Archives Mensuelles: août 2015

Manger des plats épicés réduirait le risque de décès

Cette étude va réjouir les amateurs ou amatrices de piment :
En effet, il semble de plus en plus avéré que les personnes qui mangent épicé pourraient vivre plus longtemps que ceux qui ne mangent pas épicé. 

C’est ce que révèle une étude chinoise publiée dans la revue « The BMJ » affirmant un lien entre la consommation régulière de nourriture épicée et une réduction du risque de décès.

L’académie chinoise des sciences médicales de Pékin a demandé à des scientifiques d’étudier l’impact du piment pris dans la nourriture et ces derniers ont analysé les données de 487375 personnes âgées de 30 à 79 ans et recrutés entre 2004 et 2008.

Ces personnes ont été suivies pendant une moyenne de 7,2 ans.

On a demandé aux personnes participant à cette étude de remplir un questionnaire complet sur leur état de santé général, leurs caractéristiques physiques, leurs maladies et aussi leurs habitudes alimentaires.
Après analyse de toutes les données, les chercheurs ont constaté que les personnes qui ont consommé de la nourriture épicée une à deux fois par semaine avaient un risque de décès réduit de 10% par rapport à ceux qui avaient consommé de la nourriture épicée moins d’une fois par semaine. 

Les personnes qui ont consommé de la nourriture épicée 3 à 5 jours par semaine, voire 6 à 7 jours par semaine, avaient un risque de décès réduit de 14%.

Ces résultats étaient valables tant pour les femmes que pour les hommes. 
Cependant le résultat était plus prononcé chez ceux ne consommant pas d’alcool. 

Autre remarque, le fait de consommer des plats épicés apporte en particulier un plus faible risque de décès par cancer, maladie cardiovasculaire ou diabète.
Les chercheurs ont expliqué ce résultat par la présence dans le piment de capsaïcine, de vitamine C et d’autres nutriments. 
Rappelons qu’il y a eu des études antérieures ayant prouvé des effets antioxydants, anti-inflammatoires, anticancéreux et anti-obésité de la capsaïcine.

Le professeur Lu Qi, qui a dirigé les travaux déclare que « La nourriture épicée ou ses composés actifs a été liée à une réduction de l’inflammation, de l’excès de graisse corporelle et à une amélioration des profils lipidiques ». 
Il ajoute « En plus de cela, les aliments épicés pourraient aussi agir sur les bactéries intestinales qui ont été liées à diverses maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et l’obésité ».

En l’état actuel des recherches, l’effet bénéfique de la nourriture épicée serait une hypothèse à approfondir plus qu’une conclusion définitive car il faut prendre en compte d’autres habitudes alimentaires et sur une possible interaction avec les boissons comme le thé, consommé en quantité plus importante par ceux qui mangent plus de piment.
C’est du moins l’avis du Docteur Nita Forouhi, spécialiste en nutrition et d’épidémiologie à l’Université de Cambridge, « On ne sait pas si les corrélations observées sont le résultat direct de la consommation de piment ou bien découlent simplement d’autres éléments positifs dans l’alimentation qui n’ont pas été mesurés ».
« De nouvelles études sont nécessaires pour établir si la consommation d’aliments épicés peut améliorer la santé et réduire directement la mortalité ou bien si c’est la marque d’autres habitudes alimentaires et styles de vie ».

De toute façon, l’équipe de chercheurs chinois désire poursuivre les travaux pour confirmer ses résultats.

Docteur DENJEAN qui aime la cuisine épicée et le thé vert et qui va surtout continuer dans cette voie……

  

Cancer colorectal : nouveau test de dépistage plus fiable

Chaque année le cancer colorectal touche plus de 42000 nouvelles personnes en France. 
23200 hommes et 18900 femmes et majoritairement des personnes de plus de 50 ans. 

C’est le 3ème cancer le plus fréquent mais c’est aussi le 2ème cancer le plus meurtrier après le cancer du poumon, avec plus de 17700 décès par an.

« Lorsqu’il est détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10 contre une fois sur sept lorsqu’il est détecté tardivement.
D’où le grand intérêt de le dépister précocement.

Le nouveau test de dépistage du cancer colorectal qui devait arriver en début d’année dans les cabinets des médecins généralistes n’a en effet été mis en route que début mai 2015.
Il a l’avantage par rapport à l’ancien test hémoccult d’être plus performant, plus fiable et beaucoup plus simple que le classique test Hemoccult.

