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DMLA: prévention et traitement 


La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est une maladie qui entraîne une perte progressive de la vue surtout la vision centrale pouvant aller jusqu’à la cécité complète.
Il existe deux formes de DMLA :
La forme atrophique ou sèche de la DMLA qui représente 80% des cas, elle évolue lentement (plusieurs années) mais inévitablement. Elle peut se modifier en forme exsudative.

La DMLA exsudative ou « humide » ou néovasculaire. Beaucoup moins fréquente (20%) mais bien plus redoutable car la forme humide peut entraîner une perte de la vision centrale en quelques mois ou quelques années. 
Des petits vaisseaux peuvent se former sous la rétine et provoquer même parfois une hémorragie ou un décollement de la rétine.

Causes :

La dégénérescence maculaire liée à l’âge est multifactorielle et résulte de la combinaison de différents paramètres génétiques et environnementaux.

Les principaux facteurs de risque de la DMLA sont :

L’âge
Le tabac

L’hypermétropie 

Une exposition répétée aux UV sans protection

L’hypertension artérielle

Une hypercholestérolémie

Les aliments gras

L’obésité 

La consommation d’alcool.

Aujourd’hui heureusement des traitements peuvent stopper l’évolution de la maladie.
Pour la DMLA humide depuis plusieurs années les injections de Lucentis freinent efficacement l’évolution de la maladie.

Ce produit a longtemps été le seul médicament autorisé. Récemment, l’Avastin, un médicament anticancéreux a obtenu une Recommandation Temporaire d’Utilisation (RTU) pour motifs économiques. Les injections d’Avastin chez les personnes atteintes de DMLA sont donc remboursées depuis septembre 2015.

En cas de contre-indications aux médicaments, il peut être proposé le laser (photocoagulation) ou la photothérapie (dite “dynamique”), afin de détruire les vaisseaux sanguins.
Le stress oxydant est impliqué dans le développement de la maladie et dans disparition progressive des cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien et des cellules des photorécepteurs situés dans la macula.
La prise d’acide alpha-lipoïque par des sujets souffrant de la forme atrophique de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) améliore la qualité de leur vue.

L’acide alpha-lipoïque est un puissant antioxydant qui exerce son action dans les compartiments aqueux et lipidiques de l’organisme. Il est présent dans les mitochondries responsables de la production d’énergie dans les cellules.

Or il a été prouvé qu’un dysfonctionnement des mitochondries est impliqué dans le développement de la DMLA. 
Lors d’études récentes il a été démontré que l’acide alpha-lipoïque lutte contre le déclin du fonctionnement des mitochondries.

Dans cette étude, cent patients âgés de 60 à 83 ans, présentant une forme atrophique de DMLA, ont fait partie d’une étude en prenant quotidiennement pendant trois mois 200 mg d’acide alpha-lipoïque.
Les résultats ont démontré que la supplémentation en acide alpha-lipoïque a amélioré tous les marqueurs de la vision des patients souffrant de DMLA atrophique.
Les chercheurs concluent d’après ces résultats que l’acide alpha-lipoïque est très profitable pour le traitement de la DMLA.

Toutefois, des recommandations alimentaires complémentaires peuvent être utiles dans la prévention de la DMLA et pour en ralentir l’évolution.
Une supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants (vitamine C et E, bêtacarotène, oxyde de zinc, oxyde de cuivre) ;

Une augmentation de la consommation d’acides gras oméga-3 et de pigments caroténoïdes (la lutéine et la zéaxanthine contenus dans les légumes verts…).

Toutes les études menées dans le monde entier démontrent que les personnes qui consomment beaucoup de lutéine divisent par deux leur risque de DMLA.
Le Professeur Eric Souied, président de l’Association DMLA précise :
« Ce pigment est en effet 500 fois plus présent dans la macula, la partie centrale de la rétine, que dans le foie ».

