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La consommation d’alcool pourrait augmenter le risque de cancers de la peau non mélanomes


Une étude parue dans le British Journal of Dermatology,en 2014 a prouvé qu’il existe un lien entre la consommation d’alcool et le développement d’un cancer de la peau : le mélanome.

Une équipe de Chan School of Public Health à Boston et d’autres instituts de recherche américains ont analysé diverses données existantes sur l’incidence de l’alcool sur la peau.

Essentiellement sur l’incidence de l’alcool sur les cancers de la peau non mélanomes.

L’incidence se joue surtout sur les tumeurs de type carcinome base cellulaire (cancer de la peau le plus fréquent).

Selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé, entre 2 et 3 millions de cas de cancers de la peau non mélanomes sont diagnostiqués dans le monde chaque année et les taux sont en augmentation.

On estime aujourd’hui que la consommation d’alcool serait responsable de 2 à 3% des cancers de la peau.

Cette étude comporte une analyse de 13 études ayant inclus 95241 cas de cancer de la peau non mélanome, et cette analyse a démontré qu’une consommation d’alcool trop importante était associée significativement à un risque augmenté de carcinome basocellulaire et de cancer épidermoïde cutané, avec une relation dose-effet.

En effet, les études ont prouvé que pour toute consommation supplémentaire de 10 grammes d’alcool pur par jour, le risque de carcinome basocellulaire a augmenté de 7% et le risque de cancer épidermoïde cutané de 11%.

Les chercheurs ont ainsi calculé que chaque verre d’alcool consommé par jour augmente le risque de cancer de la peau de 22%.

Ces conclusions ont été publiées dans la revue British Journal of Dermatology, les auteurs ont précisé que les résultats devaient être interprétés avec prudence en raison de la possibilité d’interférences d’autres facteurs.

« Néanmoins », ont-ils ajouté, « agir sur la consommation d’alcool, qui est un comportement prévalent pouvant être modifié, pourrait constituer un objectif de santé publique important afin de réduire la charge que font peser les cancers de la peau non mélanomes sur la santé mondiale ».

Deux  mécanismes peuvent expliquer cet effet nocif.

D’abord lorsque l’on ingère de l’alcool, on ingère de l’éthanol, transformé par l’organisme en acétaldéhyde. Or l’acétaldéhyde est non seulement connu comme favorisant le cancer, mais il rend aussi la peau plus sensible aux rayons UV.

D’autre part, l’alcool a une action immunosuppressive, rendant le système immunitaire de l’organisme moins efficace pour détruire les cellules cancéreuses.

Ce mécanisme est important à connaître important afin d’éviter l’alcool bien sur mais aussi l’association dangereuse alcool-soleil.

Bien sûr il existe d’autres facteurs de risque de développement d’un cancer de la peau : les antécédents familiaux, le type de peau, l’exposition au soleil sans protection, la couleur de la peau, des cheveux et des yeux.

Alors n’oublions pas de consommer l’alcool de façon modérée et surtout éviter le soleil en même temps.

Il est impératif de se protéger contre les rayons du soleil.

Ne pas s’exposer au soleil entre 11 heures et 15 heures voire même 16 heures.

Se couvrir de vêtements et d’une casquette et protéger la peau non couverte avec crème solaire efficace renouvelée toutes les 2 heures sur les parties non couvertes.

Docteur DENJEAN qui a toujours et encore évité les méfaits de l’alcool et du soleil.

Gérer la canicule


On parle de canicule lorsqu’il y a de fortes températures supérieures à 30° pendant au moins trois jours de suite, sans diminution de la température la nuit.Le principal risque étant la déshydratation et/ou un coup de chaleur, il faut donc absolument se protéger efficacement.

La prévention consiste à suivre certaines règles, la canicule est traître. Même si l’envie de boire ne se fait pas sentir, ce n’est pas pour autant que votre organisme n’en a pas besoin : 

Évitez de sortir aux heures les plus chaudes, entre 11 heures et 18 heures.

Portez des vêtements légers, amples, clairs, en coton ou toute autre fibre naturelle absorbant la transpiration.

N’oubliez pas que les vêtements clairs repoussent la chaleur et les vêtements sombres l’absorbe !

Sans omettre de mettre un chapeau.
Oubliez en revanche toutes les fibres synthétiques et les vêtements serrés qui étouffent l’épiderme et favorise la transpiration, donc les pertes hydriques.

