inscription de ces médicaments sur la liste sont :

Le fait de contenir une nouvelle substance active ou un nouveau produit biologique,
La nécessité de mettre en place une étude post-autorisation,
L’autorisation de mise sur le marché délivrée à titre exceptionnel ou conditionnel.
La liste est consultable sur le site de l’ANSM.

Elle devrait être révisée tous les mois par le comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) mais n’a pas encore été modifiée.
En France, une liste complémentaire à été établie pour les médicaments faisant l’objet d’un Plan de Gestion des Risques (PGR).
Cette liste contient 33 molécules et a été mise à jour le 20 Juin 2013.

Cette liste sera progressivement complétée par des produits identifiés au niveau national comme devant faire l’objet d’une surveillance particulière et sera actualisée tous les mois.

Un rappel important : les médicaments sont tous surveillés dès leur mise sur le marché.
Les médicaments inscrits sur la liste des médicaments sous surveillance renforcée sont quant à eux surveillés plus étroitement que les autres.
« En aucun cas, il ne s’agit de médicaments dangereux et il ne faut pas interrompre un traitement sans demander l’avis de son médecin ou de son pharmacien », précise l’Agence Française du Médicament (ANSM), qui rappelle que tous les médicaments sont surveillés dans l’Union Européenne dès leur mise sur le marché.
Docteur DENJEAN qui aimerait que tout patient lise les notices…

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La fin des tests sur les animaux ?

Tous les ans, environ 40.000 animaux en France (rongeurs, chiens, chats, singes, …) sont utilisés expérimentalement, puis euthanasiés.
Tout ça pour tester des crèmes, shampoings, dentifrices, produits ménagers, etc…

La directive « cosmétique » européenne a défini le 11 mars 2013 un cadre réglementaire afin d’éliminer et d’interdire progressivement l’expérimentation animale tant pour les cosmétiques finis que pour les ingrédients entrant dans les cosmétiques.

De même, il est interdit de vendre sur le marché européen des produits et ingrédients cosmétiques qui ont été expérimentés sur des animaux (cela entraîne donc une interdiction de commercialisation).

En réalité le sujet est bien plus complexe : les cosmétiques finis ne doivent plus être testés sur les animaux depuis le 11 septembre 2004. Mais le cosmétique est le produit fini que l’on achète.
Les ingrédients contenus dans ce cosmétique pouvaient donc être testés sur les animaux à cette date.

Le 11 mars 2009 a enfin sonné la fin des expérimentations sur les animaux pour les ingrédients contenus dans les cosmétiques.
5 ans !! Pourquoi ?
Il a fallu attendre que les laboratoires remplacent progressivement les tests sur les animaux par des tests alternatifs.
Malheureusement, les tests sur les animaux ont été poursuivis pour tester la toxicité des doses répétées.
Nuance subtile….

Nouvelle date 4 ans plus tard ! Le 11 mars 2013, enfin les tests sur les animaux sur les produits finis, les ingrédients et sur les tests de toxicité sont terminés en Europe mais seulement pour les cosmétiques.
Cela continue pour d’autres produits comme les produits ménagers par exemple.

Je rappelle tout de même qu’une entreprise peut vendre ses produits en Europe, donc sans tests sur les animaux mais si elle vend ses produits en Chine, les tests sont effectués sur les animaux !!!
Je crains que certaines entreprises trouveront une solution pour contourner la loi.

Pour couronner le tout, les groupes d’experts ont déclaré que les tests sans passer par les animaux n’étaient pas prêts.
Ils ont donc demandé des dérogations « sine die » (sans date).
Espérons qu’ils n’obtiendront pas gain de cause….mais j’en doute…

Pourtant la méthode scientifique d’avenir est de faire des tests in vitro avec une culture de cellules et de tissus.
On met le produit à tester sur des cellules humaines maintenues en vie dans de petites boîtes et quelques heures après on regarde si ces cellules ont fabriqué des protéines de stress, destinées à protéger la cellule contre les produits toxiques.
Leur présence prouve que la molécule testée est capable de faire des dégâts et sera donc abandonnée.
Le Dr Ray Greek directeur médical de l’EFMA ( Europeans For Medical Advancement ) déclare : « La recherche in vitro sur les tissus vivants s’est avérée associée à beaucoup de grandes découvertes. Bien que le tissu humain n’ait pas toujours été utilisé, il y en a pourtant toujours eu à disposition. Les cultures de sang, de tissus et d’organes représentent les bancs d’essais idéaux pour tester l’efficacité et la toxicité des médicaments. »

Par contre nouvelle victoire car depuis peu, l’Inde est devenu le premier pays d’Asie du Sud à interdire les tests sur animaux pour les produits cosmétiques.
Cela concerne les produits finis et les ingrédients.
Le bureau des normes indiennes a voté à l’unanimité l’interdiction des techniques d’expérimentation animale pour les produits cosmétiques.
Les entreprises ont donc l’obligation d’avoir l’approbation du Central Drug Standards Control Organisation prouvant que leurs tests répondent aux nouvelles réglementations.

