Les femmes enceintes doivent elles éviter le café?

De récentes études conseillent aux femmes enceintes de diminuer leur consommation de café.

En effet l’Organisation Mondiale de la Santé recommande aux femmes enceintes de ne pas dépasser la dose de 300 mg de caféine par jour, soit l’équivalent de 3 tasses de café. 

Par contre, le Collège américain des Obstétriciens et Gynécologues et les pays nordiques recommandent de ne pas dépasser la dose quotidienne de 200 mg, soit 2 tasses par jour. 

Une consommation supérieure semble favoriser la naissance d’un enfant de faible poids, c’est â dire de moins de 2500 grammes.

Au total, parmi de nombres études, 13 ont été particulièrement retenues. 

Les résultats de l’analyse de ces études confirment que lorsque la femme enceinte consomme de la caféine, elle a un risque de mettre au monde un enfant de plus faible poids à la naissance.

Par rapport à une consommation très faible ou nulle, une consommation faible (50 à 149 mg/jour) augmente le risque de 13%, une consommation modérée (150 à 349 mg/jour) de 38% et une forte consommation (≥ 350 mg/jour) de pratiquement 60%.

Dans une autre étude qui étudie la relation dose-réponse, les auteurs prouvent qu’à chaque augmentation de 100 mg/jour la consommation maternelle de caféine, soit 1 tasse de café, correspond une augmentation de 13% du risque de poids trop faible à la naissance. 

Il ne faut pas oublier que la caféine est présente notamment dans de multiples boissons en plus du café : particulièrement dans le thé, le chocolat, les boissons à base de cola (boisson généralement la plus consommée). 

Pour mémoire :

Thé : 30 mg de caféine environ par tasse.

Boissons gazeuses caféinées : 60 mg de caféine par verre de 200 ml.

Chocolat ou cacao chaud : 4 mg par tasse.

Boissons énergisantes : 80 mg par canette au moins.

En effet, la caféine une fois avalée est rapidement absorbée et passe à travers la barrière placentaire. 

Or, l’enzyme principalement impliquée dans le métabolisme de la ecaféine, le cytochrome P450, est absente dans le placenta et chez le fœtus, ce qui explique que la caféine s’accumule dans les tissus fœtaux. 

Parallèlement, chez la femme enceinte, le métabolisme de la caféine est diminué et donc, ceci aggrave l’imprégnation du fœtus.

Ainsi donc, les auteurs de cette étude préconisent aux médecins traitants de conseiller à leurs patientes enceintes de diminuer la consommation de café.

Bien entendu, en même temps il faudra totalement éviter le tabac et l’alcool.

Docteur DENJEAN qui est toujours très étonnée que les femmes enceintes ne soient pas assez informées des implications de la dangerosité sur le dépassement des limites de l’absorption de certains produits sur les tissus fœtaux.

  

le changement d’heure et ses conséquences 

Demain, dimanche 29 mars nous effectuons  le passage à l’heure d’été qui nous fait perdre une heure de sommeil. Le changement d’heure a été décidé après le choc pétrolier de 1973 afin d’économiser l’électricité, ce changement semble être devenu définitif, Pourtant de nombreux rapports, études et autres documents ont mis en avant les inconvénients avérés de l’heure d’été. Puis un récent sondage révèle que seulement 19% de la population est favorable au changement d’heure, 54% sont contre et 27% sont indifférents et 59% estiment que le changement d’heure en effet n’induit pas les économies d’énergie pour lesquelles il a été mis en place. En fait cette pratique a un impact néfaste sur le sommeil, l’alimentation et l’humeur. Des études semble même démontrer une perturbation de la mélatonine, hormone régulant le sommeil, cette hormone est produite par le cerveau sous l’effet de l’obscurité. Il faut en général une semaine minimum pour surmonter ce décalage. Les chronobiologistes estiment que ce changement d’heure est nettement plus difficile à supporter que le «jet lag» dû à un voyage rapide à travers plusieurs fuseaux horaires. Plus grave, des études récentes prouvent que le changement d’heure augmente le nombre d’infarctus de 5% dans la semaine suivant le décalage. Pour se préparer au mieux, il est conseillé de retarder son heure de coucher les jours précédant le changement d’heure. Les plus concernés par ce changement sont particulièrement les agriculteurs, car les animaux ont du mal à supporter ces décalages. Les vaches produiraient moins de lait et de moins bonne qualité. Les enfants, les personnes âgées et les malades sont aussi très troublés. Enfin, les travailleurs en extérieur sont exposés lors de la reprise après déjeuner, à 14h, au plus grand danger solaire : midi où le soleil est au zénith … Le Docteur Marie-Françoise Vecchierini, médecin au Centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu (Paris) conseille de se préparer la semaine précédente et elle affirme : «N’hésitez pas ce week-end à dormir un peu plus. Mais pas trop non plus, pour ne pas risquer l’effet inverse et trop se décaler». De plus, elle recommande la luminothérapie, à raison «d’un quart d’heure devant des lampes à lumière blanche ou bleue le matin pendant une semaine ou deux». Docteur DENJEAN qui n’a jamais aimé l’adoption du changement d’heure malgré la reconduction, année après année.

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Le sel est nocif pour la santé

Pendant longtemps on a cru que le sel devait être interdit dans le cadre d’une hypertension mais en fait même sans hypertension , le sel est nocif pour la santé.

Quatre chercheurs de l’université du Delaware (Etats-Unis) ont fait une étude sur ce sujet et ont publié les résultats dans la revue Journal of the American College of Cardiology en décrivant les dégâts de l’excès de sel.

 Le sel a une répercution sur le système cardiovasculaire.

En fait, dans la population on peut distinguer 2 catégories de personnes :

celles qui sont réactives au sel et dont la pression artérielle varie selon la consommation de sel.

celles qui sont «résistantes» au sel et dont la pression artérielle n’est pas influencée par ce dernier.

En fait ce paramètre n’est que la partie visible car pour tout le monde l’excès de sel altère les vaisseaux sanguins, plus exactement la partie interne des vaiseaux et ceci a un fort impact sur la coagulation et le système immunitaire.

Les artères ensuite deviennent moins souples et ce indépendamment d’une l’hypertension artérielle.

David Edwards, co-auteur de l’article déclare d’ailleurs :

«Un régime riche en sel peut aussi entraîner une hypertrophie du ventricule gauche. Comme les parois de cette chambre s’épaississent, elles deviennent moins réactives et finissent par être incapables de pomper avec autant de force qu’un cœur sain».

Or il faut savoir qu’une hypertrophie ventriculaire gauche conduit progressivement vers une insuffisance cardiaque.

De plus selon les chercheurs, le sel détériorerait aussi certains neurones notamment au niveau du système nerveux sympathique :

William Farquhar autre auteur de cette étude précise que «ceci entraîne une plus forte réaction à divers stimuli, comme la contraction des muscles squelettiques» et au bout de quelques années cette hypersensibilité endommage les organes trop souvent sollicités.

Cette atteinte a lieu de façon sournoise sans qu’il y ait une hypertension artérielle associée.

Enfin, à cause du sel, la fonction rénale et hépatique peuvent devenir défaillantes de par l’augmentation de la pression artérielle.

Des études ont de plus démontré certes un lien avec l’obésité mais surtout le sel serait impliqué dans le cancer de l’estomac et même il aggraverait l’asthme. 

En effet la réactivité bronchique semble bien dépendre de l’apport en sel puisqu’en diminuant l’apport de sel, il a été possible de diminuer la prise de bronchodilatateurs et d’améliorer ainsi les symptômes cliniques.

En conclusion l’apport quotidien en sel doit être impérativement être réduit.

Donc penser à peu saler en cuisinant et surtout recommander de ne pas mettre la salière sur la table. 

Et William Weintraub précise que «Environ 70% du sodium présent dans notre alimentation provient d’aliments préparés de manière industrielle.Ceci inclut des aliments dont on ne pense pas qu’ils sont salés – comme le pain et les céréales. Par ailleurs, les aliments consommés au restaurant contiennent plus de sel que les plats préparés à la maison».

Je rappelle que l’organisme n’a besoin que de 5 grammes de sel par jour (de préférence non raffiné afin qu’il apporte les oligo-éléments et les minéraux à l’organisme).

C’est d’ailleurs cette limite de 5 grammes qui est recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). 

Malheureusement les apports quotidiens dépassent largement les 5 grammes.

En France, d’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), les hommes consomment environ 8,7 grammes de sel par jour et les femmes 6,7 grammes, ce qui est nettement trop élevé.

Docteur DENJEAN qui détecte et élimine à longueur d’année toute alimentation chargée en sel.



 


 

La cause de la fibromyalgie serait identifiée par des chercheurs américains.

Cette maladie concerne entre 2 et 5% de la population française soit environ 2 à 3 millions de personnes, avec une très grande majorité de femmes.

Elle est caractérisée par de nombreuses et importantes douleurs disséminées et a longtemps été étiquetée comme trouble psychosomatique.

Les douleurs s’accompagnent de fatigue chronique, de troubles du sommeil, de troubles de la mémoire, de troubles intestinaux (syndrome de l’intestin irritable), des céphalées de tension…

Très souvent les rapports entre ces patients qui souffrent et leur medecin est souvent conflictuel car systématiquement leurs symptômes sont catalogués comme psychosomatiques.

Le diagnostic est difficile à établir car il n’y a pas de tests biologiques spécifiques et c’est ce que l’on appelle un « diagnostic d’élimination » car avant tout il faut chercher les maladies provoquant des douleurs et la liste est hyper longue !

Il est à considérer que c’est une maladie mal prise en charge et souvent bien tardivement. 

La fibromyalgie est enfin reconnue comme une maladie à part entière, avec de plus une cause identifiée récemment grâce á des chercheurs américains.

Récemment, la revue de l’Académie américaine de la douleur a publié les travaux très intéressants d’une équipe de chercheurs dirigée par Frank Rice Phillip Albrecht, Professeur de neurosciences à l’Albany Medical College, dans l’Etat de New-York.

Cette équipe a trouvé des altérations corporelles qui semblent responsables de la fibromyalgie. 

Les douleurs intenses et quasi permanentes seraient dues à un dysfonctionnement du shunt artério-veineux.

Ceux-ci permettent notamment de maintenir un bon équilibre thermique dans notre corps. 

Les shunts artério-veineux sont présents dans la microcirculation surtout au niveau de la peau et permettent la régulation des débits et des pressions artérielles afin de conserver la chaleur.

Les artérioles nourrissent les tissus en apportant du sang riche en oxygène et les veinules récupèrent les déchets sanguins après nutrition des tissus.

Lorsque ce système fonctionne mal, les tissus sont mal nourris et les déchets mal éliminés.

Il en résulte une trop grande quantité d’acide lactique dans le système cutané et musculaire provoquant ainsi des douleurs disséminées dans le corps selon ces chercheurs.

Les auteurs de cette étude précisent que «ce dysfonctionnement du shunt envoie également des messages erronés au système nerveux central et les nerfs hypersensibilisés envoient à leur tour des signaux de douleur».

Cette découverte est importante car elle pourrait peut-être enfin permettre un traitement de la fibromyalgie et soulager ces patients en totale souffrance.

Docteur DENJEAN qui comprend aisément le désespoir de ces patients souvent traités pour une dépression et plus ou moins laissés pour compte….



Recommandations récentes sur la durée du sommeil

Il est très important de dormir suffisamment pour être en forme et surtout rester en bonne santé.
Le temps de sommeil idéal étant celui qui nous permet d’être reposé et d’assumer la journée sans fatigue.
Cependant, nous ne sommes pas égaux devant le nombre d’heures de sommeil qui nous est nécessaire : il y a des variations selon l’âge, et selon les individus.

L’horloge biologique est différente selon les individus et jusqu’à présent on recommandait une moyenne de 7 à 8 heures par nuit.

Certaines personnes ont la chance de n’avoir besoin que de 4 à 5 heures de sommeil alors que d’autres ne peuvent se sentir en forme que si elles ont dormi de 10 à 12 heures mais ces dernières ont des cycles de sommeil plus longs.

Un groupe de spécialistes appartenant à la Fondation Nationale du sommeil aux USA vient de publier des recommandations sur le nombre d’heures de sommeil à respecter du minimum au maximum.

Ces recommandations ont été publiées dans la revue The Official Journal of the National Sleep Fondation.

Par rapport aux anciennes recommandations les plages horaires de sommeil ont été élargies pour l’ensemble des groupes d’âge.

Ainsi, pour les nouveau-nés (de 0 à 3 mois), la durée de sommeil quotidienne doit être de 14 à 17 heures.

Pour les nourrissons (de 4 à 11 mois), il est préconisé de 12 à 15 heures.

Pour les tout-petits enfants (de 1 à 2 ans), de 11 à 14 heures.

Ensuite pour les enfants de 3 à 5 ans, les spécialistes préconisent 10 à 13 heures de sommeil.

Pour les enfants en âge scolaire, c’est-à-dire de 6 à 13 ans, de 9 à 11 heures sont nécessaires.

Pour les adolescents, la durée idéale de sommeil se situe entre 8 à 10 heures.

Pour les jeunes adultes de 18 à 25 ans et les adultes de 26 à 64 ans, de 7 à 9 heures.

Les adultes plus âgés, à partir du 3ème âge (plus de 65 ans), devraient dormir au moins 7 à 8 heures.

David Cloud, Directeur de la Fondation nationale du sommeil a déclaré : «Les recommandations de durée du sommeil formulées par la Fondation nationale du sommeil aideront chacun à définir des plages de sommeil qui se situent dans la zone santé. Elles font également office de point de départ utile pour discuter de son sommeil avec son médecin».

Docteur DENJEAN qui a la chance d’être une petite dormeuse…. suite aux nombreuses et longues gardes pendant l’internat.

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Rajeunissement intime féminin

Il y a actuellement une demande de plus en plus importante et significative, auprès des Dermatologues, de raffermissement des organes génitaux féminins.
Probablement suite aux épilations intégrales ou presque intégrales du maillot, les femmes examinent avec beaucoup plus d’attention l’anatomie de leurs organes génitaux externes.
En effet les organes génitaux féminins, comme toute autre partie du corps, répondent à des critères biens spécifiques.
Les critères retenus pour l’anatomie sont des petites lèvres ne dépassant pas les grandes et des petites et grandes lèvres fermes et «toniques».
Or souvent avec l’âge, les petites lèvres deviennent moins toniques, relâchées et dépassent des grandes lèvres.
Ces demandes émanent certes de femmes d’âge mûr mais aussi de femmes nettement plus jeunes.
Etant donné que je m’intéresse depuis fort longtemps aux diverses méthodes de raffermissement du visage et du corps, il me semble normal en tant que Dermatologue, d’accéder à cette nouvelle demande formulée par un nombre croissant de patientes.
Plusieurs méthodes existent pour obtenir un raffermissement des organes génitaux externes, certains sont « invasifs » et nécessitent une anesthésie, d’autres sont non invasifs et cela est devenu mon choix que je propose avec un appareil de radiofréquence qui permet un raffermissement des petites et grandes lèvres et de la zone périnéale, ainsi que de la partie vaginale qui jouxte les petites lèvres.
Le traitement dure au maximum 30 minutes et n’est pas douloureux puisque l’on ressent juste une sensation de chaleur intense. Il y a seulement une rougeur fugace en fin de séance.
On réduit significativement le volume des lèvres génitales en 3 à 4 séances, espacées de 15 jours, et ensuite pour maintenir les résultats 1 à 2 séances par an sont suffisantes.

C’est une Bonne Nouvelle de savoir que la réduction des petites lèvres encore appelée nymphoplastie est réalisable médicalement.

Par expérience, la satisfaction des patientes est excellente tant sur le plan raffermissement et de son aspect visuel ainsi que de l’amélioration du plaisir sexuel, ce qui redonne une meilleure confiance en soi par une apparence ferme et nettement plus esthétique.

Docteur DENJEAN qui est toujours ravie d’améliorer la qualité de vie de ses patientes …

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Un régime pour maigrir est plus efficace si l’on mange plus le matin que le soir

Une étude conduite par des chercheurs israéliens sur des femmes obèses avec une IMC de 32 présentant aussi un syndrome métabolique, semble prouver qu’il est préférable de manger plus le matin que le soir quand on suit un régime basses calories.

L’étude a été publiée dans Obesity.

Les femmes ont participé pendant 12 semaines à une étude ayant pour but d’évaluer les effets d’un régime pauvre en calories (1400 kcal/jour), selon la répartition de ces calories.
C’est à dire selon qu’une partie importante de ces calories est consommée le matin ou le soir.
Donc, une partie des femmes a dont consommé 700 kcal au petit déjeuner, 500 kcal au déjeuner et 200 kcal au dîner, alors que l’autre partie a inversement consommé 200 kcal au petit déjeuner, 500 kcal au déjeuner et 700 kcal le soir.

Les résultats obtenus sont intéressants : le groupe avec la répartition « plus de calories le matin » a perdu plus de poids et de tour de taille que le groupe ayant la majeure partie des calories le soir.

Il est de plus important de noter que les triglycérides dans le groupe plus de calories le matin ont diminué de 33,6%, alors qu’ils augmentaient de 14,6% dans l’autre groupe.

De plus, la tolérance au glucose était également meilleure dans le premier groupe.
Après des repas tests, la glycémie, l’insulinémie et l’impression de faim étaient plus bas dans le groupe «matin», et l’impression de satiété était plus élevée.

La conclusion de cette étude semble démontrer qu’il est préférable pour les personnes obèses, avec un syndrome métabolique, de consommer la partie la plus importante des calories d’un régime amaigrissant dans la première partie de la journée.
En effet, les femmes du groupe «plus de calories le matin» ont donc maigri plus vite et plus facilement. Elles ont perdu plus de tour de taille que l’autre groupe.
Et elles ont en effet géré plus facilement leur faim au cours de la journée.

Docteur DENJEAN nettement favorable pour plus de calories le matin en respectant le régime pauvre en calories.

Source

Jakubowicz D, Barnea M, Wainstein J, Froy O. High caloric intake at breakfast vs. dinner differentially influences weight loss of overweight and obese women. Obesity (Silver Spring). 2013 Mar 20.

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Le cancer du colon va devenir détectable par l’analyse des selles.

Le cancer colorectal est une maladie des cellules qui tapissent l’intérieur du côlon ou du rectum. Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, à la suite d’une mutation.
La plupart du temps ce sont les polypes qui se transforment, mais bien sur pas systématiquement.
Or, le cancer du côlon deviendrait décelable par l’analyse des selles.
C’est le résultat de travaux de l’hôpital Henri Mondor de Créteil (Université Paris Est, Val de Marne).
Lors de ces travaux les chercheurs ont analysé des bactéries de la flore intestinale et les bactéries présentes dans les selles et selon eux cela permettrait de dépister le cancer du côlon.
Ils ont mené une étude comparative menée sur 500 Français et Allemands ayant déjà subi une coloscopie et cette étude a permis d’identifier 22 types de bactéries du microbiote.
Ces bactéries se sont révélées différentes selon que le sujet était malade ou non.
De plus, il semble que des gènes associés à ces bactéries entraînent au niveau du côlon des effets pro-cancéreux.

