Archives Mensuelles: juin 2014

Le sac plastique réutilisable est dangereux pour la santé

Le sac de plastique est le symbole de nos habitudes de consommation : nous l’utilisons puis ensuite nous le jetons.
Le sac jetable délivré dans la plupart des supermarchés et des commerces français est en voie de disparition.

Depuis 2010, les supermarchés ne donnent quasiment plus de sacs plastiques, vu les dégâts que cela implique sur l’environnement.

Autrefois délivré gratuitement il est actuellement généralement souvent payant.
A partir du 1er janvier 2015, il sera définitivement interdit en France s’il n’est pas biodégradable.

Il a d’ailleurs été remplacé la plupart du temps par le sac payant mais réutilisable et plus écologique afin de protéger l’environnement.

Cependant cet aspect plus écologique du sac réutilisable pour transporter ses courses présente un aspect négatif important d’après le Professeur Hugh Pennington, bactériologue écossais car il serait très fréquemment contaminé par des bactéries.
Ces bactéries seraient responsables d’ intoxications alimentaires.

À tel point que le célèbre journal Britannique Daily Mail a récemment lancé une alerte dans ses pages.
De même Santé Canada, le ministère Canadien de la Santé, vient d’édicter des recommandations pour se protéger.

Le Professeur Hugh Pennington déconseille fortement de transporter directement dans des sacs réutilisables la viande crue ou les légumes parfois encore chargés de terre, car il y a risque de contamination par la bactérie Echerichia Coli.
Les symptômes d’une telle contamination entraînent des crampes abdominales avec diarrhées, vomissements, fièvre quelques jours après la contamination.
On peut aussi parfois constater une infection urinaire et encore plus grave parfois méningée.

« Les viandes crues doivent impérativement être séparées du reste des achats, en particulier des aliments déballés ». Selon lui il est impératif d’utiliser ce type de sac que pour les produits fermés (conserves, bocaux, paquets…).

Le Professeur Hugh Pennington conseille donc de nettoyer fréquemment le sac à provisions soit à la machine à laver ou soit à la main, puis il conseille d’appliquer un spray anti bactérien car il estime que le nettoyage est un peu insuffisant pour tuer les bactéries.
«Les sacs réutilisables sont assez difficiles à nettoyer. S’ils ont l’air un peu sales, il faut les jeter ou les échanger si cela fait partie de l’offre du commerçant. Vous ne pouvez pas enlever toutes les bactéries présentes dans le tissu ou le sac Polyéthylène basse densité. Dès qu’un sac a transporté de la viande crue ou poisson , il doit partir à la poubelle», insiste le Professeur Hugh Pennington.

Cette information conforte les conclusions faites lors d’une étude menée par l’Université de Pennsylvanie en 2007 menée par le Pr Jonathan Klick qui constatait
que 8% des sacs réutilisables contiendraient de l’Echerichia Coli et 97% des consommateurs ne laveraient jamais leurs sacs réutilisables.
Il a souligné que depuis la fin du sac jetable, les hospitalisations et les décès liés aux maladies d’origine alimentaire ont quasiment doublé.

Les matières utilisées pour fabriquer ces sacs participent en effet à la prolifération des bactéries.
Ils sont fabriqués en plastique, jute, tissu et « ils sont trop difficiles à nettoyer. S’ils ont l’air un peu sales, il faut les jeter » affirme le Professeur Hugh Pennington.
Selon lui, le lavage ne serait pas suffisant pour éliminer tout risque de contamination.
Donc, dans l’idéal, il recommande de jeter le sac qui a servi au transport de la viande crue.

En conclusion, faites le tri dans vos sacs, lavez les soigneusement et n’hésitez pas à les jeter quand vous avez le moindre doute sur leur contamination pour vos produits alimentaires…

Une pensée particulière à tous les saccuplastikophiles.

Docteur DENJEAN qui redouble de vigilance au nettoyage de ses sacs à provisions…

20140629-222704-80824535.jpg

Un filtre nasal pour traiter les allergies aux pollens

Un nouveau type de filtre nasal soulagerait les patients souffrant du rhume des foins. C’est le résultat d’une étude danoise publiée dans la revue Journal of Allergy and Clinical Immunology.