On trouve la lutéine dans les légumes verts (choux, haricots verts, épinards), les oranges, les mandarines, les papayes, les oeufs. 

Il faut insister sur les myrtilles car ces petits fruits très colorés favorisent la régénération d’une substance appelée « rhodopsine » ou pourpre rétinien qui permet d’augmenter l’acuité visuelle globale et de protéger les tissus de l’oeil à l’agression de la lumière et d’améliorer particulièrement la vision nocturne.

Ces caroténoïdes (lutéine et zéaxanthine) ne sont pas synthétisés par l’organisme de l’être humain, et doivent donc obligatoirement être apportés par l’alimentation.

Les oméga 3 :
Toujours selon le Professeur Eric Souied, président de l’Association DMLA.
« La consommation régulière d’oméga 3 et notamment de DHA fait baisser le risque de développer une dégénérescence maculaire liée à l’âge, alors que la consommation importante d’acides gras insaturés transformés, que l’on trouve dans les graisses animales et les viennoiseries l’augmente. »

Les oméga 3 DHA se trouvent dans les poissons gras : saumons, thons, sardines, maquereaux. 

Selon le Professeur Eric Souied :
« Les vitamines E et C ainsi que le zinc à doses supérieures aux apports journaliers réduisent de 25% les risques de DMLA. »

La vitamine C se trouve dans les kiwis et les agrumes, la vitamine E dans les huiles végétales, les noix, les noisettes, les céréales complètes et les poissons gras, le zinc dans le foie de veau, les huîtres, le germe de blé, les poissons gras, les oeufs, les légumes secs, le blé.

« Or le tabac et le surpoids en sont deux importants et sur lesquels on peut vraiment jouer. Par ailleurs, agir sur ces leviers c’est aussi limiter la progression de la maladie » insiste le Professeur Eric Souied.

Donc vous l’aurez compris, pour prévenir l’apparition d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge, il est fortement conseillé bien sûr de pratiquer à partir de 55 ans un examen ophtalmologique, de protéger efficacement ses yeux des rayons ultraviolets.

Surtout modifier son alimentation en favorisant les produits contenant des antioxydants (fruits et légumes verts), des oméga 3 (poissons) et bien sûr limiter la consommation d’aliments gras.

Surtout voir avec son Médecin référent le contrôle de la tension artérielle et le dosage du cholestérol.

Cesser le tabac est impératif et ne pas oublier de pratiquer une activité sportive régulière.

Docteur DENJEAN qui essaye le mieux possible de pratiquer une alimentation riche en fruits et légumes et surtout de graisses non saturées.

Un taux élevé de vitamine C réduit le risque cardiovasculaire


La vitamine C, ou acide ascorbique, est une vitamine hydrosoluble. 
Une grande partie des animaux synthétisent la vitamine C mais l’homme n’a pas cette faculté et doit donc se la fournir uniquement par son alimentation.

 Des taux de vitamine C bas ont été associés à un certain nombre de troubles cardiovasculaires, comme l’hypertension, ou des accidents vasculaires cérébraux et même certains cancers. La vitamine C associée à d’autres anti oxydants permettrait aussi de lutter contre la cataracte et la DMLA.

Un apport suffisant de vitamine C peut éventuellement contribuer à lutter contre ces maladies et ce d’autant plus que la vitamine C est connue pour stimuler l’immunité.

Une étude danoise publiée dans la revue «American Journal of Clinical Nutrition» conclue que les personnes ayant une concentration élevée de vitamine C dans le sang ont un risque plus faible de maladie cardiovasculaire et un risque moindre de décès prématuré.

Lors de cette étude, le taux de vitamine C a été atteint par la consommation en quantité de fruits et légumes.

Les chercheurs de l’Université de Copenhague ont fait participer à cette étude 100000 patients Danois. 
En plus des données sur la consommation de fruits et légumes, les chercheurs ont également étudié les taux sanguins et les données génétiques.