Les chercheurs ont en effet une explication :
« Ces bactéries sont sans doute sélectionnées par notre mode de vie, par exemple alimentaire ou par notre surconsommation en médicaments et enfin aux adjuvants diététiques en tous genres ».

Lors de leurs recherches ils tentent de simplifier le séquençage des bactéries afin de le rendre beaucoup moins coûteux.

Il faut rappeler que le cancer colorectal est le 3 ème cancer le plus fréquent en France et malheureusement le 2 ème cancer le plus mortel.
Certaines personnes peuvent contracter le cancer colorectal en raison d’une prédisposition héréditaire. Mais dans 75% des cas, l’hérédité n’est pas en cause.

Il atteint 42.000 personnes par an (23.200 hommes et 18.900 femmes) et est responsable de plus de 17.500 décès.
Sa fréquence augmente après 45 ans.

Le pic de fréquence est de 72 ans chez les hommes et 75 ans chez les femmes.
Et le nombre de cas augmente depuis maintenant une vingtaine d’années.

Les pays les plus touchés sont la France et les pays d’Europe de l’Ouest, les U.S.A, l’Australie et plus récemment le Japon.
Par contre, ce cancer est beaucoup plus rare en Amérique du Sud, en Asie et surtout en Afrique.

L’alimentation c’est certain, joue très certainement un rôle important dans le développement de ces cancers avec de plus un trop grand apport calorique riche en graisses animales.
L’obésité est aussi un facteur favorisant.
Par contre, la consommation régulière de fibres sous forme de légumes, fruits et céréales ainsi que l’exercice physique régulier ont un rôle protecteur certain.

Le tabac est aussi un facteur favorisant ainsi que l’alcool.

Docteur DENJEAN qui est très attentive à cette évolution surtout quand il s’agit de la régression des cancers.

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Bonne et heureuse année 2015

Chers lecteurs et chères lectrices,

Je vous souhaite à tous et à toutes une très heureuse année 2015.
Que cette nouvelle année vous apporte le bonheur et la sérénité et bien sur la santé.
Et à cette occasion, je tiens à vous remercier pour votre soutien et votre fidélité …

Docteur DENJEAN qui vous souhaite chaque jour une parcelle d’étoiles dans les yeux…

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La cuillère anti tremblements Liftware

Une cuillère anti-tremblements nommée Liftware est désormais disponible et vendue sur internet.
Elle réduirait de 75% les effets dus aux tremblements.
Cette invention améliorerait sensiblement la vie de nombreux patients souffrant de la maladie de Parkinson.
Le manche de la cuillère comprend des composants électroniques de pointe (avec des capteurs et des mini moteurs) qui captent les tremblements et ainsi stabilisent le manche de la cuillère dans le sens opposé, permettant ainsi d’annuler les tremblements du bras et permettant donc au patient de manger en évitant de renverser le contenu de sa cuillère.

Il y a de plus, dans le manche de la cuillère, une batterie rechargeable très mince avec une autonomie pour celle ci de sept jours.
Il est même possible de changer la tête de l’appareil en fourchette, voire en porte-clés.

Cette invention a été mise au point par Lift Labs, un fabricant californien de cuillères anti-tremblements qui aident les personnes souffrant de la maladie de Parkinson à mieux manger en diminuant le stress.
Cette start up a été rachetée en septembre 2014 par Google et la cuillère est disponible par la vente sur internet.

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative chronique, lentement évolutive. On compte environ 100.000 malades en France, et 8.000 nouveaux cas se déclarent chaque année, selon l’Inserm.
La maladie affecte et touche surtout les personnes de plus de 60 ans mais environ 10% ont moins de 50 ans.
Les hommes sont un peu plus touchés par ce handicap que les femmes.

Les principaux symptômes de la maladie de Parkinson sont une lenteur avec une difficulté du mouvement, une rigidité musculaire et bien sûr le constat de tremblements au repos.

Cette maladie est très invalidante et, en outre tous les problèmes qu’elle pose, entraîne une réelle difficulté pour sauvegarder une certaine autonomie. Alors la cuillère anti tremblements peut leur permettre de déguster leur repas sans être nourris comme un bébé !

Docteur DENJEAN qui trouve cette invention vraiment intéressante… Et surtout apporte une dignité d’autonomie pour ces patients.

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Les fibroblastes au secours du vitiligo ?

Les recherches continuent dans le domaine du vitiligo.

En effet des scientifiques américains de l’Université de Philadelphie ont trouvé le moyen de reprogrammer et transformer des fibroblastes en mélanocytes.
Leur étude a été publiée dans la revue Nature Communications.

Les mélanocytes étant les cellules présentes dans la peau qui produisent le pigment.
Les fibroblastes sont les cellules jeunes du derme qui fabriquent les fibres d’élastine et de collagène ainsi que les glycosaminoglycanes qui sont responsables de la matrice de soutien du derme.

Ils pensent pouvoir utiliser cette technologie, pour soigner diverses maladies de peau dont le vitiligo.

Les chercheurs ont identifié dix facteurs de transcription nécessaires pour convertir les fibroblastes dans les mélanocytes.
Trois sont indispensables à ce processus : Ils ont appelé cette association SMP3.

Dans un premier temps, cette association SMP3 a été testée avec des fibroblastes embryonnaires de souris, qui ont rapidement présenté des propriétés mélanocytaires.
Puis, ils ont testé un SMP3 d’origine humaine sur des cellules cutanées fœtales qui là aussi se sont rapidement transformées en mélanocytes.
Les tests ont démontré que les cellules obtenues ressemblaient réellement à des mélanocytes et avec les mêmes fonctions.

Cette manipulation n’a pas à passer par l’étape intermédiaire de formation à partir de cellules souches pluripotentes, ce qui élimine le risque d’apparition de tumeur.

L’équipe des chercheurs de Philadelphie, dirigée par Xu Xiaowei, pense que la conversion des cellules peut être utilisée pour traiter des maladies de peau comme le vitiligo.

Évidemment, ceci n’est que la première étape d’une recherche qui pourrait aboutir sur un traitement pour le vitiligo et il faudra encore quelques années pour en envisager l’application.

Docteur DENJEAN qui comprend la souffrance que représente le vitiligo chez un patient… Et qui suit avec grand intérêt les différentes avancées.

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Les pommes de terre… permettraient de lutter contre l’obésité !

Depuis de très nombreuses années les régimes pour perdre du poids ont considéré les glucides comme l’ennemi principal.
Cette affirmation va peut être bientôt dépassée !
Les pommes de terre vont elles devenir le meilleur choix nutritionnel ?

Les scientifiques de l’Université McGill, à Montréal viennent de le prouver avec une expérience bien particulière.
Les résultats ont été publiés dans la revue « Molecular Nutrition & Food Research ».

Ils ont nourri des souris pesant 25 grammes avec un régime « induisant l’obésité ».
Mais certaines recevaient aussi en même temps un extrait de pomme de terre.
Au bout de dix semaines d’expérience, les souris sans extrait de pomme de terre avaient pris 16 grammes. Alors que les souris qui avaient pris l’extrait de pomme de terre n’ont elles pris que 7 grammes.

« Nous avons été étonnés par les résultats », a déclaré le professeur Luis Agellon, l’un des auteurs de l’étude. « Nous avons d’abord pensé que nous nous étions trompés. Nous avons donc refait l’expérience en utilisant un autre lot d’extrait préparé à partir de pommes de terre cultivées dans une autre saison, pour être certains de nos résultats. »

Selon les résultats de cette étude, les avantages de la pomme de terre sont dûs à sa forte teneur en polyphénols, un composant chimique bénéfique pour la santé que l’on trouve essentiellement dans les fruits et légumes, le vin rouge, le thé, le café et le chocolat.

Les pommes de terre sont connues pour leur richesse en glucides mais elles sont également une source de vitamine C, B2, potassium, manganèse et de fibres alimentaires.
Pour les chercheurs responsables de cette étude, cela pourrait aussi être la raison pour laquelle les Français restent minces.
Selon Stan Kubow, auteur principal de l’étude : « Dans le fameux régime français, considéré comme très sain, les pommes de terre (et non le vin rouge) sont la principale source de polyphénols ». « En Amérique du Nord, les pommes de terre arrivent en troisième position en tant que source de polyphénols ».

« La dose quotidienne d’extrait provient de 30 pommes de terre, mais bien sûr nous ne conseillons pas à quiconque de manger 30 pommes de terre par jour car cela représenterait beaucoup trop de calories », précise Stan Kubow.

Après ces résultats encourageants sur la souris, il faut maintenant tester les polyphénols sur l’être humain. Les chercheurs sont optimistes et pensent que «cette piste naturelle semble d’ores et déjà très prometteuse comme thérapie complémentaire à un régime médicalisé de perte de poids».

Ce supplément pourrait être proposé un jour sous la forme de complément alimentaire ou d’ingrédients à ajouter directement dans les plats cuisinés chez soi.

Il va sans dire que si vous désirez rajouter des pommes de terre, en attendant le complément alimentaire, il est préférable de les cuire sans gras (adieu les frites), et d’éviter d’en manger 30 !
Par contre, n’oubliez surtout pas de les associer à des fruits et à des légumes verts.

Docteur DENJEAN qui aime beaucoup les pommes de terre en robe des champs…

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Joyeux Noël

Chers lecteurs, chères lectrices,

Je vous souhaite à tous un joyeux Noël
Que ce jour de fête soit un jour de paix et de bonheur

Docteur DENJEAN qui aime la magie de Noël ….

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Le sucre ajouté plus dangereux que le sel?

Le sel ajouté dans les aliments préparés industriellement est souvent tenu pour responsable d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires.
Or, récemment, une analyse publiée par des chercheurs américains dans la revue «Open Heart», le sucre ajouté semble avoir un rôle plus important dans la santé Cardio vasculaire.

Des chercheurs de l’Institut de Cardiologie Saint Luke’s Mid America, à Kansas City, et la faculté de médecine Albert Einstein de New York ont analysé plusieurs études publiées sur ce sujet et en ont conclu que le sucre ajouté joue aussi un rôle plus important dans ces maladies que le sel.

En effet, la réduction moyenne de tension artérielle obtenue en diminuant la consommation de sel n’est en fait que relativement faible, déclarent les auteurs.
Par contre, la diminution de la consommation de sucre a un retentissement beaucoup plus important.
Les recherches ainsi que les études et les essais cliniques indiquent que le sucre est nettement impliqué dans l’apparition de l’hypertension.
Non seulement l’hypertension mais aussi le risque cardiovasculaire global est influencé par le sucre.

Au début du 19ème siècle, une personne habitant dans un pays industrialisé consommait environ 5 kilogrammes de sucre raffiné par an.
Depuis les années 1970, ce chiffre a atteint environ 35 kilogrammes par an. Cela comprend le sucre incorporé dans les biscuits, pâtisseries et diverses préparations.
Et la consommation continue d’augmenter inexorablement surtout dans les pays en voie de développement (environ 60% de la consommation mondiale).

«La consommation de sucre augmente le taux d’insuline, ce qui active le système nerveux sympathique, responsable de l’augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle», explique James J. Di Nicolantonio, responsable de cette étude et chercheur dans le domaine cardiovasculaire à Kansas City (Missouri).

Ainsi, si une personne augmente sa consommation de sucres ajoutés de plus d’un quart de ses calories quotidiennes a trois fois plus de risques de développer des maladies cardiovasculaires qu’une personne dont la part de sucre supplémentaire représente moins de 10%.

D’après ces études, une consommation quotidienne de plus de 74 grammes de fructose augmenterait de 30% le risque d’avoir une pression artérielle supérieure à 140/90 et de 77% le risque d’une pression plus haute que 160/100.

Les chercheurs accusent surtout le sirop de maïs riche en fructose, qui est l’édulcorant le plus fréquemment utilisé dans les aliments transformés, sans oublier les boissons gazeuses (sodas).

Robert Lustig, endocrinologue pédiatrique à l’Université de Californie, affirme que le fructose, n’est pas vraiment inoffensif !
Car à l’inverse du glucose, il ne va pas directement dans les cellules grâce à l’insuline mais doit être métabolisé par le foie, tout comme l’alcool.
Ainsi il fait monter le taux de triglycérides dans le sang, ce qui augmente aussi le risque de maladies cardiovasculaires.
Or le fructose est présent dans toute l’alimentation transformée avec les sirops de glucose-fructose, les sodas, biscuits, pâtisseries et autres friandises.

Il est important de noter que le fructose en poudre, acheté dans les magasins n’est pas extrait des fruits mais de l’amidon.

D’ailleurs James J. Di Nicolantonio confirme : «Il est métabolisé en priorité par le foie, et perturbe son fonctionnement et celui du pancréas, ce qui à terme augmente le stockage des graisses dans les organes internes et par conséquent le risque de développer une maladie métabolique ou un diabète. Autant de facteurs de risques supplémentaires pour le système cardiovasculaire».

L’Organisation Mondiale de la Santé recommande de consommer maximum 5% des calories journalières dues au sucre.
Pour une personne adulte, cela équivaut à 5 ou 6 cuillères à café par jour et pour un enfant seulement 3 cuillères à café, toutes sources confondues : biscuits, jus, confiture sur la tartine, etc…
Or, je rappelle qu’une cannette de soda contient environ 30 grammes de sucre, soit l’équivalent de 6 cuillères à café de sucre.
Avec une seule cannette, le plafond journalier est déjà atteint !

Par contre, il est important de savoir que les auteurs précisent que les sucres qu’on retrouve naturellement dans les fruits et légumes ne sont pas nocifs pour la santé, bien au contraire.

Je rappelle que les maladies cardiovasculaires sont les principales causes de décès prématurés dans les pays développés.

Les auteurs concluent qu’une baisse de la consommation de sucre en réduisant les sucres ajoutés dans les aliments transformés est plus que judicieuse.

La seule façon d’y arriver est de consommer surtout des aliments complets et naturels, et d’éviter coûte que coûte les sodas, les sauces et plats préparés industriellement, ainsi que les pâtisseries, les crèmes glacées et en général, bien sûr, toutes les sucreries.

Docteur DENJEAN qui préfère radicalement finir son repas avec un fruit plutôt qu’une pâtisserie.

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Édulcorants pas si anodins que ça!

Les édulcorants artificiels non caloriques sont des additifs alimentaires très utilisés dans le monde.

Leur consommation a longtemps été considérée sans risque et conseillée dans les régimes du fait de l’absence de calories.
Toutefois les recherches faites sont souvent contradictoires : certaines affirment que les édulcorants favorisent la perte de poids alors que certaines études les accusent de favoriser l’obésité et le diabète.

Une récente étude a été menée par Suez et collaborateurs et publiée dans la revue «Nature», pour évaluer, par le biais d’une série d’expériences le mécanisme d’action et le retentissement des différents édulcorants sur le métabolisme du glucose chez la souris mais aussi chez l’homme.

Pour cela ils ont procédé par étapes successives en commençant par la souris et en leur faisant ingérer :

– Eau + saccharine ou + sucralose ou + aspartam sur certaines souris.
– Eau seule ou de l’eau + glucose ou + sucre ordinaire sur d’autres.

Les résultats indiquent qu’au bout d’une semaine de ce régime, la tolérance au glucose des 3 souris qui n’ont pas consommé d’ édulcorants n’a pas changé tandis que les souris qui en ont consommé ont toutes développé une intolérance au glucose.

Dans ces conditions on peut se demander comment cela se passe chez l’homme ?

Sept volontaires qui n’avaient jamais avalé le moindre édulcorant ont reçu pendant 6 jours de la saccharine à une dose journalière maximale admise aux USA (correspondant à l’absorption de 40 canettes de boissons contenant des édulcorants !).
Quatre des sept volontaires ont développé des perturbations du métabolisme du glucose comme chez la souris.

Les auteurs concluent à la suite de ces études qu’il existe une preuve que les édulcorants peuvent induire une intolérance au glucose chez la souris mais aussi chez l’homme.
De plus lors d’études complémentaires, les chercheurs ont découvert que ces perturbations seraient en relation avec une rupture de l’équilibre de la flore intestinale induite par les édulcorants car ceux-ci induiraient des perturbations du microbiote intestinal.
En effet les édulcorants traversent le tractus intestinal sans être digérés et entrent en contact directement avec le microbiote intestinal, or plusieurs études ont prouvé que le microbiote intestinal pouvait avoir un rôle dans la régulation du métabolisme du glucose.

Je rappelle que le microbiote intestinal est aussi appelé flore intestinale et que c’est l’ensemble des micro-organismes qui se trouvent dans le tube digestif.

En conclusion, peut-on valider cette étude car elle a été réalisée avec de la saccharine à hautes doses ? Ce qui est absolument rare de nos jours puisque la saccharine n’est pas l’édulcorant le plus utilisé.
Mais en attendant une réponse sûre, il vaut mieux utiliser les édulcorants avec parcimonie voire pas du tout et faire de même avec les boissons dîtes « light ».

Docteur DENJEAN qui boit toujours son café et son thé sans sucre et surtout sans édulcorants ….

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Le régime méditerranéen semble augmenter l’espérance de vie

Le régime méditerranéen est une variété de cuisine qui se pratique dans les pays du littoral de la mer Méditerranée et qui est réputé pour être très bon pour la santé et même pour mieux contrôler le poids.
Cette façon de s’alimenter existant depuis des millénaires se retrouve en Grèce, au Maroc, en Crête, en Sardaigne est un mode alimentaire très sain et bénéfique pour la santé.

Il se compose essentiellement de légumes, de fruits, de poisson et d’huile d’olive.
Ce mode d’alimentation n’est pas un régime mais un mode de vie culturel qui offre beaucoup de bénéfices et que tout le monde peut facilement appliquer.

Parmi les nombreux bénéfices qu’apporte ce type de régime il y a en premier lieu le contrôle du poids car c’est une alimentation assez pauvre en graisse saturée et en aliments raffinés ce qui permet d’éliminer la consommation de nourritures très caloriques.

De plus la consommation d’huile d’olive protège le système circulatoire et cardiovasculaire, donc le risque de maladies coronariennes.

Enfin parmi les avantages, le plus significatif est que ce mode alimentaire méditerranéen permet d’allonger l’espérance de vie.

C’est la récente découverte de chercheurs américains.
Une étude publiée dans la revue «The BMU» affirme que cela pourrait être lié à la longueur des télomères.

Les télomères sont des structures placées à l’extrémité des chromosomes et sont fabriquées durant le développement embryonnaire.
Ce sont de courtes séquences d’ADN répétées plusieurs milliers de fois.
Elles protègent les chromosomes contre les effets du temps et de l’environnement. Lors du vieillissement, les télomères raccourcissent jusqu’à disparaître ce qui menace la survie et la reproduction des cellules.