Des chercheurs appartenant à l’Université d’Aarhus (Danemark) ont mis au point ce filtre qui est très petit, de la taille d’une lentille de contact.
Pour être efficace, il doit être introduit dans les deux narines.
Son but est de bloquer les particules présentes dans l’air et essentiellement retenir le pollen, principale cause de la rhinite allergique saisonnière.

D’après ces chercheurs, un premier test fait avec ce filtre a donné des résultats positifs.
Le filtre permet une diminution significative des symptômes ORL sur le plan clinique.
Les patients ont particulièrement constaté une diminution des éternuements, des démangeaisons et nettement moins d’écoulement nasal.

D’autre part le filtre nasal, une fois mis en place, n’a pas eu d’incidence sur le type de respiration : les patients n’ont effectivement pas respiré davantage par la bouche.
Il faut d’ailleurs noter que non seulement l’irritation nasale à diminué mais aussi l’irritation de la gorge des patients, car ceux qui ont utilisé le filtre nasal ont vu l’irritation de la gorge diminuer en moyenne de 75%.

Cette découverte est intéressante car actuellement il n’existe que deux façons de lutter contre le pollen : soit prendre des antihistaminiques pour lutter contre l’allergie, mais cela ne fait que diminuer les symptômes, soit pratiquer la désensibilisation.
Cette dernière consiste à injecter des doses progressivement croissantes de l’allergène, jusqu’à ce que la personne supporte effectivement le produit.
Cette désensibilisation par injection doit être forcément régulière pour une efficacité optimale et il faut nécessairement la poursuivre sur 2 à 3 ans, voire plus.

Ces premiers résultats sont tellement encourageants que ces chercheurs envisagent de tester l’effet du filtre plus largement.

Docteur DENJEAN toujours aussi vigilante aux effets des pollens, année après année.

20140612-233026-84626825.jpg

Un demi-avocat au déjeuner permet de gérer les fringales et la glycémie

Grignoter entre les repas est mauvais pour la santé.
Alors comment éviter de grignoter entre les repas ?
Et bien une étude américaine parue dans Nutrition Journal affirme que manger la moitié d’un avocat au déjeuner permettrait de mieux gérer la faim, mais aussi le taux de glucose dans le sang.

L’avocat est originaire d’Amérique centrale, surtout des zones d’altitude du Mexique, et c’était un fruit consommé par les Aztèques et les Mayas il y a plus de 8000 ans.

L’avocat a été introduit en Europe en 1526 par les espagnols qu’ils importèrent de Colombie.
Le nom donné alors par les indiens locaux était « aguacatl » puis aguacate en Espagne (lui même dérivé du mot de langue nahuatl « ahuacatl » qui signifie testicule par analogie à la forme de cet organe) et enfin avocat en France.
Il a d’abord été cultivé aux Antilles dès 1750.
En France on consomme particulièrement les variétés Fuerte, Ettinger et Hass.

Il est réellement apparu en France depuis 300 ans mais il est vraiment apparu sur nos tables dans les années 50.
Les Français en consomment en moyenne 2kg200 par an et par personne.

L’avocat est le fruit de l’avocatier (Persea americana) qui est un arbre de la famille des Lauraceae qui peut atteindre 5 mètres de hauteur, au feuillage dense et persistant, et qui appartient à la même famille que le laurier sauce ou du cannelier.
Il existe plusieurs variétés d’avocats et dans de nombreux pays ce qui fait qu’on le trouve à n’importe quelle période de l’année, mais la meilleure période est novembre décembre.
Il se consomme pas trop mur et pour cela il vaut mieux l’acheter encore un peu vert et le faire mûrir dans un papier journal.
Ainsi on le consommera à point.

Un avocat moyen contient 250 calories et c’est un des rares fruits à contenir des graisses mais ce sont des lipides intéressants car ce sont essentiellement des acides gras mono-insaturés.
Il est riche en fibres solubles et insolubles, en vitamine C et vitamine E.
Il est aussi source de vitamine B6 , vitamine B1, B2, B3, B9, vitamine K, vitamine B5, cuivre, phosphore, magnésium, potassium, fer, zinc, manganèse.
Les fibres solubles préviennent les maladies cardiovasculaires et les fibres insolubles protègent l’intestin et évitent la constipation.
Les fibres solubles en outre ralentissent l’absorption du glucose et aide au contrôle du diabète de type 2.
L’avocat peut également contribuer à faire baisser le taux de cholestérol. Aussi, manger quotidiennement de l’avocat permet de lutter contre certains cancers, certaines maladies de l’œil et d’autres maladies liées au vieillissement.

