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Les végétariens et les végétaliens maigrissent plus facilement et vivent plus longtemps.

En 2007, l’Union végétarienne européenne avançait une proportion de végétariens de 2% en France contre 6% au Royaume Uni et 9% en Suisse et en Allemagne.
Une étude récente montre que les végétariens et les végétaliens perdent plus de poids lorsqu’ils se mettent au régime en comparaison aux consommateurs de viande.
Ainsi, une méta-étude taïwanaise publiée dans la revue «Journal of General Internal Medicine» démontre que les végétaliens peuvent perdre en peu de temps jusqu’à 2,5 kg de plus que les consommateurs de viande.
En effet, des chercheurs de l’Hôpital E-Da de Kaohsiung ont étudié 1.151 personnes à la diète ayant suivi un régime alimentaire spécifique végétarien pendant 9 à 74 semaines. 
Puis, ils ont ensuite comparé les résultats de ces régimes végétariens à ceux d’autres types de régimes alimentaires.

Dans l’ensemble, les personnes qui ont suivi un régime végétarien ont perdu nettement plus de poids (environ deux kilogrammes) par rapport à celles qui avaient consommé de la viande. 
Les adeptes du régime végétalien ont perdu encore plus de poids (près de 2,5 kg de plus que les non végétariens), tandis que les végétariens ont perdu environ 1,5 kg de plus que les non végétariens.

Selon le directeur de recherche, Ru-Yi Huang, l’explication se trouve dans la consommation abondante de céréales complètes, fruits et légumes qui jouerait un rôle dans les bons résultats obtenus avec les régimes végétariens. 
Les produits à base de céréales complètes et de légumes ont la plupart du temps un faible indice glycémique et donc n’entraîne pas de pic de glycémie. 
Les fruits, quant à eux, sont riches en anti oxydants, vitamines et minéraux.

Par contre, pour conforter ces résultats, de nouvelles études sont nécessaires pour étudier à plus long terme l’effet des régimes végétariens sur le contrôle du poids et le risque cardiométabolique.
Lors de précédentes études il avait déjà été établi que les végétariens vivent plus longtemps.
Afin de comprendre l’impact du régime végétarien sur la mortalité, une étude, publiée dans le JAMA, a suivi pendant six ans plus de 73000 membres d’une communauté religieuse américaine (adventiste) prônant l’alimentation par les végétaux. 
Mais tous ne suivaient pas ce régime, permettant donc aux chercheurs de faire des comparaisons entre eux. 

Ils ont ainsi découvert que parmi «les végétariens qui ont participé à l’étude il y a eu 12% de décès en moins sur la période d’observation».

Or, les chercheurs ont observé que le risque de mortalité baissait de 15% chez les végétaliens, de 9% chez les ovo-lacto-végétariens, de 19% chez les pesco-végétariens et de 8% chez les semi-végétariens.
Il faut en outre signaler les résultats d’une étude de l’Université d’Oxford démontrant que suivre un régime végétarien diminue de 32% les risques de maladies cardiaques par rapport aux régimes incluant viande et poisson. 
Cette étude a suivi 45000 personnes au Royaume Uni.
Les chercheurs ont aussi observé que les végétariens ont souvent un indice de masse corporelle plus bas et ont moins de risque de développer un diabète.

Une alimentation bannissant la consommation de chair animale protège donc du diabète, des risques d’insuffisance rénale et des maladies cardiaques. 
Par contre, les végétariens et les consommateurs de viande ont été touchés de façon identique par le cancer.

Certains experts demandent le retour à une alimentation quasi végétarienne dans les prochaines décennies pour faire face à d’éventuelles pénuries alimentaires sur la planète. 
Selon le Stockholm International Water Institute, «nous aurions à passer de 20% de protéines venant de produits animaux à 5% afin de réussir à nourrir les 2 milliards de personnes supplémentaires qui seront sur terre d’ici 2050».

Docteur DENJEAN qui aime les céréales, les fruits et légumes, les amandes et les noix…… et encore plus les fruits et légumes BIO d’été !
  

Édulcorants pas si anodins que ça!

Les édulcorants artificiels non caloriques sont des additifs alimentaires très utilisés dans le monde.

Leur consommation a longtemps été considérée sans risque et conseillée dans les régimes du fait de l’absence de calories.
Toutefois les recherches faites sont souvent contradictoires : certaines affirment que les édulcorants favorisent la perte de poids alors que certaines études les accusent de favoriser l’obésité et le diabète.

Une récente étude a été menée par Suez et collaborateurs et publiée dans la revue «Nature», pour évaluer, par le biais d’une série d’expériences le mécanisme d’action et le retentissement des différents édulcorants sur le métabolisme du glucose chez la souris mais aussi chez l’homme.

Pour cela ils ont procédé par étapes successives en commençant par la souris et en leur faisant ingérer :

– Eau + saccharine ou + sucralose ou + aspartam sur certaines souris.
– Eau seule ou de l’eau + glucose ou + sucre ordinaire sur d’autres.

Les résultats indiquent qu’au bout d’une semaine de ce régime, la tolérance au glucose des 3 souris qui n’ont pas consommé d’ édulcorants n’a pas changé tandis que les souris qui en ont consommé ont toutes développé une intolérance au glucose.

Dans ces conditions on peut se demander comment cela se passe chez l’homme ?

Sept volontaires qui n’avaient jamais avalé le moindre édulcorant ont reçu pendant 6 jours de la saccharine à une dose journalière maximale admise aux USA (correspondant à l’absorption de 40 canettes de boissons contenant des édulcorants !).
Quatre des sept volontaires ont développé des perturbations du métabolisme du glucose comme chez la souris.

Les auteurs concluent à la suite de ces études qu’il existe une preuve que les édulcorants peuvent induire une intolérance au glucose chez la souris mais aussi chez l’homme.
De plus lors d’études complémentaires, les chercheurs ont découvert que ces perturbations seraient en relation avec une rupture de l’équilibre de la flore intestinale induite par les édulcorants car ceux-ci induiraient des perturbations du microbiote intestinal.
En effet les édulcorants traversent le tractus intestinal sans être digérés et entrent en contact directement avec le microbiote intestinal, or plusieurs études ont prouvé que le microbiote intestinal pouvait avoir un rôle dans la régulation du métabolisme du glucose.

Je rappelle que le microbiote intestinal est aussi appelé flore intestinale et que c’est l’ensemble des micro-organismes qui se trouvent dans le tube digestif.

En conclusion, peut-on valider cette étude car elle a été réalisée avec de la saccharine à hautes doses ? Ce qui est absolument rare de nos jours puisque la saccharine n’est pas l’édulcorant le plus utilisé.
Mais en attendant une réponse sûre, il vaut mieux utiliser les édulcorants avec parcimonie voire pas du tout et faire de même avec les boissons dîtes « light ».

Docteur DENJEAN qui boit toujours son café et son thé sans sucre et surtout sans édulcorants ….

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