Les télomères raccourcissent avec l’âge mais aussi lors de l’inflammation et du stress. Des études ont montré que des télomères courts sont associés à un risque plus élevé de maladies liées à l’âge.

C’est pourquoi, des chercheurs de l’Hôpital des femmes de Brigham et la faculté de médecine de Harvard ont analysé des données sur 4676 femmes en bonne santé, d’âge moyen, (personnels infirmiers) (Nurses’ Health Study).
Les participantes ont dû remplir des questionnaires assez détaillés sur leurs habitudes alimentaires.
Lors de l’analyse des réponses pour un score au régime alimentaire a été attribué, de 0 à 9 points, selon sa ressemblance ou non avec le régime méditerranéen. Dans le même temps, une analyse de sang a été réalisée pour mesurer la longueur des télomères.
Les résultats ont montré qu’une alimentation proche d’un régime méditerranéen était fortement associée à des télomères plus longs.
Chaque changement d’un point du score du régime alimentaire provoquait en moyenne 1,5 année de vieillissement des télomères.

Je rappelle donc les principes de base de cette alimentation culturelle :

Le régime alimentaire de type méditerranéen ou Crétois est une alimentation très riche en légumes frais ou légumes secs et fruits frais, variés, avec des céréales et des oléagineux. La consommation de viande est très minime alors que la consommation de poissons et de produits laitiers (de chèvre et de brebis en particulier) est plus importante. Les lipides sont apportés par l’huile d’olive.
Enfin un verre de vin rouge peut être éventuellement consommé au cours des repas.

L’aspect positif de ce régime est qu’il permet de manger des produits naturels et qu’il maintient le poids idéal sur une longue période. Son objectif est de réduire les graisses abdominales. De plus il est facile à intégrer dans son alimentation : il permet une grande liberté de ses choix alimentaires en plus d’une fraîcheur saisonnière renouvelée. Et pour toutes les générations….

Dr DENJEAN qui prend toujours le régime Crétois en référence pour la constitution de ses repas au quotidien.

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Le changement d’heure et ses répercussions

Voilà un mois que nous avons eu le passage à l’heure d’hiver qui nous a fait gagner une heure de sommeil en plus.

Le changement d’heure a été décidé après le choc pétrolier de 1973 afin d’économiser l’électricité, ce changement semble être devenu définitif, Pourtant de nombreux rapports, études et autres documents ont mis en avant les inconvénients avérés de l’heure d’été.

Puis un récent sondage révèle que seulement 19% de la population est favorable au changement d’heure, 54% sont contre et 27% sont indifférents et 59% estiment que le changement d’heure en effet n’induit pas les économies d’énergie pour lesquelles il a été mis en place.

En fait cette pratique a un impact néfaste sur le sommeil, l’alimentation et l’humeur.
Des études semble même démontrer une perturbation de la mélatonine, hormone régulant le sommeil, cette hormone est produite par le cerveau sous l’effet de l’obscurité.
Il faut en général une semaine minimum pour surmonter ce décalage.
Les chronobiologistes estiment que ce changement d’heure est nettement plus difficile à supporter que le «jet lag» dû à un voyage rapide à travers plusieurs fuseaux horaires.
Plus grave, des études récentes prouvent que le changement d’heure augmente le nombre d’infarctus de 5% dans la semaine suivant le décalage.

Pour se préparer au mieux, il est conseillé de retarder son heure de coucher les jours précédant le changement d’heure.

Les plus concernés par ce changement sont particulièrement les agriculteurs, car les animaux ont du mal à supporter ces décalages. Les vaches produiraient moins de lait et de moins bonne qualité.
Les enfants, les personnes âgées et les malades sont aussi très troublés.
Enfin, les travailleurs en extérieur sont exposés lors de la reprise après déjeuner, à 14h, au plus grand danger solaire : midi où le soleil est au zénith …

Le Docteur Marie-Françoise Vecchierini, médecin au Centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu (Paris) conseille de se préparer la semaine précédente et elle affirme :
«N’hésitez pas ce week-end à dormir un peu plus. Mais pas trop non plus, pour ne pas risquer l’effet inverse et trop se décaler».
De plus, elle recommande la luminothérapie, à raison «d’un quart d’heure devant des lampes à lumière blanche ou bleue le matin pendant une semaine ou deux».

Docteur DENJEAN qui n’a jamais aimé l’adoption du changement d’heure malgré la reconduction, année après année.

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La dépigmentation volontaire de la peau

Jeudi 6 novembre à 9h j’ai eu la chance et l’honneur d’être invitée par radio Africa 1 pour parler de la dépigmentation volontaire de la peau avec Aïssa Thiam animatrice de l’émission et en collaboration avec 2 autres invitées :

Janine Akossiwa Degbe-Kinvi, autour du livre bien être et beauté (Togo)
Mme Isabelle Mananga Ossey, présidente de l’Association Label beauté Noire.

Nous avons bien entendu parlé des causes de cette dépigmentation mais aussi et surtout de ses conséquences qui peuvent être dramatiques.

Nous avons abordé tous les problèmes liés à cette pratique qui non seulement finit par défigurer les peaux pigmentées mais aussi par mettre leur santé en danger.

Cette pratique touche en majorité certains pays d’Afrique mais aussi maintenant l’Asie, , l’océan indien, l’Arabie saoudite, et même l’Amérique centrale et Amérique du Sud.

Mais ce phénomène s’observe aussi de façon importante en France et jusqu’à 28% des personnes d’origine Africaine à Paris et région Parisienne.

Si ce sujet vous intéresse autant que moi, je vous mets le lien pour écouter cette émission passionnante:

http://africa1.com/spip.php?article49326

Docteur DENJEAN qui pense que le principal est d’avoir une peau en bonne santé quelque soit sa couleur…

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Relations oro-génitales : supprimez le tabac !

L’infection à papillomavirus, en particulier par le HPV 16, a été incriminée dans la survenue de cancers épidermoïdes de la sphère oropharyngée.

Le virus transmis lors des rapports sexuels oraux est retrouvé dans 80% des cancers oropharyngés, ce qui est véritablement considérable.

Ces tumeurs sont en fait peu fréquentes mais ont beaucoup augmenté depuis 20 ans (de 225% aux Etats Unis).

Cependant, une question se pose : le « sexe oral » étant une pratique très répandue, il est surprenant que le nombre de cancers ne soit en fait pas beaucoup plus élevé.

Mais aussi on peut s’interroger sur le fait que certains soient infectés par le HPV-16 et développent une tumeur alors que d’autres échappent à cette évolution et parviennent à éliminer le virus.

C’est ce qui a fait soupçonner l’intervention d’autres facteurs tel le tabac, déjà suspecté dans de précédentes études.

Ceci a été l’objet d’une étude par une équipe de chercheurs de l’université Johns Hopkins à Baltimore.
Leur étude a inclus 6887 participants à la National Health and Nutrition Examination Survey (NHAES), les patients étaient âgés de 14 à 69 ans et ils ont été soumis à une recherche d’ADN d’HPV au niveau de la muqueuse orale.

Auparavant, ils ont dû répondre à un interrogatoire sur ordinateur et devaient préciser une éventuelle exposition au tabac (soit dans l’environnement, soit par la consommation de tabac en fumant ou en prenant des produits contenant de la nicotine) ainsi que le comportement sexuel.
Des biomarqueurs d’une utilisation récente de nicotine ont été mesurés.

Les chercheurs ont retrouvé une infection à HPV-16 chez 63 d’entre eux (1%).

Au total, 28,6% des sujets inclus se sont révélés être des utilisateurs actifs de tabac. Ceux-ci étaient le plus souvent des hommes jeunes, ayant une instruction suffisamment élevée et ayant eu un assez grand nombre de partenaires sexuels au cours de leur vie.
Les chercheurs ont noté 31% de risque en plus avec 3 cigarettes par jour.

L’hypothèse émise est également que le tabac soit défavorable à l’élimination du virus et il reste à démontrer son rôle éventuel dans la progression vers la malignité.

Enfin, les auteurs de cette étude rappellent que si l’exposition au tabac est un facteur de risque d’infection orale à HPV-16, les non fumeurs peuvent aussi contracter cette infection.

D’ailleurs l’acteur Mickaël Douglas connu pour son addiction au sexe a estimé et déclaré que son cancer de la gorge pourrait être dû à sa sexualité…

Docteur DENJEAN qui n’a jamais aimé le tabac….

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Les analgésiques associés avec d’autres médicaments augmentent le risque de saignement gastro-intestinal

Il est connu que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tel l’ibuprofène ainsi que l’aspirine, augmentent le risque d’hémorragie digestive haute.

Maintenant, on sait que s’ils sont pris en association avec d’autres médicaments, le risque peut augmenter très significativement suite à la découverte de chercheurs néerlandais.
Les résultats de cette étude ont été publiés récemment dans la revue «Gastroenterology».

Ces chercheurs de l’équipe du Centre médical Erasmus de Rotterdam ont analysé toutes les données de 114835 patients présentant une hémorragie digestive haute et ils se sont plus particulièrement penchés sur les prescriptions d’AINS, d’inhibiteurs de la cyclo-oxygénase 2 (COX-2) ou d’aspirine à faible dose.

Ils ont constaté qu’un traitement par AINS non sélectifs entrainait plus de risques de provoquer une hémorragie digestive haute par rapport à une monothérapie par des inhibiteurs de la COX-2 ou de l’aspirine à faible dose.

Mais le plus dangereux est un traitement d’association car cela augmente énormément le risque d’hémorragie interne.
L’association la plus dangereuse étant l’administration conjointe d’un AINS non sélectif et d’un traitement à base de stéroïdes, le risque d’hémorragie digestive haute est alors beaucoup plus élevé.

Ainsi, l’utilisation simultanée d’AINS non sélectifs ou d’aspirine à faible dose avec des corticostéroïdes, ou des antagonistes de l’aldostérone ou des anticoagulants, entraîne un risque supplémentaire significatif d’hémorragie digestive haute.

Gwen Masclee , auteur de cette étude déclare :
« Ces résultats pourraient aider les cliniciens à personnaliser les traitements pour limiter au maximum le risque d’hémorragie digestive haute, et sont particulièrement pertinents chez les patients âgés, qui sont susceptibles de prendre plusieurs médicaments en même temps ».

Donc, chez les patients à risque accru, les chercheurs recommandent de réfléchir au bien-fondé de la prescription des AINS, et donc dans la mesure du possible d’éviter leur prescription ou, s’ils sont vraiment indispensables et incontournables, d’utiliser la dose efficace la plus faible avec une durée la plus courte possible.

Le souci est que les antalgiques font partie des médicaments les plus utilisés et qu’ils sont souvent pris en automédication. Leur consommation n’est pas anodine surtout lorsque l’on avance en âge.
Lors de l’auto médication les patients n’en sont souvent pas conscients, ce qui démontre la nécessité d’une bonne information aux patients.

Docteur DENJEAN qui préfère, quand cela est possible, utiliser des méthodes douces et qui regrette l’auto médication devenue trop facile et donc dangereuse…

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Le sucre prolonge apparemment la vie chez les personnes âgées

Depuis longtemps, on met en garde contre la sur consommation de sucre néfaste pour la santé.
En fait suite à une étude allemande, il semblerait que ce soit vrai uniquement chez les adultes jeunes et d’âge moyen.
Ce serait tout le contraire chez les personnes âgées.

La revue « Nature Communications » rapporte les résultats d’une étude faite par des médecins sur des souris et qui démontre qu’un apport accru de glucose prolongeait la vie des animaux.

On sait qu’il existe une corrélation entre l’espérance de vie et la longueur des télomères.
Dans cette étude menée sur des souris, des scientifiques du Leibniz Institute for Age Research – Frits Lipmann-Institute (FLI) à Iéna ont montré qu’en vieillissant le raccourcissement des télomères accroît la demande d’énergie des cellules et des tissus, donc il y augmentation de la demande en glucose.

Ces chercheurs ont découvert que si les souris âgées qui ont des télomères raccourcis reçoivent un régime riche en glucose, elles ont une augmentation de 20% de leur espérance de vie.

«Ces résultats sont très surprenants et pourraient expliquer le changement de la corrélation entre le poids corporel et l’espérance de vie chez les personnes âgées par rapport à celle chez les individus d’âge moyen» a déclaré Bernhard Boehm de l’université d’Ulm.

En fait, s’il est prouvé qu’un poids trop élevé chez des individus d’âge moyen est corrélé à une espérance de vie plus courte et à un risque plus important de développer une maladie, il semble qu’à un âge plus avancé ce soit l’inverse.

«Il nous faut à présent vérifier que les résultats de notre étude se confirment chez l’homme. Si c’est le cas, il nous faudrait peut-être changer la composition de notre régime alimentaire à un âge avancé pour maintenir le bon fonctionnement de nos cellules et tissus qui ont une demande accrue de glucose comme substitut pour la production d’énergie», déclare Lenhard Rudolph, le principal auteur de cette recherche.

Alors il est bien connu que les personnes âgées sont souvent gourmandes et adeptes de sucreries, laissons les donc se faire entièrement plaisir sans abuser !

Docteur DENJEAN qui n’aime pas trop le sucré, à part le chocolat …

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Un tour de taille élevé est dangereux pour la santé

Mesurer son tour de taille ne sert pas seulement à faire un bilan esthétique !

Il sert surtout à mesurer la quantité de graisse abdominale et ainsi à évaluer le risque cardio vasculaire, voir même le risque pour certains cancers.
La mesure du périmètre abdominal est aussi important que le calcul de l’IMC (indice de masse corporelle) qui lui ne donne aucun aperçu de la répartition des graisses.

La graisse abdominale qui représente la graisse qui enrobe les organes vitaux, engorge le sang par la veine porte et implique un risque plus élevé d’hypertension artérielle et de diabète de type 2. L’accumulation de graisse au niveau du ventre perturbe significativement le métabolisme des graisses et du sucre.

Pour bien mesurer le tour de taille, il suffit de prendre un mètre de couturière et de mesurer la partie de l’abdomen la plus mince entre le nombril et les dernières côtes en le plaçant horizontalement bien à plat sur la peau.
On prend la mesure en ne respirant pas, sans rentrer excessivement le ventre et sans serrer le mètre à outrance !

Notre tour de taille devrait faire la moitié de notre hauteur, cette mesure s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes et quelle que soit les origines ethniques.

Ainsi, un homme ou une femme qui mesure 160 cm, ne doit pas dépasser 80 cm de tour de taille. Pour 180 cm, le tour de taille ne doit pas être supérieur à 90 cm, etc…

Les normes maximum tolérées sont de 102 cm pour les hommes et 88 cm pour les femmes.

Ainsi si le tour de taille dépasse 110 cm pour l’homme et 90 cm pour la femme, cela peut devenir une question « survie » tellement les risques pour la santé sont grands.
Le tour de taille est en effet un indice très important et fiable de risque de mortalité.

Ainsi, pour des chercheurs Londoniens, pour chaque centimètre de tour de taille en plus, on perd quelques mois d’espérance de vie. « Si votre tour de taille fait 60% de votre hauteur, vous perdez 1,7 année d’espérance de vie » expliquent ces chercheurs.

Les chercheurs Londoniens ont étudié les dossiers médicaux de plus de 300000 adultes sur une période de 20 ans.
Et leurs conclusions sont sans appel ! « Le tour de taille est important car il indique la quantité de graisse abdominale qui est liée à un taux élevé de cholestérol, au diabète et aux maladies cardiovasculaires » explique le Docteur Margaret Ashwell, principal auteur de cette recherche.

D’ailleurs, pour le Docteur Martine Duclos, chef du service de la Médecine du sport au CHU de Clermont Ferrand, « c’est un bon dépistage d’une obésité à risques ».
Le Docteur Martine Duclos est aussi membre de la Chaire internationale sur le risque cardiométabolique (CIRC).

Donc pour les médecins, ce test permettrait de prévoir qui est en bonne santé et qui risque de mourir prématurément.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est conseillé et recommandé aux patientes et patients de prendre l’habitude de mesurer mensuellement leur tour de taille et surtout de conserver cet historique.

Docteur DENJEAN qui bataille pour perdre les centimètres en trop de son tour de taille…..

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1.000.000 de hits

Bonjour à toutes et tous ! Mon blog a maintenant presque deux ans d’existence !

Chers toutes et tous qui suivez mon blog, je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre fidélité et vos commentaires si précieux qui donnent à ce blog une excellente raison d’exister. Je suis absolument ravie de constater que vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à me lire et surtout à me solliciter. C’est la plus belle des récompenses pour tout le travail investi et le meilleur des encouragements pour continuer l’aventure.

Hip, hip, hip, hourra !!!!
Hip, hip, hip, hourra !!!!
Hip, hip, hip, hourra !!!!

1.000.000 de hits atteint aujourd’hui. Depuis le 1er novembre 2012 cela fait un sacré bond et je suis aux anges. Mon blog mérite la considération avec une telle progression.

C’est fantastique d’avoir passé ce cap et je suis ravie d’une telle progression au quotidien. Il est vrai que la médecine esthétique a encore à progresser et surtout à se faire connaître du plus grand nombre.

Je suis toujours ravie quand mes patientes et patients me parlent de leur ressenti en confirmant qu’un visage traité a un retentissement toujours favorable dans leur vie de tous les jours.

À bientôt toutes et tous, je suis impatiente de vous revoir dans les prochaines semaines.

Docteur DENJEAN toujours super motivée…

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Le lentigo sénile ou tache de vieillesse

Le lentigo dit sénile, encore appelé tache de vieillesse, est une petite tache brune plane de quelques millimètres de diamètre siégeant de préférence sur une zone découverte de la peau. (Étymologiquement lentigo veut dire lentille).
C’est effectivement le soleil qui est responsable des lentigos solaires.
Les lentigos solaires sont un marqueur d’exposition solaire intensive ou cumulative.

En effet des expositions répétées, surtout sans protection solaire, favorisent l’apparition de lentigos (même sans coup de soleil).
Il est toujours recommandé d’éviter le soleil au moment où il est effectivement le plus fort, soit entre 10 heures et 15 heures.

On les remarque au niveau du visage, mains, avant-bras, décolleté, dos, épaules, jambes.
Le lentigo résulte d’une augmentation du nombre de mélanocytes, cellules qui fabriquent la mélanine, substance qui colore la peau et la protège contre les ultraviolets.

Le lentigo est par définition bénin, cependant dans certains cas il peut évoluer vers des lésions précancéreuses.

Le lentigo est à différencier des verrues séborrhéiques qui sont de petites surélévations, alors que le lentigo actinique est plan avec des contours plus irréguliers et de teinte beige chamois voire marron.

