Archives Mensuelles: décembre 2013

Attention alcool et Paracétamol cocktail dangereux


Le paracétamol est le médicament contre la douleur, efficace, le plus vendu en France. On le retrouve dans un certain nombre d’armoires à pharmacie.

En France, ce médicament est très utilisé en auto-médication et malheureusement envisagé en vente libre !

Il faut savoir que même à doses faibles, le surdosage de paracétamol est dangereux pour la santé.

Mais dépasser les doses autorisées de façon régulière se révèle également particulièrement toxique pour le foie, selon une étude publiée le 23 novembre dans le British Journal of Clinical Pharmacology.

C’est d’ailleurs une des principales causes de greffe hépatique en France.

Avaler une grande quantité de paracétamol d’un seul coup peut en plus provoquer une hépatite fulminante, la plupart du temps mortelle.

En octobre, lors du congrès de pharmacovigilance à Istanbul il a été présenté le bilan d’une étude, l’étude Salt, coordonnée par le Professeur Nicholas Moore, chef du service d’hépatogastroenterologie à Montpelier et réalisée sur 3 ans dans les centres de transplantation hépatiques de sept pays européens ( France, Grande-Bretagne, Grèce, Irlande, Italie, Pays-Bas et Portugal)
Il s’agissait d’une enquête qui devait analyser les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et leur implication dans les transplantations hépatiques pour hépatites graves chez les adultes.

Or quelle surprise de constater que les AINS n’avaient aucun rôle mais que la molécule responsable dans plus de 90% des toxicités hépatiques par surdosage aboutissant malheureusement à une transplantation hépatique est engendrée par le paracétamol !

Mais le plus inquiétant est qu’il est malheureusement aussi en cause en dehors de tout surdosage.

Le professeur Nicolas Moore, pharmacologue au CHU de Bordeaux ajoute :
«Mais il était également retrouvé fréquemment en-dehors de tout surdosage, avec une fréquence de survenue entre le double et le triple de celle des AINS. Le risque hépatique du paracétamol ne semble donc pas se limiter au seul surdosage».

En France, les hépatites graves ont impliqué 181 greffes du foie et le Paracétamol a été responsable de 64 greffes.

«La moitié des ces intoxications se sont révélées accidentelles», précise le professeur Larray.
La plupart du temps il s’agissait d’un surdosage modéré, c’est à dire 4 à 5 grammes de paracetamol sur quelques jours consécutifs.

Il faut absolument fractionner les doses.

Mais le problème majeur est que les patients ont surajouté un autre facteur de risque pour le foie comme l’alcool ou parfois la dénutrition.
Après un repas trop arrosé, pour calmer un mal de tête, il est surtout préférable d’éviter le paracétamol.
Donc attention, ne calmez pas une « gueule de bois » avec du Paracétamol puisqu’il accentue la toxicité hépatique.
Le paracétamol est assimilé et métabolisé par le foie grâce au cytochrome P450 oxygénase tout comme l’alcool.
Le foie neutralise l’alcool en utilisant le glutathion, un puissant antioxydant produit par l’organisme.
C’est pourquoi prendre du paracétamol un lendemain de fête alcoolisée peut s’avérer très dangereux car les stocks de glutathion s’épuisent et ne protégeant plus le foie, le paracétamol crée de graves lésions au niveau des membranes des cellules hépatiques qui se nécrosent.

En 2010, un groupe de médecins français a fait une étude sur le paracétamol et sur 41 cas d’hépatites aiguës sévères par surdosage du médicament 92% concernaient des buveurs excessifs, ces derniers désirant probablement éliminer les effets de l’alcool.

D’autres encore oublient de fractionner les doses : la dose de paracétamol autorisée par jour est de 4 grammes au maximum, mais la quantité prise à chaque fois ne doit pas excéder 1 gramme et ne devra être renouvelée que toutes les 6 à 8 heures, parfois toutes les 4 heures si besoin est (mais sans dépasser la dose journalière maximale).
Car il faut savoir que la dose toxique n’est pas très éloignée de la dose thérapeutique.

