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La consommation d’alcool pourrait augmenter le risque de cancers de la peau non mélanomes

Une étude parue dans le British Journal of Dermatology,en 2014 a prouvé qu’il existe un lien entre la consommation d’alcool et le développement d’un cancer de la peau : le mélanome.

Une équipe de Chan School of Public Health à Boston et d’autres instituts de recherche américains ont analysé diverses données existantes sur l’incidence de l’alcool sur la peau.

Essentiellement sur l’incidence de l’alcool sur les cancers de la peau non mélanomes.

L’incidence se joue surtout sur les tumeurs de type carcinome base cellulaire (cancer de la peau le plus fréquent).

Selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé, entre 2 et 3 millions de cas de cancers de la peau non mélanomes sont diagnostiqués dans le monde chaque année et les taux sont en augmentation.

On estime aujourd’hui que la consommation d’alcool serait responsable de 2 à 3% des cancers de la peau.

Cette étude comporte une analyse de 13 études ayant inclus 95241 cas de cancer de la peau non mélanome, et cette analyse a démontré qu’une consommation d’alcool trop importante était associée significativement à un risque augmenté de carcinome basocellulaire et de cancer épidermoïde cutané, avec une relation dose-effet.

En effet, les études ont prouvé que pour toute consommation supplémentaire de 10 grammes d’alcool pur par jour, le risque de carcinome basocellulaire a augmenté de 7% et le risque de cancer épidermoïde cutané de 11%.

Les chercheurs ont ainsi calculé que chaque verre d’alcool consommé par jour augmente le risque de cancer de la peau de 22%.

Ces conclusions ont été publiées dans la revue British Journal of Dermatology, les auteurs ont précisé que les résultats devaient être interprétés avec prudence en raison de la possibilité d’interférences d’autres facteurs.

« Néanmoins », ont-ils ajouté, « agir sur la consommation d’alcool, qui est un comportement prévalent pouvant être modifié, pourrait constituer un objectif de santé publique important afin de réduire la charge que font peser les cancers de la peau non mélanomes sur la santé mondiale ».

Deux  mécanismes peuvent expliquer cet effet nocif.

D’abord lorsque l’on ingère de l’alcool, on ingère de l’éthanol, transformé par l’organisme en acétaldéhyde. Or l’acétaldéhyde est non seulement connu comme favorisant le cancer, mais il rend aussi la peau plus sensible aux rayons UV.

D’autre part, l’alcool a une action immunosuppressive, rendant le système immunitaire de l’organisme moins efficace pour détruire les cellules cancéreuses.

Ce mécanisme est important à connaître important afin d’éviter l’alcool bien sur mais aussi l’association dangereuse alcool-soleil.

Bien sûr il existe d’autres facteurs de risque de développement d’un cancer de la peau : les antécédents familiaux, le type de peau, l’exposition au soleil sans protection, la couleur de la peau, des cheveux et des yeux.

Alors n’oublions pas de consommer l’alcool de façon modérée et surtout éviter le soleil en même temps.

Il est impératif de se protéger contre les rayons du soleil.

Ne pas s’exposer au soleil entre 11 heures et 15 heures voire même 16 heures.

Se couvrir de vêtements et d’une casquette et protéger la peau non couverte avec crème solaire efficace renouvelée toutes les 2 heures sur les parties non couvertes.

Docteur DENJEAN qui a toujours et encore évité les méfaits de l’alcool et du soleil.

Gérer la canicule

On parle de canicule lorsqu’il y a de fortes températures supérieures à 30° pendant au moins trois jours de suite, sans diminution de la température la nuit.Le principal risque étant la déshydratation et/ou un coup de chaleur, il faut donc absolument se protéger efficacement.

La prévention consiste à suivre certaines règles, la canicule est traître. Même si l’envie de boire ne se fait pas sentir, ce n’est pas pour autant que votre organisme n’en a pas besoin : 

Évitez de sortir aux heures les plus chaudes, entre 11 heures et 18 heures.

Portez des vêtements légers, amples, clairs, en coton ou toute autre fibre naturelle absorbant la transpiration.

N’oubliez pas que les vêtements clairs repoussent la chaleur et les vêtements sombres l’absorbe !

Sans omettre de mettre un chapeau.
Oubliez en revanche toutes les fibres synthétiques et les vêtements serrés qui étouffent l’épiderme et favorise la transpiration, donc les pertes hydriques.

 Marchez à l’ombre et évitez absolument le soleil, et surtout ne pas oublier de sortir avec une bouteille d’eau. Pensez aux bienfaits d’un brumisateur qui vous permet de vous rafraîchir tout au long de la journée où que vous vous trouviez !

Les sportifs doivent éviter les exercices aux heures les plus chaudes et même pas du tout en cas de canicule, de même ne jardinez pas pendant un épisode de canicule.

Il faut aussi humidifier régulièrement la peau souvent et ne pas la sécher après une douche.

 Penser à boire une boisson faiblement glucosée mais riche en minéraux ; car dans la sueur on perd bien sûr de l’eau mais aussi : du sel, du Potassium, du Magnésium, du Zinc, du Cuivre, et même un peu de Fer…

 Pour votre intérieur : fermez toutes les fenêtres, baissez les stores, tirez les rideaux, fermez les volets la journée entière et ne les rouvrir que le soir en favorisant les courants d’air et surtout ne faîtes pas rentrer l’air chaud de l’extérieur dans votre logement dans la journée (évitez d’ouvrir les portes la nuit ou les fenêtres trop accessibles pour éviter une éventuelle intrusion malhonnête).
Éteindre les lampes halogènes qui chauffent ainsi que les ordinateurs, chaînes Hi Fi.

La température baisse la nuit et est à son minimum vers 4 heures du matin puis remonte, profitez-en pour accrocher des linges humides devant vos fenêtres (draps de bain, draps, serviettes).

Si vous n’avez pas la climatisation, n’hésitez pas à vous réfugier dans un lieu climatisé.

Utiliser un ventilateur si vous n’êtes pas climatisé en posant devant un récipient rempli de glaçons ou une bouteille d’eau glacée.

 Buvez beaucoup d’eau, même si vous n’avez pas soif, 1 litre et demi à 2 litres par jour, sauf bien sûr contre-indication médicale. Évitez de boire trop frais, le choc thermique peut causer des désagréments signe de maux de ventre. Conseil : en cas de déshydratation suspectée, faîtes le test du pli cutané. Prenez entre le pouce et l’index la peau de la face dorsale de la main. Si le pli persiste, vous êtes en manque d’eau.
L’alcool est totalement déconseillé car il augmente la déshydratation, ainsi que les boissons diurétiques comme le thé ou le café.