Au fil des années et des expositions solaires, le nombre de taches augmente passant parfois de quelques millimètres à quelques centimètres et la couleur fonce jusqu’au brun foncé.
En fait, beaucoup de personnes à peau claire présenteront des lentigos à partir de l’âge de 50 ans, voir 60 ans et plus rarement même à partir de 40 ans.
Ces taches sont très fréquentes autant chez les hommes que chez les femmes et après 70 ans, 90% des personnes à la peau claire sont effectivement concernées.

On appelle cela « taches de vieillesse » car cela survenait autrefois avec l’âge, vers 70 ans, mais actuellement avec la mode du soleil intensif cela survient plus tôt.

Ces taches sont dues à la fabrication de mélanine par les mélanocytes de la peau sous l’influence du soleil et même à une augmentation du nombre de mélanocytes.

Ces lentigos peuvent s’accompagner de taches blanches associées, juxtaposées, appelées hypomélanoses actiniques.

Lors d’une exposition solaire la peau d’un sujet jeune réagit en produisant de la mélanine de façon uniforme.
Cette mélanine donne cette pigmentation brune ou bronzage mais dont le rôle est en réalité la protection.
Mais au fil du temps et des expositions solaires répétées, les mélanocytes qui produisent la mélanine se dégradent et deviennent anarchiques par endroit : cette mélanine en excès s’agglutine dans l’épiderme et forme ainsi les taches brunes.

Dans ce cas, la peau ne peut plus se protéger efficacement contre les effets du soleil.
C’est l’un des premiers signes du vieillissement de la peau et cela indique un épuisement du capital soleil.

Par contre, il ne faut pas confondre le lentigo avec d’autres pathologies !

Le Dermatologue doit éliminer d’autres diagnostics devant des taches pouvant avoir un aspect proche du lentigo :
D’une part, les taches de rousseur que l’on nomme éphélides.
Certains cancers de la peau tels les carcinomes basocellulaires pigmentés.
Les kératoses actiniques pigmentées : Il s’agit dans ce cas d’une lésion cutanée colorée, un peu rouge et squameuse, indurée, rugueuse située elle aussi au niveau d’une zone exposée au soleil (visage, mains, avant bras, cuir chevelu pour les patients chauves).

Et surtout la mélanose de Dubreuilh encore appelée parfois «lentigo malin».
Cela débute, en effet comme une simple tache sur le visage ou sur une autre zone cutanée exposée au soleil.
C’est souvent une grande tache sans signe particulier, plane, brune, irrégulière avec des zones de pigmentation plus foncée sur la surface.
Cette zone pigmentée, le plus souvent située au niveau du visage, s’étend lentement et progressivement.
Mais c’est une lésion précancéreuse qui évolue, certes lentement, mais qui nécessite une ablation chirurgicale car il y a toujours un risque de survenue de mélanome malin sur cette lésion.
Sa localisation est généralement sur le visage, mais aussi sur le dos des mains et les jambes. Son évolution est plutôt lente.

Le lentigo est lui, bénin et ne nécessite aucun traitement si ce n’est essentiellement du point de vue esthétique.
Le lentigo est fragile : en effet il se met à peler ou il saigne quand on le frotte un peu.
On peut traiter avec l’azote liquide chez un Dermatologue sans anesthésie. Une légère sensation de brûlure va exister au niveau de chaque point, la peau va être rouge et un peu boursouflée mais elle va cicatriser en une dizaine de jours sauf sur une peau mate où il y a un risque d’hyperpigmentation résiduelle en halo.
Il existe d’autres méthodes de traitement, le laser ou la lampe flash ou même parfois le peeling.
Le Dermatologue choisira la méthode qui lui semble la plus efficace en fonction du type de peau et surtout après s’être assuré qu’il n’y a pas de pathologie plus grave.

Les taches se multiplient et foncent au fil des expositions solaires, il est donc impératif de se protéger efficacement du soleil.

Docteur DENJEAN qui a la chance d’avoir aucune tache mais qui ne s’expose jamais….

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L’halitose ou mauvaise haleine

L’halitose ou mauvaise haleine est malheureusement fréquente, d’autant plus que la personne n’est le plus souvent pas consciente des effets sur l’odorat et que les proches n’osent pas aborder ce sujet de répulsion.
Mais un tel état de fait peut entraîner un isolement de la personne, voire une dépression.

On estime qu’environ 50% de la population adulte du monde occidental en souffre.

2 origines essentielles :
La cavité buccale et le système digestif.
Une origine plus rare, le système respiratoire ou ORL.

Dans la bouche plusieurs causes :

Le tabac est en premier lieu une cause importante de mauvaise haleine.

Soit la mauvaise haleine est due à une mauvaise hygiène, cause la plus évidente mais pas la plus fréquente.
Dans ce cas il y a un brossage de dents insuffisant ou inexistant, soit l’état dentaire nécessite des soins afin d’éliminer caries et foyers bactériens qui vont entraîner une importante mauvaise haleine.

Mais la cause la plus fréquente est la gingivite, une perturbation de la flore normale de la cavité buccale dite saprophyte.
En effet dans ce cas, les bactéries présentes dans la bouche, suite à des résidus alimentaires, se décomposent et libèrent des composés aminés et sulfurés volatils malodorants.

Bien entendu, ces 3 facteurs peuvent être associés.

Le tube digestif autre cause fréquente d’halitose :

Une mauvaise digestion lorsque les aliments sont insuffisamment mâchés soit parce qu’avalés trop vite, soit par une mauvaise dentition.
Ou dans le cas de problèmes digestifs et en particulier un reflux gastro-oesophagien.

Toujours sur le plan digestif, on peut avoir une halitose lors du développement de candidoses dans l’intestin ce qui qui entraîne un déséquilibre de la flore intestinale normale : c’est ce que l’on appelle une dysbiose.

Une fragilité hépatique avec une langue chargée donne aussi une mauvaise haleine, lors d’une cirrhose par exemple.

Sur le plan respiratoire et ORL, des sinusites chroniques peuvent aussi entrainer une halitose ainsi que les rhinites et les sinusites chroniques et en particulier la rhinite croûteuse appelée ozène lorsqu’elle devient chronique.
De même, une infection au niveau des amygdales peut être une cause d’halitose.

Enfin, n’oublions pas le stress qui est une cause de mauvaise haleine et encore plus lors de la prise de certains médicaments (anti dépressurisation, anxiolytiques, etc…).

Alors que faire pour prévenir un tel handicap ?

La priorité est de boire de l’eau régulièrement (1 litre et demi quotidiennement) afin d’hydrater et laver la bouche, car la déshydratation et donc la bouche sèche aggrave l’halitose.

Certains aliments comme l’ail et l’oignon, certains fromages sont bien connus pour donner une haleine forte, mais surtout il faut éviter les aliments qui ne conviennent pas au patient car nous avons tous des aliments que nous digérons plus ou moins bien !

Il est impératif de manger assez lentement et de mastiquer, ce qui permet une pré-digestion des aliments.

Lorsque l’on souffre d’halitose, il faut éviter les causes de digestions lentes, de ballonnements et de lourdeurs digestives car le risque de mauvaise haleine est plus important.
Réduire au minimum sa consommation d’alcool bien sûr…

Par contre, certains aromates peuvent réduire l’halitose en favorisant une bonne digestion.

En tout premier lieu, le persil est très efficace grâce à sa teneur importante en chlorophylle.

De même, coriandre, menthe, thym, sarriette, basilic, aneth, frais ou séchés tels que girofle, cumin, curcuma, cardamome, anis, fenouil, coriandre, carvi, etc….

Bien sûr, outre l’alimentation, la principale recommandation obligatoire est de se brosser les dents au minimum le matin et le soir et si possible à midi après le repas pour nettoyer ses dents et sa cavité buccale.
Bien nettoyer les espaces inter dentaires avec du fil de soie.

On peut aussi, dans certains cas, se brosser la langue pour la débarrasser des débris alimentaires qui peuvent provoquer un enduit.

Faire régulièrement, inférieur à un an, un détartrage chez le dentiste.

Les produits «antiseptiques» divers, commercialisés déséquilibrent la flore normale de la bouche et sont donc à utiliser occasionnellement, par contre on peut utiliser du bicarbonate de sodium alimentaire en se brossant une 2ème fois les dents et les gencives avec une brosse enduite de bicarbonate ou faire un bain de bouche avec une cuillère à café rase de bicarbonate dans un 1/2 verre d’eau tiède après chaque nettoyage des dents.

Docteur DENJEAN qui reconnaît le handicap que représente l’halitose….

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L’héliodermie ou vieillissement cutané lié au soleil

Les rayons ultraviolets A et B, les infrarouges et la lumière visible atteignent et pénètrent la peau.

Plus de 90% des UVB sont arrêtés par l’épiderme dont 70% par la couche cornée (couche la plus superficielle). L’épiderme stoppe aussi les UV A mais 20% arrivent quand même jusqu’au derme.
Ces 20% ont des conséquences dramatiques car ils provoquent 2 types de dommages au niveau de la peau :

– Une atteinte directe de l’ADN, des protéines de la peau, acides nucléiques, des fibroblastes, de la kératine et de la mélanine.

– Secondairement, les rayons UVA et UVB engendrent des radicaux libres avec atteinte des membranes des cellules de la peau et de l’ADN, une atteinte des informations génétiques cellulaires et donc tout ceci entraîne une altération de la réparation des dommages cellulaires car les cellules de la couche basale de l’épiderme qui font le renouvellement cutané sont donc atteintes.

Le résultat est un vieillissement cellulaire accéléré, voire même la mort cellulaire ou des cancers.

Le vieillissement cutané prématuré photo induit se manifeste en premier lieu par des taches pigmentaires plus ou moins foncées qui apparaissent sur les zones exposées comme le dos des mains et le visage.
Elles sont dues aux mélanocytes qui fonctionnent beaucoup plus.
Ces troubles de la pigmentation qui se traduisent par des taches hyper pigmentées peuvent aussi se traduire per des tâches hypo pigmentées à type de petites tâches blanches d’hypomélanose en gouttes sur les membres.

Certaines tâches sont rugueuses et présentent même une épaisseur, ce sont les kératoses séborrhéiques.
Par endroit ces épaississements localisés de la peau peuvent présenter un léger saignement lorsqu’on les gratte et il faut les surveiller car elles peuvent s’avérer précancéreuses.

La peau peut aussi être très amincie avec une atrophie dermo épidermique plus intense sur les zones photo exposées.
Puis apparaît un purpura (aspect d’hématome sous cutané spontané) et des lésions à type de pseudo-cicatrices stellaires dépigmentées secondaires à des traumatismes minimes.
L’amincissement de la peau avec l’âge est un autre stigmate du vieillissement qui comporte une atrophie du derme et de l’épiderme.
Cette peau amincie, atrophiée sèche provoque des démangeaisons.
Des télangiectasies sont visibles (dilatation de petits vaisseaux sanguins éclatés comme dans la couperose).
Les rides sont aussi d’autres signes du vieillissement normal avec même relâchement important de la peau lié à la raréfaction du tissu conjonctif.

Bien sûr, la majorité de ces signes du vieillissement cutané survient au fil des années mais le soleil aggrave sérieusement et accélère énormément l’apparition de tous ces symptômes, ce qui est évident sur les parties exposées.
On considère d’ailleurs que 80% du vieillissement au niveau de la peau du visage est lié au soleil.
C’est un vieillissement cutané prématuré dû à l’intense exposition au soleil. Il commence à se manifester 10 à 20 ans après l’exposition au soleil ou aux UV artificiels.

Les excès de bronzage accélèrent donc le vieillissement de la peau.

Ce vieillissement cutané prématuré, intensifié favorise l’irritation cutanée et ralentit la cicatrisation et la peau devient plus perméable aux allergènes mais aussi aux diverses substances avec lesquelles elle se trouve en contact.

De même, lors de ce processus, la perception sensorielle et thermique diminue.

Tout ce processus de vieillissement cutané est lié à l’exposition solaire chronique mais il faut savoir qu’il existe de nombreuses différences d’une personne à une autre.
Les différents facteurs entrant en ligne de compte sont bien sur l’âge, le phototype (les peaux claires sont plus fragiles que les peaux mates), la génétique mais aussi, ne l’oublions pas : le tabac, l’alcool, une alimentation déséquilibrée.

Alors, la prévention par une bonne photoprotection reste l’essentiel du traitement du vieillissement cutané.
Cette photoprotection doit commencer très tôt dans la vie (comme pour la prévention des cancers de la peau).
L’idéal est de garder un vêtement sous le soleil ainsi que le port d’une casquette ou d’un chapeau à larges bords lors des activités en extérieur.
De même il faut choisir une photoprotection active sur les UVB et les UVA.
Choisir un indice élevé en en remettant maximum toutes les 2 heures car aucune crème solaire ne protège plusieurs heures d’affilée.

Docteur DENJEAN qui aime voir une belle journée ensoleillée mais qui n’aime pas être sous le soleil…..

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Acné et soleil: faux amis

Les beaux jours sont là et la tentation de se mettre au soleil avec grande envie.

On a souvent l’impression que le soleil améliore l’acné.
Mais il ne s’agit seulement que d’une impression !
Le risque de subir une aggravation de l’acné au retour du soleil est grand.

Tout ceci n’est donc qu’un leurre car en réalité comme le soleil assèche la peau et donne un aspect bronzé, il semble que les boutons disparaissent.
C’est ainsi que l’été l’acné semble s’améliorer.

En réalité, l’exposition solaire favorise l’épaississement de la couche superficielle de la peau et donc contribue à boucher les pores de la peau.
Ainsi le sébum ne peut pas s’évacuer et donc cela favorise la formation de points noirs et de microkystes.
Voilà pourquoi de fréquentes rechutes d’acné surviennent au retour des vacances.
L’amélioration estivale de l’acné est donc une fausse bonne idée. Il est inversement recommandé de se protéger du soleil, de ne pas s’exposer et d’utiliser des crèmes solaires adaptées.

Parfois aussi, chez d’autres, le soleil induit une poussée d’acné immédiate appelée « acné solaire » mais de toute façon chez tous les acnéiques, le soleil sans précautions entraine une accentuation de l’acné.

D’autre part, les médicaments antiacnéiques sont pour la plupart photosensibilisants et peuvent provoquer des éruptions cutanées sur les zones exposées au soleil.

C’est la raison pour laquelle il faudra utiliser une crème solaire à indice de protection élevée (minimum 50) en renouvelant l’application absolument toutes les deux heures.
Cette crème solaire ne doit pas être grasse, ni comédogène et sans parfum afin d’éviter toute irritation ou photosensibilisation.
L’idéal étant des crèmes solaires contenant des filtres minéraux (dioxyde de titane, oxyde de zinc) qui réfléchissent les rayons du soleil au lieu de les absorber.

Rappelons que la meilleure protection est le port d’un T-shirt et d’un chapeau car non seulement le soleil va aggraver l’acné mais il risque de provoquer des troubles de la pigmentation surtout au niveau des lésions cicatricielles.

En conclusion, si l’on veut éviter le rebond de l’acné au retour des vacances il faut absolument penser à se protéger.
En conséquence, si l’on est sous traitement anti acnéique et que l’on veut poursuivre ses soins, il faut redoubler de vigilance pour éviter toute réaction de photo sensibilité.

Docteur DENJEAN qui ne cesse de répéter qu’il faut se protéger du soleil….

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La dermite des prés

C’est une éruption cutanée due à une exposition au soleil après contact avec un végétal.
La dermite des prés est une éruption secondaire à la conjonction de trois éléments :
L’humidité suite à un bain dans une rivière ou une transpiration, plus le contact avec un élément végétal comme l’herbe si la personne s’allonge ensuite dans un pré, enfin une exposition au soleil.

Les végétaux sont responsables de cette éruption car au contact de l’eau et du soleil, ils dégagent des furocoumaines, produit phototoxique.
Et il faut souligner que ce n’est pas une allergie mais une réaction toxique que chaque individu peut déclencher.

Les lésions cutanées reproduisent le dessin du feuillage, de l’herbe ou d’une plante.
L’éruption est rouge avec même dans certains cas des bulles toujours avec la forme du végétal responsable.

La dermite des prés commence donc de façon brutale, mais disparaîtra progressivement en quelques jours.

Le dermatologue prescrira essentiellement des soins locaux.

Cette dermite peut être aussi d’origine professionnelle lors de débroussaillages ou chez les jardiniers professionnels.

En dehors des herbes, fougères, thuyas et autres haies de nombreuses plantes peuvent en être responsables :

Céleri
Carotte
Moutarde
Cumin
Figuier
Citronnier
Boutons d’or
Liseron
Artichaut
Fenouil
Panais
Persil
Berce commune

Le traitement consiste à soulager les sensations de brûlures et de démangeaisons et à désinfecter afin qu’il n’y ait pas de surinfection.
Parfois, une hyperpigmentation séquellaire à forme linéaire survient.

Alors, afin d’éviter cette dermite il ne faut pas s’allonger dans l’herbe, mais sur une couverture.
De même, il est conseillé de se protéger le corps entièrement lorsque l’on tond la pelouse et de protéger ses mains et bras pour jardiner ou désherber.

Docteur DENJEAN qui ne risque rien car je ne m’expose que rarement au soleil…

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La lucite estivale bénigne

C’est la plus fréquente des photo-dermatoses.
Elle atteint surtout les femmes jeunes, quelque soit le phototype.
L’éruption de la lucite estivale bénigne «ou LEB» survient dès le 2ème jour et est visible par de petits boutons rouges comme des piqûres d’orties, voire de cloques et elle survient dans les heures qui suivent l’exposition solaire.
La lucite estivale bénigne est due à l’action des UVA, et peut parfois aussi apparaître avec les UVA artificiels.
Cette éruption se localise sur les zones exposées au soleil et atteint principalement le décolleté, les épaules, les bras, parfois même les jambes.
Les démangeaisons sont intenses et font penser à celles provoquées par des orties et durent plusieurs jours, voire plus, si l’exposition persiste.
Le Dermatologue donne dans ce cas un traitement local à base de cortisone.
Pour les prochaines expositions, il est conseillé de prendre des compléments alimentaires riches en antioxydants, surtout en bêta-carotène. Il faut commencer le traitement au moins 15 jours avant de partir au soleil.
Il faudra habituer la peau aux rayons solaires et faire des expositions progressivement croissantes avec une forte protection solaire (indice 50).
Il faut être vigilant sur la prise médicamenteuse car de nombreux médicaments sont photo sensibilisants : pilule, certains antibiotiques surtout les cyclines prescrites dans l’acné, certains anti inflammatoires, les antidépresseurs, les hypocholestérolémiants.
Sans toutefois oublier certains diurétiques et certains traitements prescrits pour le cœur ou le diabète.
Et enfin certains médicaments anti cancéreux sont eux aussi photo sensibilisants.
Ne pas hésiter à demander à votre médecin, surtout en période estivale.
Si ces médicaments vous sont indispensables, protégez-vous avec des vêtements couvrants, de la crème écran total et promenez vous plutôt côté ombre et non côté soleil sans oublier les risques de réverbération à la plage, à la neige ou même derrière un pare brise ou une fenêtre.

