Archives de Tag: OMS

Le sucre caché insidieusement dans les plats préparés 

La vie actuelle qui nous fait courir partout pousse les femmes à acheter des produits tout prêts pour gagner du temps, mais si l’on évite le temps de cuisiner c’est au dépend de notre santé.
Ces produits déjà cuisinés, transformés participent à cette fameuse « malbouffe » car les industriels pour rendre leurs produits attrayants n’hésitent pas à les surcharger en matières grasses (surtout graisses saturées), en sel, en sucre et en colorants.

En effet, les industriels se sont rendus vite compte que les ventes augmentaient en rajoutant du sucre ! L’explosion des ventes a commencé avec l’apparition en 1939 des céréales sucrées (certaines en contiennent plus de 50 %).

Quand on parle de sucre, on pense souvent au sucre blanc c’est-à-dire au saccharose. Mais il y a d’autres types de sucres comme le lactose, le dextrose, le fructose, les sirops de glucose.

On retrouve du sucre dans les hamburgers, les charcuteries et salaisons, les soupes industrielles surtout celles en sachet, les sauces toutes prêtes bien sûr, les conserves, une simple portion de sauce apporte l’équivalent de 2 morceaux de sucre soit 1/5 de ce que recommande l’OMS pour une journée, les yaourts aux fruits, les desserts lactés…

De plus que dire des biscuits pour enfants bourrés de sucres ainsi que les viennoiseries et pâtes à tartiner.

Mais pourquoi met on du sucre ?

Les sucres interagissent avec les protéines en créant ce que l’on appelle la réaction de Maillard (reconnue cancérigène) mais qui donne ce goût et cet aspect bien particulier à tout ce qui est rôti.

Le sucre compense l’amertume, favorise avec les nitrites la couleur rosée des charcuteries, favorisent la fermentation des levures, permet de corriger l’acidité d’un aliment comme la tomate par exemple.

Cet état de fait a inspiré l’objet d’une étude réalisée par le quotidien britannique « The Telegraph » qui démontre que certains plats préparés peuvent contenir plus de sucres que le Coca-Cola® !

En effet, l’industrie agro-alimentaire utilise de plus en plus fréquemment le sirop de glucose-fructose comme rehausseur de goût dans beaucoup de plats notamment la charcuterie.

Cette « mode » de consommation excessive de sucre provoque malheureusement un changement de comportement alimentaire avec des conséquences sur le poids et aussi un risque de diabète.

Mais à force de consommer du sucre en trop importante quantité on surcharge le foie en sucre et on déclenche ainsi d’autres troubles métaboliques.

Ces troubles métaboliques se révèlent par une hypertriglycéridémie et une stéatose ou cirrhose hépatique non due à l’alcool (Non alcoolique stéatose hépatique ou NASH).

Ces maladies se voyaient auparavant à un âge mûr mais actuellement elles surviennent de plus en plus précocement.

Ceci est dû à 2 facteurs : les plats préparés bien sûr mais aussi les boissons sucrées car d’après le Docteur Arnaud COCAUL, médecin nutritionniste, le «problème majeur rencontré chez les jeunes vient de l’excès de consommation de boissons sucrées et alcoolisées qui crée une forme de shoot sucré très nocif pour le foie et le métabolisme glucidique».

Par exemple, une canette de Coca Cola® contient ainsi près de 42 grammes de sucre, 32 grammes pour une canette d’Orangina® et 29 grammes pour une canette de Nestea®. Avec une seule canette vous atteignez vos besoins journaliers !

D’autre part, le Docteur Patrick TOUNIAN, chef du service de nutrition et gastroentérologie pédiatrique de l’hôpital Armand Trousseau à Paris, souligne que certains aliments estimés sains, comme la plupart des jus de fruits pur jus, sans sucre ajouté, sont en fin de compte plus riches en sucre qu’une simple canette de soda (15 grammes de sucre pour 100 ml de jus de raisin, contre 0,6 g/100 ml pour le Coca Cola®).

Le Docteur Patrick TOUNIAN précise que « le sirop de glucose-fructose contient exactement la même chose que le sucre naturel ».

Pour lui, la peur du sucre n’est pas justifiée, le risque est dû à l’excès de sucre qui entraine un déséquilibre de l’alimentation et provoque des carences nutritionnelles. « La régulation de l’appétit fait que lorsque l’on consomme en excès un produit, on compense en mangeant moins d’autres produits », explique-t-il en effet pas de surprise à avoir : l’étiquette du produit donne les informations sur les sucres dans les produits :

• la liste des ingrédients donne les types des sucres,

• l’étiquette nutritionnelle donne leur teneur totale (sucres totaux) pour 100 grammes. On peut donc en déduire leur pourcentage et leur poids.

