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Le riz est bon pour la santé

Le riz est la première céréale dans le monde pour l’alimentation.
C’est un excellent apport d’énergie et il est facile à cuisiner.
On peut le manger seul ou l’intégrer dans de multiples plats. Chauds ou froids.
Il existe plus de 40.000 variétés de riz à travers le monde.

Le riz est un féculent qui apporte des protéines végétales mais aussi des glucides complexes.
Les glucides complexes ont la propriété de se libérer progressivement, lentement dans l’organisme en fournissant ainsi l’énergie au fur et à mesure des besoins.
Le riz en lui même ne fait donc pas grossir, mais les sauces accompagnatrices oui.
Les nutritionnistes recommandent d’ailleurs de porter la consommation de glucides à plus de 50% des apports énergétiques journaliers.

Le riz complet est constitué de grains entiers non raffinés car la couche externe – ou son – n’a pas été enlevée, les bienfaits nutritionnels sont donc maximum.
Le riz complet cuit contient en effet environ 24% d’amidon, 2,5% de protéines, 0,8% de lipides et 1,4% de fibres.
Il est aussi constitué de vitamines du groupe B et de nombreux éléments minéraux (phosphore, potassium, magnésium, calcium, zinc, fer).
Le riz complet permet l’apport de 12 acides aminés essentiels (arginine, histidine, lysine, triptophane, phenylalanine, tyrosine, leucine, isoleucine, thréonine, méthionine, cystine, valine).
Le riz complet est un des rares aliments à apporter ces 12 acides aminés avec le Quinoa, autre grain contenant tous les acides aminés, dans une proportion d’ailleurs supérieure au riz complet.

Des études épidémiologiques montreraient d’ailleurs que le riz complet permettrait de réduire les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité et même de certains cancers.

Le lien entre consommation de riz et une bonne santé vient d’être démontré, grâce aux travaux de la nutritionniste américiaine Theresa Nicklas et publiés dans la revue Food and Nutrition Sciences.

Les adultes qui consomment du riz ingèrent moins de graisses saturées et de sucres ajoutés et consomment plus de légumes, de fruits, de viandes.

Theresa Nicklas et son équipe ont analysé l’alimentation de 14386 volontaires, entre 2005 et 2010.
Les volontaires ont mangé indifféremment riz blanc et riz brun.

Et la conclusion de cette étude serait que le riz aiderait à manger plus sainement et apporterait tous les éléments nutritifs dont le corps a besoin.
Mais bien sûr on parle de riz sans sauce, ni crème !

Selon Theresa Nicklas :
« Les résultats de notre équipe montrent que les adultes qui consomment du riz ont une quantité supérieure de potassium, de magnésium, de fer, de vitamine B9 et de fibres, et ils ingèrent moins de graisses saturées et de sucres ajoutés », explique t-elle. « Manger du riz est aussi associé à la consommation de légumes, de fruits, de viande et de haricots ».

Le riz permet aussi d’apporter les glucides nécessaires : il est riche en glucides complexes, 100 grammes de riz blanc couvrent en moyenne entre 15 et 20% des apports journaliers recommandés en glucides.

Mais le riz blanc surtout peut parfois favoriser le diabète.
En 2012, des chercheurs de l’Université de Harvard ont passé en revue 4 études menées dans des pays différents : la Chine, le Japon, l’Australie et les Etats-Unis, soit sur un total de 352384 personnes suivies pendant 4 à 22 ans.

Leurs résultats ont été publiés dans le BMJ (British Medical Journal), montrant qu’une consommation plus importante de riz blanc est associée à un risque significativement plus élevé de diabète de type 2.

Les auteurs recommandaient de se tourner plutôt vers le riz basmati et les céréales complètes, possédant un index glycémique plus bas.

D’ailleurs en 2010, des chercheurs américains avaient poursuivi une étude publiée dans la revue JAMA (Journal of the American Medical Association) démontrant que les gros consommateurs de riz brun avaient moins de risque de développer un diabète de type 2 que les consommateurs de riz blanc.
Le risque se trouve diminué de 11%.

Rappelons que nos grands-mères utilisaient l’eau de la cuisson du riz pour aider à traiter les diarrhées légères et non graves chez l’adulte car cette eau aide à réduire le nombre de selles.

Le Docteur Walter Kempner a déjà prouvé les vertus du riz en 1934, alors qu’il était médecin au Duke Hospital, il a créé une diète pour les patients atteints d’hypertension artérielle maligne et d’atteintes rénales.
Cette diète, à base de riz, s’est montrée très efficace pour traiter ces maladies mais aussi pour perdre du poids et retrouver la santé.
Ainsi, elle devint rapidement célèbre et attira de très nombreux patients.

