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La cause de la fibromyalgie serait identifiée par des chercheurs américains.

Cette maladie concerne entre 2 et 5% de la population française soit environ 2 à 3 millions de personnes, avec une très grande majorité de femmes.

Elle est caractérisée par de nombreuses et importantes douleurs disséminées et a longtemps été étiquetée comme trouble psychosomatique.

Les douleurs s’accompagnent de fatigue chronique, de troubles du sommeil, de troubles de la mémoire, de troubles intestinaux (syndrome de l’intestin irritable), des céphalées de tension…

Très souvent les rapports entre ces patients qui souffrent et leur medecin est souvent conflictuel car systématiquement leurs symptômes sont catalogués comme psychosomatiques.

Le diagnostic est difficile à établir car il n’y a pas de tests biologiques spécifiques et c’est ce que l’on appelle un « diagnostic d’élimination » car avant tout il faut chercher les maladies provoquant des douleurs et la liste est hyper longue !

Il est à considérer que c’est une maladie mal prise en charge et souvent bien tardivement. 

La fibromyalgie est enfin reconnue comme une maladie à part entière, avec de plus une cause identifiée récemment grâce á des chercheurs américains.

Récemment, la revue de l’Académie américaine de la douleur a publié les travaux très intéressants d’une équipe de chercheurs dirigée par Frank Rice Phillip Albrecht, Professeur de neurosciences à l’Albany Medical College, dans l’Etat de New-York.

Cette équipe a trouvé des altérations corporelles qui semblent responsables de la fibromyalgie. 

Les douleurs intenses et quasi permanentes seraient dues à un dysfonctionnement du shunt artério-veineux.

Ceux-ci permettent notamment de maintenir un bon équilibre thermique dans notre corps. 

Les shunts artério-veineux sont présents dans la microcirculation surtout au niveau de la peau et permettent la régulation des débits et des pressions artérielles afin de conserver la chaleur.

Les artérioles nourrissent les tissus en apportant du sang riche en oxygène et les veinules récupèrent les déchets sanguins après nutrition des tissus.

Lorsque ce système fonctionne mal, les tissus sont mal nourris et les déchets mal éliminés.

Il en résulte une trop grande quantité d’acide lactique dans le système cutané et musculaire provoquant ainsi des douleurs disséminées dans le corps selon ces chercheurs.

Les auteurs de cette étude précisent que «ce dysfonctionnement du shunt envoie également des messages erronés au système nerveux central et les nerfs hypersensibilisés envoient à leur tour des signaux de douleur».

Cette découverte est importante car elle pourrait peut-être enfin permettre un traitement de la fibromyalgie et soulager ces patients en totale souffrance.

Docteur DENJEAN qui comprend aisément le désespoir de ces patients souvent traités pour une dépression et plus ou moins laissés pour compte….



Le ZONA

Le zona est une maladie dermatologique fréquente et assez mal connue :

Le zona se manifeste par des éruptions cutanées douloureuses au niveau du trajet d’un nerf.
Le zona est dû à la réactivation du virus varicelle zona (VZH) et c’est un virus qui fait aussi partie de la même famille que l’herpès.

Après avoir eu une varicelle, le virus disparaît sauf une infime partie de virus qui restent « dormants » pendant des années dans les ganglions nerveux situés le long de la colonne vertébrale puis ces virus peuvent se réveiller, souvent lors d’une baisse des défenses immunitaires de l’organisme ou lors d’un stress.

Le plus souvent il atteint les personnes adultes de 45 à 50 ans, mais il peut aussi toucher les enfants et les personnes âgées.

Environ 90 % des adultes ont eu la varicelle et sont donc porteurs du virus varicelle zona.
Sur ces 90%, environ 20 % d’entre eux auront un zona au cours de leur vie.

La plupart du temps, on ne développe qu’un seul zona dans sa vie, mais il arrive que le virus se réactive plus d’une fois dans environ 1% des cas.

Le zona se manifeste sous la forme d’une éruption cutanée vésiculeuse douloureuse sur un côté du corps, le long d’un trajet nerveux mais toujours en unilatéral.
Le zona peut se localiser n’importe où puisque tous les trajets nerveux peuvent être touchés, mais avec une prédilection pour le thorax ou le visage.

Lors de la sortie des vésicules, des démangeaisons sont parfois ressenties à l’endroit où le zona se manifeste.
De même, une diminution de la sensibilité ou au contraire une exacerbation de la sensibilité peuvent survenir.
Une fièvre modérée (38°C) et une fatigue peuvent souvent s’y associer.

