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Les ultrasons favorisent la cicatrisation 

 Les plaies chroniques affectent 2 à 5% de la population et perturbent beaucoup la qualité de vie des personnes touchées.On parle de plaies chroniques des plaies qui ne sont pas cicatrisées en 4 à 6 semaines.

Des chercheurs britanniques, de l’Université de Bristol, ont essayé avec d’excellents résultats (chez la souris) un nouveau traitement permettant d’activer et d’accélérer la cicatrisation des plaies chroniques et ont publié leurs résultats dans le Journal of Investigative Dermatology.
Cette nouvelle technologie utilise les ultrasons qui en pénétrant dans la peau déclenchent une cascade de réactions biochimiques stimulant les cellules de la peau (fibroblastes).
« L’ultrason est une onde mécanique et élastique, qui se propage au travers de supports fluides, solides, gazeux ou liquides. La gamme de fréquences des ultrasons se situe entre 20.000 et 10.000.000 Hertz, trop élevées pour être perçues par l’oreille humaine.

Le nom vient du fait que leur fréquence est trop élevée pour être audible pour l’oreille humaine (le son est trop aigu : la gamme de fréquences audibles par l’homme se situe entre 20 et 20.000 Hertz). » Wikipedia

Les ultrasons sont utilisés dans l’industrie ainsi que dans le domaine médical.
Il faut savoir que dans une peau saine, la protéine fibronectine responsable de l’adhérence cellulaire active les fibroblastes, permettant la migration des cellules vers la plaie.
Le traitement par les ultrasons va stimuler la cicatrisation à la place de la fibronectine et favoriser ainsi de la même manière la migration des fibroblastes vers la plaie.

De plus, le traitement par ultrasons permet de réduire le risque d’infection, un « plus » particulièrement intéressant chez des patients âgés ou ayant un système immunitaire défaillant.
Les chercheurs les ont testés chez des souris, âgées, diabétiques qui avaient non seulement des plaies chroniques mais aussi des problèmes de cicatrisation du fait de leur diabète et de leur âge.
Le traitement par ultrasons a permis de stimuler la cicatrisation en diminuant de 30% le temps de guérison des lésions.

Cette diminution de 30% a permis à ces souris âgées de retrouver un temps de cicatrisation comparable à celui de souris jeunes et surtout en bonne santé. 

Les chercheurs désirent tester cette méthode chez l’homme dans les années à venir.

Ils veulent tester en priorité les patients avec des risques de plaies chroniques c’est à dire les patients alités avec des escarres dues à une pression continue, les sujets âgés présentant des ulcères de jambe d’origine vasculaire ou encore les diabétiques avec des ulcères sur la peau : 15% de diabétiques présentent des plaies chroniques au pied ou pied diabétique avec mal perforant plantaire.

Les chercheurs britanniques estiment que ce traitement pourrait économiser, chaque année, plus de 3 milliards de livres de dépenses de santé au Royaume Uni, grâce à la réduction de 30% du délai de cicatrisation.

Le Docteur Mark Bass, principal auteur de cette étude, souligne aussi que ce traitement permettrait de soulager la douleur et le risque d’amputation associés aux ulcères de jambe.

De plus, ce traitement ne comporte pas les effets secondaires liés aux traitements médicamenteux. 
C’est donc un grand espoir pour la prise en charge des plaies chroniques.

Docteur DENJEAN, très intéressée par cette étude car les ultrasons donnent déjà des résultats intéressants en médecine esthétique….
  

L’hélichryse ou immortelle bien utile en dermatologie

L’Hélichryse utilisée sous forme d’huile essentielle est inégalable en efficacité pour traiter les bleus et elle est aussi excellente pour la réparation cutanée, la cicatrisation et en outre utilisée comme antirides.

L’hélichryse, plus connue sous le nom d’immortelle, est une plante qui pousse en altitude à l’état sauvage essentiellement en Corse dans des parcelles cadastrées et en respectant les principes de développement durable.
On la trouve aussi en Sardaigne, voire en Croatie ou en Slovénie poussant toujours dans des conditions particulières.