 Marchez à l’ombre et évitez absolument le soleil, et surtout ne pas oublier de sortir avec une bouteille d’eau. Pensez aux bienfaits d’un brumisateur qui vous permet de vous rafraîchir tout au long de la journée où que vous vous trouviez !

Les sportifs doivent éviter les exercices aux heures les plus chaudes et même pas du tout en cas de canicule, de même ne jardinez pas pendant un épisode de canicule.

Il faut aussi humidifier régulièrement la peau souvent et ne pas la sécher après une douche.

 Penser à boire une boisson faiblement glucosée mais riche en minéraux ; car dans la sueur on perd bien sûr de l’eau mais aussi : du sel, du Potassium, du Magnésium, du Zinc, du Cuivre, et même un peu de Fer…

 Pour votre intérieur : fermez toutes les fenêtres, baissez les stores, tirez les rideaux, fermez les volets la journée entière et ne les rouvrir que le soir en favorisant les courants d’air et surtout ne faîtes pas rentrer l’air chaud de l’extérieur dans votre logement dans la journée (évitez d’ouvrir les portes la nuit ou les fenêtres trop accessibles pour éviter une éventuelle intrusion malhonnête).
Éteindre les lampes halogènes qui chauffent ainsi que les ordinateurs, chaînes Hi Fi.

La température baisse la nuit et est à son minimum vers 4 heures du matin puis remonte, profitez-en pour accrocher des linges humides devant vos fenêtres (draps de bain, draps, serviettes).

Si vous n’avez pas la climatisation, n’hésitez pas à vous réfugier dans un lieu climatisé.

Utiliser un ventilateur si vous n’êtes pas climatisé en posant devant un récipient rempli de glaçons ou une bouteille d’eau glacée.

 Buvez beaucoup d’eau, même si vous n’avez pas soif, 1 litre et demi à 2 litres par jour, sauf bien sûr contre-indication médicale. Évitez de boire trop frais, le choc thermique peut causer des désagréments signe de maux de ventre. Conseil : en cas de déshydratation suspectée, faîtes le test du pli cutané. Prenez entre le pouce et l’index la peau de la face dorsale de la main. Si le pli persiste, vous êtes en manque d’eau.
L’alcool est totalement déconseillé car il augmente la déshydratation, ainsi que les boissons diurétiques comme le thé ou le café.

La nourriture doit comporter des aliments riches en eau (fruits et légumes), plutôt crus et évitez les cuissons trop longues qui vont chauffer votre logement.

Petit conseil : Placez vos verres quelques minutes au congélateur avant de vous servir à boire, votre boisson restera fraîche plus longtemps, et en plus vous vous refroidirez les mains au passage.

 Attention au coup de chaleur qui se manifeste par divers signes :

Sensation de fatigue, maux de tête, respiration difficile, vertiges, nausées voire vomissements, conscience altérée, désorientation, crampes et n’hésitez pas à appeler les secours (Le 15 pour les secours (SAMU) ou 18 pour les pompiers) et en attendant rafraichissez la personne, mettez la autant que possible au frais.

 Et surveillez de très près les personnes âgées qui par nature boivent très peu car elles perdent la sensation de soif.
Elles sont plus fragiles et peuvent décompenser rapidement.
Ne pas hésiter à leur préparer une boisson qu’elles aiment et à surveiller la quantité d’eau absorbée. 
Chaque personne peut et doit également s’inquiéter de ses voisins âgés et/ou de ses parents.

Un simple coup de fil, une visite même courte pour vérifier que “tout va bien” en rappelant quelques conseils pour éviter la déshydratation, témoigne à nos aînés que l’on ne les a pas oubliés et qu’ils sont dans nos cœurs.

 De même pour les bébés et les jeunes enfants, n’hésitez pas à les déshabiller, les faire boire, leur donner souvent un bain.

Par contre ne dirigez surtout pas les ventilateurs directement sur eux.

ET ATTENTION AUX VOITURES :

Ne laissez aucune personne, bébé, personne âgée, animal : ils risqueraient leur vie à coup sûr et dans des souffrances inacceptables dans cet environnement confiné et exposé au soleil.

 Programmez, par exemple, vos emplettes dans les magasins climatisés en particulier du côté des rayons surgelés. Pensez également aux cinémas, bibliothèques, musées et autres centres culturels qui sont souvent bien équipés en climatisation.

 Et pourquoi pas une micro sieste !!!!