L’avocat contient 72% d’eau et aussi un sucre le D-mannoheptulose, qui aurait semble t’ il le pouvoir d’agir sur la glycémie et le poids.
La valeur nutritionnelle pour 100 grammes d’avocat : calories 220 kcal, protéines 2 grammes, glucides 3,5 grammes, lipides 22 grammes,
L’avocat à une texture douce et onctueuse qui s’explique en partie par sa teneur en gras. Le ratio de graisses insaturées (les bonnes) par rapport aux graisses saturées (les mauvaises) est d’environ 6:1.

L’avocat est de plus un fruit riche en anti-oxydants.
C’est le fruit le plus riche en phytostérols bénéfiques pour le cœur car ils réduisent le cholestérol LDL de 10% lors d’une alimentation normale.
De plus les matières grasses de l’avocat permettent une meilleure absorption des caroténoïdes et du lycopène présent dans certains fruits et légumes, autres anti oxydants.

De plus, de récentes études prometteuses ont montré qu’un extrait de chair d’avocat aurait le pouvoir de diminuer la multiplication des cellules cancéreuses, de la prostate entre autres.

Normalement on conseille un quart d’avocat pour un enfant et un demi pour un adulte d’un avocat de taille moyenne.

Dans cette étude américaine, les chercheurs ont cherché à vérifier si la consommation d’avocat lors d’un repas influençait la satiété, le niveau de sucre sanguin et aussi la réponse à l’insuline après un repas.
Pour cela 26 adultes en surpoids mais en bonne santé, 16 femmes et 10 hommes, ont participé.
La moyenne d’âge était de 40,8 ans et l’IMC (indice de masse corporelle) moyen de 28,1.

Les participants de cette étude ont mangé un petit-déjeuner classique, suivi au déjeuner d’un des trois repas suivants : soit un repas sans avocat, soit un repas standard où l’avocat remplaçait un autre aliment, soit un repas avec un demi-avocat en plus.
Chaque participant a testé les trois repas sur des journées différentes espacées d’une semaine.

Les résultats ont été très significatifs : les participants ayant mangé la moitié d’un avocat lors de leur repas de midi ont eu une diminution de 40% de la faim pendant les 3 heures suivant le repas par rapport à ceux qui ont mangé un repas sans avocat.

La richesse en fibres de l’avocat favorise donc la satiété et influence la réponse du glucose et de l’insuline.

Lors de cette étude d’ailleurs, la glycémie à été vérifiée et les niveaux de sucre dans le sang n’ont pas augmenté chez les personnes qui ont consommé un avocat par rapport à ceux qui n’en ont pas consommé bien que l’avocat augmente les apports caloriques et glucidiques.
30 minutes après le début du repas avec l’avocat, il y avait une atténuation de l’élévation des niveaux de glucose dans le sang, ainsi que les taux d’insuline.

La conclusion est donc que le fait de manger un demi-avocat favorise le contrôle de la glycémie après le repas et augmente la sensation de satiété, ce qui est intéressant chez des personnes en surpoids.

Docteur DENJEAN qui favorise toujours son approvisionnement en avocats pour de multiples présentations culinaires.

20140607-092355-33835516.jpg

Le riz est bon pour la santé

Le riz est la première céréale dans le monde pour l’alimentation.
C’est un excellent apport d’énergie et il est facile à cuisiner.
On peut le manger seul ou l’intégrer dans de multiples plats. Chauds ou froids.
Il existe plus de 40.000 variétés de riz à travers le monde.

Le riz est un féculent qui apporte des protéines végétales mais aussi des glucides complexes.
Les glucides complexes ont la propriété de se libérer progressivement, lentement dans l’organisme en fournissant ainsi l’énergie au fur et à mesure des besoins.
Le riz en lui même ne fait donc pas grossir, mais les sauces accompagnatrices oui.
Les nutritionnistes recommandent d’ailleurs de porter la consommation de glucides à plus de 50% des apports énergétiques journaliers.