C’est une plante vivace de 30 à 50 centimètres de haut présente sur le pourtour méditerranéen, caractérisée par des feuilles argentées en forme d’aiguilles avec une tige couverte d’un duvet, elle possède des petites fleurs jaune or et elle pousse par touffe sur les terrains sablonneux, rocailleux et son seul élément vital est le soleil.

L’immortelle est une plante médicinale déjà connue à l’époque gréco-romaine puisque Apollon, Dieu des arts, des guérisons et des purifications était représenté avec une tiare d’immortelles.

Son nom immortelle vient du fait que les fleurs, une fois séchées, se conservent très longtemps.
L’Helichrysum italicum fait partie des astéracées et les botanistes la considère comme la plante la plus évoluée du règne végétal.
Son nom vient du grec hélios, le soleil et la lumière et chrysos, l’or.
Italicum vient du latin ‘italicus’ car c’est en Italie qu’elle a été décrite pour la première fois.

La récolte doit se faire surtout en juin et juillet ce qui est le meilleur moment pour récupérer les substances que l’on veut extraire car la plante ne développe pas les mêmes composants selon la période de l’année.

Il faut 1 tonne minimum de sommités fleuries récoltées et séchées pour 1kg d’huile essentielle et encore dans les bonnes années.
L’huile essentielle est obtenue par distillation à la vapeur d’eau.
Une seule coupe est effectuée chaque année.

Ceci explique que l’huile essentielle d’hélichryse est assez chère car particulièrement rare et difficile à produire.
Mais elle est tellement efficace que quelques gouttes suffisent.
On recommande 6 gouttes au maximum par jour.
Il faut compter environ 25 euros pour un flacon de 5 millilitres et bien sur BIO.

L’huile essentielle d’immortelle a une odeur intense qui rappelle le maquis Corse.
Certains la perçoivent douce mais pour d’autres elle n’est pas perçue comme agréable.

Les principaux constituants donnent donc à l’hélychrise des propriétés à la fois anti-hématome et réparatrice cutanée.

On note essentiellement :
• Alpha-pinène : 1 à 2 %
• Acétate de néryle : > 30 %
• Alpa et gamma-curcumène : 20 à 25 %
• Italidiones : 5 à 10 %

L’huile essentielle d’hélichryse «fluidifie» le sang mais en même temps renforce les tissus.
Ce qui explique son efficacité remarquable pour traiter un hématome, une contusion (C’est la raison pour laquelle elle a été surnommée « huile du boxeur »), la couperose ou les varicosités en association avec les traitements lasers par exemple.

En outre, grâce aux esters contenus dans la plante, l’immortelle à des propriétés anti spasmodiques et est donc parfois utilisée pour le mal de dos, les courbatures et certaines douleurs, voire même pour le hoquet.

L’huile essentielle d’helichryse italienne est neurotoxique de par ses cétones donc il faut l’utiliser en très petite quantité.
Elle est contre indiquée pour les jeunes enfants et pendant la grossesse ni pendant l’allaitement.
Attention aussi en cas de traitement anti-coagulant puisque l’Hélichryse fluidifie le sang.
Une réaction de type allergique est bien entendu toujours possible. (Ne pas hésiter à faire un test dans le pli du coude ou derrière l’oreille avant l’utilisation répétée de cette huile essentielle).

Docteur DENJEAN qui utilise très souvent l’hélichryse en post injection surtout sur une peau fragile pour réduire d’éventuels hématomes.

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Le Centella asiatica et la peau

Centella asiatica est une espèce de plante herbacée annuelle de la famille des « Apiaceae » originaire d’Asie et d’Océanie.
Son nom scientifique est Hydrocotyl asiatica L.
Selon les pays cette plante est connue aussi sous le nom de Gotu kola, Antanan, Pegaga, et Brahmi.

C’est en 1940 que la principale substance active de la Centella asiatica a été isolée : il s’agit de l’asiaticoside.

