Archives Mensuelles: novembre 2015

Le sucre caché insidieusement dans les plats préparés 

La vie actuelle qui nous fait courir partout pousse les femmes à acheter des produits tout prêts pour gagner du temps, mais si l’on évite le temps de cuisiner c’est au dépend de notre santé.
Ces produits déjà cuisinés, transformés participent à cette fameuse « malbouffe » car les industriels pour rendre leurs produits attrayants n’hésitent pas à les surcharger en matières grasses (surtout graisses saturées), en sel, en sucre et en colorants.

En effet, les industriels se sont rendus vite compte que les ventes augmentaient en rajoutant du sucre ! L’explosion des ventes a commencé avec l’apparition en 1939 des céréales sucrées (certaines en contiennent plus de 50 %).

Quand on parle de sucre, on pense souvent au sucre blanc c’est-à-dire au saccharose. Mais il y a d’autres types de sucres comme le lactose, le dextrose, le fructose, les sirops de glucose.

On retrouve du sucre dans les hamburgers, les charcuteries et salaisons, les soupes industrielles surtout celles en sachet, les sauces toutes prêtes bien sûr, les conserves, une simple portion de sauce apporte l’équivalent de 2 morceaux de sucre soit 1/5 de ce que recommande l’OMS pour une journée, les yaourts aux fruits, les desserts lactés…

De plus que dire des biscuits pour enfants bourrés de sucres ainsi que les viennoiseries et pâtes à tartiner.

Mais pourquoi met on du sucre ?

Les sucres interagissent avec les protéines en créant ce que l’on appelle la réaction de Maillard (reconnue cancérigène) mais qui donne ce goût et cet aspect bien particulier à tout ce qui est rôti.

Le sucre compense l’amertume, favorise avec les nitrites la couleur rosée des charcuteries, favorisent la fermentation des levures, permet de corriger l’acidité d’un aliment comme la tomate par exemple.

Cet état de fait a inspiré l’objet d’une étude réalisée par le quotidien britannique « The Telegraph » qui démontre que certains plats préparés peuvent contenir plus de sucres que le Coca-Cola® !

En effet, l’industrie agro-alimentaire utilise de plus en plus fréquemment le sirop de glucose-fructose comme rehausseur de goût dans beaucoup de plats notamment la charcuterie.

Cette « mode » de consommation excessive de sucre provoque malheureusement un changement de comportement alimentaire avec des conséquences sur le poids et aussi un risque de diabète.

Mais à force de consommer du sucre en trop importante quantité on surcharge le foie en sucre et on déclenche ainsi d’autres troubles métaboliques.

Ces troubles métaboliques se révèlent par une hypertriglycéridémie et une stéatose ou cirrhose hépatique non due à l’alcool (Non alcoolique stéatose hépatique ou NASH).

Ces maladies se voyaient auparavant à un âge mûr mais actuellement elles surviennent de plus en plus précocement.

Ceci est dû à 2 facteurs : les plats préparés bien sûr mais aussi les boissons sucrées car d’après le Docteur Arnaud COCAUL, médecin nutritionniste, le «problème majeur rencontré chez les jeunes vient de l’excès de consommation de boissons sucrées et alcoolisées qui crée une forme de shoot sucré très nocif pour le foie et le métabolisme glucidique».

Par exemple, une canette de Coca Cola® contient ainsi près de 42 grammes de sucre, 32 grammes pour une canette d’Orangina® et 29 grammes pour une canette de Nestea®. Avec une seule canette vous atteignez vos besoins journaliers !

D’autre part, le Docteur Patrick TOUNIAN, chef du service de nutrition et gastroentérologie pédiatrique de l’hôpital Armand Trousseau à Paris, souligne que certains aliments estimés sains, comme la plupart des jus de fruits pur jus, sans sucre ajouté, sont en fin de compte plus riches en sucre qu’une simple canette de soda (15 grammes de sucre pour 100 ml de jus de raisin, contre 0,6 g/100 ml pour le Coca Cola®).

Le Docteur Patrick TOUNIAN précise que « le sirop de glucose-fructose contient exactement la même chose que le sucre naturel ».

Pour lui, la peur du sucre n’est pas justifiée, le risque est dû à l’excès de sucre qui entraine un déséquilibre de l’alimentation et provoque des carences nutritionnelles. « La régulation de l’appétit fait que lorsque l’on consomme en excès un produit, on compense en mangeant moins d’autres produits », explique-t-il en effet pas de surprise à avoir : l’étiquette du produit donne les informations sur les sucres dans les produits :

• la liste des ingrédients donne les types des sucres,

• l’étiquette nutritionnelle donne leur teneur totale (sucres totaux) pour 100 grammes. On peut donc en déduire leur pourcentage et leur poids.

Alors en conclusion, évitez les produits industriels qui rendent leurs produits transformés attractifs en rajoutant le sucre.

Il faut regarder et analyser les étiquettes car c’est surtout une question de quantité cumulée.

Mais en fin de compte, il faut surtout se déshabituer du goût sucré. 
Docteur DENJEAN qui lit toujours les étiquettes mais qui en fin de compte préfère toujours tout cuisiner avec des produits non transformés et surtout sans aucun conservateur…
  

 
 
 

La dépigmentation volontaire

J’ai eu la chance de participer en direct à une émission santé sur la radio Africa1 jeudi matin sur la dépigmentation volontaire pratiquée par les femmes et mêmes les hommes à peau noire.

Ce sujet me tient particulièrement à cœur.

C’est un fléau contre lequel il faut lutter car les effets secondaires sont dramatiques tant sur le plan cutané (acné, vergetures, troubles pigmentaires définitifs) que sur le plan général avec des risques d’insuffisance rénale, insuffisance hépatique, troubles hormonaux et même cancers cutanés.

Je vous mets le lien du podcast de cette émission qui vous permettra de télécharger cette émission.

http://www.africa1.com/spip.php?article59982

Docteur DENJEAN qui se désole toujours de constater que les peaux noires cherchent encore à se dépigmenter au risque de leur santé et les peaux blanches mettre leur santé en jeu en abusant du soleil pour bronzer…

   
 

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