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Combattre la plaque dentaire pour protéger le cœur ?

Diminuer le risque d’avoir une crise cardiaque tout simplement en se brossant les dents ? 
Rappelons que la formation de la plaque dentaire est un processus naturel qui touche tout le monde. 
La bouche contient plus d’un milliard de bactéries. 

Après le brossage des dents, certaines bactéries et certains composants de la salive commencent à adhérer à la surface des dents puis de nombreuses bactéries et particules alimentaires se collent encore sur les dents. 

Ce processus devient vite visible et peut même être ressenti au contact de la langue.

La plaque dentaire recouvre de plus en plus les dents si on ne les brosse pas régulièrement.

La plaque peut aussi provoquer bien sûr de la mauvaise haleine mais aussi de nombreux problèmes pour la santé de la bouche si elle n’est pas éliminée : caries, irritation et maladies des gencives, et tartre.
Tous ces problèmes ont pour origine un brossage des dents irrégulier ou trop rapide.

Et apparemment ceci aurait aussi un impact sur le cœur.

Ceci semble se confirmer suite à une étude publiée dans l’American Journal of Medicine et relayée par le Telegraph, étude dirigée par des chercheurs en médecine préventive de la Florida Atlantic University, aux Etats-Unis. 
Ces chercheurs ont découvert que se laver très minutieusement les dents permettrait bien sûr de réduire la plaque dentaire ce qui permet de diminuer les inflammations buccales et donc de prévenir les infarctus du myocarde.

En effet, un amas de plaque dentaire entraine des inflammations de la zone buccale et, chez les personnes avec des problèmes cardiovasculaires, des inflammations du cœur. 

Les scientifiques qui ont réalisé l’étude ont mis au point un dentifrice spécifiquement conçu pour diminuer le plus possible la plaque dentaire.
Ce dentifrice enlève jusqu’à deux fois plus de plaque dentaire qu’un dentifrice standard. 

Lors de l’étude, les chercheurs ont donné le dentifrice spécial à la moitié des personnes participant à l’étude et un dentifrice standard à l’autre moitié.
Et les résultats sont probants : le taux d’inflammation des personnes qui ont utilisé le dentifrice spécial anti plaque dentaire a beaucoup plus diminué que pour celles qui se sont brossées les dents avec un autre dentifrice. 

Bien sûr, ce nouveau dentifrice est certainement très efficace mais un simple brossage minutieux et régulier est donc lui aussi recommandé.

Au sujet de cette découverte, le professeur Charles Hennekens, principal auteur de l’étude, a déclaré : 

« C’est un geste simple à réaliser, et il peut avoir un fort impact. Il n’y a pas d’effet secondaire connu. Vous aurez les bénéfices d’une meilleure santé bucco-dentaire et potentiellement de grands bénéfices cardiaques également ». 

Il précise de plus : « je pense que cela pourrait avoir des implications pratiques pour des dizaines de millions de personnes en complément des statines, de l’aspirine, des bêtabloquants et d’autres agents qui aident à combattre les maladies cardiovasculaires. » 

Ainsi donc, se brosser les dents devient un important geste thérapeutique…

Docteur DENJEAN qui se brosse les dents au moins 2 à 3 fois par jour…..

Vivre près d’un aéroport serait dangereux pour le cœur

Le fait est bien connu :

Le bruit nous stresse et affecte la qualité de notre sommeil.
Les habitants proches des aéroports vous le diront : le bruit leur provoque des troubles du sommeil liés à de la fatigue et une nervosité accrue.

Une intéressante étude sur ce sujet vient d’être publiée dans le British Medical Journal. Des chercheurs ont découvert que les décès par crise cardiaque étaient plus fréquents chez les personnes qui étaient les plus exposées aux bruits d’avions.

Cette étude à été effectuée sur plus de 6 millions de personnes aux États Unis, toutes âgées de plus de 65 ans vivant dans les alentours de 89 aéroports avec une exposition de 45 dB.
Le but de cette étude était d’évaluer les éventuelles conséquences cardiovasculaires du bruit allant jusqu’au risque d’hospitalisation.

Les résultats confirment que les personnes exposées au bruit ont plus de risque d’être hospitalisées pour une pathologie cardiovasculaire.

L’augmentation du risque cardiovasculaire est de 2,9% pour chaque élévation de 10 dB du niveau d’exposition de la zone d’habitation.
Si on rajoute la pollution de l’air, le risque augmente nettement et atteint 3,6% par tranche de 10 dB supplémentaire.

