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Nickel, chrome, cobalt: attention aux allergies..

Les sensibilisations aux métaux sont nécessaires et fréquentes, avec en tête le nickel, le chrome et le cobalt.
Ces sensibilisations entraînent des eczémas aigus et chroniques, souvent douloureux, et particulièrement difficiles à vivre.
Environ 12% de la population est allergique au nickel.
Beaucoup d’objets en contiennent : boutons, rivets, ceintures, fermetures-éclair, les bijoux fantaisie, les ordinateurs portables et les téléphones mobiles sont les sources de contact au quotidien aux métaux.
Cette allergie se développe encore plus rapidement en cas de transpiration.

Des tentatives de régulation du nickel ont été mises en place dans certains pays puis au niveau européen. Certains objets d’utilisation courante tels : les clés, porte-clés, ciseaux, pièces, outils, rasoirs électriques, poignées de tiroir, etc…

Des objets d’utilisation médicale peuvent aussi contenir du nickel : prothèses orthopédiques, dentaires et cardiaques.
On en retrouve dans certains cosmétiques et produits de maquillage (surtout le pigment brun) et dans certains détergents.

Ne pas oublier qu’il existe des allergies croisées avec certains aliments :
Le cacao, les harengs, les huîtres, certains légumes (épinards, haricots verts, oignons, petits pois, tomates), les margarines et les mayonnaises industrielles, les poires, le thé, etc….
Certains aliments s’enrichissent en nickel lors de la cuisson dans des casseroles dites en « acier inoxydable » (surtout le café, les légumes, le poivre, les pommes, la rhubarbe, le vin, le vinaigre).

Par contre les ustensiles de cuisine en aluminium, en émail ou en téflon ne libèrent jamais de nickel.

À savoir : les gants en caoutchouc laissent passer les poussières de nickel, ce qui n’est pas le cas des gants en PVC.

Le spot test au diméthylglyoxime permet de visualiser la libération de nickel par les objets métalliques, il prend rapidement une couleur rose au contact du nickel.

Il existe fréquemment une co-sensibilisation au nickel/chrome/cobalt.

Le chrome est typiquement présent dans le cuir et le ciment, l’acier inoxydable et d’autres alliages. La prévalence de l’allergie au chrome tend actuellement à augmenter.

Le cobalt peut aussi être présent dans certains objets métalliques mais aussi dans le cuir suite au tannage (vêtements, chaussures, canapés, fauteuils), le ciment qui provoque la dermite des cimentiers, la terre, l’encre des tatouages provoquant des réactions parfois à retardement.

On en trouve aussi dans les cosmétiques.

De même les appareillages médicaux contiennent du cobalt : 75% des alliages dentaires libéreraient du cobalt et 10% les implants orthopédiques.

Dans ce cas aussi, il faut éviter certains aliments :
Haricots, Betteraves, Choux, Abricots, Noix, Foie, Coquille Saint-Jacques, Pain complet, Clous de girofle, Café, Thé, Cacao, Chocolat, Bière, etc…

Un spot test pour le cobalt a récemment été développé.
Les bijoux et les clés ne libéreraient que très peu de cobalt par rapport au nickel mais les objets métalliques sombres bien plus que la norme acceptable.

Le chrome métal n’est pas allergisant en lui même et les allergènes sont les sels de chrome hexavalent et trivalent.
Le chrome et ses sels sont retrouvés dans de nombreux secteurs professionnels, essentiellement le ciment dans la construction et le BTP, le cuir (industrie de la chaussure, port de chaussures de sécurité, maroquinerie), soudure, pigments (de peintures, céramiques, encres, vernis…), agents anti-corrosion, chromage de pièces métalliques pour les protéger de l’usure, galvanoplastie, etc…

L’exposition au chrome pour les non professionnels se fait essentiellement par le cuir (tannage et teinture) : 95% des chaussures en cuir en contiendraient…
L’allergie se développe d’autant plus que le pied est humide.
Donc il est absolument conseillé de toujours mettre des chaussettes avant d’enfiler ses chaussures.
Un spot test pour le chrome a aussi été développé mais aucune étude clinique ne s’en est servie pour l’instant.

