Archives Mensuelles: avril 2014

Augmentation des crises cardiaques avec le changement d’heure d’été

Le passage à l’heure d’été, fin mars, a fait perdre une heure de sommeil.
Ce changement d’heure à de lourdes conséquences car on estime qu’il dérègle l’horloge biologique bien plus que le jetlag.

Une étude américaine faite par des chercheurs de l’American College of Cardiology, basé à Washington, et publiée récemment dans la revue en ligne Open Heart démontre que le nombre de crises cardiaques augmenterait au moment du changement d’heure d’été.
Inversement, le mardi suivant le passage à l’heure d’hiver qui nous fait gagner une heure de sommeil dans la nuit du samedi au dimanche précédent, le nombre de crises cardiaques chute de 21%.

Les chercheurs ont étudié les causes d’admission pour un problème cardiaque aux urgences des hôpitaux non-fédéraux du Michigan.
Cette étude à été faite sur les quatre dernières années.

Les urgences de ces hôpitaux ont enregistré une hausse moyenne de 34% des infarctus entre la semaine précédant le passage à l’heure d’été et le lundi suivant.

Avec un pic de 25% le premier lundi suivant le changement en heure d’été, 25% de plus par rapport aux autres lundis de l’année.
Puis les infarctus diminuent ensuite progressivement les jours suivants.

Les chercheurs concluent donc que les personnes avec un risque de maladies cardio vasculaires présentent un risque accru après le passage à l’heure d’été.

Deux explications évidentes pour ce phénomène :
Le manque de sommeil bien sûr, mais aussi le stress (causé par la perturbation du cycle du sommeil et le fait de commencer ainsi une nouvelle semaine de travail).

D’ailleurs, une étude française a prouvé que la consommation de médicaments (surtout les psychotropes) augmente de 19% au moment du changement d’heure.

Docteur DENJEAN qui a toujours du mal à supporter le passage à l’heure d’été.

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Cuire les aliments trop intensément nuit à notre santé

L’ Académie nationale de pharmacie a émis une mise en garde au sujet de la façon de cuire les aliments.
En effet, lors d’une cuisson trop intense, il se produit la glycation des protéines, ou «réaction de Maillard», et donc des «produits de glycation avancée» (AGE) qui se forment secondairement.
C’est une réaction chimique qui se produit entre un acide aminé (élément de base des protéines) et un sucre comme le glucose, le fructose ou le lactose.

Ainsi, lorsque les aliments sont cuits trop brutalement ou à températures trop élevées, des produits nocifs et dangereux pour l’organisme comme l’acrylamide sont libérés.
Cette réaction de Maillard est reproduite à chaque fois que l’on fait griller du pain blanc pour en faire un toast de couleur brune.
L’acrylamide est une substance découverte en 2002 par des chercheurs de l’Université de Stockholm, en Suède, à forte potentialité cancérigène et neurotoxique et qui accélère le vieillissement.

Donc, il est très important de réfléchir à la façon dont on va préparer les aliments achetés.
On savait qu’un aliment trop gras, trop épicé ou trop assaisonné est déjà nocif mais de plus un aliment trop cuit peut rapidement perdre ses bienfaits et même devenir nocif s’il est mal cuit.

Les AGE ont déjà tendance à exister spontanément dans le corps humain lorsque la concentration de sucre dans le sang est élevée lors d’une hyperglycémie (Diabète).
Mais ils peuvent aussi donc être fabriqués lors de la cuisson des aliments à partir de sucres et de protéines de par la chaleur absorbée.

Le Professeur Jean-Luc Wautier, de l’Université Denis-Diderot (Paris), a expliqué que cette réaction de glycation est «responsable de la couleur brune de certains pains, du pain d’épice, des sirops colorants, des boissons alcoolisées ou des sodas». Cette réaction donne le goût particulier des aliments frits.

« Il s’agit surtout d’aliments issus de la friture de la pomme de terre comme des frites ou des chips et de céréales grillées ainsi que du café », explique le Professeur Eric Boulanger, spécialiste en biologie du vieillissement à l’Université Lille 2.
D’autres recherches ont retrouvé l’acrylamide dans les fruits secs, les légumes cuits au four, les olives noires et certaines noix rôties.

Outre la durée et la température de cuisson, les recherches ont démontré que la formation d’acrylamide dépendait aussi beaucoup de la teneur de l’aliment en asparagine.
L’Asparagine est un acide aminé ayant une structure chimique comparable à celle de l’acrylamide et qui pourrait être transformée en acrylamide par la chaleur élevée, au cours de cette réaction de Maillard.

Une liste des aliments responsables de production d’acrylamide à été confirmée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) selon qui, huit aliments seraient responsables de 80% des apports en acrylamide : frites, frites au four, croustilles de pomme de terre, céréales, pain grillé, biscuits, pain blanc trop cuit et café.
Il faut donc bien de la chaleur pour amorcer cette réaction de cuisson qui déclenche une transformation chimique aboutissant au «brunissage» (carbonisation) des aliments et à différents composés donnant ces odeurs et des saveurs particulières aux aliments brunis.
Les AGE sont retrouvés dans ces parties, roussies, carbonisées, bien cuites qui surviennent lorsque l’on fait trop griller ou frire un aliment.