À ce sujet de nombreuses déclarations ont été faites :

-Selon le Dr Chaitanya Koduri, conseiller et membre de PETA Inde et du comité de section des cosmétiques indiens :
«La fin des traitements cruels et non fiables que sont les tests cosmétiques sur les animaux est une victoire pour les animaux et la science, et la conformité aux normes internationales permettra d’améliorer les débouchés commerciaux pour notre pays (cette déclaration fait référence au règlement européen du 11 mars 2013). PETA Inde se réjouit de travailler avec le gouvernement sur la prochaine étape : l’interdiction des tests sur animaux des produits nettoyants ménagers ».

-Quant à Troy Seidle, responsable de la recherche et de la toxicologie à la Humane Society Intenational déclare :
« La décision de l’Inde montre la voie à tous les pays qui sont encore indécis quant à une éventuelle interdiction de l’expérimentation animale dans les produits cosmétiques. Ces pays devraient prendre des mesures dès maintenant, suivre l’exemple de l’Inde et de la fin de cruauté dans les produits de beauté ».

Diverses organisations demandent aujourd’hui à l’Inde d‘interdire aussi les importations de produits cosmétiques testés sur les animaux.
Actuellement il n’y a qu’Israël et les 28 pays membres de l’Union Européenne qui ont interdit l’importation et la fabrication de produits cosmétiques testés.
On verse le produit sur des cellules humaines maintenues en vie dans de petites boîtes. Au bout de quelques heures, on regarde si ces cellules ont fabriqué des protéines de stress, destinées à protéger la cellule contre les produits toxiques.
Leur présence indique que la molécule testée est capable de pénétrer dans les cellules et d’y faire des dégâts sur animaux.

«C’est un grand jour pour l’Inde et pour les milliers d’animaux qui ne souffriront plus, mais encore plus de travail doit être fait. Notre gouvernement doit aller plus loin en interdisant les produits cosmétiques qui sont testés sur les animaux à l’étranger puis importés et vendus ici en Inde. Ce n’est qu’alors que l’Inde démontrera son engagement en faveur de la compassion et des méthodes modernes de recherche sans cruauté » a enfin déclaré Panda Baijayant ‘Jay’, membre du Parlement indien.

Alors que faire ? Acheter des cosmétiques non testés sur les animaux pour éviter que leur martyre cesse.

Certains affichent des logos qui prouvent que les animaux ne sont pas utilisés: ce sont les logos One Voice et Vegan.

Docteur DENJEAN qui ne comprend surtout pas que l’on soit aussi cruels….

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Un verre de vin par jour pour lutter contre la dépression?

De nombreuses fois, diverses études ont noté les bienfaits du vin rouge sur notre santé et ce surtout grâce à la molécule principale: le resvératrol.

Le resvératrol présent dans le vin est un puissant antioxydant et anti-inflammatoire, possédant un effet protecteur à la fois pour le cerveau et pour le cœur et même pour la peau.

Il a été Identifié en 1940, mais c’est en 2003 que le Dr David Sinclair, de l’Université de Harvard (États-Unis) publia les resultats de ses travaux affirmant que des souris nourries au resvératrol voyaient augmenter leur espérance de vie de 40%.

D’après Sinclair, le pouvoir réparateur du resvératrol s’explique car il augmente des protéines, les sirtuines, qui interviennent en situations de stress physique,

Des chercheurs espagnols ont étudié les effets du vin sur la santé mentale de buveurs réguliers. Les conclusions sont évidentes: le vin est bon pour la santé mentale, à la seule condition bien sur d’en boire peu.
Cette étude publiée par la revue BMC Medecine le 30 août 2013 a été conduite par Miguel A. Martínez-González à l’Université de Navarre et l’étude a porté sur 5 505 hommes et femmes entre 55 et 80 ans sans aucun antécédent dépressif ou d’alcoolisme pendant un minimum de 7 ans.
La consommation d’alcool, l’évolution de la santé mentale et le mode de vie de chacun des participants ont bien été étudiés régulièrement grâce à des examens médicaux.
En conclusion, les scientifiques ont observé un effet positif d’une consommation modérée de vin (environ un verre par jour).
Le risque de dépression serait réduit de 32 % grâce au revératrol.

