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Le changement d’heure et ses répercussions

Voilà un mois que nous avons eu le passage à l’heure d’hiver qui nous a fait gagner une heure de sommeil en plus.

Le changement d’heure a été décidé après le choc pétrolier de 1973 afin d’économiser l’électricité, ce changement semble être devenu définitif, Pourtant de nombreux rapports, études et autres documents ont mis en avant les inconvénients avérés de l’heure d’été.

Puis un récent sondage révèle que seulement 19% de la population est favorable au changement d’heure, 54% sont contre et 27% sont indifférents et 59% estiment que le changement d’heure en effet n’induit pas les économies d’énergie pour lesquelles il a été mis en place.

En fait cette pratique a un impact néfaste sur le sommeil, l’alimentation et l’humeur.
Des études semble même démontrer une perturbation de la mélatonine, hormone régulant le sommeil, cette hormone est produite par le cerveau sous l’effet de l’obscurité.
Il faut en général une semaine minimum pour surmonter ce décalage.
Les chronobiologistes estiment que ce changement d’heure est nettement plus difficile à supporter que le «jet lag» dû à un voyage rapide à travers plusieurs fuseaux horaires.
Plus grave, des études récentes prouvent que le changement d’heure augmente le nombre d’infarctus de 5% dans la semaine suivant le décalage.

Pour se préparer au mieux, il est conseillé de retarder son heure de coucher les jours précédant le changement d’heure.

Les plus concernés par ce changement sont particulièrement les agriculteurs, car les animaux ont du mal à supporter ces décalages. Les vaches produiraient moins de lait et de moins bonne qualité.
Les enfants, les personnes âgées et les malades sont aussi très troublés.
Enfin, les travailleurs en extérieur sont exposés lors de la reprise après déjeuner, à 14h, au plus grand danger solaire : midi où le soleil est au zénith …

Le Docteur Marie-Françoise Vecchierini, médecin au Centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu (Paris) conseille de se préparer la semaine précédente et elle affirme :
«N’hésitez pas ce week-end à dormir un peu plus. Mais pas trop non plus, pour ne pas risquer l’effet inverse et trop se décaler».
De plus, elle recommande la luminothérapie, à raison «d’un quart d’heure devant des lampes à lumière blanche ou bleue le matin pendant une semaine ou deux».

Docteur DENJEAN qui n’a jamais aimé l’adoption du changement d’heure malgré la reconduction, année après année.

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Consommer régulièrement des noix réduit le risque de mortalité

La noix est un fruit à coque, produite par le noyer, arbre de la famille des juglandacées, présent à l’origine sur le continent eurasiatique et en Afrique.

La noix se distingue des autres oléagineux par sa concentration importante en acides gras poly insaturés, (plus de 70 % de ses lipides totaux), dont presque un cinquième est sous forme d’acide alpha-linolénique, un acide gras oméga-3 dont les bienfaits pour le coeur ont déjà été prouvés.
De plus, la noix contient la proportion idéale d’acides gras oméga-3 par rapport aux acides gras oméga-6 nécessaires dans notre alimentation.

Sa teneur en eau est faible : de 20 à 40% contre plus de 80% pour la majorité des fruits frais.

Elle constitue également une bonne source de protéines, alors que la plupart des fruits n’en contiennent qu’à l’état de traces.

La noix est particulièrement riche en vitamine E et vitamines du groupe B, ainsi qu’en minéraux et oligo-éléments : potassium, phosphore, magnésium, calcium, fer.

Elle contient divers antioxydants: la vitamine E, mais aussi l’acide gallique et l’acide ellagique.

L’acide ellagique de la noix est contenu dans sa fine pellicule brune, c’est un composé phénolique antioxydant ayant aussi une action préventive contre certains cancers.

La noix contient de la mélatonine, molécule antioxydante qui agirait en synergie avec les autres molécules anti oxydantes.

Enfin, elle fournit une quantité importante de fibres et de phytostérols, dont l’effet sur la réduction du LDL cholestérol a été démontré de nombreuses fois.

Des chercheurs espagnols de l’université Rovira i Virgili de Tarragone, dirigés par Jordi Salas-Salvadó, ont montré que la consommation régulière de fruits à coque pouvait réduire sensiblement le risque de développer certaines maladies graves et même augmenter l’espérance de vie.