La nourriture doit comporter des aliments riches en eau (fruits et légumes), plutôt crus et évitez les cuissons trop longues qui vont chauffer votre logement.

Petit conseil : Placez vos verres quelques minutes au congélateur avant de vous servir à boire, votre boisson restera fraîche plus longtemps, et en plus vous vous refroidirez les mains au passage.

 Attention au coup de chaleur qui se manifeste par divers signes :

Sensation de fatigue, maux de tête, respiration difficile, vertiges, nausées voire vomissements, conscience altérée, désorientation, crampes et n’hésitez pas à appeler les secours (Le 15 pour les secours (SAMU) ou 18 pour les pompiers) et en attendant rafraichissez la personne, mettez la autant que possible au frais.

 Et surveillez de très près les personnes âgées qui par nature boivent très peu car elles perdent la sensation de soif.
Elles sont plus fragiles et peuvent décompenser rapidement.
Ne pas hésiter à leur préparer une boisson qu’elles aiment et à surveiller la quantité d’eau absorbée. 
Chaque personne peut et doit également s’inquiéter de ses voisins âgés et/ou de ses parents.

Un simple coup de fil, une visite même courte pour vérifier que “tout va bien” en rappelant quelques conseils pour éviter la déshydratation, témoigne à nos aînés que l’on ne les a pas oubliés et qu’ils sont dans nos cœurs.

 De même pour les bébés et les jeunes enfants, n’hésitez pas à les déshabiller, les faire boire, leur donner souvent un bain.

Par contre ne dirigez surtout pas les ventilateurs directement sur eux.

ET ATTENTION AUX VOITURES :

Ne laissez aucune personne, bébé, personne âgée, animal : ils risqueraient leur vie à coup sûr et dans des souffrances inacceptables dans cet environnement confiné et exposé au soleil.

 Programmez, par exemple, vos emplettes dans les magasins climatisés en particulier du côté des rayons surgelés. Pensez également aux cinémas, bibliothèques, musées et autres centres culturels qui sont souvent bien équipés en climatisation.

 Et pourquoi pas une micro sieste !!!!

 A noter : numéro utile, n’hésitez pas
Canicule info service : 0 800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe), disponible dès le premier épisode de chaleur, tous les jours de 9h à 19h.
 www.vigilance.meteofrance.com pour la cartographie de la vigilance météorologique.
 Docteur DENJEAN toujours attentive aux conseils vis à vis des fortes chaleurs et qui n’oublie jamais de laisser de l’eau fraîche à portée de tout le monde y compris pour les animaux.

 

 Le gouvernement lutte contre le bronzage artificiel

Le jeudi 28 mai s’est tenue la Journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau.

Marisol Touraine a redit ce jour là son désir de mieux encadrer les cabines de bronzage. 

« Avec 10.000 cas et près de 2.000 décès par an, le mélanome cutané est l’un des cancers qui a connu la plus forte augmentation ces dernières années en France ».

Comme facteur de risque on compte bien sur le soleil mais surtout la double peine de l’exposition aux UV artificiels. 

Dans le plan cancer 2014-2019, le projet de loi de santé prévoit plusieurs mesures pour renforcer l’encadrement du bronzage artificiel : 

– Utilisation interdite aux mineurs

– Information des dangers des cabines à UV 

– Publicité interdite 

– Pas de vente ou de cession de cabine de bronzage à des particuliers

– Formation obligatoire du personnel travaillant au niveau des cabines de bronzage.

Le Syndicat National des Dermatologues Vénérologues (SNDV) ne cesse d’alerter sur les risques des UV artificiels ou naturels.
En effet, le Syndicat et tous les Dermatologues veulent attirer l’attention des personnes les plus à risque, c’est à dire :

– Les personnes exerçant une profession vivant beaucoup en extérieur 

– Les personnes à peau claire, aux yeux clairs

– Les personnes avec de multiples grains de beauté 

– Les personnes ayant eu de nombreux coups de soleil pendant l’enfance et dont les cumuls sont les plus dangereux

– Enfin, les personnes ayant des antécédents familiaux de mélanomes.

Alors donc, encore une fois, je conclurai cet article en vous demandant de bien vous protéger du soleil avec une bonne crème solaire indice 50, renouvelée toutes les 2 heures.
Il faut aussi éviter de s’exposer aux rayons solaires entre 11 heures et 16 heures.

Enfin et clairement, il vaut mieux une peau claire, lumineuse et en bonne santé qu’une peau bronzée sèche, fripée et avec des risques accrus de cancers graves.

Docteur DENJEAN qui a une peau claire et qui veut la garder claire et transparente et surtout pas bronzée…

  

Les crèmes solaires ne favorisent pas le mélanome.

Devant l’augmentation très importante des mélanomes malins, tous les ans avec le retour du soleil, les conseils de prévention se multiplient.
Et je suis la première à le faire inlassablement.

Dans un premier temps, éviter de sortir aux heures les plus chaudes, soit entre 11 heures et 16 heures.
Il faut absolument se protéger avec un grand chapeau, se couvrir et mettre des crèmes solaires protectrices.

Les rayons du soleil qui sont de moins en moins bien filtrés par la couche d’ozone, exposent notre peau à bien des risques notamment « de cancers ».

Et ce d’autant plus que l’on a une peau claire, des yeux clairs et des facteurs de risques comme de très nombreux grains de beauté dont certains peuvent être dysplasiques, c’est à dire présentant des anomalies.

De même si on note des antécédents de mélanome dans la famille ou des antécédents personnels de cancer.

Enfin, évitez complètement le soleil en cas de prise de médicaments photo sensibilisants.

Ainsi donc, protégeons notre peau avec de bonnes crèmes solaires, d’un indice élevé, en en appliquant toutes les 2 heures (il existe depuis 3 ans une crème solaire protectrice reconnue pour une durée de 6 à 8 heures).
Cependant certains ont accusé l’utilisation de crèmes solaires d’être paradoxalement responsables de l’augmentation du risque de mélanome malin. 
Certains ont même hâtivement conclu que le soleil était «moins dangereux que les crèmes solaires».
Le sujet est grave car l’application de crèmes solaires est une recommandation importante dans les conseils de prévention. 
C’est pourquoi une méta-analyse réalisée par une équipe chinoise est très intéressante.
Les auteurs ont analysé 21 études (2 études prospectives et 19 études cas-témoins) au sujet du lien entre l’utilisation de crèmes solaires et le risque de mélanome malin. 
Au total près de 24000 participants étaient inclus, parmi lesquels on a pu compter 7150 cas de mélanomes malins.

