Archives de Tag: collagène

Les crèmes à la Vitamine A Acide


Les crèmes à la vitamine A acide sont du domaine médical, et donc à ce titre, doivent être uniquement utilisées sur prescription médicale.
Ce n’est pas un produit de cosmétologie et pourtant elles sont assez souvent utilisées dans le traitement du vieillissement de la peau dû au soleil.

Comment agissent elles?

Elles agissent sur le derme en stimulant l’activité des fibroblastes.
Le fibroblaste est une cellule présente dans le derme et son rôle est essentiel, à tel point qu’elle est parfois appelée cellule de soutien.
Le fibroblaste permet la cohérence et la souplesse du derme.
Elle fabrique de très nombreux composés, dont le collagène, et participe activement au phénomène de réparation tissulaire lorsque c’est nécessaire.

Donc les crèmes à la vitamine A Acide en stimulant les fibroblastes, et au bout de quelques mois, elles favorisent l’apparition de fins faisceaux de collagène dans le derme.
Les rides et ridules diminuent.
L’épiderme s’améliore et les cellules cornées à sa surface redeviennent normales.
Le teint devient nettement plus lumineux.

Malheureusement pour garder ce résultat, le traitement doit continuer indéfiniment sinon les bénéfices stoppent et on revient à l’état antérieur.
Ces crèmes sont irritantes et mal tolérées par certaines peaux fines et fragiles.
Elles doivent être prescrites avec des crèmes hydratantes pour minimiser les effets secondaires tels tiraillements, sécheresse de la peau voire intolérance totale.
Ces crèmes à la vitamine A acide doivent être appliquées uniquement le soir, après la toilette, et surtout sur une peau bien sèche (très important).
Les crèmes hydratantes seront appliquées le matin.
Du fait de l’irritation secondaire, l’application ne peut être supportée tous les jours et il faut souvent faire un arrêt de quelques jours pour que l’irritation soit dissipée avant de faire la reprise du traitement.
En conclusion , l’application de crème à la vitamine A acide n’est pas anodine et surtout ne doit se faire que sur prescription médicale. Surtout après avis du Dermatologue qui après examen de votre peau jugera si c’est une indication et évaluera les bénéfices par rapport aux risques.

Docteur DENJEAN qui préférerait qu’en tout premier lieu, on évite surtout le vieillissement dû au soleil….

20130228-140108.jpg

Le Centella asiatica et la peau


Centella asiatica est une espèce de plante herbacée annuelle de la famille des « Apiaceae » originaire d’Asie et d’Océanie.
Son nom scientifique est Hydrocotyl asiatica L.
Selon les pays cette plante est connue aussi sous le nom de Gotu kola, Antanan, Pegaga, et Brahmi.

C’est en 1940 que la principale substance active de la Centella asiatica a été isolée : il s’agit de l’asiaticoside.

En Inde, en Chine et en Indonésie, les propriétés médicinales du gotu kola sont connues depuis plus de 2000 ans.

On lui attribue de nombreuses facultés :
La médecine ayurvédique et chinoise considère le centella asiatica comme un régénérateur des cellules nerveuses et du cerveau et comme anxiolytique.
Au Sri Lanka, un proverbe populaire veut que « deux feuilles par jour éloignent la vieillesse », notamment parce qu’il fait partie du régime alimentaire des éléphants, dont la longévité est bien connue dans le règne animal.
Lorsqu’on mange ses feuilles crues en salade, le « pegaga » est censé avoir un effet réjuvénateur.
À petites doses, c’est un stimulant intense de la régénération tissulaire mais il peut devenir un stupéfiant à fortes doses !
Le principe actif principal est l’asiaticoside.

Une décoction de feuilles permet de réduire l’hypertension.

En usage externe, elle possède des propriétés cicatrisantes :
Sur le plan dermatologique, cette plante soigne les blessures, divers problèmes cutanés et les troubles veineux.
D’ailleurs, en médecine ayurvédique, elle est encore dénommée « l’herbe du tigre » car les tigres avaient pour habitude de se rouler dedans et longuement lorsqu’ils étaient blessés.
En effet cette plante, en usage externe, améliore le processus de cicatrisation en stimulant la production de collagène et aussi de fibroblastes, des cellules qui permettent la régénération des tissus. Elle est efficace sur les brûlures, pour la guérison des plaies, pour améliorer les cicatrices post chirurgicales et pour atténuer les inflammations cutanées.
C’est pour cette raison qu’on la retrouve généralement dans certains cosmétiques.

