Archives Mensuelles: février 2014

Pourquoi la peau des doigts se fripe t’elle dans l’eau?

Après une exposition dans l’eau, nous avons tous la peau des doigts qui se plisse, se fripe.
Cela ne surprend plus personne et même cela peut nous agacer car ce n’est pas forcément très joli mais pour certains scientifiques, une telle réaction fait partie d’un mécanisme de survie.
En réalité, la peau gonfle sur tout le corps lorsqu’elle reste dans l’eau.
Cette réaction ne se voit pas sauf au niveau des doigts et des orteils car à cet endroit la peau y est nettement plus épaisse et possède donc beaucoup plus de cellules.
La peau est composée de trois couches : l’épiderme, le derme et l’hypoderme.
Au niveau de l’épiderme, c’est à dire la couche la plus superficielle, se trouvent 4 types de cellules dont les kératinocytes, et ces kératinocytes sont reliés entre eux par des filaments composés essentiellement de kératine, tout ceci participant à la cohésion cellulaire.

La kératine est une molécule qui absorbe l’eau et lors d’un contact prolongé avec celle-ci, elle se sature d’eau ce qui entraîne un épiderme plus volumineux alors qu’il couvre la même surface, et donc il finit par plisser et gondoler.

Ce phénomène s’observe essentiellement aux mains et aux pieds car à cet endroit la kératine se renouvelle beaucoup plus.

On pourrait penser que ce phénomène en est purement local mais en fait lorsque le corps détecte que les doigts restent longtemps dans l’eau et donc sont mouillés pendant un certain temps, le système nerveux envoie un message pour réduire le volume des vaisseaux sanguins.
Ainsi le volume de la main diminue mais comme la peau conserve la même surface, un plissement survient.

Or, les scientifiques pensent que si le système nerveux central est impliqué dans le plissement de la peau c’est pour une fonction spécifique qui serait d’assurer une meilleure prise des objets humides.
Ce que relate les conclusions de chercheurs britanniques de l’université de Newcastle :
«Nous avons démontré que les doigts ridés assurent une meilleure prise dans des conditions humides, a ainsi expliqué à l’AFP Tom Smulders, qui a dirigé l’étude. Cela pourrait fonctionner comme les sillons sur les pneus de nos voitures qui permettent à une plus grande surface du pneu de rester en contact avec la route et procurent une meilleure adhérence».

Cette théorie n’avait jamais été prouvée. Mais ces scientifiques britanniques de l’université de Newcastle ont donc étudié cette réaction et ont publié leurs conclusions dans la revue Biology letters.

Pour cette expérience, 20 volontaires ont accepté de participer.
Ils devaient récupérer 39 billes de verre et 6 plombs de pêche avec la main droite, puis les passer à travers un orifice et les récupérer avec la main gauche, et enfin les déposer un à un dans une nouvelle boîte.
L’exercice était exécuté sur une table ou dans un aquarium, avec les mains sèches ou après les avoir exposées 30 minutes dans une eau à 40°C, afin de friper les doigts.

Les volontaires attrapaient plus rapidement des billes mouillées lorsque leurs doigts étaient fripés, alors qu’il n’y avait quasiment aucune différence pour les objets secs.
Selon les chercheurs, ce plissement des doigts a certainement aidé nos ancêtres préhistoriques à récolter leur nourriture dans des cours d’eau ou des végétaux humides.

Docteur DENJEAN qui ne regarde plus ses mains mouillées de la même façon….

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Le tabac vieillit la peau et raccourcit la vie

Nous savions déjà malheureusement tous que fumer est mauvais pour la peau. Ceci vient d’être corroboré dans une étude réalisée par une équipe américaine de l’université Case Western Reserve et publiée dans la revue médicale Plastic and Reconstructive Surgery.
« Nous espérons que le fait de souligner à nouveau les méfaits du tabac pourra dissuader des fumeurs en puissance, sachant combien cela peut endommager leur peau », déclare le docteur Bahman Guyuron, principal auteur de ces recherches.

Cette étude menée sur des jumeaux identiques confirme donc une fois de plus les effets délétères de la cigarette sur la peau.