L’analyse a montré que ceux qui consommaient le plus de fruits et légumes avaient leur risque de maladie cardiovasculaire réduit de 15% et leur risque de décès prématuré réduit de 20% par rapport à ceux qui consommaient de très faibles quantités de fruits et légumes. 
Camilla Kobylecki, responsable de cette recherche, déclare : « Dans le même temps, nous pouvons voir que la réduction du risque est liée à la concentration élevée dans le sang en vitamine C provenant des fruits et légumes ».
Or l’organisme étant incapable de produire cette vitamine, il est indispensable de lui en fournir par l’alimentation quotidienne.
On peut donc apporter cette vitamine C soit par des suppléments de vitamine C soit par l’alimentation, ont souligné les auteurs. 

Il semble plus logique de consommer des fruits et légumes en grande quantité pour préserver et entretenir un bon état de santé.
Docteur DENJEAN qui suit de très près l’apport de vitamine C et qui suit ces conseils.
  

Le sucre ajouté plus dangereux que le sel?


Le sel ajouté dans les aliments préparés industriellement est souvent tenu pour responsable d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires.
Or, récemment, une analyse publiée par des chercheurs américains dans la revue «Open Heart», le sucre ajouté semble avoir un rôle plus important dans la santé Cardio vasculaire.

Des chercheurs de l’Institut de Cardiologie Saint Luke’s Mid America, à Kansas City, et la faculté de médecine Albert Einstein de New York ont analysé plusieurs études publiées sur ce sujet et en ont conclu que le sucre ajouté joue aussi un rôle plus important dans ces maladies que le sel.

En effet, la réduction moyenne de tension artérielle obtenue en diminuant la consommation de sel n’est en fait que relativement faible, déclarent les auteurs.
Par contre, la diminution de la consommation de sucre a un retentissement beaucoup plus important.
Les recherches ainsi que les études et les essais cliniques indiquent que le sucre est nettement impliqué dans l’apparition de l’hypertension.
Non seulement l’hypertension mais aussi le risque cardiovasculaire global est influencé par le sucre.

Au début du 19ème siècle, une personne habitant dans un pays industrialisé consommait environ 5 kilogrammes de sucre raffiné par an.
Depuis les années 1970, ce chiffre a atteint environ 35 kilogrammes par an. Cela comprend le sucre incorporé dans les biscuits, pâtisseries et diverses préparations.
Et la consommation continue d’augmenter inexorablement surtout dans les pays en voie de développement (environ 60% de la consommation mondiale).

«La consommation de sucre augmente le taux d’insuline, ce qui active le système nerveux sympathique, responsable de l’augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle», explique James J. Di Nicolantonio, responsable de cette étude et chercheur dans le domaine cardiovasculaire à Kansas City (Missouri).

Ainsi, si une personne augmente sa consommation de sucres ajoutés de plus d’un quart de ses calories quotidiennes a trois fois plus de risques de développer des maladies cardiovasculaires qu’une personne dont la part de sucre supplémentaire représente moins de 10%.

D’après ces études, une consommation quotidienne de plus de 74 grammes de fructose augmenterait de 30% le risque d’avoir une pression artérielle supérieure à 140/90 et de 77% le risque d’une pression plus haute que 160/100.

Les chercheurs accusent surtout le sirop de maïs riche en fructose, qui est l’édulcorant le plus fréquemment utilisé dans les aliments transformés, sans oublier les boissons gazeuses (sodas).

Robert Lustig, endocrinologue pédiatrique à l’Université de Californie, affirme que le fructose, n’est pas vraiment inoffensif !
Car à l’inverse du glucose, il ne va pas directement dans les cellules grâce à l’insuline mais doit être métabolisé par le foie, tout comme l’alcool.
Ainsi il fait monter le taux de triglycérides dans le sang, ce qui augmente aussi le risque de maladies cardiovasculaires.
Or le fructose est présent dans toute l’alimentation transformée avec les sirops de glucose-fructose, les sodas, biscuits, pâtisseries et autres friandises.