En conclusion, comme en toute chose : la modération !
Modération lorsque l’on consomme de l’alcool et modération dans les prises médicamenteuses…

Docteur DENJEAN qui ne risque pas ce problème, ne buvant pas, et évitant au maximum les médicaments surtout s’ils ne sont pas indispensables…

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Les propriétés anti tumorales et immunitaires du shiitaké


Le shiitaké est un champignon parfumé comestible qui pousse sur le tronc d’un arbre de la famille des Fagacées nommé le «shii».
Les données sont insuffisantes pour suggérer un dosage. En Chine et au Japon, le champignon est pris sous forme de décoction ou dans une soupe et il n’est pas rare que l’on consomme de 6 grammes à 16 grammes par jour de shiitake séché.

Il pousse à l’ombre de ces arbres à grandes feuilles tombantes.
En japonais, «také» signifie les champignons en général. Le shiitaké est par conséquent le champignon de l’arbre «shii».

Le shii est un arbre feuillu voisin du chêne, du hêtre et du châtaignier, d’ailleurs son nom latin est «Castanopis» qui veut dire faux-châtaignier.

C’est un champignon courant en Chine où le shiitaké est cultivé depuis plus de 1000 ans et on retrouve l’explication de sa culture dans un traité agronomique pendant la dynastie Song au XIème siècle.
Mais on le retrouve déjà sous sa forme sauvage et non cultivé à la fin du IIème siècle.

Le shiitaké sauvage a toujours été connu en Chine pour sa saveur et il fait partie de la gastronomie chinoise.
D’ailleurs un ambassadeur chinois le fit connaître au Japon en l’apportant tel un exceptionnel cadeau à l’Empereur Chuai du Japon, en l’an 199 avant J.C.

Mais le shiitaké n’était pas seulement connu pour sa saveur culinaire mais aussi connu pour ses vertus thérapeutiques.
Sous la dynastie Ming, un grand médecin chinois Wu Ri le surnomma «Elixir de Vie» étant donné ses propriétés bénéfiques sur la longévité, la bonne santé sexuelle et sur l’énergie.
Durant la dynastie des Ming (1368 à 1644), un médecin chinois à écrit que le shiitaké pourrait être utilisé non seulement comme un aliment mais aussi comme un champignon médicinal à de nombreux effets thérapeutiques.
En Amérique du Nord, on commence à le cultiver dans les années 1970. En Europe, on le cultive depuis peu de temps particulièrement en Bretagne et aux Pays Bas.

Les Shiitakés sont cultivés sur des grosses branches mortes des feuillus ou depuis des décennies sur des billots de bois de ces mêmes arbres, ensemencés par du mycélium ou blanc à champignons. Ils sont ensuite plongés dans l’eau froide pour accélérer la production.
C’est sous cette forme traditionnelle de culture que le shiitaké est normalement cultivé et donne le plus de saveurs.
Mais du fait de la demande de plus en plus importante en Asie, le shiitaké est cultivé à partir de bûches artificielles composées de paille de blé et de sciure de bois, de carbonate de calcium, de gypse et de sucre.
La culture se déroule dans des milieux ou l’humidité, la température, la lumière et l’aération sont sérieusement contrôlées.

Il est cultivé maintenant dans le monde entier et est à l’heure actuelle le champignon le plus cultivé.

Le shiitaké se retrouve ensuite frais sur les marchés ou séchés dans les magasins asiatiques et dans ce cas sa saveur est plus prononcée et préférée par les japonais.

Mais le point essentiel du shiitaké n’est pas seulement sa qualité gastronomique mais ses apports bénéfiques pour la santé, notamment pour les défenses naturelles.

Il contient 26% de son poids sec en protéines, des lipides, surtout de l’acide linoléique, des hydrates de carbone, de nombreuses vitamines, des minéraux et oligo éléments primordiaux.

Des études scientifiques ont démontré que le shiitaké aide à protéger les cellules du corps contre les radicaux libres grâce à ses composés phénoliques.
En effet, les radicaux libres ont une responsabilité dans le développement des maladies cardiovasculaires, dans le développement de certains cancers et le vieillissement.