L’étude a été réalisée sur des photos de 79 paires de jumeaux identiques âgés d’environ 40 ans, majoritairement des femmes.
Trois personnes étaient chargées d’examiner et de juger les photos.
Pour que l’étude soit impartiale, ces 3 personnes ne savaient pas lequel des jumeaux était dépendant à la cigarette.
Donc après étude des photos, elles ont bien choisi le fumeur comme semblant le plus âgé.
Les auteurs de cette étude expliquent ces résultats par l’observation suivante :
« Les jumeaux ayant fumé le plus longtemps ont des poches sous les yeux plus prononcées et des rides autour des lèvres nettement plus marquées ».

D’autres facteurs liés au vieillissement de la peau comme le manque de protection solaire, la consommation d’alcool et le stress ont été pris en compte par les experts, mais par contre pas le nombre de cigarettes fumées chaque jour.

Ceci s’explique par le fait que le tabac accélère la dégradation du collagène et des fibres élastiques de notre peau et diminue l’oxygénation de nos cellules donnant une peau amincie, ce teint gris jaune typique de la peau des fumeurs voire même un teint couperosé.
Les doigts, les ongles et les dents sont aussi souvent jaunis, sans oublier un état bucco dentaire déplorable au fil du temps.

La dégradation du collagène et l’atteinte de la micro vascularisation non seulement donne un aspect précocement vieilli à la peau mais de plus interfère sur la qualité de la cicatrisation en cas de blessures ou d’opérations chirurgicales.

Il faut rappeler qu’il y a des récepteurs cutanés nicotiniques au niveau des keratinocytes, des fibroblastes (cellules qui fabriquent le collagène entre autres) et des vaisseaux.

Les dégradations sont de plus cumulatives, donc arrêter le tabac stoppera cette escalade mais les dégâts sont souvent non réversibles.

Bien sur, il peut y avoir des effets secondaires plus graves comme des insuffisances respiratoires, des atteintes cardiovasculaires avec hypertension voire évolution vers l’infarctus, des cancers de la langue, de la bouche, des sinus ou de la gorge, des cancers du poumon mais aussi cancer du rein et surtout de la vessie.
La cigarette contient en effet presque 4000 substances chimiques dont 40 sont cancérigènes et elle est donc responsable de nombreuses maladies pour le fumeur et… pour son entourage de par le tabagisme passif qu’il induit.

La cigarette et sa fumée rejetées dans l’environnement sont un vrai fléau, non seulement pour les non-fumeurs qui respirent cette fumée sans avoir rien demandé, mais aussi et malheureusement pour la nature.

Il faut savoir qu’un mégot de cigarettes avec filtre met entre 1 à 3 ans pour disparaître complètement dans la nature, si le mégot est sans filtre de 3 à 4 mois, le paquet jeté par terre met à peu près 6 mois et si par malheur vous jetez votre briquet dans la nature, il met environ 100 ans à se décomposer.
Les 4000 substances chimiques des cigarettes se répandent dans les sols et l’eau au quotidien, avec le danger que cela représente pour les animaux qui peuvent les ingérer.

Une étude faite au Canada a montré que l’on fume environ 11 milliards de cigarettes par jour sur notre planète terre. Tout cela représente combien de tonnes de produits chimiques qui sont rejetés dans l’air par la fumée ?

Enfin, le tabac nécessite du bois pour sa préparation et son séchage et qui est quant à lui responsable de 5% de la déforestation.

Alors après tout ceci pensez à envisager l’arrêt complet du tabac car il est prouvé que fumer 4 à 5 cigarettes par jour pendant des années peut se révéler tout aussi nocif.

Docteur DENJEAN qui n’a heureusement jamais fumé et qui ne supporte surtout pas l’odeur du tabac….

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Maladie d’Alzheimer : l’insecticide DDT mis en cause

De récentes études semblent indiquer que l’insecticide DDT pourrait augmenter le risque de développer la maladie d’Alzheimer selon une nouvelle étude scientifique américaine.

On recense cinq millions d’Américains atteints d’Alzheimer et 800 000 personnes en France, mais avec l’accroissement de l’espérance de vie, ce chiffre risque de doubler d’ici 2020.

C’est certes une petite étude qui a été menée sur 86 patients de plus de 60 ans atteints de la maladie Alzheimer et sur 79 personnes en bonne santé.

Cette étude scientifique a été conduite par des chercheurs de l’Université Rutgers et du Centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer à l’Université Emory (États-Unis) et à été ensuite publiée dans le Journal of the American Medical Association Neurology.