Comme l’ancien, il s’adresse aux hommes et femmes âgés de 50 à 74 ans à qui il est recommandé officiellement d’effectuer un test tous les deux ans. 
Bien entendu, les personnes ayant un risque particulièrement élevé du fait d’antécédents familiaux doivent avoir un suivi spécifique nettement plus poussé.

Ainsi, 16 millions de personnes sont tout de même concernées mais seulement près de 5 millions réalisent le test, soit 29,8%.
Comme l’ancien test, le nouveau test est basé sur la détection de sang dans les selles, le sang permet de signaler une lésion précancéreuse type polype ou un cancer. 
Et en cas de résultat positif, il faudra programmer une coloscopie pour contrôler s’il y a des lésions pré-cancéreuses ou un cancer. 

La simplicité de ce nouveau test réside dans une plus grande facilité d’utilisation : un seul prélèvement de selles est nécessaire contre six prélèvements avec l’ancien test.

Mais avant tout, il est plus sensible et plus fiable car il peut détecter deux fois à deux fois et demi de plus de cancers et trois à quatre fois plus de lésions précancéreuses. 

Selon la Présidente de l’Institut national du cancer (Inca), Agnès Buzyn, ce nouveau test va entraîner un doublement du nombre des endoscopies de contrôle.

Actuellement la participation au dépistage est beaucoup trop basse : 

30% seulement de la population concernée contre un minimum recommandé de 45%. 

Or si l’on passe d’un taux de 30% à un taux de 50% cela permettrait d’éviter 3.500 morts par cancer colorectal chaque année (soit autant que la mortalité par accident de la route).

Le test et son interprétation sont maintenant pris en charge à 100% par l’assurance maladie, sans avance de frais.
Docteur DENJEAN qui rappelle inlassablement que ce dépistage permet d’éviter cette maladie complexe et très douloureuse…..

  

Le chocolat préviendrait les maladies cardiovasculaires

Une étude britannique publiée dans la revue « Heart » démontre que la consommation régulière de chocolat pourrait réduire le risque de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Les amateurs de chocolat vont être heureux et de fait ne plus culpabiliser !

Des chercheurs de l’Université d’Aberdeen ont étudié les résultats de l’étude EPIC de Norfolk qui incluait 21000 personnes ainsi que les articles sur le chocolat et les maladies cardiovasculaires.
La consommation moyenne de chocolat variait de 0 gramme par jour à 100 grammes par jour, mais la consommation moyenne de chocolat des participants était de 7 grammes par jour.
Au final, chez les participants, 14% ont eu une atteinte cardiovasculaire ou un AVC pendant les 12 années de l’étude.
La conclusion de cette étude est que, par rapport aux participants qui ne consommaient aucun chocolat, ceux qui en mangeaient avaient une diminution du risque de maladie cardiovasculaire de 11% et une diminution du risque de décès par atteinte cardiovasculaire de 25%. 
De plus, leur tension artérielle était plus basse, des signes d’inflammation plus bas et un plus faible taux de diabète. 
« Cerise sur le gâteau », les participants à cette étude qui donc mangeaient très régulièrement du chocolat avaient un indice de masse corporelle, ou IMC, plus bas avec une activité physique plus élevée.

En outre, ceux dont la consommation quotidienne était élevée, le risque d’AVC était toujours réduit de 23%. 
Et fait surprenant, ces résultats se sont révélés valables à la fois pour le chocolat noir et pour le chocolat au lait.

Cependant la majorité des études se font avec le chocolat noir qui semble bon pour le cœur car le chocolat noir contient nettement plus de polyphénols et cela permet de contribuer à diminuer le taux de mauvais cholestérol (LDL) dans le sang et à maintenir l’élasticité des parois des vaisseaux sanguins de l’organisme.
En effet, d’après une autre étude néerlandaise publiée dans la revue The FASEB Journal.
Des chercheurs de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas ont dirigé une étude en double aveugle auprès de 44 hommes d’âge moyen, en surpoids.

Ils ont consommé 70 grammes de chocolat par jour, cette consommation a été repartie sur deux périodes de quatre semaines.

Ces chercheurs ont noté une action positive du chocolat sur deux importants facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires : 

il réduit l’indice d’augmentation et l’adhésion des globules blancs aux parois des vaisseaux et donc a amélioré la souplesse des artères.

Cette étude est intéressante car elle permet effectivement de moins culpabiliser, à condition de ne pas abuser !
Car en cas de consommation de chocolat, il doit remplacer d’autres aliments riches en calories et non en plus, pour garder un poids stable.
Docteur DENJEAN grande consommatrice de chocolat noir qui va croquer lentement son chocolat sans aucun remord…
  

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