Mais son point essentiel réside dans ses propriétés anti-tumorales :

Celui qui en a d’ailleurs beaucoup parlé est le Dr David Servan-Schreiber en soulignant l’effet anti-cancer de la «lentinane», un composé polysaccaride possédant une activité anti-tumorale présent dans le shiitaké.
Le champignon brut en contient environ 0,02%.
Des études scientifiques sont en cours sur son action anti-cancer et sur son action de renforcement du système immunitaire. Et de nos jours, la lentinane est utilisée en traitement complémentaire aux traitements classiques contre le cancer, et même anti VIH en Chine et au Japon.
Le shiitaké contient de plus des substances comme la lenthionine et l’acide oxalique dont les effets anti-bactériens ont été prouvés in vitro en stimulant les cellules-T et les macrophages, qui neutralisent les antigènes étrangers dans l’organisme.
La lenthionine favorise aussi la production d’interféron, permettant aux globules blancs de lutter contre les attaques virales.

Le shiitaké permet donc ainsi de renforcer nos défenses naturelles.

Il contient aussi des oligo-éléments indispensables à notre organisme :
Du zinc nécessaire à nos défenses immunitaires, du magnésium nécessaire à la bonne marché de l’influx nerveux, du potassium vital pour la contraction musculaire et donc pour le cœur.

Le shiitaké contient aussi du cuivre qui participe à la formation de l’hémoglobine et du collagène (rappelons que la diminution du collagène est responsable de l’apparition des rides).

Le shiitaké est riche aussi en sélénium. Le sélénium est un métal rare à propriété antioxydante indispensable dans la lutte contre les radicaux libres mais aussi pour les hormones thyroïdiennes.

On retrouve aussi du phosphore, la vitamine D indispensable au capital osseux, des dents et du système immunitaire.

On trouve aussi dans le shiitaké l’indispensable manganèse qui intervient dans les processus métaboliques.

Quant aux vitamines, on trouve dans le shiitaké surtout de la vitamine B5, (acide pantothénique), de la vitamine D.

La richesse en vitamine D du shiitaké fait que celui-ci est recommandé aux végétariens pour éviter les carences de vitamine D manquante du fait de la faible consommation de poisson ou de produits laitiers.
Il est une grande source alimentaire de vitamine D après le saumon et le thon.

Le shiitaké est également une source de vitamine B2, ou riboflavine, nécessaire á la réparation des tissus, à la synthèse des hormones et pour la fabrication des globules rouges.
Il contient aussi la vitamine B3 participant à formation de l’ADN.

On retrouve aussi de la vitamine B6 nécessaire au métabolisme des protéines et des neuro-transmetteurs et de la vitamine B9 participant à la fabrication des cellules neuves et dont la carence conduit vers le vieillissement corporel.

Plus de 90% des fibres alimentaires du shiitaké sont insolubles, elles contribuent à maintenir une réelle fonction intestinale. Une alimentation riche en fibres peut participer à la prévention de maladies cardiovasculaires et du cancer du côlon, ainsi qu’au contrôle du diabète de type 2 et surtout de l’appétit.
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Il y a cependant des précautions d’usage même si l’ingestion de shiitaké est très sécuritaire, mais cependant parfois on peut avoir une légère diarrhée ou des ballonnements intestinaux lorsqu’il est consommé en grandes quantités.
Ceci est plutôt rare dans nos pays mais en Chine et au Japon, le champignon est pris en nettement plus grosse quantité sous forme de décoction ou dans une soupe et il est fréquent que soit consommé de 6 grammes à 16 grammes par jour de shiitaké séché.

Une précaution toutefois : il est recommandé de ne surtout pas consommer ce champignon cru car alors il y a de forts risques d’urticaire provoquant de fortes démangeaisons.
De plus, comme il fluidifie le sang, il faut le consommer très modérément si l’on prend des anti coagulants.

Alors, comme ce champignon est délicieux, autant ne pas hésiter à en consommer assez souvent.

Docteur DENJEAN qui fait souvent au menu une fricassée de Shiitakés.

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Joyeuses fêtes


Toute l’équipe du Docteur Dominique DENJEAN vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année !

Pour finir en beauté cette année 2013, nous tenions à vous dire 400000 mercis !
Pourquoi 400000 ? Car vous êtes aujourd’hui nombreuses et nombreux à avoir consulté et apprécié mon blog pour totaliser plus de 400000 hits. 
Nous espérons que vous avez pris autant de plaisir que nous à faire grandir et évoluer mon blog grâce à vos nombreux commentaires. Un grand merci aussi à nos correspondantes et correspondants pour leur dévouement et leurs sollicitations ! 

