Éponges de cuisine, 73 familles de bactéries identifiées


Nous avons tous dans nos cuisines et nos salles de bain des éponges que l’on utilise plusieurs fois par jour.Dans la cuisine, l’éponge sert à faire la vaisselle mais aussi à nettoyer divers plans de travail. Malheureusement ces éponges contiennent non seulement des produits nettoyants mais aussi plusieurs milliards de bactéries, et certaines de ces bactéries peuvent être à l’origine de diverses infections surtout des voies respiratoires.

Des chercheurs microbiologistes allemands ont examiné très attentivement une trentaine d’échantillons d’éponges afin d’identifier leur composition bactérienne et ont publié dans la revue Scientific Reports.

Ils ont extrait les ADN bactériens puis les ont analysés. 

Le résultat est stupéfiant : 73 familles de bactéries ont été identifiées !

Des analyses complémentaires en microscopie ont de plus démontré que les bactéries se logeaient au niveau de la surface des éponges.

Dans certains cas, la population bactérienne était très importante, avec des concentrations allant de 25 à 54 milliards de bactéries par cm3.

Et voilà ! Nos éponges sont donc de véritables nids à bactéries et qui plus est la cuisine serait zone propice à la colonisation bactérienne, (plus que nos toilettes), d’après une étude publiée en 2012 dans Journal of Environmental Health. 
Car l’éponge à une grande capacité d’absorption de par sa spongiosité et sa porosité et il se révèle donc être le meilleur incubateur pour les bactéries et donc le vecteur de propagation idéal lorsque nous nettoyons des ustensiles de cuisine, une table, un évier, un réfrigérateur, une cuisinière, un plan de travail.

Allez imaginer ce qu’il se passe si nous posons la nourriture à préparer ainsi que nos mains sur cette surface «nettoyée» !

Les bactéries se retrouvent ensuite sans difficulté dans notre organisme. 

Bien sûr, la plupart des bactéries identifiées par les chercheurs allemands sont inoffensives mais certaines pouvaient être la cause d’intoxications alimentaires, d’infections intestinales, de diarrhées (Escherichia, Citrobacter, Leclercia, salmonelles, staphylocoques).

De plus, il ne sert à rien de mettre plus de produit détergent car les chercheurs ont aussi démontré que les produits de nettoyage vendus dans le commerce ne permettent pas d’éliminer plus de 60% des bactéries présentes dans les éponges.
Alors que faire ?
D’après les chercheurs, le mieux est de changer régulièrement ses éponges (au moins une fois par semaine) afin de limiter les risques de dissémination. Ils recommandent également de les rincer avec de l’eau et du produit vaisselle après chaque utilisation, et de toujours bien les essorer.

Pour régénérer les éponges, il suffit de les humidifier et d’enduire les deux faces de produit vaisselle ou plutôt de vinaigre blanc 

Ou même de préférence alors un petit verre de bicarbonate , un petit verre de vinaigre blanc dans votre évier à moitié empli d’eau tiède dans lequel vous plongez vos éponges pendant deux heures.

Docteur DENJEAN toujours attentive à la propreté et à l’emplacement de stockage des éponges de cuisine légèrement humidifiées. Et surtout de ne jamais les retrouver sur le sol. 

Gérer la canicule


On parle de canicule lorsqu’il y a de fortes températures supérieures à 30° pendant au moins trois jours de suite, sans diminution de la température la nuit.Le principal risque étant la déshydratation et/ou un coup de chaleur, il faut donc absolument se protéger efficacement.

La prévention consiste à suivre certaines règles, la canicule est traître. Même si l’envie de boire ne se fait pas sentir, ce n’est pas pour autant que votre organisme n’en a pas besoin : 

Évitez de sortir aux heures les plus chaudes, entre 11 heures et 18 heures.

Portez des vêtements légers, amples, clairs, en coton ou toute autre fibre naturelle absorbant la transpiration.

N’oubliez pas que les vêtements clairs repoussent la chaleur et les vêtements sombres l’absorbe !