Il est important de noter que le fructose en poudre, acheté dans les magasins n’est pas extrait des fruits mais de l’amidon.

D’ailleurs James J. Di Nicolantonio confirme : «Il est métabolisé en priorité par le foie, et perturbe son fonctionnement et celui du pancréas, ce qui à terme augmente le stockage des graisses dans les organes internes et par conséquent le risque de développer une maladie métabolique ou un diabète. Autant de facteurs de risques supplémentaires pour le système cardiovasculaire».

L’Organisation Mondiale de la Santé recommande de consommer maximum 5% des calories journalières dues au sucre.
Pour une personne adulte, cela équivaut à 5 ou 6 cuillères à café par jour et pour un enfant seulement 3 cuillères à café, toutes sources confondues : biscuits, jus, confiture sur la tartine, etc…
Or, je rappelle qu’une cannette de soda contient environ 30 grammes de sucre, soit l’équivalent de 6 cuillères à café de sucre.
Avec une seule cannette, le plafond journalier est déjà atteint !

Par contre, il est important de savoir que les auteurs précisent que les sucres qu’on retrouve naturellement dans les fruits et légumes ne sont pas nocifs pour la santé, bien au contraire.

Je rappelle que les maladies cardiovasculaires sont les principales causes de décès prématurés dans les pays développés.

Les auteurs concluent qu’une baisse de la consommation de sucre en réduisant les sucres ajoutés dans les aliments transformés est plus que judicieuse.

La seule façon d’y arriver est de consommer surtout des aliments complets et naturels, et d’éviter coûte que coûte les sodas, les sauces et plats préparés industriellement, ainsi que les pâtisseries, les crèmes glacées et en général, bien sûr, toutes les sucreries.

Docteur DENJEAN qui préfère radicalement finir son repas avec un fruit plutôt qu’une pâtisserie.

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Un tour de taille élevé est dangereux pour la santé


Mesurer son tour de taille ne sert pas seulement à faire un bilan esthétique !

Il sert surtout à mesurer la quantité de graisse abdominale et ainsi à évaluer le risque cardio vasculaire, voir même le risque pour certains cancers.
La mesure du périmètre abdominal est aussi important que le calcul de l’IMC (indice de masse corporelle) qui lui ne donne aucun aperçu de la répartition des graisses.

La graisse abdominale qui représente la graisse qui enrobe les organes vitaux, engorge le sang par la veine porte et implique un risque plus élevé d’hypertension artérielle et de diabète de type 2. L’accumulation de graisse au niveau du ventre perturbe significativement le métabolisme des graisses et du sucre.

Pour bien mesurer le tour de taille, il suffit de prendre un mètre de couturière et de mesurer la partie de l’abdomen la plus mince entre le nombril et les dernières côtes en le plaçant horizontalement bien à plat sur la peau.
On prend la mesure en ne respirant pas, sans rentrer excessivement le ventre et sans serrer le mètre à outrance !

Notre tour de taille devrait faire la moitié de notre hauteur, cette mesure s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes et quelle que soit les origines ethniques.

Ainsi, un homme ou une femme qui mesure 160 cm, ne doit pas dépasser 80 cm de tour de taille. Pour 180 cm, le tour de taille ne doit pas être supérieur à 90 cm, etc…

Les normes maximum tolérées sont de 102 cm pour les hommes et 88 cm pour les femmes.

Ainsi si le tour de taille dépasse 110 cm pour l’homme et 90 cm pour la femme, cela peut devenir une question « survie » tellement les risques pour la santé sont grands.
Le tour de taille est en effet un indice très important et fiable de risque de mortalité.

Ainsi, pour des chercheurs Londoniens, pour chaque centimètre de tour de taille en plus, on perd quelques mois d’espérance de vie. « Si votre tour de taille fait 60% de votre hauteur, vous perdez 1,7 année d’espérance de vie » expliquent ces chercheurs.