Petite confidence : l’équipe du Docteur Dominique DENJEAN va elle aussi se mettre un peu en repos pendant les vacances de Noël afin de revenir fraîche et pimpante pour débuter l’année 2014 sur les chapeaux de roues. 

Joyeuses Fêtes à toutes et tous. Noël c’est magique et féérique. Tout le monde a de merveilleux souvenirs marquants qui se rapportent à cette fête. 


Docteur Dominique DENJEAN et son équipe …qui ont laissé leurs petits souliers sous le sapin de la salle d’attente…
On ne sait jamais !

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Les gels anti bactériens sont ils inoffensifs?


Les autorités sanitaires américaines ont demandé aux fabricants de gel antibactérien de démontrer que leurs produits de désinfection sont réellement efficaces et surtout sans danger.

En effet, certaines études récentes ont suggéré qu’il pouvait y avoir des dangers pour notre santé.

La FDA, qui est l’Agence américaine des produits alimentaires et pharmaceutiques, a décidé d’édicter de nouvelles règles aux fabricants de gel anti bactérien.
Ils se verront peut-être obligés de modifier la formule de leurs antibactériens ou bien l’étiquetage pour pouvoir rester sur le marché.
Cette décision ne concerne cependant pas les gels antibactériens utilisés chez les médecins et en milieu hospitalier dont l’usage est différent.
Cette étude fait l’objet d’une période de consultation publique de 180 jours avant d’entrer éventuellement en vigueur.

La FDA estime qu’«il n’existe à ce jour aucune preuve qu’ils soient plus efficaces que les savons ordinaires».

Et comme le rappelle la FDA, des études récentes semblent démontrer qu’un usage régulier et prolongé de certains agents contenus dans les gels anti bacteriens pourraient déclencher une résistance bactérienne ou même provoquer des dérèglements hormonaux.
Ces agents anti bacteriens incriminés sont le triclosan et le triclocarban.

Pourtant, des millions de consommateurs utilisent ces gels depuis quelques années :
«Les savons antibactériens et d’autres produits similaires sont très fréquemment utilisés dans chaque foyer, sur le lieu de travail, à l’école et dans des lieux publics où les risques d’infection sont relativement bas», a souligné le Docteur Janet Woodcock, directrice du centre de recherche et d’évaluation des médicaments de la FDA.
De plus, elle a expliqué que « du fait de cette exposition très importante aux agents qui se trouvent dans les savons antibactériens, nous pensons que leur bienfait doit être clairement établi par rapport à tous les risques potentiels ».

Il est vrai que le lavage des mains méthodique avec un bon savon reste le plus sûr moyen de se débarrasser d’un maximum de germes.
En 2009 d’ailleurs, lors de l’arrivée du virus de la grippe H1N1, l’Agence de sécurité du médicament (Afssaps) avait donné des recommandations pour l’utilisation des gels de désinfection.
Elle demandait «de privilégier le lavage des mains lorsqu’un point d’eau potable est disponible. Et d’utiliser des solutions et gels hydro-alcooliques en l’absence de point d’eau disponible».

De plus, après évaluation, l’Afssaps recommandait de privilégier les produits hydro-alcooliques présentés sous forme de solutions ou de gels testés selon la norme NF EN 14476.
Cette information doit figurer explicitement sur l’étiquetage.
En l’absence de référence à cette norme, sont également recommandés les produits à base d’alcool éthylique (ou éthanol) ou d’alcool propylique (propane-1-ol ou n-propanol) ou d’alcool isopropylique (propane-2-ol ou isopropanol) dont la concentration optimale est comprise entre 60% et 70%.

La concentration en alcool doit figurer visiblement sur l’étiquetage, rappelait l’AFSSAPS.
De même, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à spécifié que l’hygiène des mains par friction hydro-alcoolique est certes plus rapide et plus efficace mais bien moins tolérée qu’un lavage avec de l’eau et un savon antiseptique car l’alcool est finalement très irritant pour la peau.
L’OMS ajoute : «Elle permet néanmoins d’améliorer l’observance par les usagers et leur permet de respecter les recommandations relatives aux bonnes pratiques d’hygiène».