Sans omettre de mettre un chapeau.
Oubliez en revanche toutes les fibres synthétiques et les vêtements serrés qui étouffent l’épiderme et favorise la transpiration, donc les pertes hydriques.

 Marchez à l’ombre et évitez absolument le soleil, et surtout ne pas oublier de sortir avec une bouteille d’eau. Pensez aux bienfaits d’un brumisateur qui vous permet de vous rafraîchir tout au long de la journée où que vous vous trouviez !

Les sportifs doivent éviter les exercices aux heures les plus chaudes et même pas du tout en cas de canicule, de même ne jardinez pas pendant un épisode de canicule.

Il faut aussi humidifier régulièrement la peau souvent et ne pas la sécher après une douche.

 Penser à boire une boisson faiblement glucosée mais riche en minéraux ; car dans la sueur on perd bien sûr de l’eau mais aussi : du sel, du Potassium, du Magnésium, du Zinc, du Cuivre, et même un peu de Fer…

 Pour votre intérieur : fermez toutes les fenêtres, baissez les stores, tirez les rideaux, fermez les volets la journée entière et ne les rouvrir que le soir en favorisant les courants d’air et surtout ne faîtes pas rentrer l’air chaud de l’extérieur dans votre logement dans la journée (évitez d’ouvrir les portes la nuit ou les fenêtres trop accessibles pour éviter une éventuelle intrusion malhonnête).
Éteindre les lampes halogènes qui chauffent ainsi que les ordinateurs, chaînes Hi Fi.

La température baisse la nuit et est à son minimum vers 4 heures du matin puis remonte, profitez-en pour accrocher des linges humides devant vos fenêtres (draps de bain, draps, serviettes).

Si vous n’avez pas la climatisation, n’hésitez pas à vous réfugier dans un lieu climatisé.

Utiliser un ventilateur si vous n’êtes pas climatisé en posant devant un récipient rempli de glaçons ou une bouteille d’eau glacée.

 Buvez beaucoup d’eau, même si vous n’avez pas soif, 1 litre et demi à 2 litres par jour, sauf bien sûr contre-indication médicale. Évitez de boire trop frais, le choc thermique peut causer des désagréments signe de maux de ventre. Conseil : en cas de déshydratation suspectée, faîtes le test du pli cutané. Prenez entre le pouce et l’index la peau de la face dorsale de la main. Si le pli persiste, vous êtes en manque d’eau.
L’alcool est totalement déconseillé car il augmente la déshydratation, ainsi que les boissons diurétiques comme le thé ou le café.

La nourriture doit comporter des aliments riches en eau (fruits et légumes), plutôt crus et évitez les cuissons trop longues qui vont chauffer votre logement.

Petit conseil : Placez vos verres quelques minutes au congélateur avant de vous servir à boire, votre boisson restera fraîche plus longtemps, et en plus vous vous refroidirez les mains au passage.

 Attention au coup de chaleur qui se manifeste par divers signes :

Sensation de fatigue, maux de tête, respiration difficile, vertiges, nausées voire vomissements, conscience altérée, désorientation, crampes et n’hésitez pas à appeler les secours (Le 15 pour les secours (SAMU) ou 18 pour les pompiers) et en attendant rafraichissez la personne, mettez la autant que possible au frais.

 Et surveillez de très près les personnes âgées qui par nature boivent très peu car elles perdent la sensation de soif.
Elles sont plus fragiles et peuvent décompenser rapidement.
Ne pas hésiter à leur préparer une boisson qu’elles aiment et à surveiller la quantité d’eau absorbée. 
Chaque personne peut et doit également s’inquiéter de ses voisins âgés et/ou de ses parents.

Un simple coup de fil, une visite même courte pour vérifier que “tout va bien” en rappelant quelques conseils pour éviter la déshydratation, témoigne à nos aînés que l’on ne les a pas oubliés et qu’ils sont dans nos cœurs.

 De même pour les bébés et les jeunes enfants, n’hésitez pas à les déshabiller, les faire boire, leur donner souvent un bain.

Par contre ne dirigez surtout pas les ventilateurs directement sur eux.

