L’hyperphagie


L’hyperphagie (ou Binge eating disorder, en anglais) est une conduite alimentaire anormale mal connue proche de la boulimie mais qui doit en être différenciée.

C’est un trouble du comportement alimentaire à part entière.

C’est une envie de manger impérieuse qui se différencie de la boulimie par l’absence de troubles annexes tels les vomissements, la prise de laxatifs ou la pratique intense et exagérée d’une activité physique dont le but est de contrôler le poids.

Dans le cas de l’hyperphagie, Il y a donc dans ce cas un retentissement sur le poids.

Les accès d’hyperphagie consistent en l’absorption sur un temps très court (moins de deux heures) d’une quantité phénoménale de nourriture, avec aucun moyen de s’arrêter.
La personne s’isole pour consommer nerveusement et sans aucune faim, les aliments.
C’est une consommation rapide et la nourriture est engloutie en grande quantité, sans mastication et absorbée en continu.
Les aliments sont même mangés à même la boîte ou le paquet.

Ces accès d’impulsions alimentaires se répètent au minimum deux fois par semaine.

L’absence de signes de satiété pousse ces personnes à se nourrir sans discontinuer jusqu’à ce que des douleurs abdominales surgissent et les obligent à s’arrêter.

Cette sur alimentation est destinée à donner une impression de soulagement d’un profond mal-être.

Il faut savoir que cette hyperphagie peut parfois survenir après de multiples régimes restrictifs !

Le Professeur Philip Gorwood, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne (Paris) déclare : «Au début, le sujet mange des aliments plaisants au goût puis finit par manger tout ce qui lui passe sous la main comme des boîtes de cassoulet froid, jusqu’à avoir la sensation de s’être rempli et parvenir à se sentir apaisé».

Mais cet apaisement est court car les malades décrivent ensuite un fort sentiment de culpabilité et un grand dégoût de soi.
Vient ensuite une prise de poids qui aggrave le sentiment de mal être et entraîne une grande souffrance morale.

Le mal être à son tour s’aggrave et vient donc une spirale infernale qui provoque des crises de plus en plus fréquentes et de plus en plus importantes.

L’hyperphagie touche aussi bien les femmes que les hommes et serait plus courante à la trentaine.

Le traitement est difficile et consiste en une thérapie cognitivo comportementale afin de modifier les comportements inadaptés face à la nourriture.
Cette thérapie est parfois associée à des antidépresseurs.

Docteur DENJEAN qui n’a jamais été sujette à l’hyperphagie.

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5 réflexions sur “L’hyperphagie

  1. Charlotte, Fourqueux 28 octobre 2015 à 20 h 55 min Reply

    Je suis aussi dans le cas d’hyperphagie, car je ne mange que ce que j’aime et pas des boîtes de conserves pour me remplir, je suis plutôt sucrée, et je me tape des crises de boulimie avec du chocolat, ou des bonbons, je mange en très grande quantité.
    J’ai fait le régime Weight Watchers toute l’année dernière, j’ai galéré pour perdre 10 kgs , il m’en restait encore 5 à perdre, et j’ai été des mois sans bouger du coup j’ai arrêté au mois de novembre et depuis je « bouffe », après mes périodes de régime je fais toujours pareil, je me restreint avant les fêtes, et maintenant cela fait un mois que j’ingurgite en grande quantité et j’ai repris 5 kgs… Sans compter ceux que je vais reprendre cette semaine !!!

    Je suis désespérée. Je me sens très seule aussi face à ce problème.
    J’ai peur d’aller voir un psychiatre.

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  2. Hervé, Suresnes 31 août 2014 à 1 h 10 min Reply

    Docteur,
    J’ai un réel soucis avec un net surpoids concernant ma bouée abdominale.
    Il est vrai, en tant qu’ingénieur commercial, que je suis obligé de déjeuner 5 fois par semaine dans des restaurants de renom pour repas d’affaires. Même le soir quand je suis obligé de dormir à l’hôtel.
    Auriez vous une solution, dans votre cabinet et à long terme, pour faire régresser mon IMC de 34 à 25 ?
    Ce serait pour moi un soulagement vu que j’aborde justement la cinquantaine.
    Merci.

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    • blogdermatologue 31 août 2014 à 2 h 06 min Reply

      Il y a des appareils qui aident à perdre la graisse mais il est indispensable que vous fassiez un régime

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  3. Anita, Pontoise 6 avril 2014 à 23 h 02 min Reply

    Le mal être conduit à des pratiques d’achat de produits alimentaires de très mauvaise qualité. Ces boutiquiers font travailler un bon nombre de salariés précaires qui sont pour la plupart des radiés de pôle emploi. Et comme en France, ce sont toujours les statistiques qui sont plus importantes que l’épanouissement des français à faible revenu.
    La pauvreté et la mauvaise alimentation sont maintenant des exemples de plus en plus généralisés et ces populations abandonnées par tant d’indifférence.

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  4. Alphonse, Marly Gomont 5 avril 2014 à 18 h 23 min Reply

    Merci de nous sensibiliser à notre époque où la « malbouffe »est dûe à une politique désastreuse sur les prix et le manque de pouvoir d’achat accru des consommatrices et consommateurs.
    C’est dramatique en Picardie….

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