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Les bienfaits des algues alimentaires et leurs propriétés


L’algue est le premier végétal apparu sur terre il y a 3 ou 4 millions d’années. Elles sont depuis toujours consommées abondamment en Asie.
Il existe plus de 100 000 espèces dans le monde.

En France, les algues ont longtemps souffert de la confusion avec les algues vertes, qui parfois polluent le littoral, mais elles semblent peu à peu s’imposer dans notre pays.

15 millions de tonnes d’algues sont produites chaque année dans le monde et 75% se retrouvent dans notre alimentation, principalement en Asie.
Cependant 800 à 1000 tonnes sont récoltées annuellement en France et quatorze algues alimentaires seulement sont autorisées à la vente en France.

Des études épidémiologiques menées au Japon montrent qu’une consommation régulière d’algues semble coïncider avec une plus faible incidence du cancer du sein, du côlon et de la prostate.

Le Docteur David Servan-Schreiber, Neuropsychiatre décédé en juillet 2011, avait mis en valeur comme anticancer les algues, crues ou cuites, car elles possèdent de grandes qualités nutritionnelles. Connu pour ses recherches pour l’interaction entre l’alimentation et le cancer, il a personnellement prolongé sa vie d’environ 19 ans grâce à sa lutte continuelle sur son cancer cérébral en adoptant une alimentation saine ciblant l’immunité.

Vous l’aurez donc compris, les algues alimentaires sont extrêmement bénéfiques pour notre santé.

Peu caloriques car de faible teneur en lipides, riches en fibres, contenant des glucides en grande partie non assimilables par l’organisme humain, les algues sont riches en acides aminés essentiels, en minéraux, en oligo-éléments et en vitamines.
Les algues sont, en particulier, riches en calcium, fer, iode et magnésium.

« L’algue peut être une alternative aux produits laitiers pour les personnes souffrant d’excès de cholestérol, en raison de leur teneur en calcium », explique Hélène Marfaing (Chef de projet agroalimentaire au CEVA, Centre d’Etude et de Valorisation des Algues).
En effet les algues sont trois à cinq fois plus riches en calcium que le lait !

Les algues sont aussi riches en vitamines A, B1, B2, B3, B6, B12, C, E et K.

Par ailleurs, les algues sont effectivement riches en protéines surtout la spiruline, ce qui en fait un bon substitut aux protéines animales.

En consommant des algues régulièrement et en alternant les diverses variétés existantes, on profite d’un cocktail de vitamines naturelles particulièrement assimilables.

De plus, les algues sont une source riche en antioxydants, contribuant à lutter contre les infections, à protéger le système Cardio vasculaire, à freiner le vieillissement et même le développement de cellules cancéreuses.

Des études faites in vitro ont démontré que différentes algues (ou leurs composés) avaient la capacité de contrer le développement de tumeurs mammaires chez l’animal et d’induire la mort de certaines cellules cancéreuses.
Les algues, en effet ont tendance à s’opposer aux œstrogènes et pourraient donc constituer une protection contre les cancers hormonodépendants comme ceux du sein ou de la prostate.

On trouve en particulier des caroténoïdes, présents aussi dans certains fruits et légumes, la lutéine et la zéaxanthine (utiles dans la prévention de la DMLA) mais aussi et surtout de la fucoxanthine et de la phycoérythrine qui n’existent que dans les algues (en particulier dans le wakamé et le kombu).
David Servan-Schreiber estimait que la fucoxanthine est un antioxydant « efficace pour empêcher la croissance des cellules cancéreuses de la prostate ».

Par ailleurs, la phycoerythrine serait d’après plusieurs études, « utile dans la prévention ou le traitement de maladies dégénératives ».

C’est aussi une aide aussi pour lutter contre les infections et contre le vieillissement.

Les algues peuvent se consommer de différentes façons : séchées, saupoudrées sous forme de paillettes, émincées, en tartare (un vrai délice).

Les algues sont des aides culinaires, tout comme les épices et les aromates, et la présentation en paillettes à saupoudrer sur les plats, salades, potages, plats divers est bien utile.

Ce peut être aussi un légume d’accompagnement avec des crudités ou cuisinées sautées à la poêle comme garniture de poissons, de coquillages.
Par exemple, une poêlée d’haricots verts de la mer accompagne très bien un poisson.

Les algues utilisées pour la cuisson ont de plus un effet anti flatulences !
Ajoutées aux légumineuses ou aux féculents dans l’eau de cuisson, les algues ont la propriété non seulement de réduire le temps de cuisson, mais aussi de les rendre plus digestes tout en raffinant leur goût et leur texture.
D’ailleurs, j’en rajoute toujours dans mes eaux de cuisson…

Mais plus on avance dans la recherche sur le milieu marin, plus on découvre des propriétés surprenantes aux algues.