ET ATTENTION AUX VOITURES :

Ne laissez aucune personne, bébé, personne âgée, animal : ils risqueraient leur vie à coup sûr et dans des souffrances inacceptables dans cet environnement confiné et exposé au soleil.

 Programmez, par exemple, vos emplettes dans les magasins climatisés en particulier du côté des rayons surgelés. Pensez également aux cinémas, bibliothèques, musées et autres centres culturels qui sont souvent bien équipés en climatisation.

 Et pourquoi pas une micro sieste !!!!

 A noter : numéro utile, n’hésitez pas
Canicule info service : 0 800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe), disponible dès le premier épisode de chaleur, tous les jours de 9h à 19h.
 www.vigilance.meteofrance.com pour la cartographie de la vigilance météorologique.
 Docteur DENJEAN toujours attentive aux conseils vis à vis des fortes chaleurs et qui n’oublie jamais de laisser de l’eau fraîche à portée de tout le monde y compris pour les animaux.

 

Pédaler diminue les risques de crise cardiaque et de cancer


Même si vous ne vous sentez pas le courage de faire régulièrement du sport, vous pouvez pratiquer le vélo tous les jours par exemple pour vous rendre au travail. Ce mode de transport pour aller travailler permettrait de diviser par deux la probabilité de développer des maladies cardiovasculaires ou des cancers. 
En effet, une équipe de chercheurs de l’Université de Glasgow ont étudié les effets du Vélo sur la santé et les résultats ont été publiés dans le British Medical Journal.
L’étude a été réalisée sur plus de 250.000 personnes, la plupart habitant dans des villes.

Chacune a été interrogée sur son mode de déplacement pour se rendre au travail : marche, vélo, voiture ou transports publics et sur ses habitudes hygièno-diététiques.

Sur ces 250.000 personnes, 2.430 personnes sont décédées dans les cinq années suivant le début de l’étude : 

496 des suites d’ une maladie cardiovasculaire et 1.126 des suites d’un cancer.

En étudiant les différents éléments des patients incriminés et la cause de leur décès, les chercheurs de l’étude ont conclu que, le fait de se rendre tous les jours au travail à vélo permettait de réduire de 41% le risque de mourir prématurément. 
Tous les éléments ont été analysés tels que l’âge des participants, leur genre, leur indice de masse corporelle (IMC), leur consommation de tabac ou d’alcool, leur alimentation , leur comportement (sédentaire ou non), etc…

Si pédaler pour se rendre au travail est bénéfique, s’y rendre en marchant est également bénéfique pour le cœur, puisque le risque de mourir d’un problème cardiaque diminue de 36% par rapport aux personnes considérées comme inactives (se déplaçant en voiture ou en transports en commun). 
Par contre, aucune conclusion positive n’a pu être faite sur le bénéfice de la marche sur le cancer par rapport au pédalage. 

Cependant la marche étant un exercice de plus faible intensité que le vélo les bénéfices sont moins nets.

Le Docteur Carlos Celis-Morales, auteur principal de l’étude interviewé par Le Figaro a déclaré :

«La marche ne procure pas autant de bénéfice que le vélo car en général ce n’est pas la même distance qui est parcourue. Dans une semaine une personne qui va au travail à vélo parcourt en moyenne 50 kilomètres contre 10 kilomètres pour celles qui se déplacent à pied».

Docteur DENJEAN qui aime le Velo mais reste très prudente en ville….


Référence: D’après un article d’Aurélie Franc Publié le 25/04/2017 dans Le Figaro

Le curcuma serait un excellent anti dépresseur 


Le curcuma (Curcuma longa) est une plante herbacée rhizomateuse originaire du sud de l’Asie. De ses rhizomes réduits en poudre est extraite l’épice homonyme.
Son nom chinois, Jianghuang, se traduit par « gingembre jaune », allusion à sa ressemblance avec le gingembre qui fait partie de la même famille, et bien sûr fait référence à la couleur de son rhizome qu’on a utilisé comme colorant et teinture.

On en retrouve trace dans des écrits sanskrits datant de 4 000 ans avant Jésus-Christ.