De même, le taux d’hospitalisation pour maladie cardiovasculaire est aussi significativement augmenté en cas d’exposition sonore élevé (au dessus de 55 dB) par comparaison à des niveaux d’exposition plus bas.

Les auteurs de cette étude ont conclu que 2,3% des hospitalisations pour maladies cardiovasculaires seraient liées à cette pollution sonore, 6,8% pour la pollution par particules fines et 4,2% pour la pollution par l’ozone.

Le mécanisme biologique de ce lien entre nuisances sonores et maladies cardiovasculaires serait lié à une plus importante sécrétion d’hormones dues au stress et donc de leur implication indirecte sur le système sympathique, entrainant des anomalies métaboliques.

Alors l’idéal est d’insonoriser les logements autour des aéroports et en France un décret précise que le montant de l’aide destinée à financer les travaux d’insonorisation des logements est désormais de 100% des dépenses engagées pour les riverains des 10 principaux aéroports français.
Oui certes c’est bien mais alors l’été ces locataires sont donc condamnés à ne plus ouvrir leurs fenêtres… Sauf en utilisant les boules Quies, qui signifie quiétude en latin mais qui limitent les conversations dans la journée!
Docteur DENJEAN qui n’a jamais aimé vivre dans le bruit quelqu’il soit..

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La colère est nocive pour le cœur

Selon une récente étude américaine, la colère augmenterait le risque d’infarctus avant la cinquantaine.

Les chercheurs américains ont suivi plus de 1055 hommes pendant plus de trente ans et ils ont évalué le risque de développer une maladie cardiovasculaire avant l’âge de 55 ans en fonction de leur réaction au stress.

Les participants ont répondu à un questionnaire afin d’évaluer leur attitude face à la pression et au stress.
Leur comportement coléreux a aussi été évalué sur 3 trois facteurs : colère exprimée ou contenue, irritabilité ou le simple fait de râler.

Avant 76 ans, 205 personnes ont eu une maladie cardiovasculaire (34,5%), avec un âge moyen de 56 ans.
145 ont été victimes de maladies coronariennes (94 victimes d’infarctus du myocarde) et 59 ont été victimes d’accidents vasculaires cérébraux.

Avant 55 ans, 77 (soit 7,9%) ont présenté des maladies cardiovasculaires de manière prématurée, avec un âge moyen de 49 ans. Parmi eux, on compte 56 maladies coronariennes (dont 34 infarctus) et 13 des accidents vasculaires cérébraux.

En faisant le parallèle entre leur histoire cardiaque et leur caractère, les chercheurs ont remarqué des corrélations importantes.
Les plus coléreux ont trois fois plus de risque de développer une maladie cardiovasculaire par rapport aux plus calmes. La conséquence la plus importante étant l’infarctus du myocarde avec un risque 6,4 fois plus important.

« Bien que le nombre d’événements cardiaques restent faible, l’incidence des maladies cardiovasculaires était significativement plus élevée chez ceux présentant les plus hauts degrés de colère en comparaison de ceux avec les plus bas niveaux » précise le Professeur Chang responsable de l’étude. Il ajoute également qu’il reste difficile de savoir si ces résultats s’appliquent aux femmes et aux non-caucasiens.

Au-delà de 55 ans, le tempérament ne semble plus jouer de rôle particulier sur la survenue des maladies cardiovasculaires. « Dans cette étude, les colères prédisent la maladie avant que d’autres facteurs de risque plus traditionnel comme le diabète ou l’hypertension ne deviennent apparents » précise le Professeur Chang.
Selon lui, le meilleur conseil à donner aux hommes jeunes trop stressés est de recourir à des aides pour gérer leur stress.

D’autres études ont impliqué le tempérament à la survenue de problèmes cardiovasculaires, mais les mécanismes en jeu restent mystérieux.

Déjà en 2010, Angelina Sutin, chercheuse au National Institute on Aging aux États-Unis, a dirigé une étude sur 5614 personnes de 14 à 92 ans, dont 58% de femmes, dans quatre villages de Sardaigne (Italie).
Les personnes les plus colériques avaient «un épaississement plus important des artères du cou (carotides), par rapport aux personnes plus aimables», ont noté les chercheurs.