 A noter : numéro utile, n’hésitez pas
Canicule info service : 0 800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe), disponible dès le premier épisode de chaleur, tous les jours de 9h à 19h.
 www.vigilance.meteofrance.com pour la cartographie de la vigilance météorologique.
 Docteur DENJEAN toujours attentive aux conseils vis à vis des fortes chaleurs et qui n’oublie jamais de laisser de l’eau fraîche à portée de tout le monde y compris pour les animaux.

 

 Le gouvernement lutte contre le bronzage artificiel


Le jeudi 28 mai s’est tenue la Journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau.

Marisol Touraine a redit ce jour là son désir de mieux encadrer les cabines de bronzage. 

« Avec 10.000 cas et près de 2.000 décès par an, le mélanome cutané est l’un des cancers qui a connu la plus forte augmentation ces dernières années en France ».

Comme facteur de risque on compte bien sur le soleil mais surtout la double peine de l’exposition aux UV artificiels. 

Dans le plan cancer 2014-2019, le projet de loi de santé prévoit plusieurs mesures pour renforcer l’encadrement du bronzage artificiel : 

– Utilisation interdite aux mineurs

– Information des dangers des cabines à UV 

– Publicité interdite 

– Pas de vente ou de cession de cabine de bronzage à des particuliers

– Formation obligatoire du personnel travaillant au niveau des cabines de bronzage.

Le Syndicat National des Dermatologues Vénérologues (SNDV) ne cesse d’alerter sur les risques des UV artificiels ou naturels.
En effet, le Syndicat et tous les Dermatologues veulent attirer l’attention des personnes les plus à risque, c’est à dire :

– Les personnes exerçant une profession vivant beaucoup en extérieur 

– Les personnes à peau claire, aux yeux clairs

– Les personnes avec de multiples grains de beauté 

– Les personnes ayant eu de nombreux coups de soleil pendant l’enfance et dont les cumuls sont les plus dangereux

– Enfin, les personnes ayant des antécédents familiaux de mélanomes.

Alors donc, encore une fois, je conclurai cet article en vous demandant de bien vous protéger du soleil avec une bonne crème solaire indice 50, renouvelée toutes les 2 heures.
Il faut aussi éviter de s’exposer aux rayons solaires entre 11 heures et 16 heures.

Enfin et clairement, il vaut mieux une peau claire, lumineuse et en bonne santé qu’une peau bronzée sèche, fripée et avec des risques accrus de cancers graves.

Docteur DENJEAN qui a une peau claire et qui veut la garder claire et transparente et surtout pas bronzée…

  

Les crèmes solaires ne favorisent pas le mélanome.


Devant l’augmentation très importante des mélanomes malins, tous les ans avec le retour du soleil, les conseils de prévention se multiplient.
Et je suis la première à le faire inlassablement.

Dans un premier temps, éviter de sortir aux heures les plus chaudes, soit entre 11 heures et 16 heures.
Il faut absolument se protéger avec un grand chapeau, se couvrir et mettre des crèmes solaires protectrices.

Les rayons du soleil qui sont de moins en moins bien filtrés par la couche d’ozone, exposent notre peau à bien des risques notamment « de cancers ».

Et ce d’autant plus que l’on a une peau claire, des yeux clairs et des facteurs de risques comme de très nombreux grains de beauté dont certains peuvent être dysplasiques, c’est à dire présentant des anomalies.

De même si on note des antécédents de mélanome dans la famille ou des antécédents personnels de cancer.

Enfin, évitez complètement le soleil en cas de prise de médicaments photo sensibilisants.

Ainsi donc, protégeons notre peau avec de bonnes crèmes solaires, d’un indice élevé, en en appliquant toutes les 2 heures (il existe depuis 3 ans une crème solaire protectrice reconnue pour une durée de 6 à 8 heures).
Cependant certains ont accusé l’utilisation de crèmes solaires d’être paradoxalement responsables de l’augmentation du risque de mélanome malin. 
Certains ont même hâtivement conclu que le soleil était «moins dangereux que les crèmes solaires».
Le sujet est grave car l’application de crèmes solaires est une recommandation importante dans les conseils de prévention. 
C’est pourquoi une méta-analyse réalisée par une équipe chinoise est très intéressante.
Les auteurs ont analysé 21 études (2 études prospectives et 19 études cas-témoins) au sujet du lien entre l’utilisation de crèmes solaires et le risque de mélanome malin. 
Au total près de 24000 participants étaient inclus, parmi lesquels on a pu compter 7150 cas de mélanomes malins.