Le curcuma est particulièrement présent dans la vie en Inde et en Chine, où il est considéré comme une plante exceptionnelle du fait de ses multiples propriétés (épice, conservateur de nourriture, agent colorant, cosmétique et médicinal).
Le curcuma est l’objet de nombreuses études scientifiques dans le monde entier, afin de mieux connaitre ses propriétés alimentaires et médicales.

Selon certaines données épidémiologiques, la prévalence de plusieurs cancers (du côlon, du sein, de la prostate et du poumon) est moins élevée dans les pays asiatiques où l’on consomme beaucoup de curcuma.

De nombreux résultats obtenus in vitro ou in vivo avec les animaux indiquent aussi que la curcumine augmente les effets thérapeutiques de la radiothérapie et de la chimiothérapie en rendant les cellules cancéreuses plus sensibles aux traitements tout en réduisant les effets indésirables mais à fortes doses.

Il aurait aussi un effet bénéfique sur le diabète type 2.

Le curcuma est ainsi un important enjeu économique pour l’Inde, premier producteur mondial, et pour de nombreux autres pays.
On consomme beaucoup d’antidépresseurs, beaucoup trop et notamment en France.
Or, une étude semblerait démontrer que le Curcuma est aussi efficace que la fluoxetine connue sous le nom de Prozac?
Cela veut’il dire que l’on pourra bientôt supprimer les antidépresseurs et toute la cohorte des effets secondaires ?
Le curcuma déjà connu pour ses propriétés anti-inflammatoires et anti oxydantes, permet aussi de lutter contre le mécanisme de la dépression en activant la sérotonine.

La sérotonine est une hormone appelée l’hormone de la bonne humeur et joue un rôle dans la régulation de l’humeur, de l’appétit et aussi du sommeil.

Avoir une alimentation riche en curcuma permettrait donc de diminuer le risque de de dépression sans aucun effet secondaire indésirable, comme le stress, les troubles du sommeil ou encore l’anxiété.

Le curcuma réduit aussi le stress.

Selon une étude publiée en 2015 dans la revue Phytotherapy Research, le curcuma aurait une efficacité sur notre état psychologique et notre comportement.

Pour certains, la curcumine présente dans cette épice serait aussi efficace que le Prozac dans les cas de dépression.

En effet, d’après le Docteur Lopresti auteur de l’étude. «Les effets antidépresseurs et anti-anxiolytiques positifs de la curcumine sont très probablement attribuables à sa capacité à normaliser des mécanismes physiologiques spécifiques».

Il complète en déclarant au sujet de la curcumine : «Elle semble faire augmenter le niveau de neurotransmetteurs tels que la sérotonine, tout en abaissant les hormones du stress comme le cortisol, en plus d’être un puissant agent antioxydant et anti-inflammatoire».

Il faut savoir enfin que pour que le curcuma passe la barrière de la muqueuse intestinale il faut l’associer avec la piperine du poivre et un peu d’huile.
Docteur DENJEAN qui utilise beaucoup et depuis fort longtemps le curcuma en cuisine…

Le Pourpier aliment santé


Le pourpier (Portulaca oleracea L.) est une plante qui possède de multiples vertus.Il a été importé d’Orient par les Romains puis délaissé.

Il existe des variétés à feuilles dorées et variétés à feuilles vertes et enfin des variétés à fleurs roses ou blanches mais dans ce cas cultivées pour l’ornement.
Cette plante charnue, riche en eau, originaire du pourtour méditerranéen et utilisée en salade se consomme aussi bien cuite que crue (bien qu’elle conserve mieux ses propriétés dégustée crue).

Le pourpier a souvent été considérée comme une mauvaise herbe surtout dans les jardins ensoleillés du sud mais depuis longtemps elle est indissociable du régime crétois, car non seulement il est peu calorique mais aussi excellent pour prévenir les risques de maladies cardiovasculaires.
De plus, vu sa richesse en oméga 3 il est parfait pour la peau.

C’est aussi une excellente plante pour detoxifier l’organisme de par ses propriétés diurétiques. 
Le pourpier est aussi riche en vitamine E et en minéraux. 