Catherine BOYEN, Directrice du laboratoire “Végétaux marins et biomolécules” au CNRS, explique au sujet des algues et des polysaccarides qu’elles contiennent :

«Certaines sont par exemple de vraies usines à polysaccharides. Ces sucres, que l’on ne trouve nulle part ailleurs, sont utilisés depuis longtemps comme gélifiants ou épaississants dans les industries agroalimentaire et cosmétique».

Je rappelle que l’agar agar est un gélifiant issu de petites algues rouges et qui est tout de même plus sain que la gélatine d’origine animale !

D’autre part, certains de ces sucres peuvent protéger les plantes cultivées contre les agents pathogènes. Catherine BOYEN déclare que «Traditionnellement, les agriculteurs bretons utilisent du goémon (mélange d’algues) comme engrais et ils ont observé que leurs légumes étaient souvent moins parasités.
On a finalement découvert que c’étaient les sucres des algues qui stimulaient les défenses des plantes et on a mis au point, avec la société Goëmar, un produit phytosanitaire à partir de ces molécules».

Consommer des algues nous reminéralisent, stimulent notre métabolisme et nos défenses naturelles et surtout nous aident à lutter contre le vieillissement et le cancer…
Nous devons donc apprendre à aimer les algues et à les introduire dans nos menus, au même titre que les condiments.

Par contre, si vous introduisez les algues dans votre alimentation, allez y progressivement pour que votre organisme s’adapte car elles peuvent parfois avoir un effet laxatif.

Autre précaution :

Les algues contiennent de grandes quantités de vitamine K, nécessaire entre autres à la coagulation du sang.
Donc, les personnes qui prennent des médicaments anticoagulants doivent en tenir compte et voir avec leur médecin traitant les sources alimentaires de vitamine K pour avoir un apport quotidien le plus stable possible (voir mon article du 18 septembre 2013).

Docteur DENJEAN qui utilise quotidiennement les algues et qui se régale…

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Les propriétés anti tumorales et immunitaires du shiitaké


Le shiitaké est un champignon parfumé comestible qui pousse sur le tronc d’un arbre de la famille des Fagacées nommé le «shii».
Les données sont insuffisantes pour suggérer un dosage. En Chine et au Japon, le champignon est pris sous forme de décoction ou dans une soupe et il n’est pas rare que l’on consomme de 6 grammes à 16 grammes par jour de shiitake séché.

Il pousse à l’ombre de ces arbres à grandes feuilles tombantes.
En japonais, «také» signifie les champignons en général. Le shiitaké est par conséquent le champignon de l’arbre «shii».

Le shii est un arbre feuillu voisin du chêne, du hêtre et du châtaignier, d’ailleurs son nom latin est «Castanopis» qui veut dire faux-châtaignier.

C’est un champignon courant en Chine où le shiitaké est cultivé depuis plus de 1000 ans et on retrouve l’explication de sa culture dans un traité agronomique pendant la dynastie Song au XIème siècle.
Mais on le retrouve déjà sous sa forme sauvage et non cultivé à la fin du IIème siècle.

Le shiitaké sauvage a toujours été connu en Chine pour sa saveur et il fait partie de la gastronomie chinoise.
D’ailleurs un ambassadeur chinois le fit connaître au Japon en l’apportant tel un exceptionnel cadeau à l’Empereur Chuai du Japon, en l’an 199 avant J.C.

Mais le shiitaké n’était pas seulement connu pour sa saveur culinaire mais aussi connu pour ses vertus thérapeutiques.
Sous la dynastie Ming, un grand médecin chinois Wu Ri le surnomma «Elixir de Vie» étant donné ses propriétés bénéfiques sur la longévité, la bonne santé sexuelle et sur l’énergie.
Durant la dynastie des Ming (1368 à 1644), un médecin chinois à écrit que le shiitaké pourrait être utilisé non seulement comme un aliment mais aussi comme un champignon médicinal à de nombreux effets thérapeutiques.
En Amérique du Nord, on commence à le cultiver dans les années 1970. En Europe, on le cultive depuis peu de temps particulièrement en Bretagne et aux Pays Bas.

Les Shiitakés sont cultivés sur des grosses branches mortes des feuillus ou depuis des décennies sur des billots de bois de ces mêmes arbres, ensemencés par du mycélium ou blanc à champignons. Ils sont ensuite plongés dans l’eau froide pour accélérer la production.
C’est sous cette forme traditionnelle de culture que le shiitaké est normalement cultivé et donne le plus de saveurs.
Mais du fait de la demande de plus en plus importante en Asie, le shiitaké est cultivé à partir de bûches artificielles composées de paille de blé et de sciure de bois, de carbonate de calcium, de gypse et de sucre.
La culture se déroule dans des milieux ou l’humidité, la température, la lumière et l’aération sont sérieusement contrôlées.

Il est cultivé maintenant dans le monde entier et est à l’heure actuelle le champignon le plus cultivé.