L’éruption survient en «placards» au début du zona, avec rougeur de la peau, sur laquelle surviennent les vésicules contenant un liquide chargé en particules virales comme dans la varicelle.
Les premiers jours, l’éruption s’étend plus ou moins le long du trajet nerveux concerné.
Il se produit en général deux ou trois poussées réparties sur deux à trois semaines.

Les vésicules évoluent en croûtes qui tombent après une dizaine de jours, laissant parfois la place à une zone de peau dépigmentée ou hyperpigmentée.

Sans traitement, l’atteinte cutanée guérit et disparait en trois à quatre semaines environ et la plupart du temps sans séquelles.
Tout comme la varicelle, si la personne atteinte se gratte, il peut y avoir des séquelles cicatricielles.
De plus chez les personnes âgées, des douleurs peuvent persister des semaines voire des mois voire plus, ce sont les névralgies post zostériennes.
Elles peuvent être à type de brûlures ou d’élancements ou de décharges électriques.
La chaleur, le froid, un effleurement peuvent déclencher des douleurs assez insupportables.

Le risque de névralgie post zostérienne augmente avec l’âge.
Selon une étude menée en Islande auprès de 421 personnes, 9% des personnes âgées de 60 ans et plus souffraient de douleurs 3 mois après la déclaration du zona, contre 18 % des personnes âgées de 70 ans et plus.

D’autres complications existent mais elles sont rares : des complications oculaires en cas de zona ophtalmologique, une paralysie faciale.

Le zona ne se transmet pas d’une personne à l’autre. Mais il y a des particules virales à l’intérieur des vésicules.
La contagion est donc possible par contact direct, et provoquer même une varicelle si quelqu’un se frotte les yeux, la bouche ou le nez, par exemple, avec une main contaminée.

Une hygiène rigoureuse est donc vraiment indispensable, le lavage des mains prévient la transmission du virus.

La varicelle est toujours plus importante, profuse chez les personnes adultes et les conséquences peuvent être très graves chez les femmes enceintes de par l’atteinte du fœtus et chez les personnes dont le système immunitaire est perturbé ( greffés, VIH, cancers, chimiothérapie, traitement par la cortisone)

Il existe un traitement qu’il est conseillé de prendre le plus tôt possible, dans les 72 heures surtout à un âge avancé afin d’éviter les douleurs.
Plus le traitement est institué tôt, plus on limite le risque de névralgies post zostériennes.
En cas de névralgies intenses, il peut être nécessaire de prendre des anti douleurs.

Par contre des séances de LED peuvent aider efficacement à lutter, et sans douleurs, contre l’inflammation et les douleurs.

Docteur DENJEAN qui a la grande chance de ne pas avoir eu à souffrir d’un zona…

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DES ANTIBIOTIQUES POUR SOIGNER LA HERNIE DISCALE

La hernie discale se définit comme une maladie du disque entre 2 vertèbres, ce disque sert d’amortisseur entre les vertèbres.
Ces disques s’usent avec l’âge progressivement et peuvent se fissurer, se déformer mais aussi sortir de l’espace intervertébral.
D’autres facteurs favorisent cette dégénérescence :
Si le poids du corps est trop élevé ou quand les mouvements imposés à la colonne sont inappropriés, répétitifs, inadaptés entraînant des pressions trop élevées pour le disque.
Par exemple, un mouvement brutal associé à une mauvaise posture, comme soulever un poids important avec un mouvement de torsion du tronc, risque de faire saillir le disque vertébral, avec pour conséquence la hernie.
Le surpoids certes mais aussi la grossesse, qui entrainent des tensions trop élevées au niveau de la colonne vertébrale peuvent être à l’origine d’une hernie.
Parfois, ce sont des personnes prédisposées génétiquement mais dans ce cas cela arrive précocement (parfois avant l’âge de 21 ans).

Cette hernie discale peut malheureusement comprimer une racine nerveuse entrainant une inflammation et une irritation du nerf et donc douleur sur le trajet du nerf atteint.

Les hernies peuvent se produire à n’importe quel étage de la colonne vertébrale mais environ 95 % des hernies surviennent dans la partie basse du dos.

La lombalgie affecte de nombreuses personnes : 8 Français sur 10 seront un jour ou l’autre concernés par cette maladie et pas moins de 35 % ont déclaré en avoir douloureusement souffert au cours des 12 derniers mois.
Les douleurs peuvent être soit très invalidantes car très intenses, soit persistantes avec des répercussions importantes sur la vie quotidienne.