Cela expliquerait il pourquoi les « bons vivants » sont souvent joyeux?

Mais l’inverse est aussi vrai, car trop de consommation de vin entraîne ou aggrave les dépressions.

Inversement, il existe une hausse du risque dépressif chez les plus gros consommateurs.
En effet, au delà de 3 verres l’alcool contenu dans le vin devient nocif pour la santé car l’organisme ne peut éliminer plus.
Pour tout, l’excès est néfaste sur la santé!
De plus attention au risque de dépendance….

L’alcool reste encore un grave problème en France car en France, l’alcool est la deuxième cause de mortalité après le tabac. On recense presque 49 000 décès secondaires à une consommation excessive d’alcool.
Même si on remarque un petite régression de ce chiffre c’est toujours un véritable sujet de santé publique.
La France le quatrième pays européen en terme de consommation moyenne d’alcool toute génération confondue.

Alors ?
 » un verre ça va, plus bonjour les dégâts  » !

Pour Miguel A. Martínez-González, directeur de cette recherche « la dépression et les maladies coronaires cardiaques partagent des mécanismes similaires de maladie ….. Il semble qu’une consommation de vin modérée aurait un effet chimio-préventif chez les seniors , et que cela les empêche de céder à la dépression, comme cela les protège des maladies coronariennes ».

De plus une autre étude menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a démontré que l’on peut combattre la dépression chez les plus de 55 ans avec un régime méditerranéen.
Les chercheurs de l’Inserm ont constaté que les taux de dépression étaient plus élevés chez les « seniors » consommant essentiellement des produits alimentaires transformés.
A l’inverse, ceux qui suivaient un régime méditerranéen composé de fruits, de légumes frais et de poisson frais étaient beaucoup moins sujets à la dépression. Alors si on agrémente ce repas avec un petit verre de vin , vous mettez tous les atouts de votre côté pour lutter contre la déprime.

Et pour ceux qui n’aiment pas le vin, vous pouvez consommer des aliments contenant du resvératrol comme les mûres, les myrtilles, les cranberries, la grenade ou bien sur le raisin.
Le raisin étant à consommer avec la peau et les pépins car c’est dans cette partie que se trouve le resvératrol.

Alors, n’oubliez pas un petit verre par jour, pas plus, une alimentation saine et …hop une bonne santé préservée.

Docteur DENJEAN qui évite l’alcool mais aime bien les fruits riches en resvératrol. ….

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DES ANTIBIOTIQUES POUR SOIGNER LA HERNIE DISCALE

La hernie discale se définit comme une maladie du disque entre 2 vertèbres, ce disque sert d’amortisseur entre les vertèbres.
Ces disques s’usent avec l’âge progressivement et peuvent se fissurer, se déformer mais aussi sortir de l’espace intervertébral.
D’autres facteurs favorisent cette dégénérescence :
Si le poids du corps est trop élevé ou quand les mouvements imposés à la colonne sont inappropriés, répétitifs, inadaptés entraînant des pressions trop élevées pour le disque.
Par exemple, un mouvement brutal associé à une mauvaise posture, comme soulever un poids important avec un mouvement de torsion du tronc, risque de faire saillir le disque vertébral, avec pour conséquence la hernie.
Le surpoids certes mais aussi la grossesse, qui entrainent des tensions trop élevées au niveau de la colonne vertébrale peuvent être à l’origine d’une hernie.
Parfois, ce sont des personnes prédisposées génétiquement mais dans ce cas cela arrive précocement (parfois avant l’âge de 21 ans).

Cette hernie discale peut malheureusement comprimer une racine nerveuse entrainant une inflammation et une irritation du nerf et donc douleur sur le trajet du nerf atteint.

Les hernies peuvent se produire à n’importe quel étage de la colonne vertébrale mais environ 95 % des hernies surviennent dans la partie basse du dos.

La lombalgie affecte de nombreuses personnes : 8 Français sur 10 seront un jour ou l’autre concernés par cette maladie et pas moins de 35 % ont déclaré en avoir douloureusement souffert au cours des 12 derniers mois.
Les douleurs peuvent être soit très invalidantes car très intenses, soit persistantes avec des répercussions importantes sur la vie quotidienne.

Tout effort, tout mouvement, toux, éternuement, augmente l’intensité de la douleur et reproduit le trajet du nerf atteint.