En Inde, en Chine et en Indonésie, les propriétés médicinales du gotu kola sont connues depuis plus de 2000 ans.

On lui attribue de nombreuses facultés :
La médecine ayurvédique et chinoise considère le centella asiatica comme un régénérateur des cellules nerveuses et du cerveau et comme anxiolytique.
Au Sri Lanka, un proverbe populaire veut que « deux feuilles par jour éloignent la vieillesse », notamment parce qu’il fait partie du régime alimentaire des éléphants, dont la longévité est bien connue dans le règne animal.
Lorsqu’on mange ses feuilles crues en salade, le « pegaga » est censé avoir un effet réjuvénateur.
À petites doses, c’est un stimulant intense de la régénération tissulaire mais il peut devenir un stupéfiant à fortes doses !
Le principe actif principal est l’asiaticoside.

Une décoction de feuilles permet de réduire l’hypertension.

En usage externe, elle possède des propriétés cicatrisantes :
Sur le plan dermatologique, cette plante soigne les blessures, divers problèmes cutanés et les troubles veineux.
D’ailleurs, en médecine ayurvédique, elle est encore dénommée « l’herbe du tigre » car les tigres avaient pour habitude de se rouler dedans et longuement lorsqu’ils étaient blessés.
En effet cette plante, en usage externe, améliore le processus de cicatrisation en stimulant la production de collagène et aussi de fibroblastes, des cellules qui permettent la régénération des tissus. Elle est efficace sur les brûlures, pour la guérison des plaies, pour améliorer les cicatrices post chirurgicales et pour atténuer les inflammations cutanées.
C’est pour cette raison qu’on la retrouve généralement dans certains cosmétiques.

Ainsi donc, utilisée traditionnellement dans de nombreux pays pour son action sur le système nerveux et sur la régénération des tissus, la centella asiatica est de nos jours et dans nos pays essentiellement utilisée pour la fabrication de crèmes cosmétiques.

Docteur DENJEAN qui mangerait bien ses 2 feuilles par jour mais … pas plus !

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Favoriser la cicatrisation

Et voilà, l’ accident est arrivé, la peau est entamée: vite, tout entreprendre pour éviter une cicatrice

Alors que faire en premiers soins:

Nettoyer la plaie+++:
Toute plaie infectée retarde la cicatrisation (être encore plus vigilant en cas de diabète)
Donc laver la blessure à l’eau savonneuse.
Si la plaie à eu lieu à cause d’un objet sale, il faut désinfecter avec un antiseptique.

Il faut ôter toutes les salissures: cailloux ou poussières, bouts de verre, terre etc…. Ils empêchent une bonne cicatrisation et certaines inclusions peuvent même laisser des marques indélébiles comme par exemple des particules de bitume et créer ce que l’on appelle un « tatouage » accidentel.

Une fois nettoyée, la plaie doit être protégée et couverte avec un pansement imperméable et non adhérent car une la plaie qui sèche à l’air libre va se terminer en croûte. Cette croûte va tirailler et on aura tendance à l’arracher avec des risques de surinfection.
Le pansement doit être stérile et maintenir la plaie dans un milieu humide à l’abri de l’air, de l’infection et aussi la protéger du soleil pour éviter qu’ elle pigmente.

Les pansements dits hydrocellulaires ou les tulles gras sont conseillés car ils vont maintenir la plaie dans une atmosphère humide et activer la réparation des tissus cutanés.

Ce pansement doit être laissé en place au moins 48h+++
En effet si on le retire trop tôt, les cellules qui sont en cours de régénération vont être arrachées, les fibres de collagene qui comblent la plaie vont partir avec le pansement et ce sera encore un retard à la cicatrisation.

Pour favoriser le processus de cicatrisation on peut ensuite appliquer une crème cicatrisante si on veut accélérer la réparation.

On peut aussi s’aider de l’homéopathie : staphysagria en 7 ch 4 fois par jour associé à Arnica 7ch surtout en cas de brûlure et même belladona 5ch pour la rougeur et l’oedème.
Calendula 5ch peut aussi accélérer la cicatrisation et atténuer les contusions associées.