Rappelons que le programme national Nutrition Santé (PNNS) indique que les féculents sont « une bonne manière d’éviter la prise de poids, puisqu’ils permettent de tenir entre les repas et évitent ainsi le grignotage à tout moment de la journée » et le PNNS recommande d’en manger à chaque repas, de préférence avec des légumes.

Alors, invitons très souvent le riz à notre table, riz complet de préférence, biologique et rappelons surtout que c’est un aliment sans gluten.

Docteur DENJEAN qui a toujours aimé le riz quelqu’il soit, nature ou avec des légumes…

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Consommer régulièrement des noix réduit le risque de mortalité

La noix est un fruit à coque, produite par le noyer, arbre de la famille des juglandacées, présent à l’origine sur le continent eurasiatique et en Afrique.

La noix se distingue des autres oléagineux par sa concentration importante en acides gras poly insaturés, (plus de 70 % de ses lipides totaux), dont presque un cinquième est sous forme d’acide alpha-linolénique, un acide gras oméga-3 dont les bienfaits pour le coeur ont déjà été prouvés.
De plus, la noix contient la proportion idéale d’acides gras oméga-3 par rapport aux acides gras oméga-6 nécessaires dans notre alimentation.

Sa teneur en eau est faible : de 20 à 40% contre plus de 80% pour la majorité des fruits frais.

Elle constitue également une bonne source de protéines, alors que la plupart des fruits n’en contiennent qu’à l’état de traces.

La noix est particulièrement riche en vitamine E et vitamines du groupe B, ainsi qu’en minéraux et oligo-éléments : potassium, phosphore, magnésium, calcium, fer.

Elle contient divers antioxydants: la vitamine E, mais aussi l’acide gallique et l’acide ellagique.

L’acide ellagique de la noix est contenu dans sa fine pellicule brune, c’est un composé phénolique antioxydant ayant aussi une action préventive contre certains cancers.

La noix contient de la mélatonine, molécule antioxydante qui agirait en synergie avec les autres molécules anti oxydantes.

Enfin, elle fournit une quantité importante de fibres et de phytostérols, dont l’effet sur la réduction du LDL cholestérol a été démontré de nombreuses fois.

Des chercheurs espagnols de l’université Rovira i Virgili de Tarragone, dirigés par Jordi Salas-Salvadó, ont montré que la consommation régulière de fruits à coque pouvait réduire sensiblement le risque de développer certaines maladies graves et même augmenter l’espérance de vie.

Cette étude réalisée sur 7000 personnes âgés de plus de 50 ans, a démontré que ceux qui consommaient régulièrement différentes sortes de noix réduisaient simultanément et significativement leur risque non seulement de maladies cardiovasculaires mais aussi de cancer par rapport à ceux qui n’en consomment jamais.

Le remplacement d’une partie des lipides de l’alimentation par les noix a nettement amélioré l’élasticité de la paroi des vaisseaux sanguins, un point essentiel pour la prévention de la maladie coronarienne. Cet effet pourrait être du à l’acide alpha-linolénique et à l’arginine contenus dans les noix.

De plus les consommateurs de fruits à coque avaient aussi un indice de masse corporelle plus bas. Leur alimentation était aussi plus équilibrée, avec plus de fruits, de légumes et de poisson, que les personnes non amatrice de ces fruits.
Ceci serait du à l’effet de satiété du à la présence des fibres.
L’étude nous apprend aussi que les consommateurs de fruits à coque ont moins de risque de développer un diabète de type 2 (manger 8 noix par semaine suffit à diminuer le risque), moins d’hypertension et en conclusion un risque de mortalité globale réduit de 39 %, par rapport au non consommateurs de noix.

Pendant cette étude, les sujets ont consommé plus de trois portions (une portion = 28 g) par semaine de fruits à coques, et ainsi ils réduisaient leur risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire de 55% et de cancer de 40%.

Pour Jordi Salas-Salvadó, l’auteur de cette étude, « les résultats de ces travaux sont vraiment étonnants mais nous ne savons toujours pas précisément quels sont les composants qui, dans ces fruits, exerce un tel effet protecteur. Les noix comportent de très nombreuses molécules, vitamines et minéraux et il existe sans doute un effet synergique particulier entre ces composés . »
Quand on sait que manger trop de viande ainsi que trop de charcuteries (viandes transformées) augmente le risque de maladies cardiovasculaires et augmente le risque de cancers d’après une étude européenne (Les gros consommateurs présenteraient 40 % de plus de risques de mourir jeune !)…Alors voilà encore plus de raisons de manger plus de noix !

Docteur DENJEAN qui aime bien rajouter quelques noix dans ses salades…

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