Docteur DENJEAN qui est toujours en vigilance maximum contre les effets du soleil.

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La tanorexie, addiction dangereuse

La tanorexie, une dépendance très dangereuse au bronzage.

Selon Wikipedia : « La tanorexie, tanoholisme ou encore bronzomanie, est une dépendance pathologique au bronzage. Le tanorexique ne supporte pas d’avoir le teint clair et cherche à être bronzé toute l’année, mais sans recourir à des crèmes auto-bronzantes… Le vrai tanoholique ne veut pour sa peau que des rayons ultraviolets.
La recherche d’esthétisme et désirabilité sociale est le premier facteur qui explique que le souci de la santé passe au second plan. »
Le tanorexique fait passer son apparence esthétique avant sa santé.

En effet, le bronzage est pour certains une addiction que l’on nomme tanorexie.
Emprunté à l’anglais « to tan », signifiant bronzer et se calque sur le sens du mot « anorexie » comprenant le fait d’avoir une vision déformée de son corps,
Pratiquement l’exposition solaire entraîne la libération de bêta-endorphines qui provoquent un sentiment d’euphorie et un pouvoir analgésique supérieur à celui de la morphine.

Les personnes addict au bronzage n’en sont pas conscientes et cherchent tous les arguments possibles pour s’exposer au soleil ou aux ultra violets artificiels en cabine, dont le besoin de se recharger en vitamine D.

Le Docteur Aymeric Petit, psychiatre à l’hôpital Bichat et coauteur du livre «le soleil dans la peau» pense que les patients tanorexiques sont en nombre croissant.
Il estime que la personne devenue dépendante à l’exposition solaire perd tout contrôle et gère même son emploi du temps en fonction des meilleurs créneaux d’exposition au soleil.
Le Docteur Aymeric Petit cite même l’exemple de certaines patientes et patients dysmorphophobiques qui se voient pâles alors que leur peau est complètement tannée.

Ces comportements sont bien sûr pathologiques et comparables à la vigorexie (addiction au sport)

La tanorexie entraîne l’épuisement rapide du «capital soleil», c’est à dire à la quantité totale de rayons du soleil que chaque personne, selon son phototype, peut recevoir tout au long de sa vie sans risque.
Si on ne respecte pas le capital soleil individuel, alors apparaissent un vieillissement prématuré, des carcinomes cutanés et plus grave encore des mélanomes en sachant que les cancers cutanés sont en augmentation régulière.
La tanorexie touche de plus en plus de jeunes filles cherchant ã embellir leur corps.

Alors revenons à la raison !!!

En France, la majorité des phototypes est de type I, II, III, donc il faut éviter de s’exposer aux heures les plus dangereuses c’est à dire entre 11 heures et 16 heures et il faut toujours appliquer une crème solaire protectrice à fort indice solaire qui implique à la renouveler toutes les deux heures et rend indispensable de porter chapeau et lunettes.

Ainsi, l’on peut parodier un slogan célèbre : un peu de soleil ça va, trop de soleil bonjour les dégâts …

Docteur DENJEAN qui ne s’expose pratiquement jamais au soleil…

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L’hélichryse ou immortelle bien utile en dermatologie

L’Hélichryse utilisée sous forme d’huile essentielle est inégalable en efficacité pour traiter les bleus et elle est aussi excellente pour la réparation cutanée, la cicatrisation et en outre utilisée comme antirides.

L’hélichryse, plus connue sous le nom d’immortelle, est une plante qui pousse en altitude à l’état sauvage essentiellement en Corse dans des parcelles cadastrées et en respectant les principes de développement durable.
On la trouve aussi en Sardaigne, voire en Croatie ou en Slovénie poussant toujours dans des conditions particulières.

C’est une plante vivace de 30 à 50 centimètres de haut présente sur le pourtour méditerranéen, caractérisée par des feuilles argentées en forme d’aiguilles avec une tige couverte d’un duvet, elle possède des petites fleurs jaune or et elle pousse par touffe sur les terrains sablonneux, rocailleux et son seul élément vital est le soleil.

L’immortelle est une plante médicinale déjà connue à l’époque gréco-romaine puisque Apollon, Dieu des arts, des guérisons et des purifications était représenté avec une tiare d’immortelles.

Son nom immortelle vient du fait que les fleurs, une fois séchées, se conservent très longtemps.
L’Helichrysum italicum fait partie des astéracées et les botanistes la considère comme la plante la plus évoluée du règne végétal.
Son nom vient du grec hélios, le soleil et la lumière et chrysos, l’or.
Italicum vient du latin ‘italicus’ car c’est en Italie qu’elle a été décrite pour la première fois.

La récolte doit se faire surtout en juin et juillet ce qui est le meilleur moment pour récupérer les substances que l’on veut extraire car la plante ne développe pas les mêmes composants selon la période de l’année.

Il faut 1 tonne minimum de sommités fleuries récoltées et séchées pour 1kg d’huile essentielle et encore dans les bonnes années.
L’huile essentielle est obtenue par distillation à la vapeur d’eau.
Une seule coupe est effectuée chaque année.

Ceci explique que l’huile essentielle d’hélichryse est assez chère car particulièrement rare et difficile à produire.
Mais elle est tellement efficace que quelques gouttes suffisent.
On recommande 6 gouttes au maximum par jour.
Il faut compter environ 25 euros pour un flacon de 5 millilitres et bien sur BIO.

L’huile essentielle d’immortelle a une odeur intense qui rappelle le maquis Corse.
Certains la perçoivent douce mais pour d’autres elle n’est pas perçue comme agréable.

Les principaux constituants donnent donc à l’hélychrise des propriétés à la fois anti-hématome et réparatrice cutanée.

On note essentiellement :
• Alpha-pinène : 1 à 2 %
• Acétate de néryle : > 30 %
• Alpa et gamma-curcumène : 20 à 25 %
• Italidiones : 5 à 10 %

L’huile essentielle d’hélichryse «fluidifie» le sang mais en même temps renforce les tissus.
Ce qui explique son efficacité remarquable pour traiter un hématome, une contusion (C’est la raison pour laquelle elle a été surnommée « huile du boxeur »), la couperose ou les varicosités en association avec les traitements lasers par exemple.

En outre, grâce aux esters contenus dans la plante, l’immortelle à des propriétés anti spasmodiques et est donc parfois utilisée pour le mal de dos, les courbatures et certaines douleurs, voire même pour le hoquet.

L’huile essentielle d’helichryse italienne est neurotoxique de par ses cétones donc il faut l’utiliser en très petite quantité.
Elle est contre indiquée pour les jeunes enfants et pendant la grossesse ni pendant l’allaitement.
Attention aussi en cas de traitement anti-coagulant puisque l’Hélichryse fluidifie le sang.
Une réaction de type allergique est bien entendu toujours possible. (Ne pas hésiter à faire un test dans le pli du coude ou derrière l’oreille avant l’utilisation répétée de cette huile essentielle).

Docteur DENJEAN qui utilise très souvent l’hélichryse en post injection surtout sur une peau fragile pour réduire d’éventuels hématomes.

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La griffe du diable ou harpagophytum

La Griffe du diable dont le nom botanique est Harpagophytum procumbens ou racine de windhoek, fait partie de la famille des pédaliacées.
Nom anglais : Devil’s claw root.
Seuls les tubercules secondaires sont utilisés en thérapeutique.
On trouve cette plante extraordinaire dans les régions désertiques du sud-est de l’Afrique, essentiellement dans le désert du Kalahari et dans les steppes de la Namibie, dans ces régions arides et chaudes où la végétation est pratiquement inexistante.

Le nom latin de la plante Harpagophytum signifie «harpon végétal et ceci est dû au fait que le fruit est muni de griffes qui s’agrippent aux poils et à la peau de tout être vivant qui entre en contact avec elle. Ceci explique son nom commun imagé, griffe du diable.

Les peuples indigènes du Sud de l’Afrique – les Bantus, les San, les Khoi – utilisent depuis longtemps l’harpagophytum pour soulager les douleurs rhumatismales et les troubles digestifs.
Cette plante a été découverte en 1907 par un Allemand, Menher, au contact de la population indigène car il remarqua la rapidité de cicatrisation des blessures grâce aux décoctions que les sorciers appliquaient dessus.

Puis en 1950 un chercheur allemand s’y est intéressé et a étudié de plus près la griffe du diable.
Dans nos pays industrialisés, on utilise la griffe du diable essentiellement pour soulager les douleurs rhumatismales.

L’Harpagophytum (Griffe du Diable) contient beaucoup de principes actifs anti-inflammatoires, anti-oxydants, antispasmodiques, mais aussi antalgiques.

En tout premier lieu, les harpagosides aux propriétés anti-inflammatoires, mais aussi des flavonoïdes, ainsi que des glucosides, une bonne quantité de phytostérols, des phénols, ainsi que de 2 variétés d’acides : l’acide chlorogénique et l’acide cinnamique.
L’Harpagophytum contient des vitamines surtout du groupe B et un peu C et des minéraux (calcium, phosphore, fer, cuivre, magnésium, potassium, silice…).

Pour que la thérapie à base d’harpagophytum contre l’arthrose soit efficace, elle doit durer au moins 2 à 3 mois et les comprimés à base d’harpagophytum doivent se prendre pour certains aux repas et pour d’autres plutôt en dehors des repas en 2 prises.
Il faut compter un minimum de 8 à 10 jours pour que son efficacité intervienne.

L’harpagophytum est connu pour soulager les douleurs lombaires et l’arthrose, les douleurs aux articulations, aux muscles ou aux tendons.

Mais l’harpagophytum possède d’autres propriétés, il est hypo-uricémiant et donc utile dans le traitement de la goutte, hypocholestérolémiant mais il semblerait aussi être hypoglycémiant et en cas de traitement les personnes diabétiques doivent surveiller leur glycémie.

De plus, il a des propriétés digestives : il stimule l’appétit et facilite la digestion.
Mais dans ce cas il faut utiliser la racine séchée en vrac, ce qui est difficile à trouver dans le commerce et donc préparer la potion apéritive et digestive en faisant infuser 1,5 gramme de racine séchée dans 300 millilitres d’eau bouillante puis faire macérer pendant 8 heures. Filtrer et boire 100 millilitres avant chaque repas si vous le pouvez car cette préparation est très amère.

Mais la griffe du diable, prise en comprimés est moins efficace sur l’appétit et la digestion par rapport à la décoction.

Afin que le traitement soit le plus efficace possible, il faut privilégier les extraits normalisés à 3% de gluco-iridoïdes, ou en harpagoside (de 1,2% à 2%).
Dans le commerce, en pharmacie ou en magasin bio, on trouve le plus souvent l’harpagophytum sous forme de gélule.
Bien lire la composition et regarder si c’est de l’extrait sec de racine ou poudre de plante totale.
Car la dose efficace journalière est de 400 à 500 milligrammes d’extrait sec soit 3 à 4 grammes de poudre (la composition doit être précisée et en général il s’agit de la plante totale).

700 tonnes de racines de griffe du diable sont vendues annuellement dans le monde entier et elles proviennent de plantes sauvages car sa culture est relativement difficile.
Ainsi, sa survie à long terme est menacée.

Notons que la cueillette de cette racine permet la survie des cueilleurs, qui n’ont pas d’autres sources de revenus.

En 1989, la Commission E allemande « chargée des études de la phytothérapie » a approuvé l’usage de la racine de la griffe du diable pour traiter le manque d’appétit et la dyspepsie, ainsi que pour contribuer au traitement des troubles dégénératifs du système locomoteur (il comprend le squelette, muscles, articulations).
Á savoir : en Allemagne, la phytothérapie fait partie intégrante du programme de formation des médecins.

En 1996, l’ESCOP (European Scientific Cooperative On Phytotherapy) a reconnu son efficacité pour le traitement du manque d’appétit et la dyspepsie, ainsi que pour soulager la douleur de l’arthrose et des tendinites.

L’ESCOP cherche à faire avancer les connaissances scientifiques sur la phytothérapie et veut contribuer à l’harmonisation de leur statut en Europe.
Cette organisation désire également favoriser l’utilisation des plantes lors de la pratique médicale.

Attention, comme avec tout principe actif, il y a des précautions à prendre :
L’innocuité de la griffe du diable n’est pas connue en cas de grossesse et d’allaitement.
Il vaut mieux l’éviter en cas d’ulcère gastrique ou d’ulcère du duodénum.
De même éviter l’association avec la warfarine (Coumadine®, par exemple) car il y a une possible augmentation de l’effet anticoagulant de ce médicament. Utiliser avec précaution ou éviter l’usage simultané et prévenir le médecin.
De même, une allergie à cette plante peut exister et se manifester sous forme de plaques rouges.

D’autres plantes peuvent être utilisées pour diminuer les douleurs de l’arthrose, le saule car l’écorce contient des dérivés d’aspirine, la reine des prés, l’ortie, la feuille de cassis, la feuille de frêne, l’églantier sauvage, le curcuma (puissant anti inflammatoire et anti oxydant).

Docteur DENJEAN qui est une adepte convaincue de l’Harpagophytum.

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La vigne rouge et ses vertus

Un de mes amis, Jean-Pierre m’a demandé de parler de la vigne rouge, voilà c’est chose faite…

La vigne « vitis vignifera », est aussi connue sous des noms divers, tels que : vigne rouge, vignes à raisins, raisins, feuilles de vignes, vigne européenne, vigne cultivée, et bien d’autres.

La vigne rouge, ou vigne à raisin, est un arbrisseau grimpant sarmenteux appartenant à la famille des Vitaceae ou Ampélidacées.
La vigne rouge possède un feuillage qui devient rouge à l’automne, d’où son nom, et produit du raisin noir.

Elle est cultivée depuis très longtemps notamment chez les Romains et ses fruits furent le symbole du culte du Dieu du vin, Dionysos.

La vigne rouge est un arbuste de 80 centimètres de haut environ, avec une longue racine profonde et d’une tige grimpante et elle possède des petites fleurs, de couleur verdâtre et odorantes, disposées en grappes, pour donner des fruits à l’automne : les raisins.

L’action thérapeutique de la vigne rouge est différente selon la partie de la plante utilisée.
La vigne rouge est utilisée pour diminuer les diarrhées, les troubles de la ménopause et même le syndrome prémenstruel.
Elle peut aussi diminuer les œdèmes secondaires aux interventions chirurgicales ou post radiothérapie.
En application locale, la vigne rouge apaise les yeux irrités.

Elle a aussi été utilisée pour traiter les éblouissements associés à la fatigue ou à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Des études cliniques ont prouvé que les extraits de vigne rouge contribuent à ralentir la progression de la rétinopathie diabétique et aider à prévenir la cataracte.
D’autres études conduites en France ont montré l’intérêt des extraits de pépins de raisin pour lutter contre les œdèmes suite à des blessures ou des interventions chirurgicales.
La vigne rouge est enregistrée dans la liste des plantes médicinales de la Pharmacopée française.

L’Agence Européenne des Médicaments reconnaît aux extraits de vigne rouge (feuille, pépins ou fruits) des vertus anti-inflammatoires et anti-œdémateuses et diurétique et des propriétés protectrices hépatiques.

Selon l’EMA, l’usage traditionnel de vigne rouge est reconnu dans le traitement symptomatique de l’insuffisance veineuse notamment pour soulager les jambes lourdes avec ou sans varices.
Elle est aussi utile pour traiter les petites varicosités lors de la fragilité capillaire au niveau des jambes mais aussi lors de la couperose ou pour atténuer les sensations de brûlures lors des crises d’hémorroïdes.
Il semble que les extraits de feuilles de vigne rouge renforcent la paroi des capillaires en agissant sur les fibres de collagène qui la composent.

L’EMA préconise des traitements par la vigne rouge ne dépassant pas deux semaines (voie orale) ou quatre jours (voie locale).

On utilise en thérapeutique les feuilles, les fruits et les pépins.

Les feuilles de la vigne rouge contiennent de nombreux actifs, des tanins à l’action astringente mais aussi des substances antioxydantes.
Autrefois seule la feuille était utilisée sous la forme de tisanes.

La peau des raisins de vigne rouge est riche en resvératrol, très utilisée en cosmétique.

Le resvératrol est un excellent antioxydant et aussi une action inhibitrice de l’agrégation plaquettaire.
Le resvératrol serait en partie la raison du « french paradoxe », c’est à dire que malgré une nourriture riche en graisses (animales et végétales), les Français sont deux fois moins touchés par les maladies cardiovasculaires que les Américains et quatre fois moins que les Anglais.

Le resvératrol a une activité estrogénique et semble augmenter la consommation d’énergie au niveau des cellules.

Trois composés essentiels dans la vigne rouge ont des effets thérapeutiques : des flavonoïdes (quercétine et ses dérivés, kaempférol), des oligo-proanthocyanidines (OPC), et un polyphénol (le resvératrol, une substance de la famille des stilbènes).

Notons que les oligo-proanthocyanidines (OPC) présents dans la vigne rouge sont d’excellents antioxydants qui permettent de lutter contre les radicaux libres et préservent donc l’organisme des effets du vieillissement par diminution du stress oxydatif de l’organisme.

Les OPC aux effets proches de ceux de la vitamine P auraient de plus un effet protecteur contre la résistance à l’insuline qui survient en vieillissant et auraient donc un rôle dans la prévention du diabète.

Les pépins de raisin sont eux aussi très riches en OPC et rappelons qu’on peut en tirer une huile riche en anti oxydants et utilisée dans les salades.

La vigne rouge est donc utilisée en thérapeutique essentiellement par voie orale pour :
– La fragilité capillaire cutanée.
– Les signes fonctionnels (douleurs et crampes) de l’insuffisance veineuse des jambes lourdes et des hémorroïdes.
– Les sensations de jambes lourdes et douloureuses.
– Les troubles de la circulation veineuse.
– Réduire les risques de phlébites.
– Les hémorroïdes.
– Les œdèmes dus aux troubles de l’insuffisance veineuse.
– Les troubles circulatoires liés à la ménopause.
– La gêne oculaire due à un effort visuel, une atmosphère enfumée, etc… (Usage local sous forme de collyre).
– Traitement des œdèmes post-opératoires ou liés à la radiothérapie anticancéreuse.
– Traitement notamment des œdèmes après ablation du sein et des ganglions lors du traitement d’un cancer du sein.

La vigne rouge se présente sous forme de poudre, de gélules, d’extraits secs ou liquides, ou de crèmes, de collyre.

Certaines contre-indications sont à respecter :

Le resvératrol aurait une activité oestrogénique.
Donc, il vaut mieux ne pas donner d’extraits de vigne rouge aux enfants, aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes ayant des traitements hormonaux dépendants ou des troubles hépatiques graves.
De même en cas d’antécédents de cancer du sein.

Aucune contre-indication par contre pour les feuilles de vigne rouge.