Les chercheurs Londoniens ont étudié les dossiers médicaux de plus de 300000 adultes sur une période de 20 ans.
Et leurs conclusions sont sans appel ! « Le tour de taille est important car il indique la quantité de graisse abdominale qui est liée à un taux élevé de cholestérol, au diabète et aux maladies cardiovasculaires » explique le Docteur Margaret Ashwell, principal auteur de cette recherche.

D’ailleurs, pour le Docteur Martine Duclos, chef du service de la Médecine du sport au CHU de Clermont Ferrand, « c’est un bon dépistage d’une obésité à risques ».
Le Docteur Martine Duclos est aussi membre de la Chaire internationale sur le risque cardiométabolique (CIRC).

Donc pour les médecins, ce test permettrait de prévoir qui est en bonne santé et qui risque de mourir prématurément.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est conseillé et recommandé aux patientes et patients de prendre l’habitude de mesurer mensuellement leur tour de taille et surtout de conserver cet historique.

Docteur DENJEAN qui bataille pour perdre les centimètres en trop de son tour de taille…..

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Le tabac vieillit la peau et raccourcit la vie


Nous savions déjà malheureusement tous que fumer est mauvais pour la peau. Ceci vient d’être corroboré dans une étude réalisée par une équipe américaine de l’université Case Western Reserve et publiée dans la revue médicale Plastic and Reconstructive Surgery.
« Nous espérons que le fait de souligner à nouveau les méfaits du tabac pourra dissuader des fumeurs en puissance, sachant combien cela peut endommager leur peau », déclare le docteur Bahman Guyuron, principal auteur de ces recherches.

Cette étude menée sur des jumeaux identiques confirme donc une fois de plus les effets délétères de la cigarette sur la peau.

L’étude a été réalisée sur des photos de 79 paires de jumeaux identiques âgés d’environ 40 ans, majoritairement des femmes.
Trois personnes étaient chargées d’examiner et de juger les photos.
Pour que l’étude soit impartiale, ces 3 personnes ne savaient pas lequel des jumeaux était dépendant à la cigarette.
Donc après étude des photos, elles ont bien choisi le fumeur comme semblant le plus âgé.
Les auteurs de cette étude expliquent ces résultats par l’observation suivante :
« Les jumeaux ayant fumé le plus longtemps ont des poches sous les yeux plus prononcées et des rides autour des lèvres nettement plus marquées ».

D’autres facteurs liés au vieillissement de la peau comme le manque de protection solaire, la consommation d’alcool et le stress ont été pris en compte par les experts, mais par contre pas le nombre de cigarettes fumées chaque jour.

Ceci s’explique par le fait que le tabac accélère la dégradation du collagène et des fibres élastiques de notre peau et diminue l’oxygénation de nos cellules donnant une peau amincie, ce teint gris jaune typique de la peau des fumeurs voire même un teint couperosé.
Les doigts, les ongles et les dents sont aussi souvent jaunis, sans oublier un état bucco dentaire déplorable au fil du temps.

La dégradation du collagène et l’atteinte de la micro vascularisation non seulement donne un aspect précocement vieilli à la peau mais de plus interfère sur la qualité de la cicatrisation en cas de blessures ou d’opérations chirurgicales.

Il faut rappeler qu’il y a des récepteurs cutanés nicotiniques au niveau des keratinocytes, des fibroblastes (cellules qui fabriquent le collagène entre autres) et des vaisseaux.

Les dégradations sont de plus cumulatives, donc arrêter le tabac stoppera cette escalade mais les dégâts sont souvent non réversibles.

Bien sur, il peut y avoir des effets secondaires plus graves comme des insuffisances respiratoires, des atteintes cardiovasculaires avec hypertension voire évolution vers l’infarctus, des cancers de la langue, de la bouche, des sinus ou de la gorge, des cancers du poumon mais aussi cancer du rein et surtout de la vessie.
La cigarette contient en effet presque 4000 substances chimiques dont 40 sont cancérigènes et elle est donc responsable de nombreuses maladies pour le fumeur et… pour son entourage de par le tabagisme passif qu’il induit.