Les recherches révèlent que «le DDE, composant actif restant après que le DDT a été métabolisé par le corps, est près de quatre fois plus élevé dans le sang des personnes atteintes d’Alzheimer que dans celui des témoins sains».
Et, plus le niveau sanguin de l’insecticide DDT était élevé, plus les signes de la maladie d’Alzheimer étaient importants.

En fait, cet insecticide favoriserait la formation de plaques bêta-amyloïdes, plaques que l’on retrouve aussi dans les neurones de certaines maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Ces plaques de bêta-amyloïdes agissent en empêchant la mémorisation.

Il faut savoir que bien que le DDT soit complètement interdit aux États-Unis depuis 1972, il reste toujours présent dans l’environnement et malheureusement dans les organismes vivants.

Le Docteur Allan Levey, directeur du Centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer à l’Université Emory (Géorgie, sud-est), précise que « C’est l’une des premières études à identifier un important risque environnemental pour la maladie d’Alzheimer » de plus il ajoute que «L’ampleur de l’effet du DDT est important, comparable au facteur génétique le plus courant prédisposant à la maladie d’Alzheimer».

Cette étude est vraiment angoissante car malgré tout, une exposition est encore possible : en effet bien qu’interdit aux États-Unis depuis 1972, ce pesticide est toujours retrouvé dans 75 à 80% des échantillons de sang prélevés dans la population.

Tout simplement parce que «Nous sommes encore exposés à ces substances chimiques par le fait que nous pouvons consommer des fruits, légumes et céréales importés de pays qui utilisent encore cet insecticide et aussi parce qu’il persiste longtemps dans l’environnement», d’après le Docteur Richardson.
L’insecticide DDT est en effet interdit dans les pays développés mais encore utilisé dans de nombreux pays comme le Maroc, l’Éthiophie, la Namibie et d’autres contrées tropicales pour lutter contre le paludisme.

Le Docteur Levey co chercheur précise que «le DDT peut rester dans l’organisme de huit à dix ans et le DDE, son métabolite, s’accumule dans les tissus alors que les personnes vieillissent. Ceci pourrait aider à expliquer le fait que l’âge est le plus grand facteur de risque d’Alzheimer».

Cette petite étude sur la relation entre pesticides et maladie d’Alzheimer doit nous mettre en alerte et les chercheurs désirent poursuivre leurs recherches sur les risques environnementaux favorisant l’Alzheimer.

Docteur DENJEAN qui se réjouit de toujours préférer le bio et surtout de ne surtout pas manger de fast food ni de junk food….

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Plus de 500000 visites sur mon blog….. Merci

Plus de 500.000 hits sur mon blog, constat très significatif

Il est déjà bien loin le premier hit du 1er novembre 2012 !!!
Puis ce fût le 100.000 ème le 21 juin 2013
Et le 200.000 ème le 20 août 2013
Puis le 300.000 ème le 27 octobre 2013
Et le 400.000 ème le 20 décembre 2013
Maintenant le rythme est particulièrement soutenu, et je vous remercie toutes et tous, et vos commentaires y sont de plus en plus nombreux et de grande qualité.
Il est vrai que la peau est un organisme bien fragile et qu’il faut la traiter avec la plus grande attention et d’en faire une diffusion appropriée.
Il est clair qu’une jolie peau suscite l’admiration alors qu’une peau abîmée ou accidentée suscite la compassion ou l’interrogation d’inquiétude.

Cela peut même quelquefois engendrer la distance ou même le rejet.
Alors une saine alimentation, un entretien indispensable au quotidien, un poids idéal, un suivi médical ou esthétique sont absolument nécessaires pour une excellente longévité de la peau et sans risque de dégradation.
Sans oublier une protection solaire efficace !
Profitez de cet article pour commenter et me solliciter sur vos attentes.
Et dans quelques mois rendez vous pour 1.000.000 de hits… Votre suivi est un vrai bonheur et surtout le meilleur des encouragements.
Et tout particulièrement à mes fidèles abonnés qui sont 1174 à ce jour.
Pour les autres, sautez le pas.

Docteur DENJEAN qui est super motivée grâce à vous toutes et vous tous…

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Prendre un bon petit déjeuner pour maigrir plus ?