Le riz complet est constitué de grains entiers non raffinés car la couche externe – ou son – n’a pas été enlevée, les bienfaits nutritionnels sont donc maximum.
Le riz complet cuit contient en effet environ 24% d’amidon, 2,5% de protéines, 0,8% de lipides et 1,4% de fibres.
Il est aussi constitué de vitamines du groupe B et de nombreux éléments minéraux (phosphore, potassium, magnésium, calcium, zinc, fer).
Le riz complet permet l’apport de 12 acides aminés essentiels (arginine, histidine, lysine, triptophane, phenylalanine, tyrosine, leucine, isoleucine, thréonine, méthionine, cystine, valine).
Le riz complet est un des rares aliments à apporter ces 12 acides aminés avec le Quinoa, autre grain contenant tous les acides aminés, dans une proportion d’ailleurs supérieure au riz complet.

Des études épidémiologiques montreraient d’ailleurs que le riz complet permettrait de réduire les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité et même de certains cancers.

Le lien entre consommation de riz et une bonne santé vient d’être démontré, grâce aux travaux de la nutritionniste américiaine Theresa Nicklas et publiés dans la revue Food and Nutrition Sciences.

Les adultes qui consomment du riz ingèrent moins de graisses saturées et de sucres ajoutés et consomment plus de légumes, de fruits, de viandes.

Theresa Nicklas et son équipe ont analysé l’alimentation de 14386 volontaires, entre 2005 et 2010.
Les volontaires ont mangé indifféremment riz blanc et riz brun.

Et la conclusion de cette étude serait que le riz aiderait à manger plus sainement et apporterait tous les éléments nutritifs dont le corps a besoin.
Mais bien sûr on parle de riz sans sauce, ni crème !

Selon Theresa Nicklas :
« Les résultats de notre équipe montrent que les adultes qui consomment du riz ont une quantité supérieure de potassium, de magnésium, de fer, de vitamine B9 et de fibres, et ils ingèrent moins de graisses saturées et de sucres ajoutés », explique t-elle. « Manger du riz est aussi associé à la consommation de légumes, de fruits, de viande et de haricots ».

Le riz permet aussi d’apporter les glucides nécessaires : il est riche en glucides complexes, 100 grammes de riz blanc couvrent en moyenne entre 15 et 20% des apports journaliers recommandés en glucides.

Mais le riz blanc surtout peut parfois favoriser le diabète.
En 2012, des chercheurs de l’Université de Harvard ont passé en revue 4 études menées dans des pays différents : la Chine, le Japon, l’Australie et les Etats-Unis, soit sur un total de 352384 personnes suivies pendant 4 à 22 ans.

Leurs résultats ont été publiés dans le BMJ (British Medical Journal), montrant qu’une consommation plus importante de riz blanc est associée à un risque significativement plus élevé de diabète de type 2.

Les auteurs recommandaient de se tourner plutôt vers le riz basmati et les céréales complètes, possédant un index glycémique plus bas.

D’ailleurs en 2010, des chercheurs américains avaient poursuivi une étude publiée dans la revue JAMA (Journal of the American Medical Association) démontrant que les gros consommateurs de riz brun avaient moins de risque de développer un diabète de type 2 que les consommateurs de riz blanc.
Le risque se trouve diminué de 11%.

Rappelons que nos grands-mères utilisaient l’eau de la cuisson du riz pour aider à traiter les diarrhées légères et non graves chez l’adulte car cette eau aide à réduire le nombre de selles.

Le Docteur Walter Kempner a déjà prouvé les vertus du riz en 1934, alors qu’il était médecin au Duke Hospital, il a créé une diète pour les patients atteints d’hypertension artérielle maligne et d’atteintes rénales.
Cette diète, à base de riz, s’est montrée très efficace pour traiter ces maladies mais aussi pour perdre du poids et retrouver la santé.
Ainsi, elle devint rapidement célèbre et attira de très nombreux patients.

Rappelons que le programme national Nutrition Santé (PNNS) indique que les féculents sont « une bonne manière d’éviter la prise de poids, puisqu’ils permettent de tenir entre les repas et évitent ainsi le grignotage à tout moment de la journée » et le PNNS recommande d’en manger à chaque repas, de préférence avec des légumes.

Alors, invitons très souvent le riz à notre table, riz complet de préférence, biologique et rappelons surtout que c’est un aliment sans gluten.

Docteur DENJEAN qui a toujours aimé le riz quelqu’il soit, nature ou avec des légumes…

20140602-013043-5443012.jpg

%d blogueurs aiment cette page :