Le shiitaké se retrouve ensuite frais sur les marchés ou séchés dans les magasins asiatiques et dans ce cas sa saveur est plus prononcée et préférée par les japonais.

Mais le point essentiel du shiitaké n’est pas seulement sa qualité gastronomique mais ses apports bénéfiques pour la santé, notamment pour les défenses naturelles.

Il contient 26% de son poids sec en protéines, des lipides, surtout de l’acide linoléique, des hydrates de carbone, de nombreuses vitamines, des minéraux et oligo éléments primordiaux.

Des études scientifiques ont démontré que le shiitaké aide à protéger les cellules du corps contre les radicaux libres grâce à ses composés phénoliques.
En effet, les radicaux libres ont une responsabilité dans le développement des maladies cardiovasculaires, dans le développement de certains cancers et le vieillissement.

Mais son point essentiel réside dans ses propriétés anti-tumorales :

Celui qui en a d’ailleurs beaucoup parlé est le Dr David Servan-Schreiber en soulignant l’effet anti-cancer de la «lentinane», un composé polysaccaride possédant une activité anti-tumorale présent dans le shiitaké.
Le champignon brut en contient environ 0,02%.
Des études scientifiques sont en cours sur son action anti-cancer et sur son action de renforcement du système immunitaire. Et de nos jours, la lentinane est utilisée en traitement complémentaire aux traitements classiques contre le cancer, et même anti VIH en Chine et au Japon.
Le shiitaké contient de plus des substances comme la lenthionine et l’acide oxalique dont les effets anti-bactériens ont été prouvés in vitro en stimulant les cellules-T et les macrophages, qui neutralisent les antigènes étrangers dans l’organisme.
La lenthionine favorise aussi la production d’interféron, permettant aux globules blancs de lutter contre les attaques virales.

Le shiitaké permet donc ainsi de renforcer nos défenses naturelles.

Il contient aussi des oligo-éléments indispensables à notre organisme :
Du zinc nécessaire à nos défenses immunitaires, du magnésium nécessaire à la bonne marché de l’influx nerveux, du potassium vital pour la contraction musculaire et donc pour le cœur.

Le shiitaké contient aussi du cuivre qui participe à la formation de l’hémoglobine et du collagène (rappelons que la diminution du collagène est responsable de l’apparition des rides).

Le shiitaké est riche aussi en sélénium. Le sélénium est un métal rare à propriété antioxydante indispensable dans la lutte contre les radicaux libres mais aussi pour les hormones thyroïdiennes.

On retrouve aussi du phosphore, la vitamine D indispensable au capital osseux, des dents et du système immunitaire.

On trouve aussi dans le shiitaké l’indispensable manganèse qui intervient dans les processus métaboliques.

Quant aux vitamines, on trouve dans le shiitaké surtout de la vitamine B5, (acide pantothénique), de la vitamine D.

La richesse en vitamine D du shiitaké fait que celui-ci est recommandé aux végétariens pour éviter les carences de vitamine D manquante du fait de la faible consommation de poisson ou de produits laitiers.
Il est une grande source alimentaire de vitamine D après le saumon et le thon.

Le shiitaké est également une source de vitamine B2, ou riboflavine, nécessaire á la réparation des tissus, à la synthèse des hormones et pour la fabrication des globules rouges.
Il contient aussi la vitamine B3 participant à formation de l’ADN.

On retrouve aussi de la vitamine B6 nécessaire au métabolisme des protéines et des neuro-transmetteurs et de la vitamine B9 participant à la fabrication des cellules neuves et dont la carence conduit vers le vieillissement corporel.

Plus de 90% des fibres alimentaires du shiitaké sont insolubles, elles contribuent à maintenir une réelle fonction intestinale. Une alimentation riche en fibres peut participer à la prévention de maladies cardiovasculaires et du cancer du côlon, ainsi qu’au contrôle du diabète de type 2 et surtout de l’appétit.
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Il y a cependant des précautions d’usage même si l’ingestion de shiitaké est très sécuritaire, mais cependant parfois on peut avoir une légère diarrhée ou des ballonnements intestinaux lorsqu’il est consommé en grandes quantités.
Ceci est plutôt rare dans nos pays mais en Chine et au Japon, le champignon est pris en nettement plus grosse quantité sous forme de décoction ou dans une soupe et il est fréquent que soit consommé de 6 grammes à 16 grammes par jour de shiitaké séché.

Une précaution toutefois : il est recommandé de ne surtout pas consommer ce champignon cru car alors il y a de forts risques d’urticaire provoquant de fortes démangeaisons.
De plus, comme il fluidifie le sang, il faut le consommer très modérément si l’on prend des anti coagulants.

Alors, comme ce champignon est délicieux, autant ne pas hésiter à en consommer assez souvent.

Docteur DENJEAN qui fait souvent au menu une fricassée de Shiitakés.

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