Il ne faut pas hésiter à demander conseil car nous sommes inégaux face à la cicatrisation, beaucoup de facteurs interviennent:
l’âge, la couleur de la peau ( les peaux noires tâchent et cicatrisent en épaisseur), la localisation (les tensions d’un dos ont tendance à écarter les berges de la plaie).

Alors si malgré toutes ces précautions la plaie laisse une cicatrice qui vous gâche la vie il existe diverses méthodes pour l’aider à s’effacer: injections, relèvement de cicatrice, laser, peelings…

Mais avant d’envisager ces traitements esthétiques, le dermatologue vous conseillera d’ attendre au moins 6 mois car une cicatrice continue à évoluer dans le bon sens.

Une cicatrice très affichante au début peut s’atténuer ensuite !

En conclusion, prenez toutes les précautions à la moindre plaie et si la cicatrice survient, ne désespérez pas la nature fait bien les choses et elle s’atténuera soit spontanément soit avec l’aide de la dermatologie esthétique.

Docteur DENJEAN qui fait confiance à la merveilleuse mécanique du corps humain…

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Mimosa tenuiflora

Ce mimosa pousse uniquement dans le sud-est du Mexique, dans l’état du Chiapas.

En 1984, dans une banlieue de Mexico, une centrale gazière explose, faisant plus de trois mille victimes, brûlées au deuxième ou troisième degré. Les grands brûlés, ceux dont la peau est détruite à plus de 60 %, sont traités par du mimosa tenuiflora, faute d’autres médicaments en quantité nécessaire.

Résultat : les brulés ont cicatrisé rapidement et avec une récupération étonnante,

La peau était déjà partiellement cicatrisée après quinze jours et totalement en moins d’un mois. Quatre-vingt-dix jours plus tard, le système pileux avait repoussé, la peau était reconstruite sans aucune séquelle, totalement reconstituée sans greffe.

Le corps médical redécouvre à cette occasion les propriétés du mimosa ténuiflora et s’en sert à nouveau lors du terrible tremblement de terre de Mexico l’année suivante.
Le tepescohuite (arbre à peau en nahuatl, dialecte le plus parlé du Mexique) est alors décrété « patrimoine national » par le gouvernement mexicain.

Les guérisseurs des Indiens Mayas, au dixième siècle, connaissaient déjà ses vertus régénératrices et appliquaient sur les plaies son écorce broyée qui calmait les douleurs et permettait à l’épiderme de cicatriser rapidement et sans laisser de marque ; elle était utilisée pour les traitements des plaies et des brûlures grâce à ses propriétés régénératrices et réparatrices de l’épiderme.

Les principes actifs sont extraits de son écorce et contiennent :

• des tanins qui augmentent l’imperméabilité de la peau et la raffermissent en resserrant les pores ;
• des bioflavonoïdes (pigments protecteurs aux propriétés veinotoniques) ;
• de nombreux oligoéléments (zinc, fer, magnésium, cuivre, manganèse) indispensables au bon développement des processus biochimiques des cellules.

Les bioflavonoïdes ont une action anti-radicalaire majeure, inhibant les enzymes et les radicaux libres qui agressent le collagène, l’élastine et l’acide hyaluronique. Ainsi, ils ralentissent le processus de vieillissement cutané. Leur action veinotonique correspond à une augmentation de la résistance de la paroi des capillaires sanguins et à une diminution de leur perméabilité membranaire. Cela stimule la circulation veineuse et capillaire et améliore les échanges intracellulaires, relançant le processus cicatrisationnel.

La poudre d’écorce contient aussi :

• un puissant analgésique qui explique le soulagement immédiat des brûlures ;
• un agent bactériostatique et un agent fongicide qui permettent la guérison des lésions dermiques
• des acides aminés (leucine, valine, tyrosine, arginine et lysine) qui favorisent la fixation de l’eau par la couche cornée. La peau conserve alors un bon niveau d’hydratation, condition essentielle pour le déroulement optimal de tous les métabolismes cellulaires.

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