Les oligoanthocyanidines (OPC) ont la propriété de fluidifier le sang, donc faire attention en cas de prise d’aspirine ou d’anticoagulants avec les plantes et les médicaments qui inhibent la coagulation sanguine (fluidifiants du sang).
Donc, avertir votre médecin si vous en prenez.

Les rares effets indésirables sont dus à un surdosage de la vigne rouge tels nausées, troubles digestifs, maux de tête, vertiges.

Alors, n’hésitez pas, mangez du raisin, et si vous choisissez le vin rouge, n’oubliez pas, un verre ça va, deux….
Les méfaits de l’alcool sont supérieurs aux bienfaits de la vigne rouge… ou alors n’hésitez pas à boire un jus de raisin frais, fait maison, et sans sucre !

Docteur DENJEAN qui conseille la vigne rouge dans les problèmes vasculaires.

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Manger des amandes favorise la performance sportive.

Une très récente étude publiée dans le Journal of the International Society of Sports Nutrition déclare «Mangez des amandes pour booster vos performances sportives».

Des chercheurs ont recruté dix sportifs confirmés et entraînés (8 cyclistes et 2 triathlètes) qu’ils ont réparti en deux groupes, le premier groupe consommait 75 grammes d’amandes par jour pendant quatre semaines et le second groupe des biscuits à forte teneur en glucides, c’est à dire le type d’aliments généralement pris par les sportifs.

À la fin de cette période d’un mois, un «contre-la-montre» à vélo a été organisé pour évaluer leurs performances.
Les sportifs ayant consommé les 75 grammes journaliers d’amandes ont parcouru 1,7 kilomètre de plus que leur distance de référence (soit 21,9 kilomètres au lieu de 20,2 kilomètres), alors que les sportifs ayant consommé les biscuits ont eu une augmentation de seulement 0,6 kilomètre (20,8 kilomètres au lieu de 20,2 kilomètres).

De plus, les chercheurs ont noté que la glycémie des sportifs du groupe amandes est resté plus élevé après l’exercice, et cela «suggère que les amandes pourraient aider les sportifs à mobiliser une quantité plus importante de glucides préalablement stockés au lieu de brûler des graisses, ce qui est bénéfique aux efforts intenses».

Les amandes ont un contenu élevé en phytostérols, en acides gras mono insaturés, en protéines végétales, en fibres solubles, en vitamines et en minéraux.
Elles sont riches en fibres, en vitamines E et B, en calcium, ce qui en fait un nutriment qui contribue nettement à la récupération musculaire.

En fait, l’idéal serait de consommer les amandes dans les 90 minutes qui précédent le sport. Les amandes favorisent donc l’activité physique mais aussi la récupération après l’effort.

Notons de plus que plusieurs études ont montré que la consommation d’amandes permet une diminution du cholestérol sanguin, en particulier le cholestérol LDL («mauvais» cholestérol).
De plus les acides gras mono insaturés que contiennent les amandes permettent aussi une diminution du risque de maladies cardiovasculaires.

Docteur DENJEAN qui aime bien les amandes et n’oublie jamais d’en croquer quelques unes dans la journée.

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La vignette définitivement supprimée

Le mardi 1er juillet 2014 la vignette a disparu officiellement.
Elle devait déjà officiellement disparaître le 1er juillet 2012 !.

Celle-ci a été créée et incorporée aux emballages médicamenteux en 1952 mais c’est en 1977 que la première vignette adhésive est apparue sur les boîtes de médicaments. Puis progressivement divers types de vignettes ont vu le jour, orange puis blanches et bleues pour marquer la différence entre les différents taux de remboursement.

Cette vignette n’a donc plus d’utilité actuellement avec les codes-barres bidimensionnels à haute densité, les codes Datamatrix.

En pratique, depuis le 1er juillet, les pharmacies ont bien sūr encore en stock des médicaments avec vignette qu’ils vont écouler progressivement.

Mais dorénavant les laboratoires et industriels ne les apposeront plus sur les emballages.

Les informations sur les prix et les taux de remboursement appliqués à chaque médicament sont dès à présent gérés par les logiciels de gestion des pharmacies.

En conséquence, les pharmaciens doivent désormais donner au patient une facture détaillée sur papier : c’est le « Ticket Vitale ».
Ce ticket est toujours imprimé sur le verso de l’ordonnance.

On trouvera sur ce «ticket Vitale», la quantité délivrée de chaque produit, leur dénomination exacte ou DCI, le prix de vente au public ainsi que le tarif forfaitaire de responsabilité et le taux de remboursement.

La feuille de soins comportera le code CIP de chaque médicament vendu.

En cas de médicaments achetés sans ordonnance les patients peuvent demander le prix et/ou un ticket de caisse au pharmacien et les informations sur leur prix pourront être disponibles grâce à un affichage dans chaque officine ou sur le site internet www.medicaments.gouv.fr.

Parallèlement à cette disparition de la vignette, le Ministère de la Santé a lancé une application smartphone.
Ainsi l’utilisateur pourra consulter la fiche de chaque médicament après l’avoir préalablement scanné avec son téléphone.

La Ministre de la Santé affirme que cette mesure a pour but de simplifier le travail des pharmaciens et de faciliter l’accès à une information complète sur le prix et le remboursement ainsi que la traçabilité des médicaments.

Pour l’instant, certes les officines vont avoir un surcroît de travail mais rappelons nous que la France était l’un des derniers pays à apposer encore des vignettes sur les boîtes de médicaments.

Docteur DENJEAN toujours favorable à la simplification par les bienfaits de l’informatisation.

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Le sac plastique réutilisable est dangereux pour la santé

Le sac de plastique est le symbole de nos habitudes de consommation : nous l’utilisons puis ensuite nous le jetons.
Le sac jetable délivré dans la plupart des supermarchés et des commerces français est en voie de disparition.

Depuis 2010, les supermarchés ne donnent quasiment plus de sacs plastiques, vu les dégâts que cela implique sur l’environnement.

Autrefois délivré gratuitement il est actuellement généralement souvent payant.
A partir du 1er janvier 2015, il sera définitivement interdit en France s’il n’est pas biodégradable.

Il a d’ailleurs été remplacé la plupart du temps par le sac payant mais réutilisable et plus écologique afin de protéger l’environnement.

Cependant cet aspect plus écologique du sac réutilisable pour transporter ses courses présente un aspect négatif important d’après le Professeur Hugh Pennington, bactériologue écossais car il serait très fréquemment contaminé par des bactéries.
Ces bactéries seraient responsables d’ intoxications alimentaires.

À tel point que le célèbre journal Britannique Daily Mail a récemment lancé une alerte dans ses pages.
De même Santé Canada, le ministère Canadien de la Santé, vient d’édicter des recommandations pour se protéger.

Le Professeur Hugh Pennington déconseille fortement de transporter directement dans des sacs réutilisables la viande crue ou les légumes parfois encore chargés de terre, car il y a risque de contamination par la bactérie Echerichia Coli.
Les symptômes d’une telle contamination entraînent des crampes abdominales avec diarrhées, vomissements, fièvre quelques jours après la contamination.
On peut aussi parfois constater une infection urinaire et encore plus grave parfois méningée.

« Les viandes crues doivent impérativement être séparées du reste des achats, en particulier des aliments déballés ». Selon lui il est impératif d’utiliser ce type de sac que pour les produits fermés (conserves, bocaux, paquets…).

Le Professeur Hugh Pennington conseille donc de nettoyer fréquemment le sac à provisions soit à la machine à laver ou soit à la main, puis il conseille d’appliquer un spray anti bactérien car il estime que le nettoyage est un peu insuffisant pour tuer les bactéries.
«Les sacs réutilisables sont assez difficiles à nettoyer. S’ils ont l’air un peu sales, il faut les jeter ou les échanger si cela fait partie de l’offre du commerçant. Vous ne pouvez pas enlever toutes les bactéries présentes dans le tissu ou le sac Polyéthylène basse densité. Dès qu’un sac a transporté de la viande crue ou poisson , il doit partir à la poubelle», insiste le Professeur Hugh Pennington.

Cette information conforte les conclusions faites lors d’une étude menée par l’Université de Pennsylvanie en 2007 menée par le Pr Jonathan Klick qui constatait
que 8% des sacs réutilisables contiendraient de l’Echerichia Coli et 97% des consommateurs ne laveraient jamais leurs sacs réutilisables.
Il a souligné que depuis la fin du sac jetable, les hospitalisations et les décès liés aux maladies d’origine alimentaire ont quasiment doublé.

Les matières utilisées pour fabriquer ces sacs participent en effet à la prolifération des bactéries.
Ils sont fabriqués en plastique, jute, tissu et « ils sont trop difficiles à nettoyer. S’ils ont l’air un peu sales, il faut les jeter » affirme le Professeur Hugh Pennington.
Selon lui, le lavage ne serait pas suffisant pour éliminer tout risque de contamination.
Donc, dans l’idéal, il recommande de jeter le sac qui a servi au transport de la viande crue.

En conclusion, faites le tri dans vos sacs, lavez les soigneusement et n’hésitez pas à les jeter quand vous avez le moindre doute sur leur contamination pour vos produits alimentaires…

Une pensée particulière à tous les saccuplastikophiles.

Docteur DENJEAN qui redouble de vigilance au nettoyage de ses sacs à provisions…

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Un filtre nasal pour traiter les allergies aux pollens

Un nouveau type de filtre nasal soulagerait les patients souffrant du rhume des foins. C’est le résultat d’une étude danoise publiée dans la revue Journal of Allergy and Clinical Immunology.

Des chercheurs appartenant à l’Université d’Aarhus (Danemark) ont mis au point ce filtre qui est très petit, de la taille d’une lentille de contact.
Pour être efficace, il doit être introduit dans les deux narines.
Son but est de bloquer les particules présentes dans l’air et essentiellement retenir le pollen, principale cause de la rhinite allergique saisonnière.

D’après ces chercheurs, un premier test fait avec ce filtre a donné des résultats positifs.
Le filtre permet une diminution significative des symptômes ORL sur le plan clinique.
Les patients ont particulièrement constaté une diminution des éternuements, des démangeaisons et nettement moins d’écoulement nasal.

D’autre part le filtre nasal, une fois mis en place, n’a pas eu d’incidence sur le type de respiration : les patients n’ont effectivement pas respiré davantage par la bouche.
Il faut d’ailleurs noter que non seulement l’irritation nasale à diminué mais aussi l’irritation de la gorge des patients, car ceux qui ont utilisé le filtre nasal ont vu l’irritation de la gorge diminuer en moyenne de 75%.

Cette découverte est intéressante car actuellement il n’existe que deux façons de lutter contre le pollen : soit prendre des antihistaminiques pour lutter contre l’allergie, mais cela ne fait que diminuer les symptômes, soit pratiquer la désensibilisation.
Cette dernière consiste à injecter des doses progressivement croissantes de l’allergène, jusqu’à ce que la personne supporte effectivement le produit.
Cette désensibilisation par injection doit être forcément régulière pour une efficacité optimale et il faut nécessairement la poursuivre sur 2 à 3 ans, voire plus.

Ces premiers résultats sont tellement encourageants que ces chercheurs envisagent de tester l’effet du filtre plus largement.

Docteur DENJEAN toujours aussi vigilante aux effets des pollens, année après année.

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Un demi-avocat au déjeuner permet de gérer les fringales et la glycémie

Grignoter entre les repas est mauvais pour la santé.
Alors comment éviter de grignoter entre les repas ?
Et bien une étude américaine parue dans Nutrition Journal affirme que manger la moitié d’un avocat au déjeuner permettrait de mieux gérer la faim, mais aussi le taux de glucose dans le sang.

L’avocat est originaire d’Amérique centrale, surtout des zones d’altitude du Mexique, et c’était un fruit consommé par les Aztèques et les Mayas il y a plus de 8000 ans.

L’avocat a été introduit en Europe en 1526 par les espagnols qu’ils importèrent de Colombie.
Le nom donné alors par les indiens locaux était « aguacatl » puis aguacate en Espagne (lui même dérivé du mot de langue nahuatl « ahuacatl » qui signifie testicule par analogie à la forme de cet organe) et enfin avocat en France.
Il a d’abord été cultivé aux Antilles dès 1750.
En France on consomme particulièrement les variétés Fuerte, Ettinger et Hass.

Il est réellement apparu en France depuis 300 ans mais il est vraiment apparu sur nos tables dans les années 50.
Les Français en consomment en moyenne 2kg200 par an et par personne.

L’avocat est le fruit de l’avocatier (Persea americana) qui est un arbre de la famille des Lauraceae qui peut atteindre 5 mètres de hauteur, au feuillage dense et persistant, et qui appartient à la même famille que le laurier sauce ou du cannelier.
Il existe plusieurs variétés d’avocats et dans de nombreux pays ce qui fait qu’on le trouve à n’importe quelle période de l’année, mais la meilleure période est novembre décembre.
Il se consomme pas trop mur et pour cela il vaut mieux l’acheter encore un peu vert et le faire mûrir dans un papier journal.
Ainsi on le consommera à point.

Un avocat moyen contient 250 calories et c’est un des rares fruits à contenir des graisses mais ce sont des lipides intéressants car ce sont essentiellement des acides gras mono-insaturés.
Il est riche en fibres solubles et insolubles, en vitamine C et vitamine E.
Il est aussi source de vitamine B6 , vitamine B1, B2, B3, B9, vitamine K, vitamine B5, cuivre, phosphore, magnésium, potassium, fer, zinc, manganèse.
Les fibres solubles préviennent les maladies cardiovasculaires et les fibres insolubles protègent l’intestin et évitent la constipation.
Les fibres solubles en outre ralentissent l’absorption du glucose et aide au contrôle du diabète de type 2.
L’avocat peut également contribuer à faire baisser le taux de cholestérol. Aussi, manger quotidiennement de l’avocat permet de lutter contre certains cancers, certaines maladies de l’œil et d’autres maladies liées au vieillissement.

L’avocat contient 72% d’eau et aussi un sucre le D-mannoheptulose, qui aurait semble t’ il le pouvoir d’agir sur la glycémie et le poids.
La valeur nutritionnelle pour 100 grammes d’avocat : calories 220 kcal, protéines 2 grammes, glucides 3,5 grammes, lipides 22 grammes,
L’avocat à une texture douce et onctueuse qui s’explique en partie par sa teneur en gras. Le ratio de graisses insaturées (les bonnes) par rapport aux graisses saturées (les mauvaises) est d’environ 6:1.

L’avocat est de plus un fruit riche en anti-oxydants.
C’est le fruit le plus riche en phytostérols bénéfiques pour le cœur car ils réduisent le cholestérol LDL de 10% lors d’une alimentation normale.
De plus les matières grasses de l’avocat permettent une meilleure absorption des caroténoïdes et du lycopène présent dans certains fruits et légumes, autres anti oxydants.

De plus, de récentes études prometteuses ont montré qu’un extrait de chair d’avocat aurait le pouvoir de diminuer la multiplication des cellules cancéreuses, de la prostate entre autres.

Normalement on conseille un quart d’avocat pour un enfant et un demi pour un adulte d’un avocat de taille moyenne.

Dans cette étude américaine, les chercheurs ont cherché à vérifier si la consommation d’avocat lors d’un repas influençait la satiété, le niveau de sucre sanguin et aussi la réponse à l’insuline après un repas.
Pour cela 26 adultes en surpoids mais en bonne santé, 16 femmes et 10 hommes, ont participé.
La moyenne d’âge était de 40,8 ans et l’IMC (indice de masse corporelle) moyen de 28,1.

Les participants de cette étude ont mangé un petit-déjeuner classique, suivi au déjeuner d’un des trois repas suivants : soit un repas sans avocat, soit un repas standard où l’avocat remplaçait un autre aliment, soit un repas avec un demi-avocat en plus.
Chaque participant a testé les trois repas sur des journées différentes espacées d’une semaine.

Les résultats ont été très significatifs : les participants ayant mangé la moitié d’un avocat lors de leur repas de midi ont eu une diminution de 40% de la faim pendant les 3 heures suivant le repas par rapport à ceux qui ont mangé un repas sans avocat.

La richesse en fibres de l’avocat favorise donc la satiété et influence la réponse du glucose et de l’insuline.

Lors de cette étude d’ailleurs, la glycémie à été vérifiée et les niveaux de sucre dans le sang n’ont pas augmenté chez les personnes qui ont consommé un avocat par rapport à ceux qui n’en ont pas consommé bien que l’avocat augmente les apports caloriques et glucidiques.
30 minutes après le début du repas avec l’avocat, il y avait une atténuation de l’élévation des niveaux de glucose dans le sang, ainsi que les taux d’insuline.

La conclusion est donc que le fait de manger un demi-avocat favorise le contrôle de la glycémie après le repas et augmente la sensation de satiété, ce qui est intéressant chez des personnes en surpoids.

Docteur DENJEAN qui favorise toujours son approvisionnement en avocats pour de multiples présentations culinaires.

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Le riz est bon pour la santé

Le riz est la première céréale dans le monde pour l’alimentation.
C’est un excellent apport d’énergie et il est facile à cuisiner.
On peut le manger seul ou l’intégrer dans de multiples plats. Chauds ou froids.
Il existe plus de 40.000 variétés de riz à travers le monde.

Le riz est un féculent qui apporte des protéines végétales mais aussi des glucides complexes.
Les glucides complexes ont la propriété de se libérer progressivement, lentement dans l’organisme en fournissant ainsi l’énergie au fur et à mesure des besoins.
Le riz en lui même ne fait donc pas grossir, mais les sauces accompagnatrices oui.
Les nutritionnistes recommandent d’ailleurs de porter la consommation de glucides à plus de 50% des apports énergétiques journaliers.

Le riz complet est constitué de grains entiers non raffinés car la couche externe – ou son – n’a pas été enlevée, les bienfaits nutritionnels sont donc maximum.
Le riz complet cuit contient en effet environ 24% d’amidon, 2,5% de protéines, 0,8% de lipides et 1,4% de fibres.
Il est aussi constitué de vitamines du groupe B et de nombreux éléments minéraux (phosphore, potassium, magnésium, calcium, zinc, fer).
Le riz complet permet l’apport de 12 acides aminés essentiels (arginine, histidine, lysine, triptophane, phenylalanine, tyrosine, leucine, isoleucine, thréonine, méthionine, cystine, valine).
Le riz complet est un des rares aliments à apporter ces 12 acides aminés avec le Quinoa, autre grain contenant tous les acides aminés, dans une proportion d’ailleurs supérieure au riz complet.

Des études épidémiologiques montreraient d’ailleurs que le riz complet permettrait de réduire les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité et même de certains cancers.

Le lien entre consommation de riz et une bonne santé vient d’être démontré, grâce aux travaux de la nutritionniste américiaine Theresa Nicklas et publiés dans la revue Food and Nutrition Sciences.

Les adultes qui consomment du riz ingèrent moins de graisses saturées et de sucres ajoutés et consomment plus de légumes, de fruits, de viandes.