Entre 0,2% et 0,7% de la population est allergique au chrome hexavalent.
Cela représente environ entre un et trois millions d’Européens.

Docteur DENJEAN qui est toujours à l’affût des nombreuses études comportant les sensibilisations aux différents métaux qui sont allergisants.

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Le rouge à lèvres serait toxique

De tous temps les femmes ont aimé se farder.

Des études archéologiques ont prouvé que la première utilisation d’un rouge à lèvres est retrouvée il y a environ 5000 ans en Mésopotamie.
Il était fabriqué à partir de pierres semi-précieuses broyées et mélangées à de la pâte ou à de la cire d’abeille.

Le rouge à lèvres se diffuse surtout à partir du XVI ème siècle et Il est alors utilisé aussi bien par les hommes que par les femmes.

Au XVII ème siècle, les femmes utilisaient des raisins noirs ajoutés â des sucs d’orcanette. Plus tard ce fut des cérats à base de cire et d’huile.

Au XVIII ème siècle, les femmes utilisaient la composition de moelle de veau, pommade de concombre et cire vierge.

La naissance du rouge à lèvres de notre époque est octroyée au chimiste Paul Baudecroux qui invente dans les années 1920 le célèbre rouge à lèvres indélébile « Rouge Baiser » et aux frères Revson qui ont conçu en 1932 un vernis coloré assorti au rouge à lèvres.

Une information préoccupante pour les adeptes du rouge à lèvres : le rouge à lèvres serait toxique.
En effet une étude américaine a récemment démontré que ce cosmétique existant depuis longtemps possède souvent dans sa formule des métaux toxiques.

Des chercheurs de l’Université Berkeley ont conduit une étude bien spéciale : en effet, ils ont testé 32 gloss (brillants à lèvres) et rouges à lèvres afin de les analyser.
Ces cosmétiques auraient tous été achetés aux Etats-Unis en grandes surfaces ou dans des salons d’esthétique.
Ils ont choisi des marques connues et utilisées par de nombreuses femmes.
Le résultat de cette étude est des plus inquiétants : près de neuf métaux toxiques ont été identifiés dans 60% des gloss.

Des particules d’aluminium, réputé toxique pour les poumons, de chrome qui est cancérigène, de manganèse qui est reconnu toxique pour le système nerveux, ont été détectées dans les divers rouges à lèvres et gloss testés.
Les chercheurs ont aussi relevé la présence de cire d’abeille, utilisée pour la pigmentation ainsi que de l’huile de castor pour sa qualité graisseuse et sa brillance. Et plus inquiétant, du plomb, du cadmium.

​Ces métaux sont présents en quantité suffisamment importante pour alerter les chercheurs sur un possible problème de santé.
Cependant certains chercheurs ont tenté de nous rassurer : les doses de métaux lourds que contiennent ces rouges à lèvres sont élevées mais en fait pas assez pour intoxiquer la femme qui les utilise.

Pourtant, «certains des métaux toxiques sont présents à des niveaux qui pourraient avoir un effet à long terme», prévient Katharine Hammond, principal auteur de l’étude publiée dans la revue Environmental Health.
Une consommatrice ingèrerait entre 24 milligrammes de produit par jour (la moyenne) et 87 milligrammes pour les plus accrocs , qui se remettent plusieurs fois par jour du rouge à lèvres.

Début avril, en France, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir avait dénoncé la présence de perturbateurs endocriniens dans de nombreux produits de beauté. Des molécules susceptibles de modifier le système hormonal humain.

Docteur DENJEAN qui va regarder son bâton de rouge à lèvres d’un autre œil !!!

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