La cigarette et sa fumée rejetées dans l’environnement sont un vrai fléau, non seulement pour les non-fumeurs qui respirent cette fumée sans avoir rien demandé, mais aussi et malheureusement pour la nature.

Il faut savoir qu’un mégot de cigarettes avec filtre met entre 1 à 3 ans pour disparaître complètement dans la nature, si le mégot est sans filtre de 3 à 4 mois, le paquet jeté par terre met à peu près 6 mois et si par malheur vous jetez votre briquet dans la nature, il met environ 100 ans à se décomposer.
Les 4000 substances chimiques des cigarettes se répandent dans les sols et l’eau au quotidien, avec le danger que cela représente pour les animaux qui peuvent les ingérer.

Une étude faite au Canada a montré que l’on fume environ 11 milliards de cigarettes par jour sur notre planète terre. Tout cela représente combien de tonnes de produits chimiques qui sont rejetés dans l’air par la fumée ?

Enfin, le tabac nécessite du bois pour sa préparation et son séchage et qui est quant à lui responsable de 5% de la déforestation.

Alors après tout ceci pensez à envisager l’arrêt complet du tabac car il est prouvé que fumer 4 à 5 cigarettes par jour pendant des années peut se révéler tout aussi nocif.

Docteur DENJEAN qui n’a heureusement jamais fumé et qui ne supporte surtout pas l’odeur du tabac….

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La colère est nocive pour le cœur


Selon une récente étude américaine, la colère augmenterait le risque d’infarctus avant la cinquantaine.

Les chercheurs américains ont suivi plus de 1055 hommes pendant plus de trente ans et ils ont évalué le risque de développer une maladie cardiovasculaire avant l’âge de 55 ans en fonction de leur réaction au stress.

Les participants ont répondu à un questionnaire afin d’évaluer leur attitude face à la pression et au stress.
Leur comportement coléreux a aussi été évalué sur 3 trois facteurs : colère exprimée ou contenue, irritabilité ou le simple fait de râler.

Avant 76 ans, 205 personnes ont eu une maladie cardiovasculaire (34,5%), avec un âge moyen de 56 ans.
145 ont été victimes de maladies coronariennes (94 victimes d’infarctus du myocarde) et 59 ont été victimes d’accidents vasculaires cérébraux.

Avant 55 ans, 77 (soit 7,9%) ont présenté des maladies cardiovasculaires de manière prématurée, avec un âge moyen de 49 ans. Parmi eux, on compte 56 maladies coronariennes (dont 34 infarctus) et 13 des accidents vasculaires cérébraux.

En faisant le parallèle entre leur histoire cardiaque et leur caractère, les chercheurs ont remarqué des corrélations importantes.
Les plus coléreux ont trois fois plus de risque de développer une maladie cardiovasculaire par rapport aux plus calmes. La conséquence la plus importante étant l’infarctus du myocarde avec un risque 6,4 fois plus important.

« Bien que le nombre d’événements cardiaques restent faible, l’incidence des maladies cardiovasculaires était significativement plus élevée chez ceux présentant les plus hauts degrés de colère en comparaison de ceux avec les plus bas niveaux » précise le Professeur Chang responsable de l’étude. Il ajoute également qu’il reste difficile de savoir si ces résultats s’appliquent aux femmes et aux non-caucasiens.

Au-delà de 55 ans, le tempérament ne semble plus jouer de rôle particulier sur la survenue des maladies cardiovasculaires. « Dans cette étude, les colères prédisent la maladie avant que d’autres facteurs de risque plus traditionnel comme le diabète ou l’hypertension ne deviennent apparents » précise le Professeur Chang.
Selon lui, le meilleur conseil à donner aux hommes jeunes trop stressés est de recourir à des aides pour gérer leur stress.