Alors en conclusion, évitez les produits industriels qui rendent leurs produits transformés attractifs en rajoutant le sucre.

Il faut regarder et analyser les étiquettes car c’est surtout une question de quantité cumulée.

Mais en fin de compte, il faut surtout se déshabituer du goût sucré. 
Docteur DENJEAN qui lit toujours les étiquettes mais qui en fin de compte préfère toujours tout cuisiner avec des produits non transformés et surtout sans aucun conservateur…
  

 
 
 

La résistance aux antibiotiques est une grave menace….

La résistance généralisée aux antibiotiques est en train de devenir une réalité et non plus une grave menace.
Un rapport réalisé à l’échelle mondiale par l’OMS confirme que « cette grave menace n’est plus une prévision, mais bien une réalité dans chaque région du monde, et que tout un chacun, quel que soit son âge et son pays, peut être touché ».
Ce rapport à été présenté le mercredi 30 avril à Genève et porte sur 114 pays.
Il y aurait plus de 2 millions de personnes infectées par des bactéries résistantes chaque année aux Etats-Unis.

Le rapport précise la résistance aux antibiotiques de sept bactéries différentes, bactéries responsables de maladies graves, fréquentes et actuellement soignées facilement, ces bactéries sont responsables de septicémie, d’infections pulmonaires, d’ infections des voies urinaires ou digestives et de la gonorrhée.
Les résultats de ce rapport sont donc alarmants.

Keiji Fukuda, sous-directeur général de l’OMS pour la sécurité sanitaire précise que « Si nous ne prenons pas des mesures significatives pour mieux prévenir les infections mais aussi pour modifier la façon dont nous produisons, prescrivons et utilisons les antibiotiques, nous allons perdre petit à petit les bénéfices de ces médicaments pour la santé publique et les conséquences seront dévastatrices ».
À moins que les nombreux acteurs concernés agissent d’urgence, le monde s’achemine vers une ère post-antibiotiques, où des infections courantes et des blessures mineures pourraient à nouveau tuer ».

Salle Davies, experte en Grande Bretagne déclare dans le Guardian qu’ «Il y a peu de problèmes de santé potentiellement plus importants pour la société que la résistance aux antibiotiques.
Ainsi le risque de développer des maladies qui ne peuvent être traitées augmente, alors que la résistance peut être contrôlée. »

D’après Alan Johnson, de l’Health Protection Agency britannique la médecine moderne est peut-être également à revoir, car elle pourrait exacerber le problème.

Notamment rappelons que certains traitements, comme ceux utilisés contre le cancer, affaiblissent le système immunitaire favorisant donc les infections. Les antibiotiques sont donc dans ce cas la thérapie principale à la moindre alerte de maladie bactérienne.

«Nous devenons de plus en plus dépendants aux antibiotiques dans de nombreux domaines de la médecine, précise-t-il dans les mêmes pages du Guardian. Si nous ne trouvons pas de nouveaux antibiotiques pour gérer ce problème, nous allons droit vers de graves déconvenues».

Des mesures sont prises pour lutter contre cette résistance aux antibiotiques mais elles ne suffisent pas car cela n’existe pas dans de nombreux pays.
L’OMS, donne une série de recommandations aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels de santé.
La résistance des bactéries conduit vers une impasse thérapeutique car il n’y a aucune solution pour traiter les infections qui deviendraient donc mortelles.

L’OMS alerte donc la communauté internationale sur cette résistance aux antibiotiques qui pourrait se révéler « dévastatrice ».

Les antibiotiques ont en effet contribué à faire reculer la mortalité due aux maladies infectieuses au cours du 20ème siècle, ils sont considérés par l’OMS comme l’un des piliers de notre santé, ce qui nous permet de vivre plus longtemps et nettement en bien meilleure santé.

Cette utilisation outrancière des antibiotiques a permis aux bactéries de développer des systèmes de défense contre l’action de ces antibiotiques et certaines bactéries sont même résistantes à tous les antibiotiques disponibles.

Notons aussi que l’UFC Que choisir à déjà alerté sur l’antibiorésistance chez les volailles.
Et n’oublions pas que l’on retrouve des antibiotiques dans le lait !

L’ennui est que même s’il y a une réglementation plus sévère dans le milieu médical ou paramédical, certains éleveurs peu scrupuleux peuvent se procurer des antibiotiques soit par internet soit dans certains pays où la réglementation est bien plus laxiste.

Docteur DENJEAN qui est toujours sensible aux limites des antibiotiques.

20140509-090345.jpg

%d blogueurs aiment cette page :