En conclusion, comme je l’ai déjà abordé, il faut toujours se laver régulièrement les mains mais surtout ne pas hésiter à se désinfecter avec un gel hydro alcoolique si on n’a pas d’eau à sa portée comme dans les transports par exemple qui ne sont vraiment pas un modèle de propreté exemplaire.

Docteur DENJEAN qui n’oublie jamais dans son sac un petit flacon avec du gel désinfectant aux normes de l’afssaps.

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Une prise de sang pour détecter les cancers


Lors de nombreux types de cancers, la méthode la plus utilisée pour détecter ou contrôler la tumeur est la recherche et le dosage de la concentration sanguine des marqueurs tumoraux.
Les marqueurs tumoraux sont des protéines produites par les tumeurs et elle traduit l’importance du nombre des cellules cancéreuses présentes dans la tumeur ou même le nombre de cellules cancéreuses disséminées lors des métastases.

Le dosage sanguin des marqueurs tumoraux est une bonne technique suffisamment sensible pour détecter la présence de tumeurs même petites.

Le dosage des marqueurs permet en outre de suivre l’évolution de la tumeur au cours du traitement.

Bien entendu, il existe de nombreux examens médicaux pour détecter et surveiller une tumeur et le plus souvent ils sont choisis en fonction de la tumeur suspectée. On peut prescrire un bilan hépatique, rénal, pancréatique, des prises de sang, des radiographies, etc…
Puis enfin une biopsie pour prélever des cellules au niveau de l’organe suspect d’être cancéreux.

Bientôt une simple prise de sang permettra de détecter rapidement une tumeur cancéreuse.

En effet, le Professeur Yvon Cayre, Professeur d’hématologie à l’université Pierre et Marie Curie (Paris), a créé un tube filtrant le sang permettant de détecter les cellules cancéreuses.

Effectivement avec cette simple prise de sang on prélève des cellules sanguines du patient, puis ces cellules sont ensuite filtrées grâce à un tube blanc qui ne porte pas encore de non officiel et vise à remplacer l’étape incontournable, pour le moment, de la biopsie.

Selon le Professeur Yvon Caire, les cellules cancéreuses étant «plus grandes que les autres» elles restent à la surface du tube tandis que les cellules normales, saines passent à travers le filtre.

Ensuite, les cellules pathologiques n’ayant pas passé le filtre seront analysées.

Il devrait remplacer à terme 60% des biopsies et certes permettre des économies substantielles car le prix d’un tube ne devrait pas dépasser 200€ mais surtout je pense permettre une meilleure détection des cancers et sauver un bon nombre de vies.

Les premiers patients pourraient bénéficier de cette nouvelle technique dès le début de l’année prochaine.

Le pôle européen de cancérologie Gustave Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) a décidé d’utiliser ce nouveau moyen diagnostic sur ses patients dès le début 2014.

Cependant, la biopsie ne va pas complètement disparaître car pour certains types de cancer, cet examen sera toujours utile et indispensable, notamment lorsque les cellules tumorales sont rares.

Autre application de cette méthode de filtrage, ce test pourrait aussi déceler des anomalies fœtales, particulièrement pour dépister la trisomie 21 pendant la grossesse, et remplacer certaines amniocentèses.

Dr DENJEAN qui est toujours favorable aux perspectives de soulagement des patients face à l’angoisse de suspicion de cancer, quelqu’il soit.

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Le ronflement


Le ronflement, encore appelé ronchopathie, est pour certains un bruit rassurant et c’est même un indice de bonne santé pour les Chinois.

Un bon nombre de ronfleurs ignorent qu’ils ronflent mais selon l’American Academy of Otolaryngology, 45% des adultes ronflent occasionnellement, et 25% sont des ronfleurs réguliers.
Les enfants peuvent aussi ronfler régulièrement (10%).

Cependant pour l’entourage du ronfleur, le ronflement est un bruit limite insupportable.

Le ronflement se produit pendant le sommeil, surtout à l’inspiration lorsque les tissus mous du palais et la luette vibrent au passage de l’air, comme des voiles d’un bateau au vent.

Le ronflement en lui-même n’est pas un problème de santé sauf en cas d’apnée du sommeil et s’il ne gêne pas le ronfleur, il provoque des troubles du sommeil chroniques chez le conjoint.
Si un ronflement moyen atteint facilement un niveau sonore de 45 dB à 60 dB, un ronflement majeur peut dépasser les 95 dB, l’équivalent d’un camion qui roule.