La conclusion est qu’il n’est pas retrouvé de lien significatif entre l’application de crèmes solaires et le risque de mélanome malin dans aucune des 21 études.
La seule explication possible semblerait que certains utilisateurs de crèmes solaires pourraient être ceux qui s’exposent le plus, soit parce qu’ils se savent protégés, soit par «addiction» à l’exposition solaire avec ce besoin d’être toujours bronzé.

Alors donc, je conclurai cet article en vous demandant de bien vous protéger avec une bonne crème solaire indice 50, renouvelée toutes les 2 heures.
N’oubliez pas que si l’indice est plus faible, il faudra toujours renouveler l’application plus souvent.

Protégez vos yeux avec de bonnes lunettes solaires avec verres filtrants anti UV, toutes ne vous protègent pas efficacement.

Pensez à boire suffisamment d’eau pour ne pas vous déshydrater.

Et surtout évitez les heures chaudes …

Enfin, protégez les bébés et les enfants car nous avons tous un capital solaire limité et on l’entame dès la petite enfance.
Ainsi, prenez le soleil raisonnablement, juste ce qu’il faut pour notre synthèse de vitamine D, quelques minutes par jour sous un soleil modéré suffisent.
Alors, attention aux excès. 

Docteur DENJEAN qui n’a jamais aimé s’exposer au soleil …
  

Références

Fang Xie et coll. : Analysis of association between sunscreens use and risk of malignant melanoma. Int J Clin Exp Med. 2015; 8: 2378–2384.

Le Printemps est la attention aux coups de soleil


 

 Et voilà, le printemps est là et le soleil est enfin au rendez-vous.

Avec le soleil, les sourires plus le moral reviennent et l’on voit partout en terrasse des cafés des hommes et des femmes s’installer en plein soleil pour boire un verre ou manger.

La plupart sans aucune protection.

Mais même si la chaleur n’est pas torride, le soleil reste toujours dangereux et ce d’autant plus que ce sont les premiers rayons et que notre peau plus ou moins blafarde n’est pas préparée.

Nous n’avons fabriqué aucun pigment durant ces mois d’hiver et il n’y a donc aucune mélanine dans notre peau prête à jouer son rôle photo protecteur.

Il faut donc s’exposer progressivement (et certainement pas à l’heure du déjeuner) pour activer nos mélanocytes afin qu’ils produisent cette mélanine photo protectrice.

N’oublions pas que nous sommes de plus inégaux face au soleil et que le capital soleil n’est pas le même pour tout le monde.

Une peau claire brûlera plus vite au soleil qu’une peau foncée.

De toute façon il est indispensable au printemps comme en été de se protéger au soleil avec au minimum une crème écran total, indice 50, à renouveler toutes les 2 heures car un indice 50 ne protège que 2 heures.

Enfin, protéger surtout vos yeux avec de bonnes lunettes de soleil et n’oubliez pas de mettre un chapeau…

De plus est-il utile de rappeler qu’il vaut mieux laisser systématiquement les bébés et les enfants à l’ombre car ce sont les coups de soleil pris dans l’enfance qui favorisent les mélanomes.

Docteur DENJEAN qui informe et informe toujours, année après année, pour plaider contre les effets dévastateurs du soleil sur notre peau fragile avec la plus grande conviction.

Le lentigo sénile ou tache de vieillesse


Le lentigo dit sénile, encore appelé tache de vieillesse, est une petite tache brune plane de quelques millimètres de diamètre siégeant de préférence sur une zone découverte de la peau. (Étymologiquement lentigo veut dire lentille).
C’est effectivement le soleil qui est responsable des lentigos solaires.
Les lentigos solaires sont un marqueur d’exposition solaire intensive ou cumulative.

En effet des expositions répétées, surtout sans protection solaire, favorisent l’apparition de lentigos (même sans coup de soleil).
Il est toujours recommandé d’éviter le soleil au moment où il est effectivement le plus fort, soit entre 10 heures et 15 heures.

On les remarque au niveau du visage, mains, avant-bras, décolleté, dos, épaules, jambes.
Le lentigo résulte d’une augmentation du nombre de mélanocytes, cellules qui fabriquent la mélanine, substance qui colore la peau et la protège contre les ultraviolets.

Le lentigo est par définition bénin, cependant dans certains cas il peut évoluer vers des lésions précancéreuses.