Theresa Nicklas et son équipe ont analysé l’alimentation de 14386 volontaires, entre 2005 et 2010.
Les volontaires ont mangé indifféremment riz blanc et riz brun.

Et la conclusion de cette étude serait que le riz aiderait à manger plus sainement et apporterait tous les éléments nutritifs dont le corps a besoin.
Mais bien sûr on parle de riz sans sauce, ni crème !

Selon Theresa Nicklas :
« Les résultats de notre équipe montrent que les adultes qui consomment du riz ont une quantité supérieure de potassium, de magnésium, de fer, de vitamine B9 et de fibres, et ils ingèrent moins de graisses saturées et de sucres ajoutés », explique t-elle. « Manger du riz est aussi associé à la consommation de légumes, de fruits, de viande et de haricots ».

Le riz permet aussi d’apporter les glucides nécessaires : il est riche en glucides complexes, 100 grammes de riz blanc couvrent en moyenne entre 15 et 20% des apports journaliers recommandés en glucides.

Mais le riz blanc surtout peut parfois favoriser le diabète.
En 2012, des chercheurs de l’Université de Harvard ont passé en revue 4 études menées dans des pays différents : la Chine, le Japon, l’Australie et les Etats-Unis, soit sur un total de 352384 personnes suivies pendant 4 à 22 ans.

Leurs résultats ont été publiés dans le BMJ (British Medical Journal), montrant qu’une consommation plus importante de riz blanc est associée à un risque significativement plus élevé de diabète de type 2.

Les auteurs recommandaient de se tourner plutôt vers le riz basmati et les céréales complètes, possédant un index glycémique plus bas.

D’ailleurs en 2010, des chercheurs américains avaient poursuivi une étude publiée dans la revue JAMA (Journal of the American Medical Association) démontrant que les gros consommateurs de riz brun avaient moins de risque de développer un diabète de type 2 que les consommateurs de riz blanc.
Le risque se trouve diminué de 11%.

Rappelons que nos grands-mères utilisaient l’eau de la cuisson du riz pour aider à traiter les diarrhées légères et non graves chez l’adulte car cette eau aide à réduire le nombre de selles.

Le Docteur Walter Kempner a déjà prouvé les vertus du riz en 1934, alors qu’il était médecin au Duke Hospital, il a créé une diète pour les patients atteints d’hypertension artérielle maligne et d’atteintes rénales.
Cette diète, à base de riz, s’est montrée très efficace pour traiter ces maladies mais aussi pour perdre du poids et retrouver la santé.
Ainsi, elle devint rapidement célèbre et attira de très nombreux patients.

Rappelons que le programme national Nutrition Santé (PNNS) indique que les féculents sont « une bonne manière d’éviter la prise de poids, puisqu’ils permettent de tenir entre les repas et évitent ainsi le grignotage à tout moment de la journée » et le PNNS recommande d’en manger à chaque repas, de préférence avec des légumes.

Alors, invitons très souvent le riz à notre table, riz complet de préférence, biologique et rappelons surtout que c’est un aliment sans gluten.

Docteur DENJEAN qui a toujours aimé le riz quelqu’il soit, nature ou avec des légumes…

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Le cancer du sein favorisé par 17 substances

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme.

Il est en constante augmentation et mieux détecté notamment en raison du dépistage mis en place depuis 2004, mais le taux de mortalité par cancer du sein a diminué de 13% en 10 ans grâce aux progrès thérapeutiques mais surtout grâce au dépistage organisé qui favorise les diagnostics précoces et permet donc de traiter la maladie plus précocement et plus efficacement.

Récemment une étude a identifié des substances favorisant le cancer du sein :

La revue Environmental Health Perspectives a établi la liste des 17 substances chimiques les plus cancérigènes, surtout en cause dans le développement du cancer du sein.

Il s’agit essentiellement de produits chimiques présents dans les carburants d’essence, le gasoil et les gaz d’échappement des véhicules. (Benzène et butadiène).
Sont aussi particulièrement en cause les ignifuges, les textiles anti-tâches, les dissolvants, les produits décapants pour la peinture et certains dérivés de désinfectants utilisés dans le traitement de l’eau potable.

Le Dr Ruthann Rudel, Directeur de la Recherche au Silent Spring Institute à Newton (Massachusetts), co-auteur de ces travaux déclare que « Ces informations guideront les efforts pour réduire le contact avec ces substances liées au cancer du sein et aideront les chercheurs à étudier comment les femmes en sont affectées ».

En effet, de nombreuses femmes sont exposées quotidiennement à ces produits chimiques.

À la suite de ces travaux, les chercheurs conseillent sept précautions :

1/ Limiter le plus possible l’exposition aux émanations d’essence ou de gasoil et aux gaz d’échappement des véhicules.

2/ Utiliser une hotte aspirante de cuisine lors de la cuisson des aliments et bien sûr réduire la consommation d’aliments carbonisés (barbecue grand producteur d’acrylamid).

3/ Eviter l’achat de meubles contenant de la mousse de polyuréthane et s’assurer qu’ils n’aient pas été traités avec des ignifuges.

4/ Eviter les tapis et tous les tissus d’ameublement traités pour être résistants aux taches.

5/ Si l’on ne peut se passer de faire nettoyer ses vêtements à la teinturerie, choisir un teinturier qui n’utilise pas de perchloroéthylène ou d’autres solvants.

6/ Il faut filtrer l’eau avec un bon filtre à charbon avant de la consommer.

7/ Enfin, il faut réduire l’exposition aux substances chimiques contenues dans les poussières de l’habitation en retirant ses chaussures à l’entrée de la maison, et en utilisant un aspirateur doté d’un filtre HEPA à particules.

À cette liste il convient d’apporter la surveillance toute particulière sur les aliments qui ne sont pas issus de l’agriculture biologique et qui nous font ingérer : herbicide, pesticides, retardant de récolte et divers engrais chimiques responsables de multiples maladies.

Julia Brody, Directrice Générale du Silent Spring Institute et co-auteur de l’étude déclare :

«Réduire l’exposition aux produits chimiques toxiques pourrait sauver la vie de nombreuses femmes», estime en y ajoutant : «quand on parle aux gens de cancer du sein, le risque présenté par les substances chimiques ne leur vient pas à l’esprit le plus souvent».

Docteur DENJEAN toujours attentive aux effets de notre environnement et particulièrement motivée dans son information.

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L’alimentation crue

Depuis un certain nombre d’années il existe un engouement pour l’alimentation crue, dite vivante, et ce phénomène est notamment mondial.

L’alimentation crue ou, encore appelée par les américains, raw food, Sunfood (alimentation du soleil) ou Rainbow Diet (diète arc-en-ciel) ne manque d’ailleurs pas d’information sur ce sujet, soit sur internet soit dans les publications de livres.

Et en plus le relais des vedettes hollywoodiennes qui proclament haut et fort être des adeptes, comme Demi Moore ou Barbra Streisand.

Aux États-Unis, il existe plus d’une vingtaine de restaurants spécialisés dans l’alimentation vivante.

Ce type d’alimentation existe, en fait depuis fort longtemps.
En effet, au début du XXème siècle, la traduction de l’Évangile de paix des Esséniens a révélé qu’elle était pratiquée voilà plus de 2000 ans par cette ancienne secte, dont on dit qu’ils pouvaient vivre jusqu’à 120 ans.
Plus proche de nous, au XXème siècle, Ann Wigmore et Viktoras Kulvinkas, fondateurs de l’Institut de santé Hippocrate, ont repris la promotion de ce régime.

Les recherches ont plus d’une fois montré que l’alimentation traditionnelle (surtout lorsque l’on ingère des aliments dits transformés) provoque des problèmes de santé, des baisses d’énergie, des allergies et de l’hypertension artérielle, des problèmes cardio-vasculaires ou intestinaux.
Donc, ce n’est pas une alimentation idéale sur le plan santé même si elle est flatteuse au goût.

Notre mode de vie occidental est surtout marqué par la malbouffe, la junk food et la sédentarité, tout cela entraînant de multiples maladies dites de civilisation.
Ainsi, il est reconnu que le cancer ou les maladies cardio-vasculaires font nettement beaucoup plus de victimes que les accidents de la route.

D’ailleurs, beaucoup d’experts disent qu’un certain nombre de maladies mortelles, ainsi que les maladies chroniques qui empoisonnent notre qualité de vie, sont le résultat direct d’une alimentation bien trop grasse ainsi que trop sucrée et trop salée, bien trop riche en protéines, très souvent trop copieuse.
Il en est de même de notre de vie trop sédentaire, accrochés aux technologies modernes, que ce soit la voiture, la télévision, les ordinateurs, ou les téléphones.
Tout cela contribuant à nous faire vivre dans un monde de stress permanent.

Mais en changeant notre mode de vie, un bon nombre de maladies chroniques sont réversibles.
On peut en effet agir sur le déséquilibre de notre métabolisme lié aux abus auxquels nous l’avons soumis puisqu’il ne parvient plus à éliminer les toxines accumulées.

L’alimentation crue dite vivante semble relever ce défi.

Les aliments crus possèdent eux, tous les enzymes nécessaires pour s’auto-digérer. Quand on fait cuire des aliments, on détruit leurs enzymes.
Les aliments cuits ne contiennent pas d’enzymes vivants, ils ont donc besoin des enzymes de notre corps pour la digestion et l’assimilation des nutriments.

Les aliments crus sont riches en vitamines, minéraux, acides aminés, oxygène, sucres naturels et enzymes qui disparaissent dès que les aliments sont cuits.

De par leur richesse, les aliments crus améliorent donc la digestion, l’élimination, ils donnent plus d’énergie et font baisser le cholestérol et favorisent la perte de poids.

Alors quel est le principe du manger cru ?

Le principe de base de manger cru consiste à se nourrir (de 75% à 100%) d’aliments frais alcalinisants qui n’ont pas été transformés, ni cuits à plus de 40°, exception faite de la germination et de la fermentation.

C’est à dire :

– Fruits
– Légumes
– Noix
– Graines
– Graines germées
– Algues
– Épices

L’alimentation crue, bien sûr de préférence BIO est naturelle et doit être sans produits laitiers et sans gluten, et très pauvre en protéines animales.

Pourquoi privilégier les aliments alcalinisants ?
Une fois absorbés, les aliments sont oxydés avec formation de résidus.
Lorsque dans ces résidus, on trouve en grande quantité les minéraux tels le sodium, le potassium, le calcium et le magnésium, on les classe comme «aliments alcalinisants».
L’avantage de ces aliments est de neutraliser les aliments dits «acidifiants» qui produisent de l’acide urique, sulfurique, acétique, lactique et phosphorique.

Donc les adeptes de cette alimentation pensent que les aliments alcalinisants, comme les fruits, les légumes et les graines germées participent au bon équilibre acido-basique de notre organisme.

De plus la germination préconisée dans cette alimentation part du principe que la graine en germination produit son embryon et donne naissance à une nouvelle plante.
Ceci produit à l’humidité et à l’abri de la lumière, après de multiples réactions chimiques dont la synthèse d’enzymes qui permet une prédigestion des glucides, des lipides et des protéines de la graine avec la multiplication de certaines vitamines et, finalement, la production de chlorophylle qui débute lorsque la petite pousse voit la lumière.

L’élément important est donc avec cette alimentation la conservation des enzymes, naturellement présentes dans les fruits, les légumes et la germination, qui sont détruites par une cuisson avec une température supérieure à 47,8°C (118°F).

Cette alimentation est simple à préparer et assez digeste, les aliments crus dits vivants augmentent la vitalité, donnent plus d’énergie, aident à combattre certaines maladies, font disparaître certaines allergies, règlent souvent les problèmes de digestion, aident à obtenir un système immunitaire plus fort, permettent de baisser le taux de cholestérol, et participent à la normalisation du poids.

Par contre, il a été prouvé que les adeptes du cru ont des taux d’antioxydants plus élevés dans le sang.
En outre le taux de bon cholestérol étant un peu trop bas chez les crudivores, il est nécessaire de complémenter avec des graines type sésame, tournesol, courge, etc… ou par des oléagineux telles les noix ou amandes.

L’apport calorique plus faible et une satiété rapide du fait d’un temps de mastication nettement plus long des aliments crus, ce régime fait perdre du poids.
D’ailleurs, des chercheurs allemands ont étudié ce type d’alimentation et ont observé une perte de poids d’environ 10 kg chez les hommes et de 12 kg chez les femmes.

L’alimentation vivante bien conduite ne devrait pas entraîner de carences alimentaires, sauf pour la vitamine B12.
Il faudra donc des suppléments en vitamine B12.
Cependant par mesure de précautions, il vaut mieux éviter cette alimentation chez les enfants et les adolescents ainsi que chez les femmes enceintes.

Enfin, la cuisson détruit une grande partie des vitamines et minéraux des aliments (et plus l’aliment cuit, plus les vitamines et minéraux disparaissent).

Pourtant la cuisson améliore aussi la biodisponibilité des vitamines et minéraux; par exemple, la quantité de lycopène (antioxydant) présent dans les tomates est doublée par 30 minutes de cuisson.
De plus, la cuisson permet à certaines fibres alimentaires d’être beaucoup moins irritantes pour l’intestin.
La cuisson a aussi le pouvoir de tuer les éléments pathogènes et donc d’éviter les toxi-infections et détruire les allergènes de certains aliments.
C’est pourquoi les adeptes du cru doivent absolument et parfaitement laver les fruits et légumes dans de l’eau vinaigrée.

Il est également vrai que la cuisson diminue le pouvoir anticancérigène des aliments, par exemple les isothiocynates des crucifères (Brocoli, Chou, Chou-fleur, Chou Kale, etc….).

En conclusion, on peut privilégier le cru dans l’alimentation mais avec distinction, sans rejeter complètement et définitivement les aliments cuits.
Et lorsque l’on cuit les aliments, éviter de trop les griller, carboniser ou frire car ils seront mauvais pour la santé.

Ainsi comme l’a dit Hippocrate : «Que ta nourriture soit ton médicament et ton médicament, ta nourriture».

Docteur DENJEAN qui privilégie dorénavant l’alimentation crue et se sent nettement plus énergique depuis.

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La résistance aux antibiotiques est une grave menace….

La résistance généralisée aux antibiotiques est en train de devenir une réalité et non plus une grave menace.
Un rapport réalisé à l’échelle mondiale par l’OMS confirme que « cette grave menace n’est plus une prévision, mais bien une réalité dans chaque région du monde, et que tout un chacun, quel que soit son âge et son pays, peut être touché ».
Ce rapport à été présenté le mercredi 30 avril à Genève et porte sur 114 pays.
Il y aurait plus de 2 millions de personnes infectées par des bactéries résistantes chaque année aux Etats-Unis.

Le rapport précise la résistance aux antibiotiques de sept bactéries différentes, bactéries responsables de maladies graves, fréquentes et actuellement soignées facilement, ces bactéries sont responsables de septicémie, d’infections pulmonaires, d’ infections des voies urinaires ou digestives et de la gonorrhée.
Les résultats de ce rapport sont donc alarmants.

Keiji Fukuda, sous-directeur général de l’OMS pour la sécurité sanitaire précise que « Si nous ne prenons pas des mesures significatives pour mieux prévenir les infections mais aussi pour modifier la façon dont nous produisons, prescrivons et utilisons les antibiotiques, nous allons perdre petit à petit les bénéfices de ces médicaments pour la santé publique et les conséquences seront dévastatrices ».
À moins que les nombreux acteurs concernés agissent d’urgence, le monde s’achemine vers une ère post-antibiotiques, où des infections courantes et des blessures mineures pourraient à nouveau tuer ».

Salle Davies, experte en Grande Bretagne déclare dans le Guardian qu’ «Il y a peu de problèmes de santé potentiellement plus importants pour la société que la résistance aux antibiotiques.
Ainsi le risque de développer des maladies qui ne peuvent être traitées augmente, alors que la résistance peut être contrôlée. »

D’après Alan Johnson, de l’Health Protection Agency britannique la médecine moderne est peut-être également à revoir, car elle pourrait exacerber le problème.

Notamment rappelons que certains traitements, comme ceux utilisés contre le cancer, affaiblissent le système immunitaire favorisant donc les infections. Les antibiotiques sont donc dans ce cas la thérapie principale à la moindre alerte de maladie bactérienne.

«Nous devenons de plus en plus dépendants aux antibiotiques dans de nombreux domaines de la médecine, précise-t-il dans les mêmes pages du Guardian. Si nous ne trouvons pas de nouveaux antibiotiques pour gérer ce problème, nous allons droit vers de graves déconvenues».

Des mesures sont prises pour lutter contre cette résistance aux antibiotiques mais elles ne suffisent pas car cela n’existe pas dans de nombreux pays.
L’OMS, donne une série de recommandations aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels de santé.
La résistance des bactéries conduit vers une impasse thérapeutique car il n’y a aucune solution pour traiter les infections qui deviendraient donc mortelles.

L’OMS alerte donc la communauté internationale sur cette résistance aux antibiotiques qui pourrait se révéler « dévastatrice ».

Les antibiotiques ont en effet contribué à faire reculer la mortalité due aux maladies infectieuses au cours du 20ème siècle, ils sont considérés par l’OMS comme l’un des piliers de notre santé, ce qui nous permet de vivre plus longtemps et nettement en bien meilleure santé.

Cette utilisation outrancière des antibiotiques a permis aux bactéries de développer des systèmes de défense contre l’action de ces antibiotiques et certaines bactéries sont même résistantes à tous les antibiotiques disponibles.

Notons aussi que l’UFC Que choisir à déjà alerté sur l’antibiorésistance chez les volailles.
Et n’oublions pas que l’on retrouve des antibiotiques dans le lait !

L’ennui est que même s’il y a une réglementation plus sévère dans le milieu médical ou paramédical, certains éleveurs peu scrupuleux peuvent se procurer des antibiotiques soit par internet soit dans certains pays où la réglementation est bien plus laxiste.

Docteur DENJEAN qui est toujours sensible aux limites des antibiotiques.

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Les allergies au pollen sont en augmentation

Le printemps est là depuis quelques semaines, tout revit et pousse mais avec la floraison les allergies aux pollens flambent.

Selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), l’allergie aux pollens atteint 30% des adultes et 20% des enfants en France.

Chez les enfants, l’étude de l’ANSES précise que l’allergie aux pollens serait de 7% chez les 6-7 ans, 20% chez les 9-11 ans et 18% chez les adolescents de 13-14 ans.
Bien entendu, ces allergies sont fonction des végétaux présents d’une région à l’autre.

Les allergies aux pollens se manifestent surtout sous forme de rhinites, de conjonctivites, et plus rarement par de l’asthme.

L’Anses précise qu’il existe des prédispositions génétiques à cette forme d’allergie mais qu’elle peut toucher «n’importe quel individu, pour peu qu’il ait subi une exposition suffisamment intense et prolongée».