Les traitements possibles sont médicamenteux (anti inflammatoires, infiltrations, décontractants musculaires, anti douleurs et en cas extrêmes la chirurgie) associés à une physiothérapie adaptée et douce.
Et malheureusement les rechutes sont extrêmement fréquentes entraînant une chronicité qui rend la vie de tous les jours pénible.

Pourtant un espoir semble poindre :
Des chercheurs danois ont découvert que certains patients souffrant d’hernie discale pouvaient être soignés avec des antibiotiques.

Deux études réalisées par l’Université du Sud du Danemark ont été publiées en mai 2013 dans le European Spine Journal, suite aux travaux du Docteur Hanne Albert.

Dans la première étude, 144 personnes souffrant de douleurs lombaires chroniques depuis plus de 6 mois ont été choisies et divisées en 2 groupes.
Pendant un an la moitié des patients a pris un antibiotique et l’autre moitié a reçu un placebo (le placebo est un produit dit neutre, c’est-à-dire sans effet pharmacologique démontré pour la pathologie considérée).

Le résultat a été significatif car le groupe de patients recevant un antibiotique a présenté une amélioration très significative des douleurs.

75% des patients du groupe recevant des antibiotiques souffraient d’une douleur chronique, continue au niveau du dos. Or, au bout d’un an de traitement, le pourcentage était de seulement 20%.
(Bien que dans un second article, des scientifiques ont prouvé qu’ils pouvaient guérir les douleurs du dos chroniques avec une cure de 100 jours d’antibiotiques).

Dans une autre étude menée parallèlement portant sur 61 patients souffrant d’hernie discale, 46% avaient une infection bactérienne au niveau du noyau du disque intervertébral.
La bactérie responsable était le Propionibacterium acnes (germe présent sur la peau et retrouvé dans l’acné) et elle serait donc responsable des lésions au niveau du disque.
Jusqu’à présent, rapportent les auteurs de cette étude, la bactérie à l’origine de la lombalgie par hernie discale n’avait pas été décelée car en général les biopsies vertébrales sont effectuées sur 3 jours. Or pour observer le le Propionibacterium acnes (P.acnes) il faut laisser se développer la culture pendant au moins 14 jours.

Chez 40% de ces patients les chercheurs ont aussi trouvé une lésion osseuse avec inflammation.
Certains acides produits par la bactérie P.acnes, seraient en effet responsables d’œdème et donc de cette inflammation de par la destruction du noyau du disque vertébral, provoquant secondairement des lésions osseuses à type de minuscules fractures au niveau des vertèbres environnantes entraînant des douleurs et qui apparaissent visiblement dans l’IRM.
Ces recherches montrent que les patients traités avec l’antibiotique avaient moins souvent mal au dos (180 heures de douleurs contre 448 heures au début de l’étude) et la douleur était beaucoup moins intense au bout d’un an.
Les patients souffrant de douleurs permanentes n’ étaient plus que 19% contre 75% au début de l’étude.

Le Dr Hanne Albert a déclaré au Guardian :
“Cela ne va pas aider les gens qui présentent une douleur banale du dos, ceux présentant une douleur aiguë ou subaiguë – seuls ceux qui ont la douleur chronique au bas du dos,” “Ce sont des gens qui vivent une vie sur le bord parce qu’ils sont handicapés par la douleur. Avec cette nouvelle thérapie, ils auront une vie normale qu’ils n’auraient jamais heureusement pu espérer.”

Il est important de souligner que ces 2 études restent encore à un stade expérimental et il est difficile de savoir si le patient souffrant d’hernie discale appartient aux 40% de personnes présentant cette bactérie.
Sans preuve le traitement antibiotique est certainement contre-indiqué afin de ne pas créer une résistance aux antibiotiques.
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Peter Hamlyn, un des plus grands neurochirurgiens du Royaume-Uni à déclaré « Jusqu’à 40% des patients souffrant de douleurs chroniques au dos pourraient être guéris avec un traitement antibiotique plutôt que par la chirurgie ».
« C’est la plus grande découverte à laquelle j’ai assisté durant toute ma vie professionnelle, son impact sur la médecine est digne d’un Prix Nobel. » ajoute le Dr Peter Hamlyn sur les pages du Guardian.
« Il reste du travail à faire, mais ça reste un tournant, un moment où nous devrons réécrire les manuels scolaires. »

Docteur DENJEAN qui met beaucoup d’espoir dans cette intéressante découverte scientifique…

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