Ainsi donc, utilisée traditionnellement dans de nombreux pays pour son action sur le système nerveux et sur la régénération des tissus, la centella asiatica est de nos jours et dans nos pays essentiellement utilisée pour la fabrication de crèmes cosmétiques.

Docteur DENJEAN qui mangerait bien ses 2 feuilles par jour mais … pas plus !

20130211-224022.jpg

Âge et déclin


Âge et déclin

Avec l’âge, la peau décline et malheureusement tout commence à la trentaine et même entre 25 et 30 ans.
Les cellules se renouvellent moins vite et les plus anciennes cellules s’éliminent moins rapidement, elles s’accumulent et donne à notre peau un aspect moins lumineux, plus brouillé.
Les cellules qui fabriquent les fibres collagène et élastiques diminuent et la peau devient plus fine, beaucoup moins souple.
Les glandes sébacées s’atrophient et donc la production de sébum diminue et la peau devient beaucoup plus sèche.
Elle est nettement moins résistante aux chocs.
Bien entendu, cela commence certes inexorablement mais lentement au début, puis le processus s’accélère avec les années pour s’aggraver à la ménopause ou la chute des œstrogènes aggrave la chute du collagène et de l’élastine..
Ce phénomène se retrouve chez les hommes avec l’andropause, syndrome discuté par certains, mais pourtant réellement existant.
En effet, les hommes aussi subissent une chute de leurs hormones (testostérone) après la cinquantaine, ce qui a pour effet chez eux aussi à un amincissement et une sécheresse de la peau.
Ce phénomène de déclin de la peau est lié aussi à la génétique bien sur et à l’environnement (stress, manque de sommeil, tabac, alcool, soleil).
Alors que faire devant ce déclin implacable ?
Faire au maximum de la prévention : favoriser une vie saine avec une alimentation équilibrée riche en anti oxydants, éviter le tabac, se protéger efficacement du soleil (en effet à quoi sert de s’exposer et de s’abimer definitivement la peau pour un bronzage bien éphémère ?).
Utiliser de bonnes crèmes anti rides, anti âge avec soit de la vitamine C, soit du rétinol par exemple.
Quant à l’acide hyaluronique dans les crèmes, n’espérez pas qu’il va combler vos rides car il ne pourra pénétrer dans la peau juste en appliquant une fine couche de crème, mais il va agir par son fort pouvoir hydratant.
Enfin, il faut toujours penser à hydrater sa peau aussi par l’intérieur en buvant suffisamment d’eau. (Minimum 1 litre et demi par jour)
Penser à laisser une coupelle d’eau près des radiateurs pour que l’air ambiant ne soit pas trop sec afin de ne pas déshydrater votre peau.
Une belle plante à toujours besoin d’eau !
Alors vous aussi…

Docteur DENJEAN qui pense toujours à préserver et à hydrater sa peau.

20130209-235403.jpg

La vitamine C et la peau


La vitamine C est une vitamine dite hydrosoluble qui est sensible à la chaleur et à la lumière qui un rôle primordial dans notre métabolisme.

La vitamine C est nécessaire à la synthèse du collagène et des globules rouges et joue un rôle dans le système immunitaire.
Elle favorise aussi l’absorption du fer et son métabolisme.
C’est un important antioxydant qui permet de lutter contre les radicaux libres.

La vitamine C existe essentiellement dans les fruits et les légumes d’été, fraises par exemple, et en hiver dans les agrumes. Les kiwis constituent une excellente source de vitamine C. Vous pourrez aussi faire le plein de vitamine C en consommant des légumes d’hiver tels que les carottes ou les poireaux.

Nos besoins en vitamine C s’élèvent à environ 110 mg par jour pour une personne adulte. Donc à peu près : 150 g de fruits, 100 g de crudités et 200 g de légumes cuits par jour.