Le lentigo est à différencier des verrues séborrhéiques qui sont de petites surélévations, alors que le lentigo actinique est plan avec des contours plus irréguliers et de teinte beige chamois voire marron.

Au fil des années et des expositions solaires, le nombre de taches augmente passant parfois de quelques millimètres à quelques centimètres et la couleur fonce jusqu’au brun foncé.
En fait, beaucoup de personnes à peau claire présenteront des lentigos à partir de l’âge de 50 ans, voir 60 ans et plus rarement même à partir de 40 ans.
Ces taches sont très fréquentes autant chez les hommes que chez les femmes et après 70 ans, 90% des personnes à la peau claire sont effectivement concernées.

On appelle cela « taches de vieillesse » car cela survenait autrefois avec l’âge, vers 70 ans, mais actuellement avec la mode du soleil intensif cela survient plus tôt.

Ces taches sont dues à la fabrication de mélanine par les mélanocytes de la peau sous l’influence du soleil et même à une augmentation du nombre de mélanocytes.

Ces lentigos peuvent s’accompagner de taches blanches associées, juxtaposées, appelées hypomélanoses actiniques.

Lors d’une exposition solaire la peau d’un sujet jeune réagit en produisant de la mélanine de façon uniforme.
Cette mélanine donne cette pigmentation brune ou bronzage mais dont le rôle est en réalité la protection.
Mais au fil du temps et des expositions solaires répétées, les mélanocytes qui produisent la mélanine se dégradent et deviennent anarchiques par endroit : cette mélanine en excès s’agglutine dans l’épiderme et forme ainsi les taches brunes.

Dans ce cas, la peau ne peut plus se protéger efficacement contre les effets du soleil.
C’est l’un des premiers signes du vieillissement de la peau et cela indique un épuisement du capital soleil.

Par contre, il ne faut pas confondre le lentigo avec d’autres pathologies !

Le Dermatologue doit éliminer d’autres diagnostics devant des taches pouvant avoir un aspect proche du lentigo :
D’une part, les taches de rousseur que l’on nomme éphélides.
Certains cancers de la peau tels les carcinomes basocellulaires pigmentés.
Les kératoses actiniques pigmentées : Il s’agit dans ce cas d’une lésion cutanée colorée, un peu rouge et squameuse, indurée, rugueuse située elle aussi au niveau d’une zone exposée au soleil (visage, mains, avant bras, cuir chevelu pour les patients chauves).

Et surtout la mélanose de Dubreuilh encore appelée parfois «lentigo malin».
Cela débute, en effet comme une simple tache sur le visage ou sur une autre zone cutanée exposée au soleil.
C’est souvent une grande tache sans signe particulier, plane, brune, irrégulière avec des zones de pigmentation plus foncée sur la surface.
Cette zone pigmentée, le plus souvent située au niveau du visage, s’étend lentement et progressivement.
Mais c’est une lésion précancéreuse qui évolue, certes lentement, mais qui nécessite une ablation chirurgicale car il y a toujours un risque de survenue de mélanome malin sur cette lésion.
Sa localisation est généralement sur le visage, mais aussi sur le dos des mains et les jambes. Son évolution est plutôt lente.

Le lentigo est lui, bénin et ne nécessite aucun traitement si ce n’est essentiellement du point de vue esthétique.
Le lentigo est fragile : en effet il se met à peler ou il saigne quand on le frotte un peu.
On peut traiter avec l’azote liquide chez un Dermatologue sans anesthésie. Une légère sensation de brûlure va exister au niveau de chaque point, la peau va être rouge et un peu boursouflée mais elle va cicatriser en une dizaine de jours sauf sur une peau mate où il y a un risque d’hyperpigmentation résiduelle en halo.
Il existe d’autres méthodes de traitement, le laser ou la lampe flash ou même parfois le peeling.
Le Dermatologue choisira la méthode qui lui semble la plus efficace en fonction du type de peau et surtout après s’être assuré qu’il n’y a pas de pathologie plus grave.

Les taches se multiplient et foncent au fil des expositions solaires, il est donc impératif de se protéger efficacement du soleil.

Docteur DENJEAN qui a la chance d’avoir aucune tache mais qui ne s’expose jamais….

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L’héliodermie ou vieillissement cutané lié au soleil


Les rayons ultraviolets A et B, les infrarouges et la lumière visible atteignent et pénètrent la peau.