La conclusion est qu’il n’est pas retrouvé de lien significatif entre l’application de crèmes solaires et le risque de mélanome malin dans aucune des 21 études.
La seule explication possible semblerait que certains utilisateurs de crèmes solaires pourraient être ceux qui s’exposent le plus, soit parce qu’ils se savent protégés, soit par «addiction» à l’exposition solaire avec ce besoin d’être toujours bronzé.

Alors donc, je conclurai cet article en vous demandant de bien vous protéger avec une bonne crème solaire indice 50, renouvelée toutes les 2 heures.
N’oubliez pas que si l’indice est plus faible, il faudra toujours renouveler l’application plus souvent.

Protégez vos yeux avec de bonnes lunettes solaires avec verres filtrants anti UV, toutes ne vous protègent pas efficacement.

Pensez à boire suffisamment d’eau pour ne pas vous déshydrater.

Et surtout évitez les heures chaudes …

Enfin, protégez les bébés et les enfants car nous avons tous un capital solaire limité et on l’entame dès la petite enfance.
Ainsi, prenez le soleil raisonnablement, juste ce qu’il faut pour notre synthèse de vitamine D, quelques minutes par jour sous un soleil modéré suffisent.
Alors, attention aux excès. 

Docteur DENJEAN qui n’a jamais aimé s’exposer au soleil …
  

Références

Fang Xie et coll. : Analysis of association between sunscreens use and risk of malignant melanoma. Int J Clin Exp Med. 2015; 8: 2378–2384.

Le Printemps est la attention aux coups de soleil

 

 Et voilà, le printemps est là et le soleil est enfin au rendez-vous.

Avec le soleil, les sourires plus le moral reviennent et l’on voit partout en terrasse des cafés des hommes et des femmes s’installer en plein soleil pour boire un verre ou manger.

La plupart sans aucune protection.

Mais même si la chaleur n’est pas torride, le soleil reste toujours dangereux et ce d’autant plus que ce sont les premiers rayons et que notre peau plus ou moins blafarde n’est pas préparée.

Nous n’avons fabriqué aucun pigment durant ces mois d’hiver et il n’y a donc aucune mélanine dans notre peau prête à jouer son rôle photo protecteur.

Il faut donc s’exposer progressivement (et certainement pas à l’heure du déjeuner) pour activer nos mélanocytes afin qu’ils produisent cette mélanine photo protectrice.

N’oublions pas que nous sommes de plus inégaux face au soleil et que le capital soleil n’est pas le même pour tout le monde.

Une peau claire brûlera plus vite au soleil qu’une peau foncée.

De toute façon il est indispensable au printemps comme en été de se protéger au soleil avec au minimum une crème écran total, indice 50, à renouveler toutes les 2 heures car un indice 50 ne protège que 2 heures.

Enfin, protéger surtout vos yeux avec de bonnes lunettes de soleil et n’oubliez pas de mettre un chapeau…

De plus est-il utile de rappeler qu’il vaut mieux laisser systématiquement les bébés et les enfants à l’ombre car ce sont les coups de soleil pris dans l’enfance qui favorisent les mélanomes.

Docteur DENJEAN qui informe et informe toujours, année après année, pour plaider contre les effets dévastateurs du soleil sur notre peau fragile avec la plus grande conviction.

Le lentigo sénile ou tache de vieillesse

Le lentigo dit sénile, encore appelé tache de vieillesse, est une petite tache brune plane de quelques millimètres de diamètre siégeant de préférence sur une zone découverte de la peau. (Étymologiquement lentigo veut dire lentille).
C’est effectivement le soleil qui est responsable des lentigos solaires.
Les lentigos solaires sont un marqueur d’exposition solaire intensive ou cumulative.

En effet des expositions répétées, surtout sans protection solaire, favorisent l’apparition de lentigos (même sans coup de soleil).
Il est toujours recommandé d’éviter le soleil au moment où il est effectivement le plus fort, soit entre 10 heures et 15 heures.

On les remarque au niveau du visage, mains, avant-bras, décolleté, dos, épaules, jambes.
Le lentigo résulte d’une augmentation du nombre de mélanocytes, cellules qui fabriquent la mélanine, substance qui colore la peau et la protège contre les ultraviolets.

Le lentigo est par définition bénin, cependant dans certains cas il peut évoluer vers des lésions précancéreuses.

Le lentigo est à différencier des verrues séborrhéiques qui sont de petites surélévations, alors que le lentigo actinique est plan avec des contours plus irréguliers et de teinte beige chamois voire marron.

Au fil des années et des expositions solaires, le nombre de taches augmente passant parfois de quelques millimètres à quelques centimètres et la couleur fonce jusqu’au brun foncé.
En fait, beaucoup de personnes à peau claire présenteront des lentigos à partir de l’âge de 50 ans, voir 60 ans et plus rarement même à partir de 40 ans.
Ces taches sont très fréquentes autant chez les hommes que chez les femmes et après 70 ans, 90% des personnes à la peau claire sont effectivement concernées.

On appelle cela « taches de vieillesse » car cela survenait autrefois avec l’âge, vers 70 ans, mais actuellement avec la mode du soleil intensif cela survient plus tôt.

Ces taches sont dues à la fabrication de mélanine par les mélanocytes de la peau sous l’influence du soleil et même à une augmentation du nombre de mélanocytes.

Ces lentigos peuvent s’accompagner de taches blanches associées, juxtaposées, appelées hypomélanoses actiniques.

Lors d’une exposition solaire la peau d’un sujet jeune réagit en produisant de la mélanine de façon uniforme.
Cette mélanine donne cette pigmentation brune ou bronzage mais dont le rôle est en réalité la protection.
Mais au fil du temps et des expositions solaires répétées, les mélanocytes qui produisent la mélanine se dégradent et deviennent anarchiques par endroit : cette mélanine en excès s’agglutine dans l’épiderme et forme ainsi les taches brunes.

Dans ce cas, la peau ne peut plus se protéger efficacement contre les effets du soleil.
C’est l’un des premiers signes du vieillissement de la peau et cela indique un épuisement du capital soleil.

Par contre, il ne faut pas confondre le lentigo avec d’autres pathologies !

Le Dermatologue doit éliminer d’autres diagnostics devant des taches pouvant avoir un aspect proche du lentigo :
D’une part, les taches de rousseur que l’on nomme éphélides.
Certains cancers de la peau tels les carcinomes basocellulaires pigmentés.
Les kératoses actiniques pigmentées : Il s’agit dans ce cas d’une lésion cutanée colorée, un peu rouge et squameuse, indurée, rugueuse située elle aussi au niveau d’une zone exposée au soleil (visage, mains, avant bras, cuir chevelu pour les patients chauves).