Cette étude réalisée sur 7000 personnes âgés de plus de 50 ans, a démontré que ceux qui consommaient régulièrement différentes sortes de noix réduisaient simultanément et significativement leur risque non seulement de maladies cardiovasculaires mais aussi de cancer par rapport à ceux qui n’en consomment jamais.

Le remplacement d’une partie des lipides de l’alimentation par les noix a nettement amélioré l’élasticité de la paroi des vaisseaux sanguins, un point essentiel pour la prévention de la maladie coronarienne. Cet effet pourrait être du à l’acide alpha-linolénique et à l’arginine contenus dans les noix.

De plus les consommateurs de fruits à coque avaient aussi un indice de masse corporelle plus bas. Leur alimentation était aussi plus équilibrée, avec plus de fruits, de légumes et de poisson, que les personnes non amatrice de ces fruits.
Ceci serait du à l’effet de satiété du à la présence des fibres.
L’étude nous apprend aussi que les consommateurs de fruits à coque ont moins de risque de développer un diabète de type 2 (manger 8 noix par semaine suffit à diminuer le risque), moins d’hypertension et en conclusion un risque de mortalité globale réduit de 39 %, par rapport au non consommateurs de noix.

Pendant cette étude, les sujets ont consommé plus de trois portions (une portion = 28 g) par semaine de fruits à coques, et ainsi ils réduisaient leur risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire de 55% et de cancer de 40%.

Pour Jordi Salas-Salvadó, l’auteur de cette étude, « les résultats de ces travaux sont vraiment étonnants mais nous ne savons toujours pas précisément quels sont les composants qui, dans ces fruits, exerce un tel effet protecteur. Les noix comportent de très nombreuses molécules, vitamines et minéraux et il existe sans doute un effet synergique particulier entre ces composés . »
Quand on sait que manger trop de viande ainsi que trop de charcuteries (viandes transformées) augmente le risque de maladies cardiovasculaires et augmente le risque de cancers d’après une étude européenne (Les gros consommateurs présenteraient 40 % de plus de risques de mourir jeune !)…Alors voilà encore plus de raisons de manger plus de noix !

Docteur DENJEAN qui aime bien rajouter quelques noix dans ses salades…

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La pleine lune peut perturber le sommeil.

Des chercheurs suisses dirigés par le professeur Christina Cajochen de l’hôpital psychiatrique universitaire de Bâle ont étudié 33 volontaires pendant qu’ils dormaient dans leur laboratoire.
Ces 33 volontaires étaient tous de très bons dormeurs et étaient totalement isolés de toute influence externe dans le laboratoire.

À la suite de leur étude ces chercheurs concluent qu’il est difficile de bien dormir un soir de pleine lune.
Ces chercheurs ont publié les résultats dans la revue Current Biology.

Ils ont donc étudié leur activité cérébrale, leurs mouvements oculaires et mesuré leurs sécrétions hormonales, notamment la mélatonine.

Après des journées de recherche, ils ont constaté que les quatre jours qui précèdent ou suivent la pleine lune montraient certaines perturbations :
En période de pleine lune l’activité cérébrale liée à la phase profonde du sommeil diminue de 30%.
De même, les participants de cette étude non seulement mettent cinq minutes de plus pour s’endormir mais aussi ils dorment vingt minutes de moins.

Les volontaires ont aussi évalué que leur sommeil a été de moins bonne qualité et en effet ceux ci présentaient moins de sommeil profond.

De plus la mélatonine, l’hormone qui régule le sommeil et les cycles de veille et de sommeil, était à des taux plus bas.

Il est difficile de bien dormir un soir de pleine lune, affirment ces chercheurs suisses dans une étude qui constitue selon eux la première preuve scientifique de l’influence du cycle lunaire sur le sommeil.
« Le cycle lunaire semble avoir une influence sur le sommeil humain, même si on ne voit pas la lune et que l’on ne sait pas » qu’il s’agit d’un soir de pleine lune, explique M. Cajochen.

« Nous ne nous y attendions pas », a précisé Christian Cajochen.

Christian Cajochen pense que cette horloge interne « circa-lunaire » pourrait provenir des temps anciens où la lune aurait pu avoir une influence sur certains comportements humains comme la reproduction ou même d’autres domaines, comme c’est le cas chez les animaux en particulier marins.

Dr DENJEAN qui dort toujours très peu indépendamment des cycles lunaires…

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