Archives du 26 janvier 2014

Le ZONA

Le zona est une maladie dermatologique fréquente et assez mal connue :

Le zona se manifeste par des éruptions cutanées douloureuses au niveau du trajet d’un nerf.
Le zona est dû à la réactivation du virus varicelle zona (VZH) et c’est un virus qui fait aussi partie de la même famille que l’herpès.

Après avoir eu une varicelle, le virus disparaît sauf une infime partie de virus qui restent « dormants » pendant des années dans les ganglions nerveux situés le long de la colonne vertébrale puis ces virus peuvent se réveiller, souvent lors d’une baisse des défenses immunitaires de l’organisme ou lors d’un stress.

Le plus souvent il atteint les personnes adultes de 45 à 50 ans, mais il peut aussi toucher les enfants et les personnes âgées.

Environ 90 % des adultes ont eu la varicelle et sont donc porteurs du virus varicelle zona.
Sur ces 90%, environ 20 % d’entre eux auront un zona au cours de leur vie.

La plupart du temps, on ne développe qu’un seul zona dans sa vie, mais il arrive que le virus se réactive plus d’une fois dans environ 1% des cas.

Le zona se manifeste sous la forme d’une éruption cutanée vésiculeuse douloureuse sur un côté du corps, le long d’un trajet nerveux mais toujours en unilatéral.
Le zona peut se localiser n’importe où puisque tous les trajets nerveux peuvent être touchés, mais avec une prédilection pour le thorax ou le visage.

Lors de la sortie des vésicules, des démangeaisons sont parfois ressenties à l’endroit où le zona se manifeste.
De même, une diminution de la sensibilité ou au contraire une exacerbation de la sensibilité peuvent survenir.
Une fièvre modérée (38°C) et une fatigue peuvent souvent s’y associer.

L’éruption survient en «placards» au début du zona, avec rougeur de la peau, sur laquelle surviennent les vésicules contenant un liquide chargé en particules virales comme dans la varicelle.
Les premiers jours, l’éruption s’étend plus ou moins le long du trajet nerveux concerné.
Il se produit en général deux ou trois poussées réparties sur deux à trois semaines.

Les vésicules évoluent en croûtes qui tombent après une dizaine de jours, laissant parfois la place à une zone de peau dépigmentée ou hyperpigmentée.

Sans traitement, l’atteinte cutanée guérit et disparait en trois à quatre semaines environ et la plupart du temps sans séquelles.
Tout comme la varicelle, si la personne atteinte se gratte, il peut y avoir des séquelles cicatricielles.
De plus chez les personnes âgées, des douleurs peuvent persister des semaines voire des mois voire plus, ce sont les névralgies post zostériennes.
Elles peuvent être à type de brûlures ou d’élancements ou de décharges électriques.
La chaleur, le froid, un effleurement peuvent déclencher des douleurs assez insupportables.

Le risque de névralgie post zostérienne augmente avec l’âge.
Selon une étude menée en Islande auprès de 421 personnes, 9% des personnes âgées de 60 ans et plus souffraient de douleurs 3 mois après la déclaration du zona, contre 18 % des personnes âgées de 70 ans et plus.

D’autres complications existent mais elles sont rares : des complications oculaires en cas de zona ophtalmologique, une paralysie faciale.

Le zona ne se transmet pas d’une personne à l’autre. Mais il y a des particules virales à l’intérieur des vésicules.
La contagion est donc possible par contact direct, et provoquer même une varicelle si quelqu’un se frotte les yeux, la bouche ou le nez, par exemple, avec une main contaminée.

Une hygiène rigoureuse est donc vraiment indispensable, le lavage des mains prévient la transmission du virus.

La varicelle est toujours plus importante, profuse chez les personnes adultes et les conséquences peuvent être très graves chez les femmes enceintes de par l’atteinte du fœtus et chez les personnes dont le système immunitaire est perturbé ( greffés, VIH, cancers, chimiothérapie, traitement par la cortisone)

Il existe un traitement qu’il est conseillé de prendre le plus tôt possible, dans les 72 heures surtout à un âge avancé afin d’éviter les douleurs.
Plus le traitement est institué tôt, plus on limite le risque de névralgies post zostériennes.
En cas de névralgies intenses, il peut être nécessaire de prendre des anti douleurs.

Par contre des séances de LED peuvent aider efficacement à lutter, et sans douleurs, contre l’inflammation et les douleurs.

Docteur DENJEAN qui a la grande chance de ne pas avoir eu à souffrir d’un zona…

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