La vitamine C est nécessaire pour notre énergie certes, mais elle est aussi essentielle pour avoir une belle peau surtout pour lutter contre le vieillissement.

En effet, la vitamine C stimule la prolifération des fibroblastes et donc la synthèse de collagène et permet donc de restaurer le relief cutané qui s’amenuise en vieillissant et permet donc d’estomper les ridules.

De plus la vitamine C de par son action anti radicalaire permet de lutter contre les radicaux libres favorisés par les expositions solaires.

La vitamine C améliore le grain de la peau, donne un teint lumineux et atténue le teint gris des fumeurs et des grands stressés.
De plus elle participe à la régulation de l’activité des mélanocytes.

Par contre le dosage minimum de vitamine C pour qu’une crème cosmétique soit efficace contre le vieillissement cutané photo induit, lié au soleil et à l’âge, doit être au minimum de 5% voire 10%.
Il semblerait que les 2 dosages 5 et 10 % soient aussi efficaces.
Il faut appliquer la crème une fois par jour pendant 6 mois pour avoir un effet maximum.
Par contre il faut persévérer dans l’application des crèmes pour garder un résultat durable.

À savoir :

Pour qu’une crème à la vitamine C soit efficace, il faut que la vitamine C soit sous sa forme naturelle, c’est-à-dire sous sa forme naturelle L-ascorbique dextrogyre et qu’elle ne soit pas oxydée.
Dans ce cas son absorption percutanée est maximale et surtout si le pH est inférieur ou égal à 3,5.
Par contre l’apport de vitamine C par voie orale ne semble pas vraiment efficace au niveau de la peau, il faut donc l’utiliser par voie topique.
Alors n’hésitons pas, choisissons une alimentation riche en vitamine C pour  » booster  » notre énergie et une crème à la vitamine C pour sublimer notre peau.

Docteur DENJEAN qui aime tous les fruits et légumes et qui veut toujours garder sa peau de pêche.

20130202-194013.jpg

20130202-194029.jpg

La peau est un organe extraordinaire, suite: le derme et l’hypoderme.


Le derme est la seconde couche de la peau, Il se situe juste en dessous de l’épiderme.
Le derme nourrit et soutient l’épiderme et est 4 fois plus épais que l’épiderme.
Il a une épaisseur moyenne de 1 à 2 mm et il est plus épais au niveau des paumes et des plantes des pieds (3 à 4 mm) et plus fin au niveau des paupières (0.6 mm).

Le derme est classiquement divisé en deux:

Le derme papillaire, le plus superficiel, qui se trouve sous l’épiderme.
C’est un tissu conjonctif lâche constitué de fines fibres de collagène et de fibres élastiques orientées perpendiculairement à l’épiderme.

Le derme réticulaire plus profond qui est un tissu conjonctif plus dense composée d’un entrecroisement de grosses fibres de collagène et de fibres élastiques présentant une orientation préférentiellement paralléle à la surface de la peau.

Le derme est riche en fibres collagènes et élastiques fabriquées par les fibriblastes ce qui donne à la peau sa résistance et son élasticité..
Le tout baignant dans la matrice extra-cellullaire.

Le collagène ainsi fabriqué donne à la peau la résistance et l’élasticité nécessaires pour la protéger contre les agressions extérieures. Les fibres de collagène sont capables de fixer l’eau et contribuent ainsi à l’hydratation de la peau.
Il participe aussi à la réparation des coupures et des écorchures.

On constate de multiples vaisseaux sanguins qui permettent la nutrition de l’épiderme.
Le derme contient aussi des terminaisons nerveuses permettant la sensibilité au toucher, à la douleur et à la température qui permettent la protection et la réparation des tissus endommagés. Le derme renferme également la base du poil ainsi que les glandes sébacées et sudoripares.
Le derme contient aussi les mastocytes et macrophages qui sont les représentants du système immunitaire.

Sous le derme, se trouve l’hypoderme:

L’hypoderme est la partie la plus profonde de la peau. C’est un tissu conjonctif assez lâche contenant une grande quantité de cellules adipeuses et permet d’amortir les pressions exercées sur la peau.

Son rôle est celui d’un tissu de jonction et de glissement au-dessus des muscles.

20130129-234840.jpg

%d blogueurs aiment cette page :