Autre facteur favorisant le développement des allergies aux pollens : le réchauffement climatique qui allonge la durée de la pollinisation et la pollution atmosphérique qui augmente les réactions allergiques des sujets sensibles.
En accentuant l’irritation des muqueuses nasales ou oculaires, la pollution multiplie les effets secondaires de l’allergie.

L’Anses ajoute que « des études expérimentales montrent également que l’élévation des températures atmosphériques et de la concentration en CO2 rend certains pollens plus allergisants ».

Le Dr David Peden, Professeur de pédiatrie en Caroline du Nord, déclare que « Les grains de pollen sont non seulement plus nombreux mais ils sont aussi plus gros et plus allergisants ».

L’Agence donne certaines recommandations comme gérer les végétaux à pollen, surtout en milieu urbain, actualiser la surveillance des pollens en temps réel et surtout mieux informer les personnes allergiques sur les risques qu’ils encourent.

Docteur DENJEAN toujours aussi vigilante face aux sources allergisantes de pollens.

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Joyeux 1 er mai à tous mes abonnés

Bonjour,

En ce 1 er Mai, je vous offre ce brin de muguet, symbole de bonheur.
Je vous remercie tous pour votre fidélité et vos encouragements.
Aujourd’hui, j’ai 1309 abonnés et j’en suis à 682668 visites sur mon blog.
Je suis très touchée par votre fidélité et vos encouragements lors de vos commentaires publics ou lors de vos gentils messages privés.
Alors profitez de ce jour de repos un peu spécial pour savourer tout ce que la vie peut vous apporter de petits bonheurs qui feront de cette journée un grand bonheur.

Docteur DENJEAN qui trouve sympathique cette journée où l’on s’offre un brin de muguet symbole de bonheur…

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Augmentation des crises cardiaques avec le changement d’heure d’été

Le passage à l’heure d’été, fin mars, a fait perdre une heure de sommeil.
Ce changement d’heure à de lourdes conséquences car on estime qu’il dérègle l’horloge biologique bien plus que le jetlag.

Une étude américaine faite par des chercheurs de l’American College of Cardiology, basé à Washington, et publiée récemment dans la revue en ligne Open Heart démontre que le nombre de crises cardiaques augmenterait au moment du changement d’heure d’été.
Inversement, le mardi suivant le passage à l’heure d’hiver qui nous fait gagner une heure de sommeil dans la nuit du samedi au dimanche précédent, le nombre de crises cardiaques chute de 21%.

Les chercheurs ont étudié les causes d’admission pour un problème cardiaque aux urgences des hôpitaux non-fédéraux du Michigan.
Cette étude à été faite sur les quatre dernières années.

Les urgences de ces hôpitaux ont enregistré une hausse moyenne de 34% des infarctus entre la semaine précédant le passage à l’heure d’été et le lundi suivant.

Avec un pic de 25% le premier lundi suivant le changement en heure d’été, 25% de plus par rapport aux autres lundis de l’année.
Puis les infarctus diminuent ensuite progressivement les jours suivants.

Les chercheurs concluent donc que les personnes avec un risque de maladies cardio vasculaires présentent un risque accru après le passage à l’heure d’été.

Deux explications évidentes pour ce phénomène :
Le manque de sommeil bien sûr, mais aussi le stress (causé par la perturbation du cycle du sommeil et le fait de commencer ainsi une nouvelle semaine de travail).

D’ailleurs, une étude française a prouvé que la consommation de médicaments (surtout les psychotropes) augmente de 19% au moment du changement d’heure.

Docteur DENJEAN qui a toujours du mal à supporter le passage à l’heure d’été.

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Cuire les aliments trop intensément nuit à notre santé

L’ Académie nationale de pharmacie a émis une mise en garde au sujet de la façon de cuire les aliments.
En effet, lors d’une cuisson trop intense, il se produit la glycation des protéines, ou «réaction de Maillard», et donc des «produits de glycation avancée» (AGE) qui se forment secondairement.
C’est une réaction chimique qui se produit entre un acide aminé (élément de base des protéines) et un sucre comme le glucose, le fructose ou le lactose.

Ainsi, lorsque les aliments sont cuits trop brutalement ou à températures trop élevées, des produits nocifs et dangereux pour l’organisme comme l’acrylamide sont libérés.
Cette réaction de Maillard est reproduite à chaque fois que l’on fait griller du pain blanc pour en faire un toast de couleur brune.
L’acrylamide est une substance découverte en 2002 par des chercheurs de l’Université de Stockholm, en Suède, à forte potentialité cancérigène et neurotoxique et qui accélère le vieillissement.

Donc, il est très important de réfléchir à la façon dont on va préparer les aliments achetés.
On savait qu’un aliment trop gras, trop épicé ou trop assaisonné est déjà nocif mais de plus un aliment trop cuit peut rapidement perdre ses bienfaits et même devenir nocif s’il est mal cuit.

Les AGE ont déjà tendance à exister spontanément dans le corps humain lorsque la concentration de sucre dans le sang est élevée lors d’une hyperglycémie (Diabète).
Mais ils peuvent aussi donc être fabriqués lors de la cuisson des aliments à partir de sucres et de protéines de par la chaleur absorbée.

Le Professeur Jean-Luc Wautier, de l’Université Denis-Diderot (Paris), a expliqué que cette réaction de glycation est «responsable de la couleur brune de certains pains, du pain d’épice, des sirops colorants, des boissons alcoolisées ou des sodas». Cette réaction donne le goût particulier des aliments frits.

« Il s’agit surtout d’aliments issus de la friture de la pomme de terre comme des frites ou des chips et de céréales grillées ainsi que du café », explique le Professeur Eric Boulanger, spécialiste en biologie du vieillissement à l’Université Lille 2.
D’autres recherches ont retrouvé l’acrylamide dans les fruits secs, les légumes cuits au four, les olives noires et certaines noix rôties.

Outre la durée et la température de cuisson, les recherches ont démontré que la formation d’acrylamide dépendait aussi beaucoup de la teneur de l’aliment en asparagine.
L’Asparagine est un acide aminé ayant une structure chimique comparable à celle de l’acrylamide et qui pourrait être transformée en acrylamide par la chaleur élevée, au cours de cette réaction de Maillard.

Une liste des aliments responsables de production d’acrylamide à été confirmée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) selon qui, huit aliments seraient responsables de 80% des apports en acrylamide : frites, frites au four, croustilles de pomme de terre, céréales, pain grillé, biscuits, pain blanc trop cuit et café.
Il faut donc bien de la chaleur pour amorcer cette réaction de cuisson qui déclenche une transformation chimique aboutissant au «brunissage» (carbonisation) des aliments et à différents composés donnant ces odeurs et des saveurs particulières aux aliments brunis.
Les AGE sont retrouvés dans ces parties, roussies, carbonisées, bien cuites qui surviennent lorsque l’on fait trop griller ou frire un aliment.

Aucune trace d’acrylamide n’a été encore détectée dans les aliments qui ont été bouillis, pochés ou cuits à la vapeur. Ceci grâce à la température maximale de ces modes de cuisson, qui ne dépasse pas généralement 100°C, et aussi par le fait qu’il n’y a pas de réaction de brunissage.

Ces substances nocives, étudiées depuis longtemps par les chercheurs ont un « effet délétère notamment dans le diabète, l’insuffisance rénale et lors du vieillissement », car elles s’accumulent dans l’organisme et entraînent un dysfonctionnement des vaisseaux sanguins.

Dans une récente étude, le Professeur Boulanger a établi un lien entre les AGE et une accélération du vieillissement vasculaire, avec une rigidité des artères et une hypertension.
En outre d’après le Professeur Boulanger, des études américaines ont également constaté un rapport, chez l’homme et chez l’animal, entre ces AGE et une atteinte précoce de la mémoire et des atteintes cérébrales identiques à celles de la maladie d’Alzheimer.

« Mais ces effets restent encore largement méconnus du grand public », a expliqué le Professeur Jean-Pierre Foucher, président de l’Académie nationale de pharmacie.

Alors comment cuire ses aliments ?

Il faut absolument surveiller les modes de cuisson en privilégiant les basses températures (moins de 120°C et même l’idéal serait moins de 100°C) et les cuissons à l’eau, à la vapeur.
Il faut, bien sur, surveiller l’huile de friture ou de cuisson, ne surtout pas la surchauffer et ne pas trop faire dorer les produits lors du rôtissage ou lors des grillades.
Et surtout éviter de consommer les zones les plus brunes ou noires apparues lors de la cuisson.
Bien entendu, le barbecue traditionnel présente tous les dangers si l’on isole pas les aliments du charbon de bois.

Je rappelle que fin 2013, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis a fait les mêmes recommandations au sujet de l’acrylamide.

Alors soyons vigilants et sélectifs pour une meilleure alimentation privilégiant la basse température…

Docteur DENJEAN qui respecte toujours les temps et les températures maximum de cuisson.

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Le cancer du pénis est en augmentation certaine

Le cancer du pénis est un cancer masculin rare par rapport à celui de la prostate et celui des testicules.

Une étude récente publiée dans Cancer Causes and Control par l’association Orchid, spécialisée dans les cancers masculins a montré que le cancer du pénis est en augmentation dans le monde entier.
Il a en effet augmenté de plus de 20% ces trois dernières décennies.
Certes c’est un cancer qui reste plutôt rare puisque l’on recense 1 cas sur 100000 personnes mais il peut être grave si on ne le détecte pas à temps et donc il faut prêter attention au moindre signe.

Plusieurs explications sont évoquées devant cette hausse :

Tout d’abord, un manque d’hygiène et le Professeur Pierre Mongiat-Artus, urologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris déclare que «Les gens qui ne se lavent pas ont une pullulation microbienne qui peut entraîner une inflammation impliquée dans le développement de ce cancer».
Les MST (maladies sexuellement transmissibles) et en tête le papillomavirus, peuvent aussi être une cause.

Enfin, une diminution des défenses immunitaires peut provoquer un terrain propice au développement de ce cancer.

Il faut donc être en alerte devant le moindre signe clinique :

L’association française d’urologie a établi les signes cliniques qui doivent alerter et conduire à une consultation chez un dermatologue ou urologue : tache rouge persistante sur le gland, des sensations de brûlures ou de démangeaisons, un gonflement, apparition et développement d’une tuméfaction en forme de chou-fleur, voire un saignement au niveau du prépuce, et au maximum une impossibilité de décalotter.

Les hommes doivent absolument apprendre à s’examiner tout comme le font les femmes pour le dépistage du cancer du sein.

Et pourtant, certains patients ne consultent pas car ils ne souffrent pas et sont malgré tout aussi gênés.
Il est pourtant impératif de consulter rapidement des les premiers signes car le traitement est plus simple.

À un stade plus évolué, l’ablation de la tumeur est programmée car la chimiothérapie ou à la curiethérapie ne suffisent malheureusement pas.

La chirurgie à un stade avancé de la tumeur est mutilante et peut même aller jusqu’à l’amputation.

Alors quelle attitude préventive adoptée ?

Les hommes doivent comprendre l’importance de l’hygiène corporelle et faire une toilette intime avec décalottage complet, nettoyage à l’eau et au savon puis sécher méticuleusement.
En outre il est très important de toujours essuyer le gland après avoir uriné sinon l’urine qui est acide s’infiltre sous le prépuce et peut provoquer des inflammations répétées qui entraînent une irritation qui peut devenir permanente et devenir le lit du cancer.

De plus, l’arrêt du tabac est important, car la cigarette augmente toujours les risques.

Donc, Messieurs, examinez vous régulièrement et à la moindre alerte n’hésitez surtout pas à consulter….

Docteur DENJEAN qui a toujours l’esprit en alerte devant le moindre signe persistant….

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L’hyperphagie

L’hyperphagie (ou Binge eating disorder, en anglais) est une conduite alimentaire anormale mal connue proche de la boulimie mais qui doit en être différenciée.

C’est un trouble du comportement alimentaire à part entière.

C’est une envie de manger impérieuse qui se différencie de la boulimie par l’absence de troubles annexes tels les vomissements, la prise de laxatifs ou la pratique intense et exagérée d’une activité physique dont le but est de contrôler le poids.

Dans le cas de l’hyperphagie, Il y a donc dans ce cas un retentissement sur le poids.

Les accès d’hyperphagie consistent en l’absorption sur un temps très court (moins de deux heures) d’une quantité phénoménale de nourriture, avec aucun moyen de s’arrêter.
La personne s’isole pour consommer nerveusement et sans aucune faim, les aliments.
C’est une consommation rapide et la nourriture est engloutie en grande quantité, sans mastication et absorbée en continu.
Les aliments sont même mangés à même la boîte ou le paquet.

Ces accès d’impulsions alimentaires se répètent au minimum deux fois par semaine.

L’absence de signes de satiété pousse ces personnes à se nourrir sans discontinuer jusqu’à ce que des douleurs abdominales surgissent et les obligent à s’arrêter.

Cette sur alimentation est destinée à donner une impression de soulagement d’un profond mal-être.

Il faut savoir que cette hyperphagie peut parfois survenir après de multiples régimes restrictifs !

Le Professeur Philip Gorwood, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne (Paris) déclare : «Au début, le sujet mange des aliments plaisants au goût puis finit par manger tout ce qui lui passe sous la main comme des boîtes de cassoulet froid, jusqu’à avoir la sensation de s’être rempli et parvenir à se sentir apaisé».

Mais cet apaisement est court car les malades décrivent ensuite un fort sentiment de culpabilité et un grand dégoût de soi.
Vient ensuite une prise de poids qui aggrave le sentiment de mal être et entraîne une grande souffrance morale.

Le mal être à son tour s’aggrave et vient donc une spirale infernale qui provoque des crises de plus en plus fréquentes et de plus en plus importantes.

L’hyperphagie touche aussi bien les femmes que les hommes et serait plus courante à la trentaine.

Le traitement est difficile et consiste en une thérapie cognitivo comportementale afin de modifier les comportements inadaptés face à la nourriture.
Cette thérapie est parfois associée à des antidépresseurs.

Docteur DENJEAN qui n’a jamais été sujette à l’hyperphagie.

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Les actifs, le manque de sommeil et les transports

Le 28 mars 2014 a eu lieu la 14ème journée du sommeil.
Cette année, le thème choisi était «Sommeil et transport» que ce soit le transport en métro ou en train voire bien sûr en voiture.
Les spécialistes de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), qui ont organisé cette journée de sensibilisation sur le sommeil, ont étudié plus particulièrement le sommeil des personnes actives qui sont obligées de prendre un transport pour aller travailler.

Les divers aspects abordés par l’INSV ont été le type de transport utilisé et son éventuelle influence sur la qualité ou la durée du sommeil.
Ils ont enquêté sur la possibilité de récupération éventuelle d’un sommeil insuffisant dans les transports en commun et surtout sur les méthodes pour éviter la somnolence en voiture.

Les résultats montrent que 36% de la population active dort moins de 6 heures par nuit.
C’est nettement insuffisant pour la majorité d’entre nous et cette dette de sommeil provoque une somnolence dans la journée.

Le danger majeur est dû aux conséquences graves en cas de conduite automobile.

L’INSV a d’ailleurs noté que sur 77% d’actifs qui prennent le volant pour aller travailler, 17% déclarent avoir eu un accès de somnolence au volant au minimum une fois par mois.

Mais le plus Inquiétant est qu’un actif sur dix avoue s’être endormi au volant au moins une fois dans l’année passée et surtout ne s’être pas arrêté au premier signe de fatigue pressé d’arriver à l’heure.

L’enquête de l’INSV montre que 39% des actifs s’endorment au moins une fois dans le métro, le bus ou le train, soit à l’aller, soit au retour.

Le Professeur Damien Léger, président de l’INSV déclare d’ailleurs que : «En moyenne, ceux qui dorment dans les transports récupèrent 23 minutes de sommeil, ce qui est la durée idéale d’une sieste».

En fait, même passé 19 heures, une courte sieste à un effet réparateur et n’empêche aucunement l’endormissement au coucher.

Le Professeur Damien Léger préconise d’aménager dans le futur dans les transports des wagons pour les gens qui veulent dormir et récupérer.

Docteur DENJEAN qui ne prend jamais de risque d’endormissement.

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Le pied d’athlète

On nomme pied d’athlète une infection mycosique au niveau des pieds.
Cette dermatophytose est due à un champignon qui se développe dans la kératine.
Cette affection est extrêmement fréquente et touche en premier lieu les sportifs et ceux qui transpirent beaucoup des pieds.
En effet, les pieds peuvent secréter jusqu’à 15 grammes de sueur par heure pendant un effort physique.

L’humidité due à la sueur est plus intense lorsque les pieds sont enfermés dans les chaussures de sport ou dans des chaussures type tennis ou baskets.

Ensuite si l’on doit marcher pieds nus dans un espace commun comme des vestiaires, des sols jouxtant les piscines, des tatamis, des douches collectives ou des hammams, la contamination des pieds par des champignons est enclenchée !
De là vient le nom de «maladie du pied d’athlète».

Ce pied d’athlète se manifeste par des rougeurs, des démangeaisons qui peuvent être intolérables et un aspect squameux entre les orteils pouvant s’étendre sur la plante des pieds.
À un stade plus avancé, la peau peut se fissurer avec des crevasses plus ou moins profondes et carrément provoquer des coupures très douloureuses entre les orteils.

Dans certains cas, paraissent des vésicules et des cloques qui traduisent une réaction allergique au champignon.

Au maximum, ces fissures se creusent et peuvent effectivement se surinfecter.

Le pied d’athlète est extrêmement contagieux.

En conséquence, pour éviter la contagion de cette infection, certaines précautions sont recommandées et indispensables :

Il est absolument recommandé de marcher avec des sandalettes dans tous les lieux à haut risque de contamination.
Dans les douches au sport, sur les abords de la piscine.

Il est important de ne surtout pas emprunter les chaussures d’une autre personne, ni les chaussettes.

Éviter de mettre des chaussures trop fermées et surtout pas pieds nus et penser à aérer les pieds dès que l’on se déchausse.
Porter de préférence des chaussettes en coton ou en fil d’écosse car les tissus avec des fibres synthétiques favorisent la transpiration et donc la macération.
Les chaussettes doivent impérativement être changées tous les jours, voire plus si l’on fait du sport.

En cas de transpiration importante des pieds, il faut éviter de mettre les mêmes chaussures deux jours de suite, afin de bien les sécher.

Si malgré tout celà, une infection mycosique survient, en même temps que le traitement prescrit il est conseillé de mettre des poudres anti fongiques dans les chaussures de ville, chaussures de sport, chaussons, bottes.

Après le bain ou la douche, les pieds doivent être séchés scrupuleusement pour ne laisser aucune trace d’humidité, et il est indispensable de réserver une serviette spécialement pour eux.

Enfin, la désinfection de la salle de bain est très importante pour éviter la propagation : carrelage, douche et baignoire doivent être lavés avec une préparation javellisée et les tapis de bain lavés et même changés très souvent.

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