Aucune trace d’acrylamide n’a été encore détectée dans les aliments qui ont été bouillis, pochés ou cuits à la vapeur. Ceci grâce à la température maximale de ces modes de cuisson, qui ne dépasse pas généralement 100°C, et aussi par le fait qu’il n’y a pas de réaction de brunissage.

Ces substances nocives, étudiées depuis longtemps par les chercheurs ont un « effet délétère notamment dans le diabète, l’insuffisance rénale et lors du vieillissement », car elles s’accumulent dans l’organisme et entraînent un dysfonctionnement des vaisseaux sanguins.

Dans une récente étude, le Professeur Boulanger a établi un lien entre les AGE et une accélération du vieillissement vasculaire, avec une rigidité des artères et une hypertension.
En outre d’après le Professeur Boulanger, des études américaines ont également constaté un rapport, chez l’homme et chez l’animal, entre ces AGE et une atteinte précoce de la mémoire et des atteintes cérébrales identiques à celles de la maladie d’Alzheimer.

« Mais ces effets restent encore largement méconnus du grand public », a expliqué le Professeur Jean-Pierre Foucher, président de l’Académie nationale de pharmacie.

Alors comment cuire ses aliments ?

Il faut absolument surveiller les modes de cuisson en privilégiant les basses températures (moins de 120°C et même l’idéal serait moins de 100°C) et les cuissons à l’eau, à la vapeur.
Il faut, bien sur, surveiller l’huile de friture ou de cuisson, ne surtout pas la surchauffer et ne pas trop faire dorer les produits lors du rôtissage ou lors des grillades.
Et surtout éviter de consommer les zones les plus brunes ou noires apparues lors de la cuisson.
Bien entendu, le barbecue traditionnel présente tous les dangers si l’on isole pas les aliments du charbon de bois.

Je rappelle que fin 2013, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis a fait les mêmes recommandations au sujet de l’acrylamide.

Alors soyons vigilants et sélectifs pour une meilleure alimentation privilégiant la basse température…

Docteur DENJEAN qui respecte toujours les temps et les températures maximum de cuisson.

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Le cancer du pénis est en augmentation certaine

Le cancer du pénis est un cancer masculin rare par rapport à celui de la prostate et celui des testicules.

Une étude récente publiée dans Cancer Causes and Control par l’association Orchid, spécialisée dans les cancers masculins a montré que le cancer du pénis est en augmentation dans le monde entier.
Il a en effet augmenté de plus de 20% ces trois dernières décennies.
Certes c’est un cancer qui reste plutôt rare puisque l’on recense 1 cas sur 100000 personnes mais il peut être grave si on ne le détecte pas à temps et donc il faut prêter attention au moindre signe.

Plusieurs explications sont évoquées devant cette hausse :

Tout d’abord, un manque d’hygiène et le Professeur Pierre Mongiat-Artus, urologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris déclare que «Les gens qui ne se lavent pas ont une pullulation microbienne qui peut entraîner une inflammation impliquée dans le développement de ce cancer».
Les MST (maladies sexuellement transmissibles) et en tête le papillomavirus, peuvent aussi être une cause.

Enfin, une diminution des défenses immunitaires peut provoquer un terrain propice au développement de ce cancer.

Il faut donc être en alerte devant le moindre signe clinique :

L’association française d’urologie a établi les signes cliniques qui doivent alerter et conduire à une consultation chez un dermatologue ou urologue : tache rouge persistante sur le gland, des sensations de brûlures ou de démangeaisons, un gonflement, apparition et développement d’une tuméfaction en forme de chou-fleur, voire un saignement au niveau du prépuce, et au maximum une impossibilité de décalotter.

Les hommes doivent absolument apprendre à s’examiner tout comme le font les femmes pour le dépistage du cancer du sein.

Et pourtant, certains patients ne consultent pas car ils ne souffrent pas et sont malgré tout aussi gênés.
Il est pourtant impératif de consulter rapidement des les premiers signes car le traitement est plus simple.

À un stade plus évolué, l’ablation de la tumeur est programmée car la chimiothérapie ou à la curiethérapie ne suffisent malheureusement pas.

La chirurgie à un stade avancé de la tumeur est mutilante et peut même aller jusqu’à l’amputation.

Alors quelle attitude préventive adoptée ?

Les hommes doivent comprendre l’importance de l’hygiène corporelle et faire une toilette intime avec décalottage complet, nettoyage à l’eau et au savon puis sécher méticuleusement.
En outre il est très important de toujours essuyer le gland après avoir uriné sinon l’urine qui est acide s’infiltre sous le prépuce et peut provoquer des inflammations répétées qui entraînent une irritation qui peut devenir permanente et devenir le lit du cancer.