Il est bien connu que notre métabolisme est influencé par notre rythme circadien mais il a peu d’études et donc peu d’informations sur l’association éventuelle entre perte de poids et moment de la prise alimentaire au cours des 24 heures du nycthémère.

Or une récente étude vient de comparer la perte de poids liée à 2 régimes, où le plus fort apport calorique se situait le matin pour l’un et le soir pour l’autre.

Les auteurs ont sélectionné 93 femmes (la moyenne d’âge étant de 46 ans) en surpoids ou obèses (IMC supérieure à 30) avec un syndrome métabolique.

Le syndrome métabolique se définit par la présence de trois facteurs parmi les cinq suivants :

un tour de taille supérieur à 102 centimètres chez les hommes et à 88 centimètres chez les femmes (obésité abdominale) ;
un taux de bon cholestérol (HDL) trop bas (inférieur à 40 grammes par litre chez les hommes et à 50 grammes par litre chez les femmes) ;
des triglycérides supérieurs à 1,5 gramme par litre ;
une glycémie à jeun supérieure à 1,1 gramme par litre ;
une tension artérielle supérieure à 130-85 millimètres de mercure.

Le syndrome métabolique est provoqué par la sédentarité et une mauvaise alimentation et il entraîne inexorablement une augmentation des risques de diabète de type 2, de maladie cardiovasculaire (infarctus, accident vasculaire cérébral, etc…).

Donc, lors de l’étude les femmes volontaires ont été séparées en 2 groupes :

Un groupe a reçu pendant 12 semaines, un régime hypocalorique à 1400 kcal/jour avec apport calorique prédominant le matin : 700 kcal le matin au petit déjeuner, 500 kcal au déjeuner, 200 kcal au dîner.
Un autre groupe a fait aussi un régime hypocalorique à 1400 kcal/jour mais avec l’apport calorique prédominant le soir : 200 kcal le matin au petit déjeuner, 500 kcal au déjeuner, 700 kcal au dîner).

Au bout des 12 semaines, les 2 groupes ont été analysés et comparés et il a été constaté une plus grande perte de poids dans le groupe privilégiant l’apport calorique maximum le matin.
8,7 kg perdus contre 3,6 kg dans le groupe mangeant plus le soir, soit une différence de 5,1 kg mais il a été aussi constaté une plus grande perte de volume dans le premier groupe.
En effet, une réduction du tour de taille plus importante 8,5 cm contre 3,9 cm soit une différence de 4,3 cm.
Ces différences sont très significatives.

Les examens biologiques ont montré une plus grande diminution de la glycémie à jeun, et de l’insulinorésistance dans le premier groupe.
De même, les triglycérides ont diminué en moyenne de 33,6% dans ce groupe alors qu’il a augmenté de 14,6% dans le deuxième groupe.

Très intéressant aussi, en fonction de la répartition des repas, la satiété était plus élevée dans le groupe avec un bon petit déjeuner, ce score étant inversement lié à la sécrétion de ghréline.

La ghréline est une hormone essentiellement sécrétée par les cellules de l’estomac en déclenchant la sensation de faim et qui stimule l’appétit : son taux augmente avant les repas et diminue après ceux-ci.

Selon les auteurs de cette étude, lors d’un régime hypocalorique, un apport énergétique plus élevé au petit déjeuner qu’au dîner serait plus bénéfique pour la perte de poids ainsi que pour l’amélioration du syndrome métabolique mais aussi pour la sensation de satiété.
Ces résultats s’expliquent par une oxydation plus efficace des nutriments absorbés le matin avec diminution de la lipogenèse et ainsi une diminution de la sécrétion nycthémérale de ghréline.

Alors n’hésitons plus, il faut consacrer un temps accru au petit déjeuner en se levant environ 10 minutes plus tôt.

Et une fois de plus l’adage : « un petit déjeuner de roi, un déjeuner de prince, un dîner de pauvre » s’avère totalement juste !

Docteur DENJEAN qui commence toujours sa journée après un bon apport énergétique au petit déjeuner…

RÉFÉRENCES
Jakubowicz D et coll. : High Caloric intake at breakfast vs. dinner differentially influences weight loss of overweight and obese women-, Obesity, 2013; 21, 2504–2512. doi:10.1002/oby.20460

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