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Le poivron en prévention de la maladie de Parkinson?

En France, la maladie de Parkinson atteint 100000 personnes.
C’est une maladie chronique, incurable qui provoque des tremblements et un ralentissement des mouvements.
Biologiquement, il s’agit d’un déficit du neurotransmetteur la dopamine, ce qui explique la prescription de L Dopa pour atténuer les symptômes.

Récemment, une étude américaine, parue dans le journal « Annals of Neurology » montre que la consommation de poivron pourrait réduire le risque de maladie de Parkinson.
Le poivron fait partie de la famille des solanaceae tout comme les tomates( déjà étudiées pour leur effet protecteur sur le cancer de la prostate) les pommes de terre et les aubergines qui en sont les fruits et tubercules comestibles.
Leur particularité est de contenir de la nicotine.

C’est une faible concentration certes mais suffisante pour saturer une partie importante des récepteurs nicotiniques a4b2 dans le cerveau humain.
Or dans les études animales sur la maladie de Parkinson la stimulation des récepteurs nicotiniques protègent les neurones dopaminergiques.

Auparavant, d’autres études avaient démontré que la nicotine contenue dans le tabac pourrait avoir un effet protecteur sur la maladie.
(La nicotine est dérivée de plantes de l’espèce Nicotania elle aussi de la famille des Solanaceae.)
Mais fumer provoque des maladies bien plus graves!

Les auteurs de ce travail ont donc souhaité évaluer les effets de la nicotine provenant de sources alimentaires sur le risque de maladie de Parkinson.
(Ce qui me semble tout de même préférable au tabac bien trop nocif pour la santé!)

Il s’agit d’une étude sur 490 malades atteints de maladie de Parkinson de diagnostic récent et sur 644 personnes non malades.

Tous ont répondu à un questionnaire standardisé sur leur consommation de tabac et d’aliments de la famille des Solanaceae.
La consommation de légumes n’appartenant pas aux Solanaceae a été notée.
Les participants de cette étude devaient indiquer la fréquence de consommation de chacun de ces aliments (jamais, 1 à 3 fois par mois, 1 fois par semaine ou plus)

L’étude à ainsi montré que la consommation de Solanaceae s’associe à une diminution du risque de maladie de Parkinson mais surtout avec le poivron.
Donc, la consommation de poivron plus de 2 à 4 fois par semaine s’ associe à une réduction de plus de 30 % du risque de maladie de Parkinson.
L’effet protecteur du poivron existait également chez des patients qui n’avaient jamais fumé ou peu fumé.

À l’inverse, il n’a été observé aucune influence avec la consommation de végétaux n’appartenant pas à la famille des Solanaceae.

Cette étude est très intéressante car elle démontre une fois de plus le rôle préventif de certains aliments.

Il faut rappeler, de plus, que les aliments riches en flavonoïdes et plus particulièrement en anthocyanes diminuent eux aussi le risque de développer la maladie de Parkinson ( aliments tels le thé vert, les pommes, oranges, vin rouge en petite quantité, baies comme les mûres, myrtilles, cassis, framboises mais aussi les cerises et le raisin noir)
Rappelons que ce sont les flavonoïdes qui donnent leur couleur aux végétaux.

Je reste persuadée qu’une bonne alimentation judicieusement choisie peut être la meilleure médecine préventive.

Docteur DENJEAN qui va aller se préparer une bonne ratatouille ….

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Le cerveau ne se laisse pas duper par les édulcorants artificiels

Il est prouvé que les boissons sucrées contribuent de façon significative à l’épidémie d’obésité.
Ce qui a conduit à l’introduction des boissons édulcorées sur le marché, mais voilà il semble bien réel que les aliments pauvres en calories à base d’édulcorants artificiels ne trompent pas le cerveau.

Des chercheurs de l’Université de Yale à New Haven (États-Unis) ont effectué divers tests comportementaux vis à vis des édulcorants et des sucres qu’ils ont publié dans la revue The Journal of Physiology.

La consommation de ces produits augmente le risque de privilégier, par la suite, des aliments riches en calories car la sensation de récompense attribuée aux sucres manque lorsque l’on consomme des édulcorants artificiels.

Le plaisir lié à la consommation des boissons sucrées est en majeure partie dû à l’énergie qu’elles apportent, soulignent Ivan de Araujo et ses collaborateurs qui ont mené ces études.

« Ceci signifie que les personnes qui ingèrent les boissons édulcorées restent dans un état de besoin de sucre ou d’énergie et tendent à fréquemment se tourner vers des aliments à forte charge en sucres », déclarent les chercheurs.

Ils ont identifié un signal cérébral particulier qui régule le taux de dopamine et n’arrive que lorsque le sucre se transforme en un composé utilisable comme énergie pour permettre le bon fonctionnement des cellules.

Cette expérience semble démontrer que les personnes consommant fréquemment des produits sucrés pauvres en calories lorsqu’ils ont faim ou lorsqu’ils sont fatigués privilégieraient par la suite des aliments riches en calories.

« Ces résultats suggèrent qu’un juste milieu serait la solution : associer des édulcorants à des quantités minimales de sucre de manière à ce que le métabolisme énergétique ne chute pas, tout en maintenant la consommation calorique à un minimum », a déclaré Ivan de Araujo.

Le mieux ne serait il pas de s’habituer à moins consommer d’aliments à goût sucrés ?

Docteur DENJEAN qui évite les sucreries depuis bien longtemps …

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