Archives Mensuelles: août 2014

L’halitose ou mauvaise haleine

L’halitose ou mauvaise haleine est malheureusement fréquente, d’autant plus que la personne n’est le plus souvent pas consciente des effets sur l’odorat et que les proches n’osent pas aborder ce sujet de répulsion.
Mais un tel état de fait peut entraîner un isolement de la personne, voire une dépression.

On estime qu’environ 50% de la population adulte du monde occidental en souffre.

2 origines essentielles :
La cavité buccale et le système digestif.
Une origine plus rare, le système respiratoire ou ORL.

Dans la bouche plusieurs causes :

Le tabac est en premier lieu une cause importante de mauvaise haleine.

Soit la mauvaise haleine est due à une mauvaise hygiène, cause la plus évidente mais pas la plus fréquente.
Dans ce cas il y a un brossage de dents insuffisant ou inexistant, soit l’état dentaire nécessite des soins afin d’éliminer caries et foyers bactériens qui vont entraîner une importante mauvaise haleine.

Mais la cause la plus fréquente est la gingivite, une perturbation de la flore normale de la cavité buccale dite saprophyte.
En effet dans ce cas, les bactéries présentes dans la bouche, suite à des résidus alimentaires, se décomposent et libèrent des composés aminés et sulfurés volatils malodorants.

Bien entendu, ces 3 facteurs peuvent être associés.

Le tube digestif autre cause fréquente d’halitose :

Une mauvaise digestion lorsque les aliments sont insuffisamment mâchés soit parce qu’avalés trop vite, soit par une mauvaise dentition.
Ou dans le cas de problèmes digestifs et en particulier un reflux gastro-oesophagien.

Toujours sur le plan digestif, on peut avoir une halitose lors du développement de candidoses dans l’intestin ce qui qui entraîne un déséquilibre de la flore intestinale normale : c’est ce que l’on appelle une dysbiose.

Une fragilité hépatique avec une langue chargée donne aussi une mauvaise haleine, lors d’une cirrhose par exemple.

Sur le plan respiratoire et ORL, des sinusites chroniques peuvent aussi entrainer une halitose ainsi que les rhinites et les sinusites chroniques et en particulier la rhinite croûteuse appelée ozène lorsqu’elle devient chronique.
De même, une infection au niveau des amygdales peut être une cause d’halitose.

Enfin, n’oublions pas le stress qui est une cause de mauvaise haleine et encore plus lors de la prise de certains médicaments (anti dépressurisation, anxiolytiques, etc…).

Alors que faire pour prévenir un tel handicap ?

La priorité est de boire de l’eau régulièrement (1 litre et demi quotidiennement) afin d’hydrater et laver la bouche, car la déshydratation et donc la bouche sèche aggrave l’halitose.

Certains aliments comme l’ail et l’oignon, certains fromages sont bien connus pour donner une haleine forte, mais surtout il faut éviter les aliments qui ne conviennent pas au patient car nous avons tous des aliments que nous digérons plus ou moins bien !

Il est impératif de manger assez lentement et de mastiquer, ce qui permet une pré-digestion des aliments.

Lorsque l’on souffre d’halitose, il faut éviter les causes de digestions lentes, de ballonnements et de lourdeurs digestives car le risque de mauvaise haleine est plus important.
Réduire au minimum sa consommation d’alcool bien sûr…

Par contre, certains aromates peuvent réduire l’halitose en favorisant une bonne digestion.

En tout premier lieu, le persil est très efficace grâce à sa teneur importante en chlorophylle.

De même, coriandre, menthe, thym, sarriette, basilic, aneth, frais ou séchés tels que girofle, cumin, curcuma, cardamome, anis, fenouil, coriandre, carvi, etc….

Bien sûr, outre l’alimentation, la principale recommandation obligatoire est de se brosser les dents au minimum le matin et le soir et si possible à midi après le repas pour nettoyer ses dents et sa cavité buccale.
Bien nettoyer les espaces inter dentaires avec du fil de soie.

On peut aussi, dans certains cas, se brosser la langue pour la débarrasser des débris alimentaires qui peuvent provoquer un enduit.

Faire régulièrement, inférieur à un an, un détartrage chez le dentiste.

Les produits «antiseptiques» divers, commercialisés déséquilibrent la flore normale de la bouche et sont donc à utiliser occasionnellement, par contre on peut utiliser du bicarbonate de sodium alimentaire en se brossant une 2ème fois les dents et les gencives avec une brosse enduite de bicarbonate ou faire un bain de bouche avec une cuillère à café rase de bicarbonate dans un 1/2 verre d’eau tiède après chaque nettoyage des dents.