Et surtout la mélanose de Dubreuilh encore appelée parfois «lentigo malin».
Cela débute, en effet comme une simple tache sur le visage ou sur une autre zone cutanée exposée au soleil.
C’est souvent une grande tache sans signe particulier, plane, brune, irrégulière avec des zones de pigmentation plus foncée sur la surface.
Cette zone pigmentée, le plus souvent située au niveau du visage, s’étend lentement et progressivement.
Mais c’est une lésion précancéreuse qui évolue, certes lentement, mais qui nécessite une ablation chirurgicale car il y a toujours un risque de survenue de mélanome malin sur cette lésion.
Sa localisation est généralement sur le visage, mais aussi sur le dos des mains et les jambes. Son évolution est plutôt lente.

Le lentigo est lui, bénin et ne nécessite aucun traitement si ce n’est essentiellement du point de vue esthétique.
Le lentigo est fragile : en effet il se met à peler ou il saigne quand on le frotte un peu.
On peut traiter avec l’azote liquide chez un Dermatologue sans anesthésie. Une légère sensation de brûlure va exister au niveau de chaque point, la peau va être rouge et un peu boursouflée mais elle va cicatriser en une dizaine de jours sauf sur une peau mate où il y a un risque d’hyperpigmentation résiduelle en halo.
Il existe d’autres méthodes de traitement, le laser ou la lampe flash ou même parfois le peeling.
Le Dermatologue choisira la méthode qui lui semble la plus efficace en fonction du type de peau et surtout après s’être assuré qu’il n’y a pas de pathologie plus grave.

Les taches se multiplient et foncent au fil des expositions solaires, il est donc impératif de se protéger efficacement du soleil.

Docteur DENJEAN qui a la chance d’avoir aucune tache mais qui ne s’expose jamais….

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L’héliodermie ou vieillissement cutané lié au soleil

Les rayons ultraviolets A et B, les infrarouges et la lumière visible atteignent et pénètrent la peau.

Plus de 90% des UVB sont arrêtés par l’épiderme dont 70% par la couche cornée (couche la plus superficielle). L’épiderme stoppe aussi les UV A mais 20% arrivent quand même jusqu’au derme.
Ces 20% ont des conséquences dramatiques car ils provoquent 2 types de dommages au niveau de la peau :

– Une atteinte directe de l’ADN, des protéines de la peau, acides nucléiques, des fibroblastes, de la kératine et de la mélanine.

– Secondairement, les rayons UVA et UVB engendrent des radicaux libres avec atteinte des membranes des cellules de la peau et de l’ADN, une atteinte des informations génétiques cellulaires et donc tout ceci entraîne une altération de la réparation des dommages cellulaires car les cellules de la couche basale de l’épiderme qui font le renouvellement cutané sont donc atteintes.

Le résultat est un vieillissement cellulaire accéléré, voire même la mort cellulaire ou des cancers.

Le vieillissement cutané prématuré photo induit se manifeste en premier lieu par des taches pigmentaires plus ou moins foncées qui apparaissent sur les zones exposées comme le dos des mains et le visage.
Elles sont dues aux mélanocytes qui fonctionnent beaucoup plus.
Ces troubles de la pigmentation qui se traduisent par des taches hyper pigmentées peuvent aussi se traduire per des tâches hypo pigmentées à type de petites tâches blanches d’hypomélanose en gouttes sur les membres.

Certaines tâches sont rugueuses et présentent même une épaisseur, ce sont les kératoses séborrhéiques.
Par endroit ces épaississements localisés de la peau peuvent présenter un léger saignement lorsqu’on les gratte et il faut les surveiller car elles peuvent s’avérer précancéreuses.

La peau peut aussi être très amincie avec une atrophie dermo épidermique plus intense sur les zones photo exposées.
Puis apparaît un purpura (aspect d’hématome sous cutané spontané) et des lésions à type de pseudo-cicatrices stellaires dépigmentées secondaires à des traumatismes minimes.
L’amincissement de la peau avec l’âge est un autre stigmate du vieillissement qui comporte une atrophie du derme et de l’épiderme.
Cette peau amincie, atrophiée sèche provoque des démangeaisons.
Des télangiectasies sont visibles (dilatation de petits vaisseaux sanguins éclatés comme dans la couperose).
Les rides sont aussi d’autres signes du vieillissement normal avec même relâchement important de la peau lié à la raréfaction du tissu conjonctif.

Bien sûr, la majorité de ces signes du vieillissement cutané survient au fil des années mais le soleil aggrave sérieusement et accélère énormément l’apparition de tous ces symptômes, ce qui est évident sur les parties exposées.
On considère d’ailleurs que 80% du vieillissement au niveau de la peau du visage est lié au soleil.
C’est un vieillissement cutané prématuré dû à l’intense exposition au soleil. Il commence à se manifester 10 à 20 ans après l’exposition au soleil ou aux UV artificiels.

Les excès de bronzage accélèrent donc le vieillissement de la peau.

Ce vieillissement cutané prématuré, intensifié favorise l’irritation cutanée et ralentit la cicatrisation et la peau devient plus perméable aux allergènes mais aussi aux diverses substances avec lesquelles elle se trouve en contact.

De même, lors de ce processus, la perception sensorielle et thermique diminue.

Tout ce processus de vieillissement cutané est lié à l’exposition solaire chronique mais il faut savoir qu’il existe de nombreuses différences d’une personne à une autre.
Les différents facteurs entrant en ligne de compte sont bien sur l’âge, le phototype (les peaux claires sont plus fragiles que les peaux mates), la génétique mais aussi, ne l’oublions pas : le tabac, l’alcool, une alimentation déséquilibrée.

Alors, la prévention par une bonne photoprotection reste l’essentiel du traitement du vieillissement cutané.
Cette photoprotection doit commencer très tôt dans la vie (comme pour la prévention des cancers de la peau).
L’idéal est de garder un vêtement sous le soleil ainsi que le port d’une casquette ou d’un chapeau à larges bords lors des activités en extérieur.
De même il faut choisir une photoprotection active sur les UVB et les UVA.
Choisir un indice élevé en en remettant maximum toutes les 2 heures car aucune crème solaire ne protège plusieurs heures d’affilée.

Docteur DENJEAN qui aime voir une belle journée ensoleillée mais qui n’aime pas être sous le soleil…..

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Acné et soleil: faux amis

Les beaux jours sont là et la tentation de se mettre au soleil avec grande envie.

On a souvent l’impression que le soleil améliore l’acné.
Mais il ne s’agit seulement que d’une impression !
Le risque de subir une aggravation de l’acné au retour du soleil est grand.