Plus de 90% des UVB sont arrêtés par l’épiderme dont 70% par la couche cornée (couche la plus superficielle). L’épiderme stoppe aussi les UV A mais 20% arrivent quand même jusqu’au derme.
Ces 20% ont des conséquences dramatiques car ils provoquent 2 types de dommages au niveau de la peau :

– Une atteinte directe de l’ADN, des protéines de la peau, acides nucléiques, des fibroblastes, de la kératine et de la mélanine.

– Secondairement, les rayons UVA et UVB engendrent des radicaux libres avec atteinte des membranes des cellules de la peau et de l’ADN, une atteinte des informations génétiques cellulaires et donc tout ceci entraîne une altération de la réparation des dommages cellulaires car les cellules de la couche basale de l’épiderme qui font le renouvellement cutané sont donc atteintes.

Le résultat est un vieillissement cellulaire accéléré, voire même la mort cellulaire ou des cancers.

Le vieillissement cutané prématuré photo induit se manifeste en premier lieu par des taches pigmentaires plus ou moins foncées qui apparaissent sur les zones exposées comme le dos des mains et le visage.
Elles sont dues aux mélanocytes qui fonctionnent beaucoup plus.
Ces troubles de la pigmentation qui se traduisent par des taches hyper pigmentées peuvent aussi se traduire per des tâches hypo pigmentées à type de petites tâches blanches d’hypomélanose en gouttes sur les membres.

Certaines tâches sont rugueuses et présentent même une épaisseur, ce sont les kératoses séborrhéiques.
Par endroit ces épaississements localisés de la peau peuvent présenter un léger saignement lorsqu’on les gratte et il faut les surveiller car elles peuvent s’avérer précancéreuses.

La peau peut aussi être très amincie avec une atrophie dermo épidermique plus intense sur les zones photo exposées.
Puis apparaît un purpura (aspect d’hématome sous cutané spontané) et des lésions à type de pseudo-cicatrices stellaires dépigmentées secondaires à des traumatismes minimes.
L’amincissement de la peau avec l’âge est un autre stigmate du vieillissement qui comporte une atrophie du derme et de l’épiderme.
Cette peau amincie, atrophiée sèche provoque des démangeaisons.
Des télangiectasies sont visibles (dilatation de petits vaisseaux sanguins éclatés comme dans la couperose).
Les rides sont aussi d’autres signes du vieillissement normal avec même relâchement important de la peau lié à la raréfaction du tissu conjonctif.

Bien sûr, la majorité de ces signes du vieillissement cutané survient au fil des années mais le soleil aggrave sérieusement et accélère énormément l’apparition de tous ces symptômes, ce qui est évident sur les parties exposées.
On considère d’ailleurs que 80% du vieillissement au niveau de la peau du visage est lié au soleil.
C’est un vieillissement cutané prématuré dû à l’intense exposition au soleil. Il commence à se manifester 10 à 20 ans après l’exposition au soleil ou aux UV artificiels.

Les excès de bronzage accélèrent donc le vieillissement de la peau.

Ce vieillissement cutané prématuré, intensifié favorise l’irritation cutanée et ralentit la cicatrisation et la peau devient plus perméable aux allergènes mais aussi aux diverses substances avec lesquelles elle se trouve en contact.

De même, lors de ce processus, la perception sensorielle et thermique diminue.

Tout ce processus de vieillissement cutané est lié à l’exposition solaire chronique mais il faut savoir qu’il existe de nombreuses différences d’une personne à une autre.
Les différents facteurs entrant en ligne de compte sont bien sur l’âge, le phototype (les peaux claires sont plus fragiles que les peaux mates), la génétique mais aussi, ne l’oublions pas : le tabac, l’alcool, une alimentation déséquilibrée.

Alors, la prévention par une bonne photoprotection reste l’essentiel du traitement du vieillissement cutané.
Cette photoprotection doit commencer très tôt dans la vie (comme pour la prévention des cancers de la peau).
L’idéal est de garder un vêtement sous le soleil ainsi que le port d’une casquette ou d’un chapeau à larges bords lors des activités en extérieur.
De même il faut choisir une photoprotection active sur les UVB et les UVA.
Choisir un indice élevé en en remettant maximum toutes les 2 heures car aucune crème solaire ne protège plusieurs heures d’affilée.

Docteur DENJEAN qui aime voir une belle journée ensoleillée mais qui n’aime pas être sous le soleil…..

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