Il contient aussi du potassium, du calcium, du magnésium, des vitamines C et B, du fer, mais aussi des omégas 3 et β-carotène.

Riche en Vitamine C (moins que le citron mais + que la pomme).

Donc il est très utile pour la prévention de certaines maladies.

On peut le cuisiner et le consommer soit cru en salade, soit cuit comme des épinards mais pas plus de 3 minutes ou en soupe ou en omelette.

Les Grecs font frire dans l’huile d’olive les feuilles et les tiges, avec de la féta, des tomates, de l’ail et de la marjolaine.

Les jeunes tiges et feuilles de pourpier se consomment en salade, et leur goût est légèrement acidulé.

Attention de ne pas laisser le pourpier trop longtemps dans l’eau, pas plus de 3 minutes car elle perdrait ses vitamines.

Appliqué sur la peau, il a un pouvoir adoucissant, cicatrisant, anti-inflammatoire, antibactérien.
Il favorise la cicatrisation des petites blessures.

Il semble aussi que mâcher quelques feuilles soulage l’inflammation des gencives.

En tisane, les jeunes feuilles séchées sont diurétiques et dépuratives et calment les irritations digestives.

Donc il y a beaucoup de raisons pour consommer le pourpier.
Il fait partie des aliments santé de par sa richesse en acide gras poly insaturés Omega 3 qui améliorent la vitalité et de faibles calories.
Docteur DENJEAN qui fait souvent des salades de pourpier….

DMLA: prévention et traitement 


La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est une maladie qui entraîne une perte progressive de la vue surtout la vision centrale pouvant aller jusqu’à la cécité complète.
Il existe deux formes de DMLA :
La forme atrophique ou sèche de la DMLA qui représente 80% des cas, elle évolue lentement (plusieurs années) mais inévitablement. Elle peut se modifier en forme exsudative.

La DMLA exsudative ou « humide » ou néovasculaire. Beaucoup moins fréquente (20%) mais bien plus redoutable car la forme humide peut entraîner une perte de la vision centrale en quelques mois ou quelques années. 
Des petits vaisseaux peuvent se former sous la rétine et provoquer même parfois une hémorragie ou un décollement de la rétine.

Causes :

La dégénérescence maculaire liée à l’âge est multifactorielle et résulte de la combinaison de différents paramètres génétiques et environnementaux.

Les principaux facteurs de risque de la DMLA sont :

L’âge
Le tabac

L’hypermétropie 

Une exposition répétée aux UV sans protection

L’hypertension artérielle

Une hypercholestérolémie

Les aliments gras

L’obésité 

La consommation d’alcool.

Aujourd’hui heureusement des traitements peuvent stopper l’évolution de la maladie.
Pour la DMLA humide depuis plusieurs années les injections de Lucentis freinent efficacement l’évolution de la maladie.

Ce produit a longtemps été le seul médicament autorisé. Récemment, l’Avastin, un médicament anticancéreux a obtenu une Recommandation Temporaire d’Utilisation (RTU) pour motifs économiques. Les injections d’Avastin chez les personnes atteintes de DMLA sont donc remboursées depuis septembre 2015.

En cas de contre-indications aux médicaments, il peut être proposé le laser (photocoagulation) ou la photothérapie (dite “dynamique”), afin de détruire les vaisseaux sanguins.
Le stress oxydant est impliqué dans le développement de la maladie et dans disparition progressive des cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien et des cellules des photorécepteurs situés dans la macula.
La prise d’acide alpha-lipoïque par des sujets souffrant de la forme atrophique de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) améliore la qualité de leur vue.

L’acide alpha-lipoïque est un puissant antioxydant qui exerce son action dans les compartiments aqueux et lipidiques de l’organisme. Il est présent dans les mitochondries responsables de la production d’énergie dans les cellules.

Or il a été prouvé qu’un dysfonctionnement des mitochondries est impliqué dans le développement de la DMLA. 
Lors d’études récentes il a été démontré que l’acide alpha-lipoïque lutte contre le déclin du fonctionnement des mitochondries.