Tout ceci n’est donc qu’un leurre car en réalité comme le soleil assèche la peau et donne un aspect bronzé, il semble que les boutons disparaissent.
C’est ainsi que l’été l’acné semble s’améliorer.

En réalité, l’exposition solaire favorise l’épaississement de la couche superficielle de la peau et donc contribue à boucher les pores de la peau.
Ainsi le sébum ne peut pas s’évacuer et donc cela favorise la formation de points noirs et de microkystes.
Voilà pourquoi de fréquentes rechutes d’acné surviennent au retour des vacances.
L’amélioration estivale de l’acné est donc une fausse bonne idée. Il est inversement recommandé de se protéger du soleil, de ne pas s’exposer et d’utiliser des crèmes solaires adaptées.

Parfois aussi, chez d’autres, le soleil induit une poussée d’acné immédiate appelée « acné solaire » mais de toute façon chez tous les acnéiques, le soleil sans précautions entraine une accentuation de l’acné.

D’autre part, les médicaments antiacnéiques sont pour la plupart photosensibilisants et peuvent provoquer des éruptions cutanées sur les zones exposées au soleil.

C’est la raison pour laquelle il faudra utiliser une crème solaire à indice de protection élevée (minimum 50) en renouvelant l’application absolument toutes les deux heures.
Cette crème solaire ne doit pas être grasse, ni comédogène et sans parfum afin d’éviter toute irritation ou photosensibilisation.
L’idéal étant des crèmes solaires contenant des filtres minéraux (dioxyde de titane, oxyde de zinc) qui réfléchissent les rayons du soleil au lieu de les absorber.

Rappelons que la meilleure protection est le port d’un T-shirt et d’un chapeau car non seulement le soleil va aggraver l’acné mais il risque de provoquer des troubles de la pigmentation surtout au niveau des lésions cicatricielles.

En conclusion, si l’on veut éviter le rebond de l’acné au retour des vacances il faut absolument penser à se protéger.
En conséquence, si l’on est sous traitement anti acnéique et que l’on veut poursuivre ses soins, il faut redoubler de vigilance pour éviter toute réaction de photo sensibilité.

Docteur DENJEAN qui ne cesse de répéter qu’il faut se protéger du soleil….

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La lucite estivale bénigne

C’est la plus fréquente des photo-dermatoses.
Elle atteint surtout les femmes jeunes, quelque soit le phototype.
L’éruption de la lucite estivale bénigne «ou LEB» survient dès le 2ème jour et est visible par de petits boutons rouges comme des piqûres d’orties, voire de cloques et elle survient dans les heures qui suivent l’exposition solaire.
La lucite estivale bénigne est due à l’action des UVA, et peut parfois aussi apparaître avec les UVA artificiels.
Cette éruption se localise sur les zones exposées au soleil et atteint principalement le décolleté, les épaules, les bras, parfois même les jambes.
Les démangeaisons sont intenses et font penser à celles provoquées par des orties et durent plusieurs jours, voire plus, si l’exposition persiste.
Le Dermatologue donne dans ce cas un traitement local à base de cortisone.
Pour les prochaines expositions, il est conseillé de prendre des compléments alimentaires riches en antioxydants, surtout en bêta-carotène. Il faut commencer le traitement au moins 15 jours avant de partir au soleil.
Il faudra habituer la peau aux rayons solaires et faire des expositions progressivement croissantes avec une forte protection solaire (indice 50).
Il faut être vigilant sur la prise médicamenteuse car de nombreux médicaments sont photo sensibilisants : pilule, certains antibiotiques surtout les cyclines prescrites dans l’acné, certains anti inflammatoires, les antidépresseurs, les hypocholestérolémiants.
Sans toutefois oublier certains diurétiques et certains traitements prescrits pour le cœur ou le diabète.
Et enfin certains médicaments anti cancéreux sont eux aussi photo sensibilisants.
Ne pas hésiter à demander à votre médecin, surtout en période estivale.
Si ces médicaments vous sont indispensables, protégez-vous avec des vêtements couvrants, de la crème écran total et promenez vous plutôt côté ombre et non côté soleil sans oublier les risques de réverbération à la plage, à la neige ou même derrière un pare brise ou une fenêtre.

Docteur DENJEAN qui est toujours en vigilance maximum contre les effets du soleil.

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Risque de carence en vitamine D : optimiser l’exposition au soleil !

Savoir gérer l’exposition solaire pour éviter la carence en vitamine D pour les peaux claires et les peaux foncées.

Pour couvrir les besoins en vitamine D, l’idéal est une exposition de 30 minutes par jour, 3 fois par semaine pendant 6 semaines, partiellement vêtu d’un T-shirt et d’un short sous un soleil estival modéré type britannique ou latitude équivalente.

Ceci pour couvrir près de 90 % les besoins des adultes à peau blanche.
Il faut savoir que plus la couleur de peau est foncée et plus la synthèse de la vitamine D sera difficile car la mélanine absorbe une partie des UVB du soleil et les rendra inefficaces.
C’est pourquoi cette recommandation n’est pas valable pour certaines ethnies vivant dans les contrées nordiques.

Cette étude a évalué l’efficacité de différentes doses d’UV sur le dosage de la vitamine D dans une population d’indiens et de pakistanais vivant en Angleterre (population le plus à risque de carence en vitamine D).

On a soumis 51 participants, tous carencés en vitamine D, à des UV artificiels pendant 6 semaines avec une fréquence de 3 fois par semaine.
Ces UV artificiels équivalaient à une exposition au soleil l’été en plein midi.
La durée d’exposition était augmentée par intervalle de 15 minutes en fonction du groupe de participants choisis : pour commencer, le groupe 1 a reçu 15 minutes d’UV puis le temps d’exposition a été augmenté jusqu’au groupe 6 qui a reçu quant à lui 90 minutes d’UV.

Après les 6 semaines d’exposition, le taux de vitamine D avait augmenté de manière « dose dépendante » chez tous les participants.
Chez les personnes exposées pendant 45 minutes ou plus aux UV, il a été constaté une augmentation significative du taux de vitamine D.

En conclusion, d’après les auteurs de cette étude, une exposition au soleil des personnes à peau foncée, même 3 fois supérieure à celle recommandée aux sujets à peau blanche est insuffisante pour couvrir les besoins en vitamine D, mais elle serait suffisante pour éviter la carence.

Certains pensent qu’il suffit en fait de couvrir les besoins en avalant diverses pilules, ampoules sans avoir à se poser de questions mais le surdosage est aussi néfaste et il n’y a pas de consensus sur la posologie.