L’épaississement de la paroi artérielle se poursuivait, chez les personnes colériques, pendant encore 3 ans !

L’explication serait la libération d’adrénaline par le système nerveux.
Cette hormone donne à l’organisme l’énergie dont il a besoin pour faire face à diverses situations de danger par exemple en réduisant le diamètre des vaisseaux sanguins et en augmentant le rythme du coeur (donc son débit) pour mieux oxygéner les muscles et les tissus (pour prendre la fuite par exemple).
Le revers de cette réaction est que ceci favorise la survenue de maladies cardiovasculaires.

Alors, avant de vous mettre en colère, respirez à fond et pensez à votre santé fragilisée….. Il serait souhaitable que tous les Françaises et Francais puissent en prendre conscience…..

Docteur DENJEAN qui trouve que la colère nous enlaidit et ne vaut pas la peine qu’on se mette en réel danger…..

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Sauter le petit-déjeuner est mauvais pour le cœur

Il est bien connu pour bien démarrer la journée, il faut prendre un petit déjeuner conséquent pour y puiser les forces nécessaires.
Ce devrait être le repas le plus important de la journée.

Déjà, de précédentes études avaient démontré que s’alimenter au réveil diminuait les risques d’obésité, de diabète, d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie, autant de facteurs impliqués dans l’apparition des maladies cardio-vasculaires.

Et pourtant, bon nombre de personnes débutent la journée sans prendre de petit-déjeuner mais savent ils qu’ainsi ils vont augmenter le risque de crise cardiaque de près d’un tiers.

Des chercheurs américains ont en effet découvert, lors d’une étude sur 26 902 hommes, âgés de 45 à 82 ans, publiée dans la revue Circulation, que le risque de développer une maladie coronarienne augmentait également.
Reste à savoir si cette observation est valable chez les femmes !
Celles ci ont en effet été exclues de l’étude mais seront l’objet de recherches ultérieures.

Ces chercheurs américains ont recueilli et analysé des données concernant les habitudes alimentaires des hommes et leur habitudes, sur une période de 16 ans, entre 1992 et 2008.
Ces hommes ont été interrogés sur leurs habitudes comme le temps passé devant la télévision, leur degré d’activité physique, la durée du sommeil, la quantité et qualité du régime alimentaire, l’éventuelle consommation d’alcool, l’IMC, et bien sûr, s’ils prenaient un petit déjeuner au réveil.
13 % d’entre eux ne prenaient pas de petits déjeuners.

Durant ce délai, 1.527 hommes ont eu des problèmes cardiaques.
Bien entendu, après correction des critères directement impliqués dans l’origine des maladies Cardio-vasculaires (tabac, célibat, alcool, manque d’activité physique, régime alimentaire, etc.), Leah Cahill et ses collègues de la Harvard School of Public Health (Boston, États-Unis) en sont venus à la conclusion que les hommes sautant le premier repas de la journée présentaient un risque de maladies cardio-vasculaires augmenté de 27% par rapport à ceux qui s’alimentaient le matin.

Les chercheurs estiment donc que cette étude confirme, encore une fois, que le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée.
« Sauter le petit-déjeuner peut favoriser un ou plusieurs facteurs de risques, tels que l’obésité, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et le diabète, qui peuvent tous être une cause de crise cardiaque », a déclaré l’auteur de l’étude, Leah Cahill.
Elle a donc conclu en recommandant de ne pas sauter le petit-déjeuner.
Cependant, il y à plus grave : ceux qui se lèvent la nuit pour manger.
Bien que dans cette étude il y ait eu peu d’hommes ayant cette habitude, elle montre que ceux ci présentent un risque majeur. Ces collations nocturnes augmenterait de 55% le risque de développer une maladie coronarienne chez les hommes.

Quelle explication ces chercheurs donnent ils ?

L’une des hypothèses défendues est « que sauter un repas » implique de manger davantage aux autres. Cette ingestion excessive de calories dans un délai restreint augmenterait les pics de glycémie et aurait donc un impact grave sur les vaisseaux sanguins et plus particulièrement coronariens.

Alors, même s’il faut se lever plus tôt, ne sautez pas ce premier repas de la journée, c’est simple et surtout « protéger son cœur est indispensable ».
Ne dit on pas « qui veut aller loin ménage sa monture »….

Docteur DENJEAN qui ne peut pas commencer sa journée sans un bon petit déjeuner …

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