D’autres études ont impliqué le tempérament à la survenue de problèmes cardiovasculaires, mais les mécanismes en jeu restent mystérieux.

Déjà en 2010, Angelina Sutin, chercheuse au National Institute on Aging aux États-Unis, a dirigé une étude sur 5614 personnes de 14 à 92 ans, dont 58% de femmes, dans quatre villages de Sardaigne (Italie).
Les personnes les plus colériques avaient «un épaississement plus important des artères du cou (carotides), par rapport aux personnes plus aimables», ont noté les chercheurs.

L’épaississement de la paroi artérielle se poursuivait, chez les personnes colériques, pendant encore 3 ans !

L’explication serait la libération d’adrénaline par le système nerveux.
Cette hormone donne à l’organisme l’énergie dont il a besoin pour faire face à diverses situations de danger par exemple en réduisant le diamètre des vaisseaux sanguins et en augmentant le rythme du coeur (donc son débit) pour mieux oxygéner les muscles et les tissus (pour prendre la fuite par exemple).
Le revers de cette réaction est que ceci favorise la survenue de maladies cardiovasculaires.

Alors, avant de vous mettre en colère, respirez à fond et pensez à votre santé fragilisée….. Il serait souhaitable que tous les Françaises et Francais puissent en prendre conscience…..

Docteur DENJEAN qui trouve que la colère nous enlaidit et ne vaut pas la peine qu’on se mette en réel danger…..

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Le Centella asiatica et la peau


Centella asiatica est une espèce de plante herbacée annuelle de la famille des « Apiaceae » originaire d’Asie et d’Océanie.
Son nom scientifique est Hydrocotyl asiatica L.
Selon les pays cette plante est connue aussi sous le nom de Gotu kola, Antanan, Pegaga, et Brahmi.

C’est en 1940 que la principale substance active de la Centella asiatica a été isolée : il s’agit de l’asiaticoside.

En Inde, en Chine et en Indonésie, les propriétés médicinales du gotu kola sont connues depuis plus de 2000 ans.

On lui attribue de nombreuses facultés :
La médecine ayurvédique et chinoise considère le centella asiatica comme un régénérateur des cellules nerveuses et du cerveau et comme anxiolytique.
Au Sri Lanka, un proverbe populaire veut que « deux feuilles par jour éloignent la vieillesse », notamment parce qu’il fait partie du régime alimentaire des éléphants, dont la longévité est bien connue dans le règne animal.
Lorsqu’on mange ses feuilles crues en salade, le « pegaga » est censé avoir un effet réjuvénateur.
À petites doses, c’est un stimulant intense de la régénération tissulaire mais il peut devenir un stupéfiant à fortes doses !
Le principe actif principal est l’asiaticoside.

Une décoction de feuilles permet de réduire l’hypertension.

En usage externe, elle possède des propriétés cicatrisantes :
Sur le plan dermatologique, cette plante soigne les blessures, divers problèmes cutanés et les troubles veineux.
D’ailleurs, en médecine ayurvédique, elle est encore dénommée « l’herbe du tigre » car les tigres avaient pour habitude de se rouler dedans et longuement lorsqu’ils étaient blessés.
En effet cette plante, en usage externe, améliore le processus de cicatrisation en stimulant la production de collagène et aussi de fibroblastes, des cellules qui permettent la régénération des tissus. Elle est efficace sur les brûlures, pour la guérison des plaies, pour améliorer les cicatrices post chirurgicales et pour atténuer les inflammations cutanées.
C’est pour cette raison qu’on la retrouve généralement dans certains cosmétiques.

Ainsi donc, utilisée traditionnellement dans de nombreux pays pour son action sur le système nerveux et sur la régénération des tissus, la centella asiatica est de nos jours et dans nos pays essentiellement utilisée pour la fabrication de crèmes cosmétiques.

Docteur DENJEAN qui mangerait bien ses 2 feuilles par jour mais … pas plus !

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