Docteur DENJEAN qui reconnaît le handicap que représente l’halitose….

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L’héliodermie ou vieillissement cutané lié au soleil

Les rayons ultraviolets A et B, les infrarouges et la lumière visible atteignent et pénètrent la peau.

Plus de 90% des UVB sont arrêtés par l’épiderme dont 70% par la couche cornée (couche la plus superficielle). L’épiderme stoppe aussi les UV A mais 20% arrivent quand même jusqu’au derme.
Ces 20% ont des conséquences dramatiques car ils provoquent 2 types de dommages au niveau de la peau :

– Une atteinte directe de l’ADN, des protéines de la peau, acides nucléiques, des fibroblastes, de la kératine et de la mélanine.

– Secondairement, les rayons UVA et UVB engendrent des radicaux libres avec atteinte des membranes des cellules de la peau et de l’ADN, une atteinte des informations génétiques cellulaires et donc tout ceci entraîne une altération de la réparation des dommages cellulaires car les cellules de la couche basale de l’épiderme qui font le renouvellement cutané sont donc atteintes.

Le résultat est un vieillissement cellulaire accéléré, voire même la mort cellulaire ou des cancers.

Le vieillissement cutané prématuré photo induit se manifeste en premier lieu par des taches pigmentaires plus ou moins foncées qui apparaissent sur les zones exposées comme le dos des mains et le visage.
Elles sont dues aux mélanocytes qui fonctionnent beaucoup plus.
Ces troubles de la pigmentation qui se traduisent par des taches hyper pigmentées peuvent aussi se traduire per des tâches hypo pigmentées à type de petites tâches blanches d’hypomélanose en gouttes sur les membres.

Certaines tâches sont rugueuses et présentent même une épaisseur, ce sont les kératoses séborrhéiques.
Par endroit ces épaississements localisés de la peau peuvent présenter un léger saignement lorsqu’on les gratte et il faut les surveiller car elles peuvent s’avérer précancéreuses.

La peau peut aussi être très amincie avec une atrophie dermo épidermique plus intense sur les zones photo exposées.
Puis apparaît un purpura (aspect d’hématome sous cutané spontané) et des lésions à type de pseudo-cicatrices stellaires dépigmentées secondaires à des traumatismes minimes.
L’amincissement de la peau avec l’âge est un autre stigmate du vieillissement qui comporte une atrophie du derme et de l’épiderme.
Cette peau amincie, atrophiée sèche provoque des démangeaisons.
Des télangiectasies sont visibles (dilatation de petits vaisseaux sanguins éclatés comme dans la couperose).
Les rides sont aussi d’autres signes du vieillissement normal avec même relâchement important de la peau lié à la raréfaction du tissu conjonctif.

Bien sûr, la majorité de ces signes du vieillissement cutané survient au fil des années mais le soleil aggrave sérieusement et accélère énormément l’apparition de tous ces symptômes, ce qui est évident sur les parties exposées.
On considère d’ailleurs que 80% du vieillissement au niveau de la peau du visage est lié au soleil.
C’est un vieillissement cutané prématuré dû à l’intense exposition au soleil. Il commence à se manifester 10 à 20 ans après l’exposition au soleil ou aux UV artificiels.

Les excès de bronzage accélèrent donc le vieillissement de la peau.

Ce vieillissement cutané prématuré, intensifié favorise l’irritation cutanée et ralentit la cicatrisation et la peau devient plus perméable aux allergènes mais aussi aux diverses substances avec lesquelles elle se trouve en contact.

De même, lors de ce processus, la perception sensorielle et thermique diminue.

Tout ce processus de vieillissement cutané est lié à l’exposition solaire chronique mais il faut savoir qu’il existe de nombreuses différences d’une personne à une autre.
Les différents facteurs entrant en ligne de compte sont bien sur l’âge, le phototype (les peaux claires sont plus fragiles que les peaux mates), la génétique mais aussi, ne l’oublions pas : le tabac, l’alcool, une alimentation déséquilibrée.

Alors, la prévention par une bonne photoprotection reste l’essentiel du traitement du vieillissement cutané.
Cette photoprotection doit commencer très tôt dans la vie (comme pour la prévention des cancers de la peau).
L’idéal est de garder un vêtement sous le soleil ainsi que le port d’une casquette ou d’un chapeau à larges bords lors des activités en extérieur.
De même il faut choisir une photoprotection active sur les UVB et les UVA.
Choisir un indice élevé en en remettant maximum toutes les 2 heures car aucune crème solaire ne protège plusieurs heures d’affilée.