Alors comme d’habitude je vous conseille, surtout si vous avez une peau claire, de vous exposer qu’avec de multiples précautions, après 16 heures, un chapeau, des lunettes de soleiĺ et surtout plusieurs applications de crème protectrice.

Docteur DENJEAN qui n’aime toujours pas s’exposer au soleil.

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Bien étaler la crème solaire pour les enfants: encore une excellente vidéo

Attention soleil danger

Attention le soleil refait son apparition et nous en avons tellement manqué que certains vont avoir une terrible envie de s’adonner à ses rayons brûlants

Mais il ne faut pas oublier de se protéger la peau.

Crèmes solaires et chapeau sont indispensables tant pour éviter les cancers de la peau que pour éviter un vieillissement prématuré de la peau.

Choisissez une bonne crème solaire de préférence indice 50 et n’oubliez pas d’en remettre toutes les 2 heures…Un indice 50 ne protège pas plus de 2 heures (je ferai prochainement un article expliquant les crèmes solaires et leur indice.

Bien entendu choisissez une bonne crème solaire, on en parle beaucoup en ce moment et n’hésitez pas à demander conseil à votre dermatologue.

Pensez aussi à protéger vos yeux systématiquement avec de bonnes lunettes de soleil.

N’oublions pas que pour fabriquer de la vitamine D quelques minutes suffisent…..alors sortons protégés et aux heures les moins caniculaires

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Dermatoporose : un syndrome émergent

Définie par Monsieur Saurat, Professeur de Dermatologie à l’Université de Genève, spécialiste du vieillissement cutané et des actifs anti-âge, la dermatoporose désigne la finesse et la fragilité cutanée extrême des personnes âgées de 70 ans et plus.

Avec l’augmentation de l’espérance de vie, nous sommes de plus en plus confrontés à un autre aspect du vieillissement cutané, qui n’est plus seulement esthétique mais aussi fonctionnel, médical car la peau, organe essentiel, perd sa principale propriété de protection, la peau étant très fine, extrêmement fragile.
L’épaisseur de la peau est souvent inférieure à 1 cm (comprise entre 0,5 et 0,7 mm) alors que normalement elle est de 1,5cm.

Cela se traduit par une peau qui se déchire et est parsemée de tâches brunes et rouges.
Une peau qui se déchire, qui fait des hématomes au moindre choc même léger.
On note un peu partout des marques cicatricielles suite à des déchirures et des plaies qui cicatrisent de plus en plus difficilement.
La peau devient jaunâtre avec visibilité par transparence des vaisseaux sanguins.

La peau perd son rôle de “Barrière protectrice”. Il y a plusieurs stades dans cette maladie de la peau et on la compare à l’ostéoporose (c’est le tissu osseux qui devient poreux et fragile et l’os se casse facilement).
La dermatoporose, c’est la peau qui ne fabrique plus d’acide hyaluronique, responsable de sa visco-élasticité et la peau et ses structures.

Ce syndrome émergent, la dermatoporose est donc un syndrome d’insuffisance cutanée chronique, associé à l’âge avancé, associé à une importante accumulation de rayonnement solaire.
Et pour certains on note dans les antécédents une utilisation prolongée de corticostéroïdes topiques et/ou systémiques.
Avec la prolongation de l’espérance de vie, ceci pose un problème clinique avec une morbidité importante qui peut d’ailleurs faire suite à une hospitalisation de longue durée.

Avec l’âge, on observe une disparition inéluctable de l’acide hyaluronique, dont le rôle est de stabiliser les structures intercellulaires.
L’acide hyaluronique a la capacité de retenir l’eau (jusquà 1000 fois son poids) et donner à la peau sa viscoélasticité.

Sa disparition conduit à la dégénérescence de la matrice extracellulaire avec la perte des fonctions mécaniques protectrices de la peau, et donc à une grande fragilité.
Cette photosénescence évolue vers une défaillance fonctionnelle d’un organe, la peau, et c’est bien une affection médicale.

La solution est donc de pallier à cette carence en acide hyaluronique qui s’aggrave avec l’âge, de la même façon que l’on cherche à compenser les manques en calcium pour l’ostéoporose.
Plusieurs crèmes pourraient agir, soit à base de dérivés de Vitamine A ou de fragments d’acide hyaluronique car l’acide hyaluronique est normalement constitué de molécules trop grosses pour traverser la peau.

Docteur DENJEAN qui a toujours fui le soleil et s’en félicite maintenant.

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Le bêta-carotène et l’exposition solaire

La revue Photochemistry and Photobiology a publié une étude allemande sur l’efficacité du bêta-carotène comme protecteur de la peau vis à vis du soleil.
En effet le bêta-carotène est un anti oxydant connu depuis longtemps mais dont les effets étaient très controversés.
D’après cette étude allemande, plus on prend du bêta-carotène bien avant de s’exposer plus on se protège d’éventuels coups de soleil.

Ainsi si on enrichit l’alimentation avec du bêta-carotène pendant un temps assez long avant l’exposition, plus la protection sera efficace.
Un minimum de 10 semaines avant l’exposition semble donner la protection la plus valable contre les coups de soleil.
Plus on commence tôt l’alimentation riche en bêta-carotène, plus on active la protection.

Le bêta-carotène se retrouve généralement dans des fruits et légumes très colorés ( plus un légume est coloré, plus il est riche en beta-carotène) : carotte, épinard, oseille, mâche, laitue, pissenlit, tomate, poivron, patate douce, brocolis, courge, aubergine, abricot, mangue, cantaloup toutefois sans oublier le persil et la ciboulette…

Le taux le plus important de beta-carotène se trouve dans une algue : la spiruline.
Sa teneur en bêta-carotène est entre dix et quinze fois supérieur à la seule carotte.

Enrichir son alimentation en bêta-carotène est suffisant et nul besoin de prendre des gélules car des études suggèrent que les suppléments hautement dosés en beta-carotène augmenteraient certains risques de cancer des poumons chez les fumeurs mais aussi chez les personnes ayant été en contact avec l’amiante.

Donc comme toujours avec tact et mesure, notre alimentation si elle est équilibrée suffit à couvrir nos besoins spécifiques en bêta-carotène pendant les périodes ensoleillées.

Docteur DENJEAN qui aime manger les fruits et légumes de saison riches en bêta-carotène.

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Qu’est-ce qu’un phototype ?

Le phototype est une classification des différents types de peaux en fonction de leur sensibilité et réactivité face au soleil.
En effet, nous ne sommes pas tous égaux face au soleil.
Les réactions lors des expositions solaires ont permis une classification qui définit les différents phototypes.
Cette classification permet ensuite d’évaluer le risque pour chaque type de peau lorsqu’elle est soumise aux rayons ultraviolets.
Et en fonction de la classification, on pourra choisir la meilleure protection solaire.