De plus, l’arrêt du tabac est important, car la cigarette augmente toujours les risques.

Donc, Messieurs, examinez vous régulièrement et à la moindre alerte n’hésitez surtout pas à consulter….

Docteur DENJEAN qui a toujours l’esprit en alerte devant le moindre signe persistant….

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L’hyperphagie

L’hyperphagie (ou Binge eating disorder, en anglais) est une conduite alimentaire anormale mal connue proche de la boulimie mais qui doit en être différenciée.

C’est un trouble du comportement alimentaire à part entière.

C’est une envie de manger impérieuse qui se différencie de la boulimie par l’absence de troubles annexes tels les vomissements, la prise de laxatifs ou la pratique intense et exagérée d’une activité physique dont le but est de contrôler le poids.

Dans le cas de l’hyperphagie, Il y a donc dans ce cas un retentissement sur le poids.

Les accès d’hyperphagie consistent en l’absorption sur un temps très court (moins de deux heures) d’une quantité phénoménale de nourriture, avec aucun moyen de s’arrêter.
La personne s’isole pour consommer nerveusement et sans aucune faim, les aliments.
C’est une consommation rapide et la nourriture est engloutie en grande quantité, sans mastication et absorbée en continu.
Les aliments sont même mangés à même la boîte ou le paquet.

Ces accès d’impulsions alimentaires se répètent au minimum deux fois par semaine.

L’absence de signes de satiété pousse ces personnes à se nourrir sans discontinuer jusqu’à ce que des douleurs abdominales surgissent et les obligent à s’arrêter.

Cette sur alimentation est destinée à donner une impression de soulagement d’un profond mal-être.

Il faut savoir que cette hyperphagie peut parfois survenir après de multiples régimes restrictifs !

Le Professeur Philip Gorwood, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne (Paris) déclare : «Au début, le sujet mange des aliments plaisants au goût puis finit par manger tout ce qui lui passe sous la main comme des boîtes de cassoulet froid, jusqu’à avoir la sensation de s’être rempli et parvenir à se sentir apaisé».

Mais cet apaisement est court car les malades décrivent ensuite un fort sentiment de culpabilité et un grand dégoût de soi.
Vient ensuite une prise de poids qui aggrave le sentiment de mal être et entraîne une grande souffrance morale.

Le mal être à son tour s’aggrave et vient donc une spirale infernale qui provoque des crises de plus en plus fréquentes et de plus en plus importantes.

L’hyperphagie touche aussi bien les femmes que les hommes et serait plus courante à la trentaine.

Le traitement est difficile et consiste en une thérapie cognitivo comportementale afin de modifier les comportements inadaptés face à la nourriture.
Cette thérapie est parfois associée à des antidépresseurs.

Docteur DENJEAN qui n’a jamais été sujette à l’hyperphagie.

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Les actifs, le manque de sommeil et les transports

Le 28 mars 2014 a eu lieu la 14ème journée du sommeil.
Cette année, le thème choisi était «Sommeil et transport» que ce soit le transport en métro ou en train voire bien sûr en voiture.
Les spécialistes de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), qui ont organisé cette journée de sensibilisation sur le sommeil, ont étudié plus particulièrement le sommeil des personnes actives qui sont obligées de prendre un transport pour aller travailler.

Les divers aspects abordés par l’INSV ont été le type de transport utilisé et son éventuelle influence sur la qualité ou la durée du sommeil.
Ils ont enquêté sur la possibilité de récupération éventuelle d’un sommeil insuffisant dans les transports en commun et surtout sur les méthodes pour éviter la somnolence en voiture.

Les résultats montrent que 36% de la population active dort moins de 6 heures par nuit.
C’est nettement insuffisant pour la majorité d’entre nous et cette dette de sommeil provoque une somnolence dans la journée.

Le danger majeur est dû aux conséquences graves en cas de conduite automobile.

L’INSV a d’ailleurs noté que sur 77% d’actifs qui prennent le volant pour aller travailler, 17% déclarent avoir eu un accès de somnolence au volant au minimum une fois par mois.

Mais le plus Inquiétant est qu’un actif sur dix avoue s’être endormi au volant au moins une fois dans l’année passée et surtout ne s’être pas arrêté au premier signe de fatigue pressé d’arriver à l’heure.

L’enquête de l’INSV montre que 39% des actifs s’endorment au moins une fois dans le métro, le bus ou le train, soit à l’aller, soit au retour.

Le Professeur Damien Léger, président de l’INSV déclare d’ailleurs que : «En moyenne, ceux qui dorment dans les transports récupèrent 23 minutes de sommeil, ce qui est la durée idéale d’une sieste».

En fait, même passé 19 heures, une courte sieste à un effet réparateur et n’empêche aucunement l’endormissement au coucher.

Le Professeur Damien Léger préconise d’aménager dans le futur dans les transports des wagons pour les gens qui veulent dormir et récupérer.

Docteur DENJEAN qui ne prend jamais de risque d’endormissement.

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