Docteur DENJEAN qui aime voir une belle journée ensoleillée mais qui n’aime pas être sous le soleil…..

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Acné et soleil: faux amis

Les beaux jours sont là et la tentation de se mettre au soleil avec grande envie.

On a souvent l’impression que le soleil améliore l’acné.
Mais il ne s’agit seulement que d’une impression !
Le risque de subir une aggravation de l’acné au retour du soleil est grand.

Tout ceci n’est donc qu’un leurre car en réalité comme le soleil assèche la peau et donne un aspect bronzé, il semble que les boutons disparaissent.
C’est ainsi que l’été l’acné semble s’améliorer.

En réalité, l’exposition solaire favorise l’épaississement de la couche superficielle de la peau et donc contribue à boucher les pores de la peau.
Ainsi le sébum ne peut pas s’évacuer et donc cela favorise la formation de points noirs et de microkystes.
Voilà pourquoi de fréquentes rechutes d’acné surviennent au retour des vacances.
L’amélioration estivale de l’acné est donc une fausse bonne idée. Il est inversement recommandé de se protéger du soleil, de ne pas s’exposer et d’utiliser des crèmes solaires adaptées.

Parfois aussi, chez d’autres, le soleil induit une poussée d’acné immédiate appelée « acné solaire » mais de toute façon chez tous les acnéiques, le soleil sans précautions entraine une accentuation de l’acné.

D’autre part, les médicaments antiacnéiques sont pour la plupart photosensibilisants et peuvent provoquer des éruptions cutanées sur les zones exposées au soleil.

C’est la raison pour laquelle il faudra utiliser une crème solaire à indice de protection élevée (minimum 50) en renouvelant l’application absolument toutes les deux heures.
Cette crème solaire ne doit pas être grasse, ni comédogène et sans parfum afin d’éviter toute irritation ou photosensibilisation.
L’idéal étant des crèmes solaires contenant des filtres minéraux (dioxyde de titane, oxyde de zinc) qui réfléchissent les rayons du soleil au lieu de les absorber.

Rappelons que la meilleure protection est le port d’un T-shirt et d’un chapeau car non seulement le soleil va aggraver l’acné mais il risque de provoquer des troubles de la pigmentation surtout au niveau des lésions cicatricielles.

En conclusion, si l’on veut éviter le rebond de l’acné au retour des vacances il faut absolument penser à se protéger.
En conséquence, si l’on est sous traitement anti acnéique et que l’on veut poursuivre ses soins, il faut redoubler de vigilance pour éviter toute réaction de photo sensibilité.

Docteur DENJEAN qui ne cesse de répéter qu’il faut se protéger du soleil….

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La dermite des prés

C’est une éruption cutanée due à une exposition au soleil après contact avec un végétal.
La dermite des prés est une éruption secondaire à la conjonction de trois éléments :
L’humidité suite à un bain dans une rivière ou une transpiration, plus le contact avec un élément végétal comme l’herbe si la personne s’allonge ensuite dans un pré, enfin une exposition au soleil.

Les végétaux sont responsables de cette éruption car au contact de l’eau et du soleil, ils dégagent des furocoumaines, produit phototoxique.
Et il faut souligner que ce n’est pas une allergie mais une réaction toxique que chaque individu peut déclencher.

Les lésions cutanées reproduisent le dessin du feuillage, de l’herbe ou d’une plante.
L’éruption est rouge avec même dans certains cas des bulles toujours avec la forme du végétal responsable.

La dermite des prés commence donc de façon brutale, mais disparaîtra progressivement en quelques jours.

Le dermatologue prescrira essentiellement des soins locaux.

Cette dermite peut être aussi d’origine professionnelle lors de débroussaillages ou chez les jardiniers professionnels.

En dehors des herbes, fougères, thuyas et autres haies de nombreuses plantes peuvent en être responsables :

Céleri
Carotte
Moutarde
Cumin
Figuier
Citronnier
Boutons d’or
Liseron
Artichaut
Fenouil
Panais
Persil
Berce commune

Le traitement consiste à soulager les sensations de brûlures et de démangeaisons et à désinfecter afin qu’il n’y ait pas de surinfection.
Parfois, une hyperpigmentation séquellaire à forme linéaire survient.

Alors, afin d’éviter cette dermite il ne faut pas s’allonger dans l’herbe, mais sur une couverture.
De même, il est conseillé de se protéger le corps entièrement lorsque l’on tond la pelouse et de protéger ses mains et bras pour jardiner ou désherber.

Docteur DENJEAN qui ne risque rien car je ne m’expose que rarement au soleil…

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