On compte 6 phototypes établis en fonction de la carnation de la peau avec ou non présence de taches de rousseur, de la couleur des cheveux, la couleur des yeux et bien sur de la capacité de la personne à bronzer facilement ou non ou à subir des coups de soleil.

• Phototype I : peau très claire, yeux bleus ou verts, brûle toujours, ne bronze jamais, très nombreuses taches de rousseur à l’exposition solaire.

• Phototype II : peau claire, brûle toujours, les cheveux sont blonds ou châtains clairs, peut avoir parfois un léger hâle, nombreuses taches de rousseur au soleil.

• Phototype III : peau claire à mate, les cheveux sont blonds foncés ou châtains, et il n’y a peu ou pas de taches de rousseur.
La peau brûle modérément, bronze toujours progressivement avec très peu de taches de rousseur.

• Phototype IV : peau mate qui ne brûle jamais et bronze toujours avec un bronzage foncé, pas de taches de rousseur.

• Phototype V : peau brune, ne brûle jamais, bronze toujours (bronzage très foncé), pas de taches de rousseur.

• Phototype VI : peau noire, ne brûle jamais, pas de taches de rousseur.

Toute cette classification est importante car il faut savoir que les personnes à peau claire ont beaucoup plus de risques de cancer de la peau liés au soleil en raison de leur absence relative de pigmentation et donc de la mélanine protectrice.
Le rôle de la mélanine est d’absorber les UV et les infrarouges et de neutraliser les radicaux libres.

On distingue 2 types de mélanine :
la phaemélanine est produite par les personnes brunes à peau mate et assume parfaitement sa fonction de protection.
l’eumélanine, caractéristique des personnes rousses, est inefficace et ne protège pas du soleil.

En conclusion plus le phototype est clair, plus il faut utiliser un photoprotecteur élevé et se cacher du soleil.

Docteur DENJEAN qui se protège toujours efficacement du soleil

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L’aspirine réduit le risque de mélanome

Une étude de la célèbre clinique Mayo aux Etats-Unis, montre que les cancers de la peau se sont multipliés par 8 chez les femmes de moins de 40 ans et par 4 chez les hommes de moins de 40 ans.
Une augmentation due à l’augmentation de l’intense fréquentation des cabines de bronzage.
De plus, les UV artificiels, délivrant une très faible quantité d’UVB ne favorisent pas la synthèse de Vitamine D, comme le soleil, et donc n’agissent pas non plus sur l’ostéoporose.
Donc le bénéfice risques est égal à zéro.

De nombreuses études ont montré que l’aspirine, ou acide acétylsalicylique, possède une action anti tumorale envers plusieurs types de cancers :
Œsophage, estomac, côlon, pancréas, rein et vessie, ovaire , prostate et même cerveau.
L’aspirine serait même efficace sur les métastases.
Dernière découverte suite à une étude américaine, l’aspirine réduit le risque de mélanome de 21%.
L’équipe américaine a suivi pendant 12 ans plus de 59 800 femmes de 50 à 79 ans , à peau claire.

Il s’avère que plus la prise est prolongée dans le temps, plus le risque de mélanome diminue.
En effet, les femmes ayant pris de l’aspirine pendant 5 ans et plus…. ont eu un risque diminué de 30% par rapport à celles qui n’en n’ont pas pris.
Bien sur, toutes ces femmes utilisaient les mêmes protections solaires, les mêmes habitudes d’exposition solaire.
Il semblerait que l’aspirine soit nettement efficace grâce à ses propriétés anti inflammatoires.
A noter qu’en 2012, après avoir collecté les preuves en faveur du rôle salutaire de l’aspirine dans la prévention des cancers , l’American Cancer Society suggérait que l’aspirine pourrait faire partie de la prévention des cancers.

Cependant, une surconsommation de ce médicament peut provoquer des saignements voire des hémorragies. Il faut donc prendre en compte les bénéfices risques d’un tel traitement avant de l’utiliser pour lutter contre les cancers….
Voir avec son médecin si on ne présente pas de contre indications, me paraît la plus élémentaire des prudences.

Et avant tout, n’oublions pas que dans la prévention du mélanome, la protection solaire reste le B.A ba.

Docteur DENJEAN qui aime une belle journée ensoleillée mais qui n’aime surtout pas s’exposer, outre mesure…

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Le mélasma ou chloasma

Le mélasma (également dénommé chloasma) est une affection bénigne de la peau.
Ce sont des taches hyperpigmentées apparaissant sur les parties exposées au soleil, surtout au niveau du visage, du décolleté et du cou.
Le mélasma affecte surtout les femmes, lors de la grossesse, c’est ce que l’on appelle le masque de grossesse.
Cependant, il peut apparaître en dehors de l’état de grossesse notamment lors de la prise œstroprogestative (pilule).

Il est dû à la combinaison de l’exposition solaire et des hormones œstroprogestatives provoquant une augmentation de la synthèse de la mélanine.

Les causes et les facteurs favorisants du mélasma sont essentiellement des facteurs de prédisposition génétique, l’exposition au soleil et aux œstrogènes (lors de la grossesse ou au cours d’une contraception).

Au niveau du visage, on note essentiellement une atteinte du front, le tour des yeux (voire les pommettes), la lèvre supérieure.
Le mélasma touche toutes les peaux blanches, noires, métissées, asiatiques avec tout de même une prédilection pour les peaux foncées.

Le traitement est difficile et assez long.
Parfois certains mélasmas disparaissent après la grossesse mais effectivement ce n’est pas le cas pour la majorité.
Ce sont des traitements locaux dépigmentants sous forme de crèmes ou de peelings ainsi que des traitements lasers comme avec le laser fractionnel.

Avant tout, il faut absolument se PROTÉGER DU SOLEIL afin de prévenir le mélasma.

Photoprotection au moindre rayon solaire en appliquant la crème toutes les deux heures et en portant un chapeau à larges bords pour protéger efficacement le visage.
Il faut toujours se protéger, tous les ans, car les récidives sont effectivement fréquentes.

Le Docteur DENJEAN qui se protège toujours scrupuleusement de ce sacré soleil…

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La peau et les différents phototypes

Selon la répartition de la mélanine dans la peau on distingue 6 phototypes:

Phototype 1: peau claire dite laiteuse avec de nombreuses taches de rousseur et cheveux clairs roux, les yeux sont bleus la plupart du temps.
Ce type de peau ne supporte pas du tout le soleil et dès exposition la peau brûle et ne bronze jamais.