Le ronflement peut être aussi favorisé par le surpoids qui entraîne un rétrécissement des voies respiratoires et cette obstruction des voies respiratoires est de 12 à 30 fois plus élevée, la grossesse (par la prise de poids), de grosses amygdales, des polypes dans les voies nasales,une congestion nasale suite à un rhume ou une allergie (rhinite allergique), une cloison nasale déviée.
L’absorption d’alcool, le tabac ou la prise de tranquillisants favorisent aussi le ronflement par relâchement des tissus mous de la gorge et en dernier lieu le ronflement peut être dû au relâchement des tissus lié à l’âge.

Dormir sur le dos accentue le ronflement car en amenant la langue vers l’arrière du palais, l’espace pour le passage de l’air se réduit.

Le ronflement est bénin et sans conséquence sur la santé sauf s’il est associé à des pauses respiratoires ou apnée du sommeil.
L’apnée entraîne une fatigue et une somnolence durant la journée, des maux de tête matinaux, des réveils multiples, de nombreuses envies d’uriner dans la nuit.
Ces apnées impliquent des risques plus importants d’hypertension, de maladies cardiovasculaires.
Le test de somnolence d’Epworth permet de mesurer le degré de somnolence durant la journée.

Plus le ronflement est fort, plus il y a de risques qu’il soit accompagné d’apnées.

Entre l’âge de 30 ans à 50 ans, 60% des ronfleurs sont généralement des hommes.
Chez les femmes, la progestérone joue un rôle protecteur sur les tissus mais après 60 ans, les différences entre les deux sexes s’estompent.

40% des femmes enceintes, surtout au 3ème trimestre de grossesse ronflent à cause de la prise de poids qui entraîne un rétrécissement des voies respiratoires.
Le ronflement augmente avec l’âge, et cela est principalement dû à la perte du tonus des tissus.

Alors si vous ronflez, évitez surtout l’alcool et les somnifères, maintenez un poids santé (Ainsi, une perte de 10% de votre poids réduit de 26% la gravité en fréquence et en durée vos apnées), dormez sur le côté ou, mieux encore, sur le ventre.

Enfin, n’hésitez pas à consulter un spécialiste (un oto-rhino-laryngologiste ou ORL) qui cherchera la cause du ronflement, sa gravité avec ou non des complications dont l’apnée du sommeil, et surtout la gêne qu’il provoque dans votre entourage.

Parfois de simples mesures suffisent, bien entendu la perte de poids mais aussi lors d’une congestion chronique, le médecin peut prescrire un vaporisateur nasal.
Une autre méthode – approuvée par la Food and Drug Administration aux États Unis consiste à utiliser une bandelette nasale en plastique (Breathe Right® Nasal Strips ou Air Plus®).
Cette bandelette élastique se colle sur le nez afin d’augmenter l’ouverture des narines, ce qui facilite aisément le passage de l’air.
Il faudra quelques nuits pour réapprendre à respirer par le nez (de 7 à 10 nuits en moyenne avant de constater une nette amélioration).

De plus, la sécheresse des voies nasales sera corrigée par un humidificateur dans la chambre à coucher.
Les allergies seront traitées par des médicaments antihistaminiques et par l’éviction si possible des allergènes.

Port d’une prothèse dentaire :

Un autre traitement consiste à porter, la nuit, une prothèse dentaire moulée par le dentiste, qui avance la mâchoire inférieure de quelques millimètres.
Cette prothèse maintient la mâchoire inférieure et la langue vers l’avant, agrandissant ainsi l’ouverture des voies respiratoires supérieures.
Cette prothèse est certes efficace mais mal tolérée car inconfortable.

Dans les ronflements majeurs, mais surtout d’apnée du sommeil, la solution vient grâce au port d’un appareil CPAP («Continuous Positive Airway Pressure», ou «Ventilation par Pression Positive Continue»).

Cela consiste à porter durant la nuit un masque nasal attaché à une petite pompe qui force l’entrée de l’air ambiant dans la bouche par une pression légèrement supérieure à la pression atmosphérique.
L’entrée d’air empêche ainsi les tissus de s’affaisser.
L’application d’une PPC dans les voies aériennes supérieures empêche le collapsus du pharynx pendant le temps inspiratoire et expiratoire. La PPC agit donc comme une attelle pneumatique pharyngée et provoque une augmentation de la surface de section pharyngée.
L’efficacité de ce masque est totale mais il doit être porté toutes les nuits et peut être parfois mal toléré. L’Assurance Maladie le prend en charge à 100%.