Dans cette étude, cent patients âgés de 60 à 83 ans, présentant une forme atrophique de DMLA, ont fait partie d’une étude en prenant quotidiennement pendant trois mois 200 mg d’acide alpha-lipoïque.
Les résultats ont démontré que la supplémentation en acide alpha-lipoïque a amélioré tous les marqueurs de la vision des patients souffrant de DMLA atrophique.
Les chercheurs concluent d’après ces résultats que l’acide alpha-lipoïque est très profitable pour le traitement de la DMLA.

Toutefois, des recommandations alimentaires complémentaires peuvent être utiles dans la prévention de la DMLA et pour en ralentir l’évolution.
Une supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants (vitamine C et E, bêtacarotène, oxyde de zinc, oxyde de cuivre) ;

Une augmentation de la consommation d’acides gras oméga-3 et de pigments caroténoïdes (la lutéine et la zéaxanthine contenus dans les légumes verts…).

Toutes les études menées dans le monde entier démontrent que les personnes qui consomment beaucoup de lutéine divisent par deux leur risque de DMLA.
Le Professeur Eric Souied, président de l’Association DMLA précise :
« Ce pigment est en effet 500 fois plus présent dans la macula, la partie centrale de la rétine, que dans le foie ».

On trouve la lutéine dans les légumes verts (choux, haricots verts, épinards), les oranges, les mandarines, les papayes, les oeufs. 

Il faut insister sur les myrtilles car ces petits fruits très colorés favorisent la régénération d’une substance appelée « rhodopsine » ou pourpre rétinien qui permet d’augmenter l’acuité visuelle globale et de protéger les tissus de l’oeil à l’agression de la lumière et d’améliorer particulièrement la vision nocturne.

Ces caroténoïdes (lutéine et zéaxanthine) ne sont pas synthétisés par l’organisme de l’être humain, et doivent donc obligatoirement être apportés par l’alimentation.

Les oméga 3 :
Toujours selon le Professeur Eric Souied, président de l’Association DMLA.
« La consommation régulière d’oméga 3 et notamment de DHA fait baisser le risque de développer une dégénérescence maculaire liée à l’âge, alors que la consommation importante d’acides gras insaturés transformés, que l’on trouve dans les graisses animales et les viennoiseries l’augmente. »

Les oméga 3 DHA se trouvent dans les poissons gras : saumons, thons, sardines, maquereaux. 

Selon le Professeur Eric Souied :
« Les vitamines E et C ainsi que le zinc à doses supérieures aux apports journaliers réduisent de 25% les risques de DMLA. »

La vitamine C se trouve dans les kiwis et les agrumes, la vitamine E dans les huiles végétales, les noix, les noisettes, les céréales complètes et les poissons gras, le zinc dans le foie de veau, les huîtres, le germe de blé, les poissons gras, les oeufs, les légumes secs, le blé.

« Or le tabac et le surpoids en sont deux importants et sur lesquels on peut vraiment jouer. Par ailleurs, agir sur ces leviers c’est aussi limiter la progression de la maladie » insiste le Professeur Eric Souied.

Donc vous l’aurez compris, pour prévenir l’apparition d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge, il est fortement conseillé bien sûr de pratiquer à partir de 55 ans un examen ophtalmologique, de protéger efficacement ses yeux des rayons ultraviolets.

Surtout modifier son alimentation en favorisant les produits contenant des antioxydants (fruits et légumes verts), des oméga 3 (poissons) et bien sûr limiter la consommation d’aliments gras.

Surtout voir avec son Médecin référent le contrôle de la tension artérielle et le dosage du cholestérol.

Cesser le tabac est impératif et ne pas oublier de pratiquer une activité sportive régulière.

Docteur DENJEAN qui essaye le mieux possible de pratiquer une alimentation riche en fruits et légumes et surtout de graisses non saturées.

Bonne année 2017


Je vous souhaite à toutes et tous une heureuse année 2017 pour vous et ceux que vous aimez .

Année de Paix, riche en amour ❤️ et une excellente santé.

Docteur DENJEAN qui vous souhaite le meilleur….

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