Phototype 2: la peau est claire avec des cheveux clairs, blonds ou châtain clair et des yeux clairs.
Il y a quelques tâches de rousseur mais en petite quantité.
La peau supporte peu le soleil et bronze très peu.

Phototype 3: la peau est encore assez claire et les cheveux châtains
Il n’y a pas de tâche de rousseur, c’est une peau qui supporte un peu le soleil, attrape des coups de soleil.
Mais elle bronze un peu avec des précautions.

Phototype 4: la peau est mate, les cheveux bruns, la peau bronze facilement et les coups de soleil sont rares.

Phototype 5: la peau est foncée, très mate ou métissée, les cheveux très bruns, les yeux foncés.
Le bronzage est rapide, très intense et les coups de soleil exceptionnels.

Phototype 6: la peau est noire avec des cheveux noirs et des yeux noirs.
Le bronzage est noir et il n’ y a quasiment jamais de coup de soleil.

Malgré tout, quelque soit le phototype, il faut se protéger du soleil mais j’ai souvent remarqué que les personnes à peau claire ont malheureusement tendance à se transformer en écrevisse sur les plages!

Ah ! l’être humain n’ est jamais heureux de ce qu’il a et si les peaux blanches veulent foncer et les peaux noires s’éclaircir …..
Et pourtant le plus important est de préserver notre capital et ne pas l’abîmer par des comportements dangereux.

Docteur DENJEAN qui aime toutes les peaux, blanches ou noires, pourvu que ce soient des peaux de pêche.

Dans le même esprit, pensez à relire mon article sur les peaux blanches et peaux noires du 8 novembre 2012.

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La peau et le soleil en hiver

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En hiver aussi, protégez vous du soleil

En hiver, le rayonnement solaire est aussi dangereux que l’été.
Je dirai même plus car on se méfie moins et comme on ne ressent pas la brûlure du soleil on s’expose sans arrière pensée.

L’exposition répétée avec peu ou pas de protection contribue, comme l’été, à altérer les cellules cutanées et à favoriser des mutations de celles ci pouvant conduire in fine aux cancers cutanés et à un vieillissement prématuré car notre peau ne parvient plus à réparer les dégâts du soleil.

À la montagne sur les pistes enneigées, le soleil est très intense et les ultraviolets plus violents même par ciel couvert car la neige réfléchit 85% des rayons ultraviolets.
De plus la concentration en ultraviolets augmente de 10% à chaque palier de 1000 mètres d’altitude.
C’est beaucoup plus que la réverbération de l’été car elle n’est que de 20% pour le sable et 10% pour l’eau.

Il faut donc se protéger du soleil avec de bonnes crèmes solaires.

Vous devez le savoir mais j’aime le répéter : les expositions entre 12h et 16h sont à éviter et il faut renouveler l’application de crème environ toutes les 30 minutes environ.

Cependant le véritable écran total n’existe pas: une protection solaire, aussi efficace soit-elle ne peut protéger totalement contre les rayons ultra-violets du soleil.

D’ailleurs une norme européenne interdit la mention « écran total » et définit les calculs d’indices de protection solaires. Aujourd’hui, l’indice le plus fort qui existe est 50+ et ne concerne que les UVA bien qu’il existe des crèmes qui protègent également des UVB qui pénètrent moins profondément dans la peau que les premiers mais sont responsables des cancers cutanés.

Ces protections sont efficaces à condition de bien respecter les conditions d’utilisation c’est á dire renouveler l’application toutes les 30 mn.

Aucune crème solaire ne protége toute une journée!

De toute façon, en dessous d’un indice 20, une protection n’est plus efficace.

Enfin les crèmes comportent une date de péremption au-delà de laquelle elles n’offrent plus les mêmes propriétés.

De plus les variations de température (plage-voiture-atmosphere surchauffée) dénaturent la nature protectrice de la crème, donc ne gardez pas la crème de cet été pour vos sports d’hiver!

Enfin protégez vos yeux avec d’excellentes lunettes de soleil pour éviter l’ophtalmie des neiges

Profitez donc bien de vos vacances mais ne dilapidez pas votre capital soleil par inconscience

Docteur DENJEAN
qui voudrait que ses patients ne prennent pas de risques inutiles

Réglementation stricte des cabines à UV

Les cancers de la peau se multiplient et en France le gouvernement a décidé de durcir la réglementation des cabines à bronzage artificiel tenues pour responsables de plusieurs dizaines de décès chaque année par mélanome

Chaque année près de 10.000 nouveaux cas de mélanome de la peau sont détectés et 1.600 personnes meurent de ce cancer

"L'exposition aux rayonnements ultraviolets solaires et artificiels représente un risque important"

D'après une étude les lampes à bronzage seraient responsables en France de 19 à 76 décès annuels par mélanome cutané.

La pratique du bronzage en cabine, dont la finalité est uniquement esthétique, est responsable de 100 à 350 nouveaux cas incidents annuels de ce cancer cutané très dangereux", soulignent les chercheurs de l'Ipri, INVS et INPES qui signent cette étude.

Le gouvernement propose un renforcement des règles avec un décret qui prévoit d'obliger les centres de bronzage à proposer "gratuitement" des lunettes de protection à leurs clients et à "renforcer la qualification" du personnel qui accueille le public.

Des "messages d'avertissement sur les risques pour la santé" devront être affichés dans les centres tandis que la publicité pour les cabines sera "strictement encadrée", a indiqué la ministre.

Docteur Dominique DENJEAN</code

Pourquoi a t’on une peau blanche ou noire

 I

Mélanocyte: cellule qui fabrique la mélanine

La couleur de la peau est déterminée par une substance appelée mélanine présente dans les couches de la peau.

Plus la peau contient de mélanine, plus elle est foncée.
l’été sous le soleil la mélanine est fabriquée par les mélanocytes  pour nous protéger de ses rayons. Car plus la peau est foncée, mieux elle filtre les rayons ultraviolets. 
Plus la peau est noire plus elle contient de mélanine 
Les premiers êtres humains habitaient en Afrique et avaient une peau très foncée car le Soleil toujours présent favorisait la fabrication de mélanine.
Puis certains ont migré vers d’autres continents moins ensoleillés et leur peau a graduellement pâli.
La peau des Africains partis conquérir les nouveaux mondes a pâli progressivement sur des millions d’années.
Ainsi moins de mélanine a permis au soleil moins présent de favoriser la synthèse de la vitamine D 
 
Dans certains pays comme l’ Asie, les nouvelles concentrations  de mélanine ont créé des peaux tirant sur le jaune. 
 
Ainsi, nos différences de couleur de peau tiennent à bien peu de chose , quelques grains de mélanine en plus ou en moins !
Docteur Dominique DENJEAN
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