Tout effort, tout mouvement, toux, éternuement, augmente l’intensité de la douleur et reproduit le trajet du nerf atteint.

Les traitements possibles sont médicamenteux (anti inflammatoires, infiltrations, décontractants musculaires, anti douleurs et en cas extrêmes la chirurgie) associés à une physiothérapie adaptée et douce.
Et malheureusement les rechutes sont extrêmement fréquentes entraînant une chronicité qui rend la vie de tous les jours pénible.

Pourtant un espoir semble poindre :
Des chercheurs danois ont découvert que certains patients souffrant d’hernie discale pouvaient être soignés avec des antibiotiques.

Deux études réalisées par l’Université du Sud du Danemark ont été publiées en mai 2013 dans le European Spine Journal, suite aux travaux du Docteur Hanne Albert.

Dans la première étude, 144 personnes souffrant de douleurs lombaires chroniques depuis plus de 6 mois ont été choisies et divisées en 2 groupes.
Pendant un an la moitié des patients a pris un antibiotique et l’autre moitié a reçu un placebo (le placebo est un produit dit neutre, c’est-à-dire sans effet pharmacologique démontré pour la pathologie considérée).

Le résultat a été significatif car le groupe de patients recevant un antibiotique a présenté une amélioration très significative des douleurs.

75% des patients du groupe recevant des antibiotiques souffraient d’une douleur chronique, continue au niveau du dos. Or, au bout d’un an de traitement, le pourcentage était de seulement 20%.
(Bien que dans un second article, des scientifiques ont prouvé qu’ils pouvaient guérir les douleurs du dos chroniques avec une cure de 100 jours d’antibiotiques).

Dans une autre étude menée parallèlement portant sur 61 patients souffrant d’hernie discale, 46% avaient une infection bactérienne au niveau du noyau du disque intervertébral.
La bactérie responsable était le Propionibacterium acnes (germe présent sur la peau et retrouvé dans l’acné) et elle serait donc responsable des lésions au niveau du disque.
Jusqu’à présent, rapportent les auteurs de cette étude, la bactérie à l’origine de la lombalgie par hernie discale n’avait pas été décelée car en général les biopsies vertébrales sont effectuées sur 3 jours. Or pour observer le le Propionibacterium acnes (P.acnes) il faut laisser se développer la culture pendant au moins 14 jours.

Chez 40% de ces patients les chercheurs ont aussi trouvé une lésion osseuse avec inflammation.
Certains acides produits par la bactérie P.acnes, seraient en effet responsables d’œdème et donc de cette inflammation de par la destruction du noyau du disque vertébral, provoquant secondairement des lésions osseuses à type de minuscules fractures au niveau des vertèbres environnantes entraînant des douleurs et qui apparaissent visiblement dans l’IRM.
Ces recherches montrent que les patients traités avec l’antibiotique avaient moins souvent mal au dos (180 heures de douleurs contre 448 heures au début de l’étude) et la douleur était beaucoup moins intense au bout d’un an.
Les patients souffrant de douleurs permanentes n’ étaient plus que 19% contre 75% au début de l’étude.

Le Dr Hanne Albert a déclaré au Guardian :
“Cela ne va pas aider les gens qui présentent une douleur banale du dos, ceux présentant une douleur aiguë ou subaiguë – seuls ceux qui ont la douleur chronique au bas du dos,” “Ce sont des gens qui vivent une vie sur le bord parce qu’ils sont handicapés par la douleur. Avec cette nouvelle thérapie, ils auront une vie normale qu’ils n’auraient jamais heureusement pu espérer.”

Il est important de souligner que ces 2 études restent encore à un stade expérimental et il est difficile de savoir si le patient souffrant d’hernie discale appartient aux 40% de personnes présentant cette bactérie.
Sans preuve le traitement antibiotique est certainement contre-indiqué afin de ne pas créer une résistance aux antibiotiques.
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Peter Hamlyn, un des plus grands neurochirurgiens du Royaume-Uni à déclaré « Jusqu’à 40% des patients souffrant de douleurs chroniques au dos pourraient être guéris avec un traitement antibiotique plutôt que par la chirurgie ».
« C’est la plus grande découverte à laquelle j’ai assisté durant toute ma vie professionnelle, son impact sur la médecine est digne d’un Prix Nobel. » ajoute le Dr Peter Hamlyn sur les pages du Guardian.
« Il reste du travail à faire, mais ça reste un tournant, un moment où nous devrons réécrire les manuels scolaires. »

Docteur DENJEAN qui met beaucoup d’espoir dans cette intéressante découverte scientifique…

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