Les traitements chirurgicaux sont surtout indiqués en cas de ronflement avec apnées du sommeil importantes.
Mais peu de recherches de qualité démontrent une efficacité soutenue de la chirurgie pour le ronflement seul et ces techniques ne sont pas dénuées de risque.

Docteur DENJEAN qui comprend que plus de 100000 patients bénéficient d’une assistance ventilatoire nocturne en Pression Positive Continue.

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Connaissez- vous les graines de Chia?


Le Chia, (se prononce kia) ou Salvia hispanica L., est une plante de la famille des lamiacées (famille de la menthe, sauge, thym, basilic), originaire de la vallée centrale du Mexique et des zones montagneuses du Pérou.
Ce sont des graines rondes, de petite taille (comme les graines de sésame ou de lin).
Leur couleur est variable du noir, brun au beige ou blanc et selon certains la couleur du chia n’a pas de relation sur sa valeur nutritionnelle, alors que pour d’autres c’est le contraire.

En fin de compte quelque soit la couleur, les qualités nutritionnelles sont identiques, et sont surtout fonction des récoltes selon la saison d’une année sur l’autre tout comme les autres denrées végétales.

Le chia est utilisé dans l’alimentation dès 3500 ans avant Jésus-Christ.

Avec les haricots, le maïs et l’amarante, le chia faisait partie de la base de l’alimentation des Aztèques et des Mayas. Il était également utilisé comme offrande dans les rituels religieux.

En Amérique du Sud, elles sont consommées aussi sous forme de boisson très désaltérante, le «chia fresca» réalisé à base d’eau, de graines de chia, de jus de citron et de sucre : désaltérant à souhait par temps chaud.

De nos jours le chia est cultivé en Amérique du Sud, en Australie et aux États-Unis.
Les graines en elles mêmes ont peu de goût, ce qui permet de les mélanger à n’importe quel aliment et craquent un peu sous la dent comme les graines de pavot.

Les graines de chia sont recommandées aux allergiques au gluten car elles n’en contiennent pas.
Leur concentration en protéines est de 22 à 30% de protéines et surtout elles contiennent les 8 acides aminés essentiels (AAE).
Enfin elles ont 30% de fibres, pour la plupart solubles, ce qui contribue à abaisser le taux de cholestérol, de ralentir l’absorption du glucose dans le sang (en modérant la sécrétion d’insuline).

C’est aussi une graine très riche en antioxydants, en vitamines et minéraux : calcium, phosphore, magnésium, potassium, 6,5 mg de fer, 3,49 mg de zinc et cuivre, et contient peu de sodium (moins de 0,2 mg).

De plus ces graines sont très riches en oméga 3 du type ALA, 16 à 20%, ainsi qu’en oméga 6 de type gamma-linoléique.

Ces anti oxydants permettent d’entretenir et de conserver une bonne santé du système cardio-vasculaire.

De plus les graines de chia sont conseillées pour les diabétiques en les aidant à stabiliser leur glycémie mais à la condition de prendre 37 grammes (environ 6 cuillères à soupe) par jour.

Par contre, le chia présente un potentiel allergène non encore clairement défini. Les personnes allergiques à d’autres graines (sésame ou lin) doivent donc être attentifs.

Le goût des graines de chia est très peu prononcé, ce qui peut être un atout : on peut ainsi la mélanger à tous les mets salé ou sucré.
On peut saupoudrer les salades ou sur d’autres plats chauds ou froids.

De même on peut l’incorporer dans un liquide (jus, smoothie…), dans des céréales, yaourt, compotes…

Par contre, utilisées trempées 30 minutes dans un liquide, le chia forme une espèce de gel, appelé «mucilage» grâce à sa couche extérieure qui est riche en fibres solubles et remplacer le rôle liant des œufs ce qui est intéressant pour les intolérants aux oeufs.

Docteur DENJEAN qui apprécie toujours la richesse de cette plante en protéines, en fibres et en lipides.

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